Arts et Lettres

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Le Testament des Poètes

Le fruit de mes merveilleuses rencontres avec les poètes, écrivains et artistes belges.

Le Testament des poètes est le titre générique de 74 CD-ROM que j'ai consacrés aux écrivains, et artistes belges qui me furent connaissances et parfois amis chers

Membres : 156
Activité la plus récente : 9 juil.

Jean-Pierre Dopagne

Depuis le 1er avril 2010, Jean-Pierre Dopagne a été élu à la Présidence de l'Association des écrivains Belges. Cette accession à un poste en vue dans le paysage de nos lettres françaises de Belgique ne peut que réjouir et augurer du meilleur quant à l'influence bienfaisante qu'un tel homme pourra insufler aux commandes d'une association maintenant plus que centenaire.
Voici déjà depuis de nombreuses années que je lui avais consacré quelques pages au sein de mon "Testament des Poètes". Je tiens à en insérer ici des extraits qui mettent en évidence quelques-unes de ses premières pièces de théâtre, dont certaines encore toujours jouées à présent, ont marqué ma mémoire d'une vive empreinte.







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Commentaire de sylviane josephine tirez le 19 septembre 2014 à 15:16

MERCI

Commentaire de Quivron Rolande le 31 août 2014 à 17:10

Merci Robert Paul pour ce beau CD -ROM où j'ai retrouvé avec plaisir des gens que j'ai côtoyés et aimés.

Comme çà, sur le fil, au hasard de rencontres inoubliables.

Andrée a toujours été super gentille avec moi : elle me trouvait "gracieuse" et elle m'a dédicacé quelques-uns de ses recueils.  Eh oui ! ...

J'adorais la voix d'Irène Deneuveille et ses interprétations des poèmes d'Andrée Sodenkamp.

Bonne fin de journée. Amitiés. Rolande.


Fondateur réseau
Commentaire de Robert Paul le 31 août 2014 à 12:13

Page de garde du CD-ROM que j'ai consacré à Anne-Marie Derèse, poète

Commentaire de Lansardière Michel le 5 octobre 2013 à 10:31

Bien que russe ce poème de Serge Essénine résonne douloureusement en accord avec l'intitulé du groupe.

Au revoir, ami...

Au revoir, ami, j'ai mal à l'âme.

C'est si dur de me heurter aux gens.
Cette vie n'est que souffrance et drame,

Cette vie ignore le bonheur.

Au revoir. Les chandelles sont mortes.

J'ai si peur de partir dans le noir.

Toute sa vie, frapper à une porte

Et rester, tout seul, ainsi, un soir.

Au revoir, quittons-nous en silence.

C'est bien mieux, ainsi, plus tendre aussi.

J'ai passé le temps des espérances

Orgueilleuses et des amours transis.

Je te quitte, adieu, ami fidèle,

Ami, que je porte dans mon coeur.

La séparation n'est pas cruelle

Qui promet une rencontre, ailleurs.

Evittons les mains, le mot suprême.

Sans chagrin, sans froncer les sourcils.

Quoi, mourir n'est pas un vrai problème.
Vivre -hélas- n'est pas nouveau, aussi...

Alexandrovitch Serguei Essénine (1895-1926) fut un poète très populaire. Il devait malheureusement se suicider.

Commentaire de Joelle Diehl le 12 septembre 2013 à 18:36

On vit, on parle ...

On vit, on parle, on a le ciel et les nuages 

Sur la tête ; on se plaît aux livres des vieux sages ; 
On lit Virgile et Dante ; on va joyeusement 
En voiture publique à quelque endroit charmant, 
En riant aux éclats de l'auberge et du gîte ; 
Le regard d'une femme en passant vous agite ; 
On aime, on est aimé, bonheur qui manque aux rois ! 
On écoute le chant des oiseaux dans les bois 
Le matin, on s'éveille, et toute une famille 
Vous embrasse, une mère, une sœur, une fille ! 
On déjeune en lisant son journal. Tout le jour 
On mêle à sa pensée espoir, travail, amour ; 
La vie arrive avec ses passions troublées ; 
On jette sa parole aux sombres assemblées ; 
Devant le but qu'on veut et le sort qui vous prend, 
On se sent faible et fort, on est petit et grand ; 
On est flot dans la foule, âme dans la tempête ; 
Tout vient et passe ; on est en deuil, on est en fête ; 
On arrive, on recule, on lutte avec effort ... 
Puis, le vaste et profond silence de la mort !

