Arts et Lettres

Le réseau des Arts et des Lettres en Belgique et dans la diaspora francophone

À vin nouveau outres neuves ! Questions et propos sur la peinture, la littérature et la modernité


Suite à un échange de mails avec Robert PAUL, je me suis décidé aujourd’hui à ouvrir ce forum sur la modernité en art, particulièrement en peinture et en littérature. J’aimerais y penser avec vous les permanences et les transformations de la modernité, à partir de ce couple peinture-modernité né de l’histoire, en France, au XIXème siècle. 

 

En décembre dernier, nous avons pu voir dans la série des grands peintres une vidéo sur la peinture d’Henri Gervex. Cela m’a amené à repréciser ma pensée sur ce contemporain des impressionnistes, sur sa position dans le conflit fondamental qui divise la peinture depuis près de 150 ans et dont il est une figure exemplaire par son aller-retour constant entre la modernité naissante et l’académisme néo-classique.

 

Né en 1852, copain de Manet et contemporain de Van Gogh, Gervex m’apparaît en effet comme le type même du peintre qui a académisé la modernité des impressionnistes en l’utilisant comme simple éclaircissement de sa palette. La peinture de Gervex enthousiasmait Zola, parce que, à l’opposé de celle de son ancien ami Cézanne traité de « grand peintre avorté », elle conservait l’exacte facture illusionniste sous les couleurs de l’impressionnisme. Après s’être fait refusé au Salon de 1878 suite au conseil pervers de Degas de peindre les vêtements abandonnés par la belle Marion au pied de son lit, Gervex remporte en 1882 le concours ouvert pour la décoration de la Mairie du 19ème arrondissement de Paris et met au service de la culture républicaine tout un académisme de bons sentiments sociaux qu’on va retrouver tel quel dans l’art fasciste ou nazi du 20ème siècle. Or, c’est précisément cette 3ème République qui fera preuve d’un ostracisme sans faille contre les peintres indociles et posera les bases de la répression des artistes entrés en dissidence.

 

La peinture de Gervex est donc loin d’être neutre ou inoffensive. Elle témoigne d’un choix qui trahit les artistes de la modernité passés dans leur quasi totalité de la rupture avec les institutions d’art à la dissidence sociale. Artiste reconnu promu officier de la Légion d’honneur en 1889, se faisant ainsi le héraut de la bonne conscience de son temps, Gervex pose dès lors dans sa réussite même un problème esthétique, éthique et politique autant qu’économique qui fait contraste avec la « misère qui ne finira jamais » de Van Gogh et de Pissarro, l’emprisonnement de Courbet ou l’exil de Gauguin.

 

Ce qui est en jeu à travers ce cas exemplaire, c’est tout simplement l’intelligibilité du présent et l’accès difficile à une logique de l’altérité. Depuis Manet, en effet, la question de l’art ne me semble plus être la question du beau mais celle de sa propre historicité. L’art est devenu une notion paradoxale, faite de deux parts radicalement inégales et contradictoires : l’une étant tout ce qui a été accompli jusqu’à ce jour, l’autre celle qui n’est pas encore et reste à faire. Et pour dire les choses banalement, la première part a pour effet d’écraser la deuxième. Le peintre n’est donc « artiste » que s’il a devant lui une peinture qui n’existe pas encore. Debout devant sa toile vierge comme au pied d’un mur, isolé et démuni, il est de facto le seul qui n’a pas d’art. En ce sens précis, il me semble que le talentueux Henri Gervex ne peut être considéré comme un « grand artiste » au même titre que Manet, Van Gogh et Cézanne, pour ne citer que les plus « grands ».

 

Il y a dans l’art une nécessité dont il est toujours difficile de rendre compte a priori. Matisse parle du peintre qui sait tout mais oublie ce qu’il sait au moment de peindre. Le peintre et le poète ne peuvent que laisser leur exploration faire son chemin en eux, sans savoir ce vers quoi ils vont. Ils n’ont pas l’outillage mental qui leur permettrait de penser ou de mesurer ce qu’ils font vraiment, et les prises de conscience sont presque toujours ultérieures à l’action elle-même. Peintures et poèmes seront nécessairement le fruit de longs et incertains combats dont personne, à commencer par l’artiste, ne connaît ni le sens ni l’issue. J’insiste sur cet aspect inaccompli des œuvres. Depuis Manet, la peinture est arrachement et égarement dans un monde en mutation. Depuis Baudelaire, le poème est une aventure de la pensée. A vin nouveau outres neuves ! Sauf qu’il n’y a ici aucune différence entre le vin et les outres. Rien n’est jamais gagné d’avance, et plus que jamais l’art reste le lieu des conflits fondamentaux qui secouent le monde depuis 150 ans.

 

Daniel Moline

Vues : 32946

Y répondre

Réponses à cette discussion

Bonjour Daniel,

Pour le plaisir de la conversation et de la détente avant d'analyser à fond votre texte assez ardu et d'essayer ...peut-être d'y répondre, je laisse libre cours à une réflexion qui me vient à l'esprit.

 

la "Rolla" de Gervex qui est ,considéré comme son chef-d'oeuvre a été refusé en même temps que l'"Olympia" de Manet pour les mêmes motifs : le nu , à l'époque, devait faire abstraction de tout détail équivoque.

