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Jean Clair, grand témoin: l’art contemporain est à l’image de la société : décadent

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Excellent article effectivement qui nous invite à lancer un débat constructif sur l’art contemporain ou plutôt sur l’art d’avant-garde car si, par exemple, les artistes sur ce site sont bien tous contemporains par la force des mots, très peu, à mon humble avis, peuvent prétendre, moi y compris, à être d’avant-garde, c'est-à-dire précurseur. Ce qui, je tiens à le préciser immédiatement n’enlève rien à la qualité des œuvres des uns et des autres qui s’analyserait selon d’autres références qui n’entreraient pas en ligne de compte ici.

Ce débat est également souhaité par Daniel Moline sur son blogue " à vins nouveaux..." en ces termes : la récente publication, dit-il, par Robert Paul des propos de Jean Clair sur l’art contemporain décadent nous invite plus que jamais à un débat critique hors duquel nous avons toutes les chances de ne plus tenir qu’un fantôme de la modernité et d’oublier ce qui est en jeu dans l’art (ce que veulent sans doute ceux dont Hugo disait qu’ils "cherchent surtout un sommeil tranquille").

A ma connaissance, il n’y a pas / plus de blogues autre que celui de Daniel Moline  invitant les membres à entrer dans le vif de ce sujet qui me paraît intéressant sur « notre » site.

Certes, Robert Paul propose régulièrement à notre admiration de grands peintres mais, dans mon souvenir, je ne vois que des artistes du passé et non des peintres d’avant-garde. Est-ce l’objectif de ce site que de ne « travailler » qu’avec des valeurs sûres du passé ? Dans ce cas je ne provoquerai pas la visite du petit chat modérateur et n’insisterai pas car j’apprécie davantage de faire partie de cette grande famille (ici , un peu de violons ne ferait pas de tort ;-) que de lancer un débat qui n’aurait pas sa place sur ce site.

Je le répète,Daniel Moline est le seul, me semble-t-il, à se hasarder sur ce difficile chemin de la modernité sur son blogue « À vin nouveau outres neuves »

« A y bien regarder, nous dit-il, l’art moderne lui-même nous donne heureusement des clés précieuses qui peuvent nous permettre de sortir de la confusion de la pensée »

Et cette clef, il nous la propose plus loin - pour la peinture du moins - en ces termes : « C’est en ce sens que le peintre, par son acte de peindre, s’éloigne de l’art reconnu (c'est moi qui souligne) et cherche la matérialisation de ses affects Il y aurait alors deux critères fondamentaux pour reconnaître l’œuvre d’un peintre. Le premier est de connaître son œuvre complète. Le deuxième est de se demander si cette œuvre présente un nouveau monde inconnu auparavant….(c'est encore moi qui souligne)... si cette œuvre vous a fait "promener" dans un monde inconnu auparavant. Si oui, que voulez-vous encore ? »

 Par ailleurs, Il y a bien eu quelques tentatives pour définir ce qu’était un chef-d’œuvre et j’ai en tête une séquence sur Alechinsky quelque part dans un blogue.

Dans l’esprit de Jean Clair, Il s’agirait en quelque sorte de dire (entre-nous ;-) ce que nous considérons comme art d’avant-garde de qualité sur base de considérations esthétiques et idéologiques (autres que bassement politique s’entend) au-delà de considérations mercantiles et de toutes autres natures qui ont finalement été de tous temps.

A la portée de mon regard, sur les rayons de ma bibliothèque, je lis les titres d’ouvrages rassemblant des artistes d’aujourd’hui. Au hasard : « art at the turn of the millénium », « l’art d’aujourd’hui » et des catalogues comme ceux d’ «Art Brussels « ou «Art Paris » pour n’en citer que quatre.

J’aime donc l’art « moderne » n’y voyant pas la décadence comme Jean Clair mais déplorant comme lui les excès et l’esbroufe. J’attends chaque année linéart et Art brussel  avec plaisir et de temps à autre il m’arrive de filer sur Paris pour voir la Fiac et les manifestations satellites telles que la slick .