Victor Hugo

Les contemplations

Commentaire de Anne PHILIPPE le 12 août 2013 à 13:27

Bonjour à tous,

Me voici membre de "Le Testament des Poètes" depuis ce jour, 12/08/2013 :)

De formation comptable, je suis également artiste-peintre.

De temps à autres, je me laisse aller à écrire quelques poèmes.

Voici le tout premier, écrit alors que j'étais en humanités (c'était un "devoir" ;) ) :

 

"Le cercle"

Les enfants à l’école,

Rêvent de liberté

Ils s’imaginent tous,

À leur âge,

Emportés par le vent,

Plus haut que les nuages,

Mais un jour malheureusement,

De cette liberté tant souhaitée,

Ne reste qu’une image,

Qu’ils oublient avec le temps,

Qu’ils revoient de temps en temps,

Mais qu’ils retrouvent dans leurs enfants.

 

Anne PHILIPPE

Commentaire de Lansardière Michel le 15 février 2013 à 14:33

"Ceci est mon testament

...

A la littérature, je lègue les oeuvres complètes du Général Vermot et mon causer le français.

...

Et, enfin grocado, à la ville de Paris, j'refile mon métro.

Mais pointancor, pointancor ! Pas avant que jme jette dessous...

Et qu'on me fiche tranquille.

Zazie"

Paul Fournel (extrait de "Le sens d'une vie. Testaments littéraires" pour la Fondation de France), actuel actuel de l'Oulipo, l'ouvroir de littérature potentille fondé par Raymond Quenau et François Le Lyonnais, et que rejoindront Marcel Duchamp, Georges Pérec, Italo Calvino...


Fondateur réseau
Commentaire de Robert Paul le 31 janvier 2012 à 23:22

Liber amicorum

Pour garder souvenir d'une de nos plus grande poétesse belge. Un petit air d'Irène Deneuville à la voix d'or et grande amie d'Andrée Sodenkamp

 


Irène Deneuville chante Andrée Sodenkamp

Pour souvenir garder d'une gande poétesse
Commentaire de Rébecca Terniak le 10 janvier 2012 à 18:20

Hommage à Emile Kesteman Partie II

Je découvre avec émotion ce poignant poéme de ce Monsieur. Et vous remercie Monsieur Robert Paul de nous mettre à disposition ces trésors.

Sans poésie et de tels cheminements intérieurs, la vie n'aurait pas son prix.


Fondateur réseau
Commentaire de Robert Paul le 7 janvier 2012 à 8:31

Hommage à Emile Kesteman Partie II

Continuant à examiner la bibliographie d'Emile Kesteman présentée dans ma première partie de son hommage, je continue à en extraire quelques ouvrages depuis le CD-ROM  que j'ai consacré à son oeuvre dans ma série de 74 ouvrages portant le nom générique de "Testament des Poètes" et concernant les poètes contemporains belges que j'ai approché lors de rencontres qui me sont toujours très chères à me remémorer.

Emile fit paraître en 1974 l'ouvrage "Lère de l'errance" aux editions de l'Elytre:

Extrayons de cette oeuvre quelques passages significatifs:

 

Tu n'atteindras ton mandala

Que dans la douleur

Dans la joie qui est souffrance

Dans la souffrance qui libère

Dans l'harmonie

Qui résulte de la tempête

De la tempête apaisée

Et qui ne sera qu'un élan

Vers de nouvelles souffrances

Et des joies réitérées

Une nouvelle harmonie

Où l'écrin sera le Seigneur

Et toi son coeur qui battra

Une goutte de sang en sortira

En mille fleurs éternelles

 