 

Au lieu de se conformer aux juges du salon des artistes français issus de l'Académie,que serait- il advenu à Gervex s'il avait suivi en confiance son ami Manet vers l' art d'avant-garde qui s'annonçait à  l'époque ?

 

Mais sans doute, l'impressionisme dont se moquait la foule n'était-il pas pour Gervex une valeur sûre (dans tous les sens du terme)! C'est la même foule qui fait la file aujourd'hui pour voir Monet ...et qui dénigre les manifestations les plus avancées de l'art actuel. 

 

Manet,lui, a préféré s'entêter ,au risque "de se perdre"avec son "déjeuner sur l'herbe" et est resté dans les mémoires jusqu'à présent  alors que Gervex ,en rejoignant gentiment les rangs qui lui valaient d'être comblé d'honneur de son vivant,est presque tombé dans l'oubli.

 

De 100 à 150 ans, c'est à peu près la durée pour qu'un "art nouveau" soit accepté par la "foule"  ou "l'homme de la rue". Je tiens à préciser que cette expression n'a dans mon esprit aucune connotation péjorative et signifie une personne ayant une connaissance moyenne des choses de l'art.

 

 D'un côté, les Gervex, Bouguereau, Gérôme,Cabanel, Meissonnier  bien respectueux de l'art qu'on avait fait avant eux et donc déjà à cette époque respectueux de sa propre historicité , définie et apprise à l'académie;de l'autre, les refusés de l'époque et adulés d'aujourd'hui, les Manet, Monet,Degas,Renoir.

 

Cette dualité qui existe toujours en art comme dans d'autres domaines entre une comportement prudent ,construit sur ce qui est connu, appris, acquis (histoire de l'art ,métier,...) immédiatement profitable car plus intelligible  et un comportement "à risques" qui oubliant ou dépassant les acquis,sort des sentiers battus ,n'est-elle pas l'un des paramètres auquel est confronté " le peintre qui n’est donc « artiste » que s’il a devant lui une peinture qui n’existe pas encore" 

 

D'une certaine manière, cette peinture à réaliser est déjà potentiellement chargées de "tout ce qui a été accompli jusqu’à ce jour",idée comprise, que le peintre se dise autodidacte ou ayant fait l'académie ;il n'est quand même pas aveugle !

A lui de choisir sa  voie....   Celle de Gervex ou de Manet....  

 

Bien cordialement,

 

jean-Marie Cambier        

"et plus que jamais l’art reste le lieu des conflits fondamentaux qui secouent le monde depuis 150 ans" Je n'ai qu'.une réponse, je ne lis jamais une critique (souvent très ampoulée), je n'obéis qu'à ce qui fait battre mon coeur.

Je suis parfaitement en accord avec cela, l'art est une émotion, sans émotion ce n'est plus de l'art mais peut-être de la science...et l'artiste doit être libre de toute contrainte...libre de laisser parler son inconscient!

Yvette Douchie a dit :

"et plus que jamais l’art reste le lieu des conflits fondamentaux qui secouent le monde depuis 150 ans" Je n'ai qu'.une réponse, je ne lis jamais une critique (souvent très ampoulée), je n'obéis qu'à ce qui fait battre mon coeur.

Bonjour Jean-Marie.


Ayant pris connaissance de votre réflexion sur Gervex et Manet, je me pose la question de savoir comment ces deux hommes, aveugles ou pas, auraient pu choisir leur voie. Et comment nous pouvons aujourd’hui encore choisir la nôtre. Ce point est pour moi loin d’être acquis et bien difficile à penser.

Reprenons ce que nous connaissons des faits. Première constatation : les artistes coupables de transgression culturelle aux yeux des tenants de la tradition ne semblaient pas se rendre compte de leurs violations, comme si c’était à leur insu qu’ils se trouvaient happés par la nouveauté. Dans la préface du catalogue de son exposition de 1855, Manet explique exactement sa position :« Monsieur Manet n’a jamais voulu protester et n’a prétendu ni renverser une ancienne peinture, ni en créer une nouvelle. Il a cherché simplement à être lui-même et non un autre. C’est l’effet de la sincérité de donner aux œuvres le caractère qui les fait ressembler à une protestation, alors que le peintre n’a songé qu’à rendre son impression. » Il est probable que Manet était dépassé par les scandales. Parisien et bourgeois jusqu’au bout du regard, il peignait avec le positivisme de sa classe et ne comprenait pas cet attachement au passé dans l’art des baudruches peintes soutenu par les jurys des Salons. A l’inverse de Cabanel et Bourguereau qui se font les peintres de leur propre refoulement, en bon bourgeois réaliste, il refuse toute hypocrisie et ignore tous les faux fuyants. Ses lettres à Baudelaire en témoignent. Il n’y a chez Manet aucune idée de dissidence. Il ne sait pas qu’il récuse les valeurs admises. Dans son droit et sa bonne conscience de peintre, il ne peut comprendre qu’on l’oblige à la fausseté des «pompiers». Simplement, sans rien percevoir de la transgression, il sent très bien et cherche visiblement à creuser l’écart qu’il a fait vis à vis de la peinture académique. Et il est persuadé qu’on va enfin lui donner raison. Il ne semble pas se rendre compte de ce qu’il est en train de faire, et reçoit, stupéfait, toutes les moqueries du public, les avanies des critiques, les remarques désobligeantes de son ainé Courbet qui n’a rien compris à sa nouvelle manière de peindre. C’est pourtant bien Courbet qui lui avait ouvert la voie en 1853 avec « les Baigneuses ». Comme lui, il veut faire prévaloir l’effet de réel dans son « Déjeuner sur l’herbe ». Et du premier coup, il fait pire que Courbet. Victorine Meurent, nue, ne baisse même pas les yeux ! Les insultes des spectateurs pleuvent devant cette présence stupéfiante qui leur saute au visage. C’est insupportable. Alors Manet recommence. Il va montrer à tout le monde qu’il est capable de peindre un nu dans une pose non plus vulgaire comme dans « le Déjeuner sur l’herbe », mais classique. Il se propose de rivaliser avec la Vénus d’Urbin du Titien et il peint Olympia. Le public de 1863 est horrifié devant cette nouvelle Victorine nue sur son lit défait, peinte à nouveau « à l’emporte-pièce, avec une crudité qu’aucun compromis n’adoucit », pour reprendre ici les mots du vieux Delacroix ! Sans le vouloir, presque malgré lui, de récidive en récidive, d’infraction en infraction, Manet accumule ainsi les sacrilèges et détruit définitivement la crédibilité de la peinture académique.