J’en sors plus ou moins satisfait selon les années en ayant de l’intérêt pour certains artistes et moins ou pas du tout pour d’autres. Par ailleurs, Il m’arrive de parcourir des expositions d’art que je qualifierai de classique qui alignent, par exemple, des paysages techniquement superbes mais superbement ennuyeux ou les artistes expriment l’indicible beauté de la nature qui a déjà tout dit sans plus.

Je ne cacherai pas que j’aimerais lire un ouvrage sur le « vrai » art d’avant-garde tel que je l’imagine sortant de la plume de Jean Clair ou d’un autre auteur ayant le même esprit. En attendant je constate qu’un ouvrage de cet auteur contiendrait au moins des notices sur Julian Freud et sur Zoran Music qui trouvent au moins grâce à ses yeux. 

La phrase "L'ensorcellement pour ce qu'il y a de plus immonde et de plus dégradant dans la figure humaine-sang, sperme,urine- s'est imposé dans l'art contemporain" s’applique également, à mon avis, à Julian Freud même si celà est sous-jacent quand on voit l’obsession avec laquelle il fait poser ses modèles , et quel modèle souvent ! -  dans des positions qui mettent en valeur le sexe et la condition humaine dans un contexte misérabiliste. Cela n’enlève rien à la qualité de ses oeuvres que je trouve géniales.

Comme quoi il ne faut pas être manichéen. Ainsi je considère Wim Delvoye comme faisant partie de la bonne avant-garde sans admettre son « cloaca » dont je ne nie pas la valeur mais qui à mon avis relève de l’expérimentation scientifique et non artistique. et que dire lorsqu’il vend les étrons produit par l’engin sous vide! Donc tout est en nuance !

En  attendant, il serait intéressant de commencer une liste d’artistes d’avant-garde qui  figureraient ou ne figureraient pas dans un ouvrage qui pourrait s'intituler « l’art d’aujourd’hui revu et corrigé »  

Au-delà de mes goûts personnels (… que je signale quand même par un (+ );-) ,et pour lancer le débat, je vous propose quelques artistes qui sont cités dans les livres d’art existants, oeuvrant encore et  dont le nom commence par la lettre A et B (il faut bien commencer par quelque chose puisqu'il n'y a plus de mouvements en "ismes"!) :

Y figureraient (certains pour certaines de leurs œuvres):Valério Adami (+), Pierre Alechinsky(+), Joseph Beuys Martin Barré, Matthew Barney, Baselitz , Basquiat, Boltanski (pour ses boîtes, ses photos et ses lumières pas pour sa grue aux Grands Palais!)  

N’y figureraient pas : Marina Abramovic, Darren Almond, Arman, Carl André, Giovanni Anselmo et sa salade à changer tous les jours!.

Il faudrait évidemment ajouter des artistes qui n’y figurent pas et qui mériteraient de l’être !

Qui  proposera des ajouts ou des retraits dans ce dictionnaire naissant des artistes d’avant-garde "recommandés" par les artistes d’arts et lettres ! 

Il y a de quoi débattre jusqu'à la lettre Z !

Bien cordialement,

Jean-Marie Cambier

  

  Je terminais mon intervention précédente par un "... pour lancer le débat, je vous propose quelques artistes qui sont cités dans les livres d’art existants, oeuvrant encore et  dont le nom commence par la lettre A et B (il faut bien commencer par quelque chose puisqu'il n'y a plus de mouvements en "ismes"!)"

 

  Et bien j’avais tort car avant de s’interroger sur les artistes pratiquant un art d’avant-garde qui peuvent bénéficier d’un réel et pur intérêt de la part d’amateurs d’art et de les classer dans un ordre alphabétique ou autre (chronologique, thématique,…) il faut aller plus avant dans l’histoire de ce couple particulier sinon privilégié et cerner ce point focal où a lieu cette rencontre heureuse entre un émetteur et un récepteur d’art contemporain, un amateur et un artiste dans ce contexte.