La marche

Marcher marcher marcher

Se libérer Se libérer

De soi-même

Pour aller vers l'autre

Vers les autres

Vers l'Autre

Afin de se retrouver

Par après

Et exister vivre

En prenant son point d'appui

Sur un sol souple

Elastique et durable

Un sol-tremplin

D'où le saut vers les cieux

Est toujours possible

Et ne constitue pas

Une fuite

Marcher marcher marcher

Pour se libérer

pour prendre ses distances

Pour se sentir distordu

Et se retrouver

Intégré

Parmi les notes

De l'harmonie universelle

Dont la compréhension

Seule appartient

A celui qui EST

Marcher marcher marcher

Pour te trouver

ESPRIT de ma vie

ET SENS du monde

 
MEDITATION

J'ai ouvert ma fenêtre pour qu'entrent l'air et le soleil de l'aurore

Etre en état de recherche et ressembler aux nénuphars

Mauves dans l'étang du musée

Boire la lumière du matin

Sentir au loin le monde qui s'éveille

Et marcher

Pour se libérer de la fièvre

De la fièvre qui nous induit en erreur

De la fièvre qui risque de vicier le jeu délicat de l'inspiration

De la fièvre qui nous gonfle à nos propres yeux

De la fièvre qui aliène les autres

De la fièvre qui nous aliène

De la fièvre qui nous enferme

Dans les couches confinées

Des cycles qui reviennent

Non un élan vers une tension vers

Sauter

Comme le plongeur

Comme le funambule

Vers les cimes des arbres et des montagnes

Vers les neiges éternelles

Et faire le vide en soi

Pour accueillir

Pour préserver sa disponibilité

Se détacher de tout

Et aller vers l'essentiel

Marcher comme le nomade

Autrefois

Mais spirituellement

Et être en état de RECHERCHE

 

 
RENOUVEAU

La croix vers moi s'avance

Dans la lumière de Pâques

Tandis que l'invisible messe

Des chaises des fleurs

Et des gestes humains

Se célèbre

Au sein de l'univers

Dans la joie de la Résurrection

L'humanité entière

Accourt

Et triomphe

Dans cet oecuménisme

Qui va au-delà des Eglises

Et s'étend jusqu'à l'athéisme

Tant il est vrai que Dieu

Est la Nième dimension

De tout ce qui vit et agit

 

 
HORIZONS DU MONDE

Je me sens broyé

Par ton silence

Par ta lumière

Qui ne rencontre

Aucun obstacle

Je me sens ridicule

De sotte prétention

Aux côtés feuillus

De ces arbres

Toujours verts

Je me sent muet

En présence

Du chant des oiseaux

Et des harmonies

Qui peuplent les cieux

Je me sens broyé

Par la croix

La croix

Du Fils de l'homme

Et celle surtout

Du monde

Qui oeuvre et peine

Et prolonge celle du Christ

 

 
PRIERE DU MATIN

Il est impossible à Dieu

De nous exposer ses problèmes

Il faut que nous les découvrions

Par nous-même

L'expérience de l'homme

Ne peut d'ailleurs servir

Que partiellement à un autre

Et il y a entre Dieu

Et les hommes

Des problèmes de communication

Aussi ardus

Qu'entre les êtres humains

Ou est-ce la parole de Dieu

Qui respecte le plus

La liberté de l'homme

 

 
CONFESSION

Le salut ne peut venir

Que de l'amour

Per dura et aspera

Itur ad Deum

Je le dis en latin

C'est suranné

Mais c'est ainsi

Que j'ai été élevé

Et éduqué

Je ne saurais être

Inauthentique

Le bonheur réside

Dans cette transparence

De notre être

Quand nous nous ouvrons

A celui qui est AMOUR

Et dont vient le seul salut

 

 
RECUEILLEMENT

Les fruits de la terre

Sont les plus verts

A l'entrée de l'hiver

Parce qu'à ce moment

De l'année qui s'achève

La verdeur de leur chair

N'existe que dans l'espoir

Que nous conservons

Dans le silence intérieur

De notre vie cachée

Triomphe de l'imaginaire

Et ouverture enthousiaste

Sur un monde qui est autre

 