La modernité est là. Elle se joue et se construit dans ces concrétions de croyances et de règles qui dépassent les individus et ne se révèlent à eux qu’à travers les déformations que ceux-ci peuvent lui imprimer. Elle est cette faculté étonnante de présence au présent. Avec comme conséquence irréversible une transformation indéfinie de nos modes de signifier, de comprendre, d’écrire, de lire, de voir et de sentir.


Daniel Moline
Bonjour Yvette.

Quand vous me dites que vous n’obéissez qu’à ce qui fait battre votre cœur, je n’ai qu’une seule chose à vous répondre : vous avez mille fois raison, et c’est ce que j’essaie de faire moi aussi jour après jour.

Quant à la question de la critique, ma position est un peu différente de la vôtre. Certes, les critiques les plus experts sont parfois les imbéciles du présent. La critique de Zola sur les symbolistes ne valait pas mieux que celle de Max Nordeau sur Mallarmé. Et PPDA a écrit un livre de trop avec sa biographie d’Ernest Hemingway, pour ne parler que de la fable la plus récente dans le monde des Editions et des explications embarrassées de son éditrice. Il n’empêche que la critique me paraît nécessaire pour travailler contre les impostures ou les clichés, et ne pas tomber dans les langues de bois. Personne n’est à l’abri de la bêtise incluse à l’état latent dans tout geste et toute posture dès qu’on arrête de penser ce qu’on fait. Il est nécessaire d’examiner de quoi on parle avant d’espérer seulement qu’on s’entende. Sinon, c’est un bavardage pur et simple que l’on répète parfois sans comprendre pour ne pas passer soi-même pour un imbécile. Bref, c’est une manière courante de ne pas penser.

Je vous invite à lire la critique que fait Nathalie Saraute de Paul Valéry dans l’Enfant d’Eléphant (publié chez Gallimard en 1986), ou encore la correspondance de Spinoza avec le courtier en grains Blyenbergh, pour réaliser à quel point il est difficile de penser ce qu’on croit et de retrouver les questions que cachent nos réponses.

Cordialement,


Daniel Moline


Bonjour et merci pour votre réponse.

Je suis d'accord avec vous concernant la critique, je pense simplement q'il ne faut pas en lire une avant de juger par soi-même. Il y a des critiques en langage simple et direct qui peuvent éclairer sur des nuances de l'oeuvre, Il y en a qui vont encenser d'autres démolir. Pour parler littérature, à titre d'exemple, quand il s'agit de décerner un prix, il existe un comité de lecture, on pourrait croire que c'est un gage de regard honnête or il n'en est rien, il y a toujours l'ami d'un ami d'un ami ...

Je n'en fais pas une généralité, je pense que le public fait son travail de mémoire d'où la pérennité des grands, en peinture, en musique, en littérature tant des anciens que des contemporains. 

Voilà, j'en termine avec mon point de vue mais je trouve que vous avez bien fait de lancer ce débat et je suivrai vos conseils.

Cher Daniel, merci de vos avis éclairés sur l'art.

 

Le titre de votre article me laisse songeur: en effet le vin nouveau n'a qu'un temps et devient vite piquette!

Je crois, pour ma part, que l'art doit se méfier du convenu et des modes. Je ne sais qui a écrit "vouloir être à la mode c'est comme vouloir prendre un train qui est déjà parti..." ou comme le dit si bien Francis Poulenc: "le pire c'est d'être à la mode si cette mode ne vous convient pas." Au vu de ce qui est écrit, souvent pompièrement, par la critique, de ce qui est mis en avant par une certaine mode des salons où l'on cause entre gens "bien", de ce qui est mis en avant par la majorité des galeries dites "branchées" je m'aperçois que la notion d'art recouvre peu à peu tout et n'importe quoi.