 

  Comme il s’agit de parler d’art d’avant-garde, pourquoi ne pas user d’un processus « nouveau» : les logiciels informatiques de plus en plus conviviaux nous proposent un système de curseurs pour corriger nos photos, par exemple: nous pouvons opter pour « ajustement automatique » ou ajuster selon notre « désir » l’exposition, la couleur, redresser la photo…. On peut aussi aller plus avant dans l’ajustement de l’exposition : luminosité, contraste, ombre, reflets…

 

  En lisant l’article de qualité de Jean Clair par exemple, j’ai l’impression de corriger ma perception de l’art d’avant-garde par « ajustement automatique » : c’est un expert, je lui fais confiance, il a approfondi la question et je pousse sur le bouton sans voir le contenu de la « boîte noire »

 

  Nous transitons souvent par des « systèmes experts» pour former/forger ? notre opinion.  C’est ce que nous faisons en lisant un ouvrage spécialisé sur l’art contemporain ; la préface contient généralement une longue liste de spécialistes qui ont fait un choix basé sur une série de critères plus ou moins en relation avec la perception « pure » de l’art. C’est aussi ce que font les artistes qui d’aventure se soumettent volontairement à la question en se présentant dans le circuit des concours et plus particulièrement dans le contexte de ce début d’année devant les membres du jury de la RTBF Canvas Collection.   

 

  Dans cette hiérarchie de curseurs que je vous invite à « inventer » avec moi  qui "réglerait" cette relation privilégiée entre l’émetteur et le récepteur, j’imagine - mais je peux me tromper- que le premier serait justement celui qui porte d’un côté le mot récepteur et de l’autre émetteur.

 

  On peut admettre assez facilement que le degré zéro du récepteur dans le contexte de l’art exigeant la vue est l’aveugle de naissance et que le degré zéro de l’émetteur est l’artiste qui ne fait rien (quoique?;-). On peut imaginer que la rencontre parfaite entre ces deux « pôles »est un point équidisdant entre les deux. Les différentes graduations sur ce curseur déclencheraient des liens vers des curseurs subordonnés qui nous permettraient un réglage plus fin ! On essaie ?   

 

  Ayant sur le feu quelques expositions en vue, je laisse ,pour un bon moment, la porte ouverte à vos interventions pour « nourrir » ce forum!

 

  J’espère qu’il suscitera autant d’intérêt que l’âme !  

 

  Il s'agit de parler de l'âme contemporaine, tout de même!

 

  Bien cordialement,

  Jean-Marie Cambier  

Alors, AI WEIWEI  c'est un trublion? c'est de la politique? c'est du matketing? c'est du poil à gratter? c'est une avant-gardiste? Ce qu'il déclenche mérite-t-il de faire couler de l'encre (de Chine?), c'est l'ébauche d'un futur mémorial pour les enfants ensevelis en Chine? (là, on risque un incident diplomatique, mais l'on touche fort probablement à la vérité).

Il est à la lettre A et à la lettre W? C'est un vrai sujet?  Faut-il lui donner l'asile politique  artistique? La "De Canvas collectie" s'impliquera-t-elle? Ou alors est-elle aussi TVBB (télévision béton-bidon)?

L'invisible frontière qui sépare l'évènement artistique d'une oeuvre d'art est devenu l'ordre, le boulevard du champ de l'action de l'art contemporain.   Cette passion pour le faux et l'usage du faux, ce  goût de la copie du  prêt à porter n'enrichit plus au  passage  que le marchand .  AI WEIWI est un artiste, un acteur de cinéma,  de cet art qui fait  étalage  . C'est un héros tiré de " l'embarras" par et pour la scène de Pékin qui le fait  connaître dans le seul but d' entrer dans la ronde du business qui  atteint et affecte l'autenthique . 