 
LES PHARES

La lumière habite la nature

Et non le béton

Le béton est aveugle

La lumière habite la nature

Et elle sort de l'arbre

De ces grands arbres

Qui seuls

Au flanc des collines

Hantent les vents

Et leur houle bleue

Solidement ancrés

Dans des couches souterraines

Où leurs racines

se prennent pour des géologues

La lumière habite la nature

L'arbre seul s'affirme

Comme Celui qui est

Et il brave le temps

L'espace et l'immensité

La lumière habite la nature

L'arbre vaut

Toutes les usines de la terre

Et il semble être un gage

De pérennité

Son visage varie

Au sein de son identité

Il mêle évolution

Et continuité

La lumière habite la nature

L'arbre est un magnificat

Un TE Deum

L'arbre est l'hymne même

De la nature

A la force

Qui le fait vivre

Monter descendre

S'épanouir

Sans la sève

Il ne serait rien

La lumière habite la nature

Et l'arbre est son oeil

 

 
PANTOCRATOR

Du fond des ténèbres

Sortent en pleine lumière

Des personnages

Deux hommes

Madame mauve

Madame bleue

Mademoiselle rose

Dont le Christ

Règle le comportement

En proférant des paroles

Au-dessus d'un gibus

béant

Au fond des ténèbres

Trois triangles

S'organisent

En une brillante harmonie

Le Christ préside

Le gibus renversé

Dans les mains

 

 
DESTINEE HUMAINE

J'épie l'épiderme

Des grands arbres

De mon jardin

La nature même hivernale

Se fait douceur

A l'oeil et au toucher

La mystérieuse origine

De l'être humain

Fait de lui un révolté

Par où le supérieur

Cherche douloureusement

Une issue explosive

Pour finir il n'y a pas

D'agapè sans dévoration

 

 
EPILOGUE

Essaie de faire

Le silence en toi

Et de rayonner

Comme une fleur

Dans le détachement

C'est le secret

Du bonheur

Regarde

Au-delà des horizons

De ce monde

Crois et espère

 

Ces écrits témoignent de l'attitude de "grand priant" que fut Emile Kesteman

 
Suivent deux receuils de poésies:

Ton corps végétal, toujours aux Editions des Elyrtres:

et "Griseries" toujours aux Editions des Elytres, paru en 1979:

dont voici des quelques extraits significatifs:

 

Pries-tu avec ton corps

 

Anne-Thérèse

 

Puis avec tes jambes

 

Avec tes bras

 

Tes mains

 

 

Ta poitrine s'avance

 

Dans un geste spontané

 

Sauvage

 

 

Et l'on dirait une prière

 

Adressée

 

A la femme

 

A la femme éternelle

 

 

A cet impondérable

 

Qui fait le prix

 

De la relation

 

Singulier pluriel

 

 

 

 

Et d'un tableau à l'autre

 

D'un paysage à l'autre

 

D'un univers à l'autre

 

 

Tel un satellite nouveau

 

Anne-Thérèse se meut

 

Suspendue aux gestes

 

 

Qu'elle accomplit

 

De ses jambes et de ses mains

 

Dans son maillot rouge

 

 

Le silence nous étreint

 

 

 

 

Quel est le sens métaphysique

 

De ta danse

 

De tes allées et venues

 

 

De ton maintien particulier

 

Et du port de ta tête

 

 

Aux cheveux d'un brun foncé

 

Tête pareille à un fruit

 

 

Mordoré de l'automne

 

 

 

 

De ses pieds nus elle tâte

 

Cette terre qui est sienne

 

 

Puis lentement le rythme

 

Anime ses jambes

 

 

Et son bassin minuscule

 

Le mouvement monte

 

 

Et s'empare de tout le corps

 

Qui devient semblable

 

 

A un corps de libellule

 

Dans le soleil de l'été

 

 

 

En 1987 parut le bel ouvrage du poète: "Matrice des mots" (Editions Elytres):

 

A André van Laere

 

 

 

Il a poussé le rien et le peu

 

A la hauteur de la dignité

 

Du beau et du sublime

 

 

Il s'est servi du clou et du fer

 

De la corde et de la colle

 

Du chiffon et du papier journal

 

 

Et la complexité de la matière

 

Tout comme ses trésors de révélation

 

Soulèvent et inquiètent

 

 

Longue pérégrination vers l'Essentiel!