Je constate que l'acte d'art qui, par essence, est instinctif -mais un instinct servi par une technique irréprochable! - devient l'otage du pire conformisme qui soit: ainsi une galeriste, au vu de mes oeuvres, me demandait un jour: "mais pourquoi ne faites vous pas de l'abstrait. Il est vrai que l'art dit abstrait - à ce terme je préfère, comme le peintre Somville,  celui de "non- figuratif" - ne court pas le risque de se voir censurer: l'Olympia de Manet était en effet une femme nue qui regardait effrontément le spectateur dans les yeux, sans fausse pudeur! Pour ma part je me suis fait plusieurs fois "censurer" par des galeristes frileux. (je ne citerai pas de  noms...)  

Par ailleurs le peintre abstrait qui se croit révolutionner l'art ne fait souvent que reproduire une tradition plus que centenaire ("Carré blanc sur fond blanc" de Malévitch date du tout début du siècle passé. L'art, pour moi qui le pratique sous diverses formes les plus diversifiées possibles, se doit d'être instinctif, donc sincère, servi par une technique et une tradition millénaire et ne craindre aucun tabou  (notion de l'oeuvre-dard, qui pique et dérange au beesoin... . Tout cela est fort loin de l'espèce de bac à sable où pataugent beaucoup d'artistes "en herbe" pressés d'exposer leurs tout premiers exploitsCritiques comme jurys de tout poil sont souvent à côté de leurs pompes voulant exercer, par procuration, le métier d'un autre et se permettant de le juger.

 

Claude

Bonjour Claude.

J’ai bien lu ce matin votre réponse à mes propos sur la peinture. Je comprends très bien votre méfiance par rapport aux critiques et aux modes des « galeries branchées ». En fait, vous soulevez là un problème mis à vif par la mondialisation de l’art, le grand métissage collectif que nous vivons et le cumul des clichés qui font la masse des idées reçues sur l’art. On peut ici se demander d’où et comment on pourrait en faire la critique, tant ce phénomène mondial est complexe. Cela suppose de vastes connaissances dont personne aujourd’hui ne peut prétendre avoir fait le tour. Et pourtant, à défaut d’y voir clair, il faut bien essayer de se situer dans ce grand cirque. Je pense que ceux qui tiennent les places du pouvoir sur l’opinion (la presse, les critiques, les galeristes et les marchands d’art en général) ne sont pas les inventeurs de formes nouvelles du voir, de l’écoute et du comprendre. Ils sont cependant utiles pour nous maintenir éveillés à cette contradiction de l’altérité imprévisiblement changeante. Restons donc du côté des poètes et des artistes avec la question de notre présence au présent et travaillons là où nous sommes, comme Cézanne et Van Gogh l’ont si bien fait, à reconnaître et mettre à jour l’inconnu qui est aussi en nous.


Daniel Moline




Daniel Moline a dit :

Bonjour Claude.

J’ai bien lu ce matin votre réponse à mes propos sur la peinture. Je comprends très bien votre méfiance par rapport aux critiques et aux modes des « galeries branchées ». En fait, vous soulevez là un problème mis à vif par la mondialisation de l’art, le grand métissage collectif que nous vivons et le cumul des clichés qui font la masse des idées reçues sur l’art. On peut ici se demander d’où et comment on pourrait en faire la critique, tant ce phénomène mondial est complexe. Cela suppose de vastes connaissances dont personne aujourd’hui ne peut prétendre avoir fait le tour. Et pourtant, à défaut d’y voir clair, il faut bien essayer de se situer dans ce grand cirque. Je pense que ceux qui tiennent les places du pouvoir sur l’opinion (la presse, les critiques, les galeristes et les marchands d’art en général) ne sont pas les inventeurs de formes nouvelles du voir, de l’écoute et du comprendre. Ils sont cependant utiles pour nous maintenir éveillés à cette contradiction de l’altérité imprévisiblement changeante. Restons donc du côté des poètes et des artistes avec la question de notre présence au présent et travaillons là où nous sommes, comme Cézanne et Van Gogh l’ont si bien fait, à reconnaître et mettre à jour l’inconnu qui est aussi en nous.


Daniel Moline




Daniel Moline a dit :

Bonjour Claude.

J’ai bien lu ce matin votre réponse à mes propos sur la peinture. Je comprends très bien votre méfiance par rapport aux critiques et aux modes des « galeries branchées ». En fait, vous soulevez là un problème mis à vif par la mondialisation de l’art, le grand métissage collectif que nous vivons et le cumul des clichés qui font la masse des idées reçues sur l’art. On peut ici se demander d’où et comment on pourrait en faire la critique, tant ce phénomène mondial est complexe. Cela suppose de vastes connaissances dont personne aujourd’hui ne peut prétendre avoir fait le tour. Et pourtant, à défaut d’y voir clair, il faut bien essayer de se situer dans ce grand cirque. Je pense que ceux qui tiennent les places du pouvoir sur l’opinion (la presse, les critiques, les galeristes et les marchands d’art en général) ne sont pas les inventeurs de formes nouvelles du voir, de l’écoute et du comprendre. Ils sont cependant utiles pour nous maintenir éveillés à cette contradiction de l’altérité imprévisiblement changeante. Restons donc du côté des poètes et des artistes avec la question de notre présence au présent et travaillons là où nous sommes, comme Cézanne et Van Gogh l’ont si bien fait, à reconnaître et mettre à jour l’inconnu qui est aussi en nous.