*

*

Peut-être certains d’entre nous ne connaissent-ils pas ou peu Ai Weiwei, ce "mauvais garçon qui dérange", et à propos duquel Paul Robert vient de nous poser de but en blanc dix questions choc il y a deux jours. Il m’a semblé important d’apporter ici quelques éléments d’information pour mieux nous rendre compte de qui et de quoi nous débattons…

Massif, le regard à la fois turbulent et fier, Ai Weiwei, disciple de Marcel Duchamp et Andy Warhol, chamboule l'ordre établi et défie depuis 1989 les hiérarques de Pékin. Il a longtemps tenu un blog, sur lequel il rendait compte d’un travail associatif de collecte des noms des écoliers victimes du séisme du Sichuan en 2008. Son blog, hébergé par Sina.com, a finalement été fermé le 28 mai.

Le texte qui suit, une évocation des événements du 4 juin 1989, a été publié par lui en juin 2009 sur un site situé à l’étranger:
"Oublions le 4 juin ! Oublions ce jour insignifiant ! La vie nous enseigne que, sous le totalitarisme, les jours se suivent et se ressemblent. Chaque jour est un même jour : il n’en est pas d’autre, pas d’hier ni de demain. De même, nous n’avons que faire d’une vérité parcellaire, nous n’avons que faire d’une justice et d’une équité fragmentaires. Sans liberté d’expression, sans liberté de la presse, sans droit de vote, nous ne sommes pas des hommes, nous n’avons pas besoin de mémoire. Privés du droit de mémoire, nous choisissons l’oubli.
Oublions donc toutes les persécutions, les humiliations, les massacres, les dissimulations, les mensonges, tous les paralysés et tous les morts ! Oublions tout ce qui est douloureux dans notre mémoire, oublions tous nos oublis ! Nous leur permettrons ainsi de ressembler à des honnêtes hommes tandis qu’ils se moquent de nous… Oublions cette armée qui a tiré sur les habitants, ces chars dont les chenilles ont écrasé les corps des étudiants, ce sang répandu et ces balles qui ont sifflé dans les ruelles et les grandes artères, ces places et cette ville sans larmes ! Oublions ces mensonges sans fin, ces hommes au pouvoir qui tablent sur l’inévitable oubli de tous, oubli de leur lâcheté, de leur noirceur, de leur médiocrité…
Oui, assurément, il faut oublier ! Ils doivent absolument être oubliés ; ils n’existent que grâce à l’oubli. Pour survivre, oublions donc !"

Une de ses œuvres récentes les plus célèbres est l'installation Sunflower Seeds présentée dans le cadre des "Unilever Series", du 10 octobre 2010 au 2 mai 2011, à la Tate Modern de Londres. L'œuvre est constituée de plusieurs millions de représentations de graines de tournesol ; elle joue avec une métaphore célèbre de Mao où le peuple chinois devait se tourner vers lui comme les tournesols vers le soleil. Cette sculpture est constituée de petites porcelaines peintes une à une, à la main, par près de 1600 artisans et ouvriers de la ville de Jingdezhen (dont la porcelaine est historiquement l'activité économique principale et qui traverse une crise de l'emploi sans précédent) et installées sur 1 000 m2 du hall sur lesquelles pouvaient initialement se déplacer les visiteurs.

Artiste contestataire et protéiforme (photographe, sculpteur, architecte, blogueur...), il a été arrêté et gardé au secret par les autorités chinoises du 3 avril au 22 juin 2011. Une détention arbitraire de 81 jours, "validée" a posteriori par une procédure pour fraude fiscale. La rage d'Ai Weiwei contre le régime en a été décuplée. Aujourd'hui, remis en liberté sous caution dans l'attente d'un procès et condamné à verser à 15,22 millions de yuans d'amende (1,7 M euros), interdit de sortie du territoire chinois, accusé de pornographie, il pilote sa guérilla depuis son atelier de Pékin, sous l'œil inquisiteur d'une caméra qui surveille ses visiteurs.