 

 

 

 

A Michèle Coerten

 

 

Fjords irréels

 

Où les nuées

 

Contournent

 

Les sommets

 

Mélange de ciel et d'eau

 

Tentative d'approche

 

De masses hostiles

 

L'eau fait la paix

 

L'eau fait la lumière

 

L'eau c'est la vie

 

Qui coule de nous

 

Qui coule en nous

 

Et l'univers suit

 

Douceur de vivre

 

Dans un monde inhabité

 

Où seules comptent

 

Les paisibles forces

 

De la nature absolue..

 

 

 

 

Je suis le bâton de pèlerin

 

 

Et ma réflexion creuse

 

Mes cavités thoraciques

 

 

Dont les arêtes d'ailleurs

 

Servent de support

 

 

A mon geste d'espoir

 

 

Je suis le bâton de pèlerin

 

Et ma pauvreté

 

 

Appelle le soleil

 

 

Avec sa chaleur

 

En ce monde de scories

 

Et de fatras.

 

 

 

 

Défilé

 

 

Tous ces gens à képi

 

Dans la tribune

 

Des invités

 

Qui disposent

 

D'un centimètre

 

Carré

 

De représentativité

 

Ou de pouvoir

 

 

A l'échelle mondiale

 

A peine plus

 

Que la surface

 

Occupée

 

Par leurs deux pieds

 

 

Puis ces engins de mort

 

De la Force aérienne

 

 

Et ces milliers de femmes

 

Entrées à l'armée

 

 

Que cachent leurs uniformes

 

Et leurs pas cadencés

 

 

Ensuite le commandant

 

De la protection civile

 

Oubliant de saluer

 

Le Roi

 

Mais se rattrapant

 

Devant les diplomates

 

 

Les services de sauvetage

 

La Croix Rouge

 

Le service des pompiers

 

 

Et au moment

 

Où le dernier camion

 

De transfusion sanguine

 

Est passé

 

 

Tout le monde

 

Canalisé vers le Parc

 

Par le service d'ordre

 

 

Pour participer

 

De force, presque

 

A la grande fête

 

Populaire

 

 

On s'attarde

 

A un orchestre marollien

 

Dirigé par un hominien

 

De quatre-vingt-cinq printemps

 

 

Qui chante en choeur

 

Avec le public:

 

"Ah! qu'elle est bonne"

 

"La bière bruxelloise".

 

 

Et le plus pacifiste

 

Des humains

 

Oublie

 

Pour un quart d'heure

 

Les engins de mort

 

Du défilé

 

 

Qui avaient provoqué

 

Des sentiments

 

D'ordres  divers

 

 

Dans notre âme naïve

 

De citoyen sans préjugés.

 

 

 

 

Vieux Café

 

 

Avec son poêle Godin

 

Sa balance rouge

 

Et son miroir

 

 

Et son extincteur

 

En cas d'incendie

 

 

Le "Vieux Spijtigen

 

Duivel"

 

Mène sa petite

 

Vie quiète

 

 

Mais la musique légère

 

De Radio-Contact

 

Et les titres des journaux

 

Du soir

 

Perturbent sans cesse

 

Cette vie paisible

 

 

Tension en Méditerranée

 

Explosion dans l'espace

 

Menace de départ

 

Des diamantaires anversois.

 

 

 

 

Immigration

 

 

Il y a un discours

 

Qui s'organise

 

Se répète

 

Se gauchit

 

Se redresse

 

Crée son antithèse

 

Et finit

 

Par façonner

 

Ceux qui s'en servent.