Daniel Moline


Désolé : je vois apparaître deux fois mon nom alors qu'il s'agit de textes de Daniel Moline.

Veuillez accepter mes excuses (c'est comme ça qu'on dit dans ces cas-là).

Pour en venir au sujet, je pense qu'il existe des personnes qui captent mieux que d'autres "l'air du temps", qui ont l'intuition, le ressenti, la "préscience" qu'il faut aller plus loin, avancer, que ça a toujours été comme cela et qu'il ne peut en être autrement.

Dans le domaine des sciences, les novateurs ont payé de leur vie leurs découvertes. C'est vrai dans le monde des idées, de la morale, de la politique, des arts etc...

Ces gens ont ceci de plus que les autres  : une imagination qui leur fait entrevoir comment seraient "les choses" si...

Einstein a expliqué suffisamment que la première qualité du scientifique, cest l'imagination.

Leur vision, leur découverte les taraude tellement qu'à un moment, ils ne peuvent plus les cacher.

Certains en font part en s'excusant presque (suivant leur psychologie, leur éducation, leur peur d'être mis à l'écart) comme Manet. D'autres, comme Rimbaud, en font démonstration avec le plaisir ostentatoire de scandaliser les bourgeois.

Je pense qu'il en va de même pour les vrais critiques, ceux qui, eux aussi, sont capables de se remettre en question non pas par snobisme mais par conviction intime que le refusé d'aujourd'hui sera le grand de demain. Eux non plus ne peuvent pas se taire, certains qu'ils sont d'être sur le chemin qui mène plus loin. Pendant ce temps, les critiques "de cour" leur lancent des quolibets, bien installés à la terrasse d'un café, après en avoir fini avec leur petit compte rendu conforme à ce qu'attendent leurs lecteurs. Ceux-là ne sentent pas vibrer l'air du temps et seules les valeurs sûres les intéressent. Mais comme le chante un vrai poète de notre temps : "Le monde et les temps changent" 

Je préfère ne pas parler des galéristes chez qui, pour en revenir à la peinture, le portefeuille s'est installé à la place du coeur. Certains ont tenu le coup et ont tout donné au jeune artiste qui voyait les choses autrement. En définitive, nous sommes tous quelque part à un moment donné. Que ressentons-nous? Que souhaitons-nous? Qui est prêt à abandonner un peu de ses privilèges pour que "le monde et les temps changent"? Pour que le CO2 ne n'embrume pas davantage les esprits et nous empêche de sentir et de ressentir  "l'air du temps".

Il faut relire Erasme, sans doute le plus grand des humanistes, et son "Eloge de la folie".

 

 

 

l'Imagination, oui, voilà un paramètre essentiel de la création - à mettre en premier lieu dans l'outre de Daniel - dans tous les domaines qui se nourrissent de tous les domaines ; une imagination que je qualifierais de débridée pour qu'elle soit encore plus efficace,en cela qu'elle virevolte dans tous les sens, libérée du carcan des "cela ne se fait pas" de la pensée "moyenne" inculquée par l'école, par l'église,par la famille, par le voisin, par son supérieur hiérarchique, par le médecin...par son conjoint...par... par... et qui se résume à la phrase lapidaire: t'es pas fou, non? 

 

J'aime appeler pensée comptine, ce grésillement de cette petite flamme intérieure au sein de ma nef... qui remplace sans regrets ,dans mon histoire d'homme qui se veut créatif, celle qui pendait à la croisée de l'autre sous un petit globe et qui nous rappelait que Le Créateur était Ailleurs, vous vous souvenez?)

 

Marabout, bout de ficelle, selle de cheval,cheval de course....

 

Pensée comptine... disons plutôt association d'idées,car la comptine suggère une imagination linéaire gardant encore ses attaches cartésienne alors que je la vois plutôt spatiale et complexe,Morinienne (cela ne se dit pas encore? tant pis!) 

 

Maintenant, je reviens à mon dada chéri, l'huile pour alimenter cette petite flamme, c'est la Connaissance.En tous les domaines, pour moi l'imagination est d'autant plus féconde, d'autant plus fourmillante,plus riche en connexions  que l'on a rempli son réservoir de tout ce qu'il était capable d'absorber quitte à oublier son contenu.

 

Donc, attribuant à la diversité , à la richesse de la pensée, sa faculté de se développer au plus profond d'elle-même jusqu'à se regarder dans son propre miroir , je me méfie de tout propos mettant en avant l'inconscient,l'inconnu, l'art inspiré de l'Esprit qui serait en dehors de notre esprit, propos dont fait souvent son miel l'autodidacte "pur".

 

Je regarde ma petite fille évoluer de jour en jour sous le regard attentif de ces parents et je constate que malgré tout ce que l'on sait de l'inné (y compris un don éventuel pour l'art ) qu'elle apprend tout,tout ...à regarder, à sourire, à aimer.

 

Prenez l'enfant sauvage de François Truffaut, prenez  Mowgli, prenez Tarzan,arrachez-le aux loups ou aux singes dès leur premier mois et au lieu de le rendre aux hommes, conduisez-le au plus profond d'une caverne, laissez-le seul en supposant qu'il sache se nourrir et vous en ferez un parfait autodidacte.