Sachez également que se tient actuellement une exposition de photographies "Ai Weiwei : entrelacs" – Jeu de Paume, 1 place de la Concorde 75008 Paris – jusqu'au 29 avril, www.jeudepaume.org.

Enfin, aujourd’hui mardi 6 mars, à partir de 18h30, le Jeu de Paume organise, en partenariat avec Courrier international, Polka Magazine, Rue 89 et France Info, la rencontre "Ai Weiwei : décryptage d'un symbole". Cette rencontre se fera en présence de Jean-Philippe Béja, spécialiste de la politique chinoise et traducteur du Prix Nobel de la paix 2010 Liu Xiaobo, de Pierre Haski, cofondateur de Rue 89, d'Alain Le Bacquer, photographe, auteur du livre Pékin Underground et du webdocumentaire du même nom, de Mireille Lemaresquier, chef de rubrique monde à France Info, et de Franck Renaud, chef du service Asie à Courrier international.

Vous pourrez la suivre aujourd’hui même en direct sur le compte Twitter de Courrier international, @courrierinter. N'oubliez pas les hashtags #AiWeiWei et #ChineCensure. Enfin, une retransmission vidéo de la rencontre sera disponible sur le site du Courrier International à partir du jeudi 9 mars.

Voilà donc de quoi nous informer et nous faire une première idée plus précise sur cet artiste très controversé, désigné par le magazine Art Review comme la figure la plus puissante de l’art contemporain en 2011.

Daniel Moline

  Tout en laissant la porte de ce forum entrebâillée (depuis lors deux visiteurs sont venus Daniel Moline et Sylvie Leymonie alors que j’avais déjà ce texte en réserve mais que je ne change pas car il est complémentaire à celui de Daniel), je m’étais promis de ne pas réagir avant un certain temps à cause de quelques expositions sur le feu (je prépare notamment mon expo en solo à la Maison du Hainaut à Charleroi : vernissage le 25 mai … Chambre avec Vues de Namur  à partir du 17 mars… le parcours d’artiste de Gembloux… dès le 28 avril…si le cœur vous en dit…publicité Vandam KH …j’entends encore le bruit de l’éponge du petit noir en tenue de groom, ah c’était le bon temps!)

Mais comme Monsieur Paul me fait le plaisir de franchir le seuil de ma « maison » le premier, je tiens absolument à lui faire découvrir ma machine à connaître et à apprécier les œuvres d’art contemporaines en « wok… ;-)…work  in progress » (une émoticône avec deux yeux en forme de virgules serait plus appropriée au sujet mais cela n’existe pas)

JMC (l’auteur de ces lignes ;-): entrez, faites comme chez vous, monsieur Paul  ; qu’est ce que vous buvez… un Orval ? Comme je vous le disais en entrant, je n’ai pas beaucoup de temps à cause de mes expos… allons directement devant le logiciel naissant  d’appréciation de l’art d’avant-garde. Il s’agit rappelons le - pour ceux qui n’auraient pas lu les épisodes précédents - d’une tentative d’appréciation, d’appréhension  à partir d’ « un système à curseurs » des éléments, des facteurs « faisant » une œuvre, une œuvre d’avant-garde en particulier. 

Monsieur Paul, je vous présente d’abord mes collaborateurs Dicorob (démarche plutôt classique ,pantalon à rayures à l’ancienne, manchettes en lustrine… le …Robert en tête  …) et … Léon (le camé… de Google, démarche plus contemporaine très changeante, aimant la couleur , ramenant l’info plus vite que sa langue … heu.. son ombre …). Les deux font la paire, comme on dit chez nous ; ils m’aident beaucoup dans la recherche de l’info… ( voyez, ils sont aussi en « work in progress » dans mes carnets de Crocrits… ;-)

JMC.…Léon ! trouve, moi vite cette oeuvre assez spectaculaire d’Ai WeiWei, tu sais celle avec des graines…. « Sunflowers Seeds », je pense…  