 

 

 

 

J'écris

 

 

Pour sortir des entrailles

 

De ma mère

 

 

Pour m'éloigner

 

De cette matrice

 

Qui m'enveloppait

 

Et me protégeait

 

Et de plus en plus

 

L'univers m'apparaît

 

Comme une membrane

 

Qui me renferme

 

Dans un tout organique

 

Et il  faudra percer

 

Le plafond

 

 

Pour respirer

 

En un geste ultime

 

Inspiré

 

Par une pulsion de vie.

 

 

 

 

Où se situe, femme,

 

Cette matrice de mots

 

 

Dans ce corps

 

 

Racine de l'arbre

 

Qui s'élève

 

Fleurit et porte

 

Fruit.

 

 

Où se situe, femme

 

Cette matrice de mots

 

 

D'où tu as tiré

 

Tes plus beaux éclats

 

Au front du sentiment

 

Et de la pensée

 

 

Où se situe, femme

 

Ta matrice verbale

 

 

Qui transforme

 

Transmue

 

Et transfigure

 

Toute perception

 

 

Qu'elle soit de l'oeil

 

Du toucher

 

Ou de l'oreille

 

 

Où se situe, femme

 

Ta matrice verbale

 

 

D'où naît un langage

 

Qui transgresse tout.

 

 

 

 

Nos corps

 

Etaient prophètes

 

Car ils se sont façonnés

 

Longtemps à l'avance

 

L'un pour l'autre

 

 

Et unis

 

Ils sont devenus

 

Comme un immense

 

Calice de fleur

 

Venu d'ailleurs

 

Et tout de même

 

Intimement nôtre

 

 

Nos corps

 

Etaient prophètes.

 

 

 

Dans une troisième partie de cet hommage j'évoquerai encore quelques ouvrages du poète consacrés aux endroits préférés de sa ville bien aimée de Bruxelles, dont il fut un chantre inspiré:

Successivement:

Apparuit humanitas Dei nostri, 12 méditations poétiques sur le Sablon. Grand et Noble Serment des arbalétriers au Sablon, Bruxelles, 1981.

Méditation à propos d'une cathédrale, Les Elytres, 1990.

Au Sablon, Notre-Dame-Au-Sablon, Les Elytres, 1990.

Hors les murs, Notre-Dame de la Chapelle, poèmes. Les Elytres, Bruxelles, 1996. 

 

A suivre donc avec bien d'autres évocations de son oeuvre et de sa personnalité.

 

 

Membres (155)

 
 
 

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Les rencontres littéraires de Bruxelles

Le projet est lancé le 28 mars 2017. J'y ai affecté les heureux talents de Gérard Adam pour mener ce projet à bonne fin

Billets culturels de qualité
     BLOGUE DE              DEASHELLE

Quelques valeurs illustrant les splendeurs multiples de la liberté de lire

Focus sur les précieux billets d'Art de François Speranza, attaché critique d'art du réseau Arts et Lettres. Ces billets sont édités à l'initiative de Robert Paul.

COULEURS DE MUSIQUE, MUSIQUE DES COULEURS : L’ART DE HOANG HUY TRUONG

REFLETS D’UNE AME QUI SE CHERCHE : L’ŒUVRE DE MIHAI BARA

LE SIGNE ENTRE PLEINS ET VIDES : L’ŒUVRE DE CHRISTIAN GILL

ENTRE LES SPHERES DE L’INFINI : L’ŒUVRE D’OPHIRA GROSFELD

PAR-DELA BÉATRICE : LE DIALOGUE DE CLAUDIO GIULIANELLI

DE L’ESTHETIQUE DU SUJET : L’ART DE JIRI MASKA

 