 

Quand je disais... ils ne sont pas aveugles à Daniel en parlant des artistes plus ou moins impressionnés par l'impressionisme dans ma première intervention, c'est à cela que je faisais allusion mais il m'aura compris vu la qualité de sa Connaissance! 

 

Reprenons le raisonnement que je tiens ci-dessus mais dans un registre moins sévère, en l'occurence la capacité d'écrire dont j'use ici de manière qui me paraît normale; que serait cette capacité au Japon ?( c'est ma toute nouvelle relation avec Daniel sur ce forum qui m'en donne l'idée par son expérience de vie et sa connaissance de l'écriture et de la langue de ce pays).Un poème crépite dans ma tête comment exprimer cette "magie" si j'ignore l'écriture ... oui... je peux le transmettre de manière orale à des personnes qui ne me comprendrons pas mais qui seront sans doute charmé par la musicalité de ce que je dis de la même manière que je suis charmé visuellement par l'écriture japonaise sans la comprendre.

 

Kirié.... éééé.... ééééé...éleison... tiens qu'est ce que cela veut encore dire?

 

Et si nous ne sommes pas des enfants sauvages dans notre milieu,dans notre environnement ,nous sommes encore l'adulte sauvage de quelqu'un ou de quelque chose!

 

...Quand je lis les travaux d'Einstein et la théorie de la relativité,

...je suis un adulte sauvage!  

e=mc2, me dis-je comme tout le monde mais ma pensée rame encore lorsque elle s'essaye à la dilatation du temps et s'interroge toujours sur ce qu'il en est sur le mécanisme des horloges. 

Quand j'écoute Mozart, 

je suis un adulte sauvage

...dont le coeur peut se ravir d'être au coeur de la batterie qui fait danser les gilles   

Quand, je lis Rimbaud  

je suis un adulte sauvage

...dont le coeur peut se pénétrer des mantras monocordes.

 

Et lorsque j'étale du bleu au rouleau sur ma porte de devant, je pense à Malévitch,Klein,Kelly,Ryman,Soulages et à leur histoire ...je ne me dis pas que je pourrais être finalement comme eux un autodidacte en peinture minimaliste. je ne suis qu'autodidacte en peinture en bâtiment et ma foi... cela ne me réussit pas si mal!

 

Lorsque je reprends mes pinceaux d'artiste, que j'en sois conscient ou non à ce moment, la petite flamme dans ma nef me dit plus ou moins ce que les autres ont fait avant moi dans le domaine que j'affectionne, me guide plus ou moins  vers mon but en se satisfaisant plus ou moins de mes capacités manuelles et essaie plus ou moins d'aller de l'avant, enfin ce qu'elle pense être de l'avant!  

    

    

 Et j'essaye à tout moment de ne pas oublier que l'huile de tête s'accompagne d'huile de coude quoique une idée indiquée sur un bout de papier, c'est aussi de l' art contemporain! Tiens , c'est vrai,vous auriez peut-être intérêt à ce que je pratique l'écriture minimaliste! 

  

Bien cordialement à tous,

Jean-Marie Cambier         

               

Dominique Dumont a dit :

Désolé : je vois apparaître deux fois mon nom alors qu'il s'agit de textes de Daniel Moline.

Veuillez accepter mes excuses (c'est comme ça qu'on dit dans ces cas-là).

Pour en venir au sujet, je pense qu'il existe des personnes qui captent mieux que d'autres "l'air du temps", qui ont l'intuition, le ressenti, la "préscience" qu'il faut aller plus loin, avancer, que ça a toujours été comme cela et qu'il ne peut en être autrement.

Dans le domaine des sciences, les novateurs ont payé de leur vie leurs découvertes. C'est vrai dans le monde des idées, de la morale, de la politique, des arts etc...

Ces gens ont ceci de plus que les autres  : une imagination qui leur fait entrevoir comment seraient "les choses" si...

Einstein a expliqué suffisamment que la première qualité du scientifique, cest l'imagination.

Leur vision, leur découverte les taraude tellement qu'à un moment, ils ne peuvent plus les cacher.

Certains en font part en s'excusant presque (suivant leur psychologie, leur éducation, leur peur d'être mis à l'écart) comme Manet. D'autres, comme Rimbaud, en font démonstration avec le plaisir ostentatoire de scandaliser les bourgeois.

Je pense qu'il en va de même pour les vrais critiques, ceux qui, eux aussi, sont capables de se remettre en question non pas par snobisme mais par conviction intime que le refusé d'aujourd'hui sera le grand de demain. Eux non plus ne peuvent pas se taire, certains qu'ils sont d'être sur le chemin qui mène plus loin. Pendant ce temps, les critiques "de cour" leur lancent des quolibets, bien installés à la terrasse d'un café, après en avoir fini avec leur petit compte rendu conforme à ce qu'attendent leurs lecteurs. Ceux-là ne sentent pas vibrer l'air du temps et seules les valeurs sûres les intéressent. Mais comme le chante un vrai poète de notre temps : "Le monde et les temps changent" 

Je préfère ne pas parler des galéristes chez qui, pour en revenir à la peinture, le portefeuille s'est installé à la place du coeur. Certains ont tenu le coup et ont tout donné au jeune artiste qui voyait les choses autrement. En définitive, nous sommes tous quelque part à un moment donné. Que ressentons-nous? Que souhaitons-nous? Qui est prêt à abandonner un peu de ses privilèges pour que "le monde et les temps changent"? Pour que le CO2 ne n'embrume pas davantage les esprits et nous empêche de sentir et de ressentir  "l'air du temps".