JMC : Evidemment, l’artiste n’a pas fait cela tout seul ; à l’heure d’aujourd’hui comme dans le passé (pensons - entre dix autres exemples que je n’ai pas le temps de citer ici - à l’équipe qui accompagnait un Rubens dans son œuvre),un artiste a des collaborateurs payés …ou pas, pudiquement appelés apprentis,…ici aussi, si j’en avais le temps, une longue réflexion sur l’utilisation de la main d’œuvre sous le généreux couvert de l’apprentissage avec le maître …et tant qu’il ne s’agit pas des idées que le maître pique sans vergogne et se les approprie cela va encore …mais plus tard, un autre entretien !)

Voyez, Monsieur Paul, les attitudes des visiteurs découvrant l’œuvre ; ne s’agit-il pas de l’expression d’un réel échange entre les amateurs et l’artiste dans une émotion qui pour certains est ressentie « sauvagement » « primitivement »… pensons au Robinson de Michel Tournier qui fait l’amour « avec » la plage …Léon, comment s’appelle encore ce roman de Michel Tournier ?  

…Léon : Vendredi ou les limbes du Pacifique…

JMC : Merci … Léon … ou comme les premiers hommes qui se vautrant dans l’herbe dans le film de Jean-Jacques Annaud, « la guerre du feu », je crois.

Puis d’autres spectateurs se penchent…ils ont constaté au bruit que « cela » crisse que « cela » ne s’écrase pas ils en prennent une, plusieurs en main, une poignée et constatent qu’il ne s’agit pas de vraies graines…

… Léon :… mais  de 100 millions de grains de porcelaine fabriquées une à une et peintes à la main par 1600 artisans chinois de la ville de Jingdezhen, la capitale mondiale  de la porcelaine depuis le Moyen Age…

JMC …, que ces « bidules » sont tous différents … qu’il ne s’agit pas d’un travail de la nature mais d’un patient travail d’hommes (… de femmes, je le découvrirai plus tard dans une vidéo) Certains visiteurs se disent : « Moi j’en prendrais bien quelques unes, ce serait joli dans un pot … et puis on ne sait jamais, cela doit valoir de l’argent… » d’ailleurs , il y a des artistes d’avant-garde à qui cela fait plaisir qu’on emporte leur œuvre petit à petit …Léon, comment s’appelle encore l’artiste qui accumule des bonbons dans un coin ? …j’ai Gonzales ??? en tête…

…Léon: …Felix Gonzales-Torres…décidément Al te frappe fort aujourd’hui, JMC!

… note qu’au Williams College Museum of Art, Felix Gonzales-Torres avait déjà dressé semblable tapis non pas constitué de graines mais de 40.000 bonbons emballés  de papier argenté, c’était plus petit mais de même aspect.

Dicorob : peut-être déjà un suiveur, cet Ai Wei Wei, un épigone, dirais-je, cela va vite aujourd’hui …  

JMC : hem … cela fera l’objet d’un autre entretien… voyons plutôt ce que je pourrais écrire ici sur la  symbolique sous-tendue par l’œuvre d’Ai Weiwei …si j’en avais le temps : quand la Chine s’éveillera …l’artisanat à l’heure de la mondialisation …les millions de Chinois travaillant sans répit sans relâche … la patience infinie de ces petites mains à l’heure de notre chômage « doigts de pied en éventail et mains occupées par la petite bière et la zapette… l’histoire récente de la Chine…la crise frappant sans doute les Royal Boch de Chine…  Mao qui comparait  les Chinois à des graines de tournesol…etc

Et maintenant, Robert, Je vous invite à placer le curseur du SENS, là où vous l’estimez ; moi, j’aurais déjà tendance à le placer au 2/3 de sa course.