 ENTRE REVE ET FEMINITE : L’ŒUVRE DE CHRISTIAN CANDELIER

DE L’ORDINAIRE COMME ESTHETIQUE : L’ŒUVRE DE YVONNE MORELL

QUAND 

SURREALISME ET HUMANISME EXPRIMENT L’ŒUVRE D’ALVARO MEJIAS

UN THEATRE DE COULEURS ET DE FORMES : L’UNIVERS D’EDOUARD BUCHANIEC

CHRISTINE BRY : CAVALCADES AU CŒUR DE L’ACTE CREATEUR

QUAND LE MYTHE S’INCARNE DANS L’ART : L’ŒUVRE D’ODILE BLANCHET

D’UN SURREALISME L’AUTRE : LES FLORILEGES DE MARC BREES

DE LA TRANSPARENCE DE L’AME : L’ŒUVRE DE MARIE-CLAIRE HOUMEAU

VERS UN AUTRE SACRE : L’ŒUVRE DE RODRIGUE VANHOUTTE

traduit en espagnol via le        lien en bas de page

     http://bit.ly/29pxe9q

LE SIGNE ENTRE LA CULTURE ET LE MOI : L’ŒUVRE DE LYSIANE MATISSE

DE LA MATIERE ENTRE LES GOUTTES DE L’ESPACE : L’ŒUVRE DE FRED DEPIENNE

FREDERIQUE LACROIX-DAMAS - DU PALEOLITHIQUE AU CONTEMPORAIN : RETOUR SUR L’ORIGINE DU MONDE

ENTRE SURREALISME ET METAPHYSIQUE : L’ŒUVRE DE GHISLAINE LECHAT

LA FEMME CELEBREE DANS LA FORME : L’ŒUVRE DE CATHERINE FECOURT

LA LIGNE ENTRE COULEURS ET COSMOS : L’ŒUVRE DE VICTOR BARROS 

CHRISTIAN BAJON-ARNAL : LA LIGNE ET LA COULEUR : L’ART DE L’ESSENCE

LE ROMAN DE LA ROSE : L’ECRITURE PICTURALE DE JIDEKA


MARTINE DUDON : VOYAGE ENTRE L’ESPACE ET LA FORME

TROIS MOMENTS D’UNE CONSCIENCE : L’ŒUVRE DE CATHERINE KARRER

CHRISTIAN KUBALA OU LA FORME DU REVE

L’ŒUVRE DE JACQUELINE GILBERT : ENTRE MOTS ET COULEURS

TROIS VARIATIONS SUR UN MEME STYLE : L’ŒUVRE D’ELIZABETH BERNARD

ISABELLE GELI : LE MOUVEMENT PAR LA MATIERE

L’ART, MYSTIQUE DE LA NATURE : L’ŒUVRE DE DOROTHEE DENQUIN

L’AUTRE FIGURATIF : l’ART D’ISABELLE MALOTAUX

CLAUDINE GRISEL OU L’EMOTION PROTAGONISTE DU MYTHE

VOYAGE ENTRE LYRISME ET PURETE : L’ŒUVRE ABSTRAITE DE LILIANE MAGOTTE

GUY BERAUD OU L’AME INCARNEE DANS LA FORME

LA FEERIE DE L’INDICIBLE : PROMENADE DANS L’ŒUVRE DE MARIE-HELENE FROITIER

JACQUELINE KIRSCH OU LES DIALOGUES DE L’AME

DU CORPS ET DU CODE : L’HERITAGE PICTURAL DE LEONARD PERVIZI

JACQUES DONNAY : ITINERAIRES DE LA LUMIERE

MIREILLE PRINTEMPS : DIALOGUE ENTRE L’ESPACE ET LE SUJET

STEPHAN GENTET: VOYAGE ENTRE LE MASQUE ET LE VISAGE

MARC LAFFOLAY : LE BOIS ET LE SACRE

FLORENCE PENET OU LA COULEUR FAUVE DES REVES

LE SURREALISME ANCESTRAL DE WILLIAM KAYO

CLARA BERGEL : DE L’EXISTENCE DU SUJET



GERT SALMHOFER OU LA CONSCIENCE DU SIGNE

ALFONSO DI MASCIO : D’UNE TRANSPARENCE, l’AUTRE

 