Il faut relire Erasme, sans doute le plus grand des humanistes, et son "Eloge de la folie".

 

 

 

Répondre à la discussion

RSS

       CONSULTEZ LE           PREMIER VOLUME DE  LA COLLECTION D'ART       "ETATS D'AMES                   D'ARTISTES"

    http://bit.ly/22T5z0Q

Les rencontres littéraires de Bruxelles

Le projet est lancé le 28 mars 2017. J'y ai affecté les heureux talents de Gérard Adam pour mener ce projet à bonne fin

Billets culturels de qualité
     BLOGUE DE              DEASHELLE

Quelques valeurs illustrant les splendeurs multiples de la liberté de lire

Focus sur les précieux billets d'Art de François Speranza, attaché critique d'art du réseau Arts et Lettres. Ces billets sont édités à l'initiative de Robert Paul.

COULEURS DE MUSIQUE, MUSIQUE DES COULEURS : L’ART DE HOANG HUY TRUONG

REFLETS D’UNE AME QUI SE CHERCHE : L’ŒUVRE DE MIHAI BARA

LE SIGNE ENTRE PLEINS ET VIDES : L’ŒUVRE DE CHRISTIAN GILL

ENTRE LES SPHERES DE L’INFINI : L’ŒUVRE D’OPHIRA GROSFELD

PAR-DELA BÉATRICE : LE DIALOGUE DE CLAUDIO GIULIANELLI

DE L’ESTHETIQUE DU SUJET : L’ART DE JIRI MASKA

 