…et cette combinaison de petites choses dans ce grand espace de la Tate modern, sorte de cathédrale des temps modernes, du microcosme au macrocosme, finalement, il y a une forme de SACRE dans cette œuvre pas ce sacré renvoyant à Dieu mais du sacré renvoyant à l’homme d’aujourd’hui (- ; clin d’œil en direction de l’article sur Jean Clair qui se demande où est passé le sacré)

 Où placeriez-vous le curseur nommé SACRE pour cette œuvre d’Ai Weiwei,  dans sa course de 0 à 100, moi je le positionnerais à 50 !                     

D’autres artistes ont d’ailleurs été sensibles à la sacralisation de ce lieu ; je me souviens de l’œuvre d’Olafur Eliasson…

…Léon, photo !

 

Comme on peut le constater, la présence du sacré et pas mal de sens se répercutent sur le curseur de la relation amateur /artiste – je l’imagine presqu’à égale distance entre ces deux pôles .

Cette relation relativement forte entre l’artiste et les amateurs ne peut évidemment appréciée par ceux qui ont évidemment franchi le seuil du Tate modern par le réel ou le virtuel, en se débarrassant de l’attitude du type « je n’aime pas les épinarts » 

Et qu’Ai, je crois que c’est son prénom se foutent à poils, couvert de sa simple renommée …

Dicorob : se mettent dans le plus simple appareil… non,mais !

JMC …pour défendre ses idées dans un pays qui considère la mise à nu comme de la pornographie, c’est de bonne guerre.

Ce n’est pas la première fois que des artistes ou des littéraires prennent des positions politiques : les deux premiers qui me viennent à l’esprit :Tzara et le mouvement s dada de l’absurde pour lutter cotre l’absurdité de la guerre, Sartre sur son tonneau vendant le journal des maos. 

Sorry, Robert, je ne vous chasse pas, mais j’ai encore beaucoup à faire pour « mon » art. A bientôt, peut-être…venez avec des copains… qu’ils tripotent un peu à mon logiciel ,qu’ils en inventent les boutons…Work in progress, vous dis-je …et plus on est de fous … plus on s’amuse ! Et moi, je ne touche plus à rien avant mes expos!

…Léon …et les petits malins qui ont pris quelques graines-œuvres dans leur poche n’ont pas eu tort, aux dernières nouvelles chaque « grain » est estimé à pas mal…..

JMC : aujourd’hui comme hier (les lombards, les juifs, les florentins, les traders ….) l’argent vient toujours tout gâcher tout en permettant l’apparition d’œuvres remarquables (…liste laissée à votre choix…)

A plus !

 P.S. je viens de regarder l’"aventure" de « Sunflowers Seeds »,sur une vidéo visible sur le site du Tate modern,(www.tate.org.uk/modern/exhibitions/unileverseries2010/room3.shtm) qui m’a tout à fait convaincu !

   

 

Fameux sujet que cette "multiplication des tournesols". Pour commencer par le début: j'ajoute la vidéo des aventures du nouveau professeur Tournesol et de son peuple de suiveurs ici. Ce sera plus facile pour les commentaires à venir, qui engendreront certainement des réactions, disons... en sens divers


Je disais dans mon intervention précédente :

"P.S. je viens de regarder l’"aventure" de « Sunflowers Seeds »,sur une vidéo visible sur le site du Tate modern,(www.tate.org.uk/modern/exhibitions/unileverseries2010/room3.shtm) qui m’a tout à fait convaincu !"

C'est de cette vidéo que vous venez d'installer sur ce forum dont je parlais!

Pour moi,Ai Weiwei est le "passeur" entre deux mondes!

  

Bonjour à tous,

 

S’il s’agit de défendre l’Art, je suis partant.

 

Jean-Marie, votre intention de mettre en place, un logiciel, un curseur permettant de juger, jauger un artiste… me fait penser au film : le cercle des poètes disparus. Au début du film, le professeur de philo demande à ses élèves d’ouvrir à la première page leur manuel de philosophie.