LESLIE BERTHET-LAVAL OU LE VERTIGE DE L’ANGE


TINE SWERTS : L’EAU ENTRE L’ABSTRAIT ET LA MATIERE


ELODIE HASLE : EAU EN COULEURS


RACHEL TROST : FLOATING MOMENTS, IMPRESSIONS D’INSTANTS


VILLES DE L’AME : L’ART DE NATHALIE AUTOUR


CHRISTIAN LEDUC OU LA MUSIQUE D’UNE RENAISSANCE


CHRISTIGUEY : MATIERE ET COULEUR AU SERVICE DE L’EXPRESSION


HENRIETTE FRITZ-THYS : DE LA LUMIERE A LA LUMINESCENCE


LA FORME ENTRE RETENUE ET DEVOILEMENT : L’ART DE JEAN-PAUL BODIN


L’ART DE LINDA COPPENS : LA COULEUR ET LE TRAIT DANS LE DIALOGUE DES SENS


CLAUDE AIEM : OU LA TENTATION DU SIGNIFIE


BOGAERT OU L’ART DE LA MYSTIQUE HUMAINE


MICHEL BERNARD : QUAND L’ART DANSE SUR LES EAUX


PERSONA : DE L’ETAT D’AME AU GRAPHISME. L’ŒUVRE D’ELENA GORBACHEVSKI


ALEXANDRE SEMENOV : LE SYMBOLE REVISITE


VERONICA BARCELLONA : VARIATIONS SUR UNE DEMARCHE EMPIRIQUE


FRANCOISE CLERCX OU LA POESIE D’UN MOMENT


XICA BON DE SOUSA PERNES: DIALOGUE ENTRE DEUX FORMES DU VISIBLE


GILLES JEHLEN : DU TREFONDS DE L’AME A LA BRILLANCE DE L’ACHEVE


JIM AILE - QUAND LA MATIERE INCARNE LE DISCOURS


DIMITRI SINYAVSKY : LA NATURE ENTRE L’AME ET LE TEMPS


FRANÇOISE MARQUET : ENTRE MUSIQUE ET LEGENDE


CLAUDINE CELVA : QUAND LA FOCALE NOIE LE REGARD


LES COULEURS HUMAINES DE MICAELA GIUSEPPONE


MARC JALLARD : DU GROTESQUE A L’ESSENTIEL


JULIANE SCHACK : AU SEUIL DE L’EXPRESSIONNISME MYSTIQUE


ROSELYNE DELORT : ENTRE COULEUR ET SOUVENIR


BETTINA MASSA : ENTRE TEMPS ET CONTRE-TEMPS

XAVI PUENTES: DE LA FACADE A LA SURFACE : VOYAGE ENTRE DEUX MONDES

MARYLISE GRAND’RY: FORMES ET COULEURS POUR LE TEMPS ET L’ESPACE

MARCUS BOISDENGHIEN: ETATS D’AME…AME D’ETATS : EMOTIONS CHROMATIQUES

 

JUSTINE GUERRIAT : DE LA LUMIERE

 

BERNADETTE REGINSTER : DE L’EMOTION A LA VITESSE

 

ANGELA MAGNATTA : L’IMAGE POUR LE COMBAT

 

MANOLO YANES : L’ART PASSEUR DU MYTHE

 

PIERRE-EMMANUEL MEURIS: HOMO LUDENS

 

MICHEL MARINUS: LET THE ALTARS SHINE

 

PATRICK MARIN - LE RATIONNEL DANS L’IRRATIONNEL : ESQUISSES D’UNE IDENTITE

 

CHRISTIAN VEY: LA FEMME EST-ELLE UNE NOTE DE JAZZ?

 

SOUNYA PLANES : ENTRE ERRANCE ET URGENCE

 

JAIME PARRA, PEINTRE DE L’EXISTENCE

Bruxelles ma belle. Et que par Manneken--Pis, Bruxelles demeure!

Menneken-Pis. Tenue de soldat volontaire de Louis-Philippe. Le cuivre de la statuette provient de douilles de balles de la révolution belge de 1830.

(Collection Robert Paul).

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