 ENTRE REVE ET FEMINITE : L’ŒUVRE DE CHRISTIAN CANDELIER

DE L’ORDINAIRE COMME ESTHETIQUE : L’ŒUVRE DE YVONNE MORELL

QUAND 

SURREALISME ET HUMANISME EXPRIMENT L’ŒUVRE D’ALVARO MEJIAS

UN THEATRE DE COULEURS ET DE FORMES : L’UNIVERS D’EDOUARD BUCHANIEC

CHRISTINE BRY : CAVALCADES AU CŒUR DE L’ACTE CREATEUR

QUAND LE MYTHE S’INCARNE DANS L’ART : L’ŒUVRE D’ODILE BLANCHET

D’UN SURREALISME L’AUTRE : LES FLORILEGES DE MARC BREES

DE LA TRANSPARENCE DE L’AME : L’ŒUVRE DE MARIE-CLAIRE HOUMEAU

VERS UN AUTRE SACRE : L’ŒUVRE DE RODRIGUE VANHOUTTE

traduit en espagnol via le        lien en bas de page

     http://bit.ly/29pxe9q

LE SIGNE ENTRE LA CULTURE ET LE MOI : L’ŒUVRE DE LYSIANE MATISSE

DE LA MATIERE ENTRE LES GOUTTES DE L’ESPACE : L’ŒUVRE DE FRED DEPIENNE

FREDERIQUE LACROIX-DAMAS - DU PALEOLITHIQUE AU CONTEMPORAIN : RETOUR SUR L’ORIGINE DU MONDE

ENTRE SURREALISME ET METAPHYSIQUE : L’ŒUVRE DE GHISLAINE LECHAT

LA FEMME CELEBREE DANS LA FORME : L’ŒUVRE DE CATHERINE FECOURT

LA LIGNE ENTRE COULEURS ET COSMOS : L’ŒUVRE DE VICTOR BARROS 

CHRISTIAN BAJON-ARNAL : LA LIGNE ET LA COULEUR : L’ART DE L’ESSENCE

LE ROMAN DE LA ROSE : L’ECRITURE PICTURALE DE JIDEKA


MARTINE DUDON : VOYAGE ENTRE L’ESPACE ET LA FORME

TROIS MOMENTS D’UNE CONSCIENCE : L’ŒUVRE DE CATHERINE KARRER

CHRISTIAN KUBALA OU LA FORME DU REVE

L’ŒUVRE DE JACQUELINE GILBERT : ENTRE MOTS ET COULEURS

TROIS VARIATIONS SUR UN MEME STYLE : L’ŒUVRE D’ELIZABETH BERNARD

ISABELLE GELI : LE MOUVEMENT PAR LA MATIERE

L’ART, MYSTIQUE DE LA NATURE : L’ŒUVRE DE DOROTHEE DENQUIN

L’AUTRE FIGURATIF : l’ART D’ISABELLE MALOTAUX

CLAUDINE GRISEL OU L’EMOTION PROTAGONISTE DU MYTHE

VOYAGE ENTRE LYRISME ET PURETE : L’ŒUVRE ABSTRAITE DE LILIANE MAGOTTE

GUY BERAUD OU L’AME INCARNEE DANS LA FORME

LA FEERIE DE L’INDICIBLE : PROMENADE DANS L’ŒUVRE DE MARIE-HELENE FROITIER

JACQUELINE KIRSCH OU LES DIALOGUES DE L’AME

DU CORPS ET DU CODE : L’HERITAGE PICTURAL DE LEONARD PERVIZI

JACQUES DONNAY : ITINERAIRES DE LA LUMIERE

MIREILLE PRINTEMPS : DIALOGUE ENTRE L’ESPACE ET LE SUJET

STEPHAN GENTET: VOYAGE ENTRE LE MASQUE ET LE VISAGE

MARC LAFFOLAY : LE BOIS ET LE SACRE

FLORENCE PENET OU LA COULEUR FAUVE DES REVES

LE SURREALISME ANCESTRAL DE WILLIAM KAYO

CLARA BERGEL : DE L’EXISTENCE DU SUJET



GERT SALMHOFER OU LA CONSCIENCE DU SIGNE

ALFONSO DI MASCIO : D’UNE TRANSPARENCE, l’AUTRE

 

LESLIE BERTHET-LAVAL OU LE VERTIGE DE L’ANGE


TINE SWERTS : L’EAU ENTRE L’ABSTRAIT ET LA MATIERE


ELODIE HASLE : EAU EN COULEURS


RACHEL TROST : FLOATING MOMENTS, IMPRESSIONS D’INSTANTS


VILLES DE L’AME : L’ART DE NATHALIE AUTOUR


CHRISTIAN LEDUC OU LA MUSIQUE D’UNE RENAISSANCE


CHRISTIGUEY : MATIERE ET COULEUR AU SERVICE DE L’EXPRESSION


HENRIETTE FRITZ-THYS : DE LA LUMIERE A LA LUMINESCENCE


LA FORME ENTRE RETENUE ET DEVOILEMENT : L’ART DE JEAN-PAUL BODIN


L’ART DE LINDA COPPENS : LA COULEUR ET LE TRAIT DANS LE DIALOGUE DES SENS


CLAUDE AIEM : OU LA TENTATION DU SIGNIFIE


BOGAERT OU L’ART DE LA MYSTIQUE HUMAINE


MICHEL BERNARD : QUAND L’ART DANSE SUR LES EAUX


PERSONA : DE L’ETAT D’AME AU GRAPHISME. L’ŒUVRE D’ELENA GORBACHEVSKI


ALEXANDRE SEMENOV : LE SYMBOLE REVISITE


VERONICA BARCELLONA : VARIATIONS SUR UNE DEMARCHE EMPIRIQUE


FRANCOISE CLERCX OU LA POESIE D’UN MOMENT


XICA BON DE SOUSA PERNES: DIALOGUE ENTRE DEUX FORMES DU VISIBLE


GILLES JEHLEN : DU TREFONDS DE L’AME A LA BRILLANCE DE L’ACHEVE


JIM AILE - QUAND LA MATIERE INCARNE LE DISCOURS


DIMITRI SINYAVSKY : LA NATURE ENTRE L’AME ET LE TEMPS


FRANÇOISE MARQUET : ENTRE MUSIQUE ET LEGENDE


CLAUDINE CELVA : QUAND LA FOCALE NOIE LE REGARD


LES COULEURS HUMAINES DE MICAELA GIUSEPPONE


MARC JALLARD : DU GROTESQUE A L’ESSENTIEL


JULIANE SCHACK : AU SEUIL DE L’EXPRESSIONNISME MYSTIQUE


ROSELYNE DELORT : ENTRE COULEUR ET SOUVENIR


BETTINA MASSA : ENTRE TEMPS ET CONTRE-TEMPS

XAVI PUENTES: DE LA FACADE A LA SURFACE : VOYAGE ENTRE DEUX MONDES

MARYLISE GRAND’RY: FORMES ET COULEURS POUR LE TEMPS ET L’ESPACE

MARCUS BOISDENGHIEN: ETATS D’AME…AME D’ETATS : EMOTIONS CHROMATIQUES

 

JUSTINE GUERRIAT : DE LA LUMIERE

 

BERNADETTE REGINSTER : DE L’EMOTION A LA VITESSE

 

ANGELA MAGNATTA : L’IMAGE POUR LE COMBAT

 

MANOLO YANES : L’ART PASSEUR DU MYTHE

 

PIERRE-EMMANUEL MEURIS: HOMO LUDENS

 

MICHEL MARINUS: LET THE ALTARS SHINE

 

PATRICK MARIN - LE RATIONNEL DANS L’IRRATIONNEL : ESQUISSES D’UNE IDENTITE

 

CHRISTIAN VEY: LA FEMME EST-ELLE UNE NOTE DE JAZZ?

 

SOUNYA PLANES : ENTRE ERRANCE ET URGENCE

 

JAIME PARRA, PEINTRE DE L’EXISTENCE

Bruxelles ma belle. Et que par Manneken--Pis, Bruxelles demeure!

Menneken-Pis. Tenue de soldat volontaire de Louis-Philippe. Le cuivre de la statuette provient de douilles de balles de la révolution belge de 1830.

(Collection Robert Paul).

© 2017   Créé par Robert Paul.   Sponsorisé par

Badges  |  Signaler un problème  |  Conditions d'utilisation