Sur cette page est décrite une méthode permettant de classifier les auteurs en utilisant un diagramme, avec un certains nombres de critères positionnés en abscisse et en ordonnée. La valeur du philosophe se retrouvant à l’intersection des deux droites…

« De l’excrément », s’exclame le professeur, « déchirez moi cette page…. ».

 

Je ne fais que répéter les paroles du film, Jean-Marie,  mais je ne suis pas sûr que se soit la bonne méthode, si méthode il y a.

 

Le film concernant la réalisation de l’installation Sunflower, nous montre une belle aventure humaine, ce film dégage de l’émotion, d’autant que le caméraman s’attarde souvent sur les personnes, sur les enfants, sur les conditions de vie des habitants de ce village…

Mais est ce que pour autant il faut attribuer à ce tas de cailloux, le statut d’œuvre d’art ?

Sous prétexte que chaque graine a été peinte à la main, sous prétexte que chaque graine de tournesol est censée représenter un chinois ou un être humain tourné vers sa lumière spirituelle…

 

Est-ce que le fait de dénoncer, est suffisant pour classer une réalisation en œuvre d’art ?

 

Prenons l’exemple de la musique. La musique, car c’est un art qui nous transmet beaucoup d’émotions, et dont nous sommes capable d’estimer la valeur, sans discours extérieurs.

Il nous suffit d’écouter une œuvre, pour percevoir les émotions, parce que nous ne cherchons rien, parce qu’elle ne transmet aucun message. La seule intention de Mozart lorsqu’il créait, était de trouver les notes qui allaient bien ensemble (disait-il).

 

Imaginons donc, un artiste musicien, prétendu comme tel, qui décide de composer une symphonie en utilisant des sons enregistrés… des plaintes, des cris, des gémissements d’enfants maltraités.

En mélangeant tous ces sons, il réalise une soupe qu’il nous sert en nous persuadant que c’est de la grande musique, censée dénoncer la condition des enfants maltraités.

 

Nous pouvons imaginer sans peine que le résultat sera très indigeste.

 

Est-ce que, parce que l’intention est très noble, nous devons qualifier le résultat, d’œuvre d’art ?

Est-ce que l’art doit dénoncer ? Est-ce que l’artiste doit nous imposer…son point de vue ?

 

Cela me fait penser au proverbe chinois : « Si tu rencontres une personne affamée, plutôt que lui donner à manger, apprends lui à pêcher. »

Nous pouvons appliquer cette maxime à l’art :

« Si tu rencontres une personne insensible, plutôt que de lui montrer quelque chose, apprends lui à regarder. »

Dans son livre,  Lettres sur l’éducation esthétique de l’homme, Schiller disait : « La beauté seule procure le bonheur à tous les hommes, et tout être oublie ses limites dès qu’il subit son charme. Aucun privilège, aucune dictature ne sont tolérés pour autant que le goût et que l’apparence belle accroît son empire. »

« La beauté est la splendeur du vrai » disait Platon.

Lorsque l’homme contemple la beauté, il perçoit la vérité, il perçoit "ce qui est".

L’art doit mettre l’homme dans cet état de perception, où il contemple le monde sans préjugés, sans intentions, sans aucune volonté… l’étonnement est la base de la philosophie, mais l’Art à une tâche un peu plus noble :

 

L’Art doit émerveiller les hommes.

 

Gil.

Bonjour Gil,

je m'étais promis de ne plus bouger jusqu'après mes expos (Dicorob,mon collaborateur aimant le Robert; voir plus haut, me dit : coi,quoi!) Comme j'apprécie votre visite dans les premiers, j'interromps cependant un moment mon art'ivité ;-) pour vous répondre très vite et très court.

Je vous remercie d'avoir fait l'effort de développer votre pensée, ce qui devient rare car peu de gens s'aventurent (Dicorob: avec peu de ,singulier?, pluriel ? tu ne sais plus, tant pis,je n'ai pas le temps de consulter le Grévisse!) au-delà du remerciement circonstancié.

Comme lors de nos bons et  fructueux échanges du passé, je vous retrouve toujours axé sur la spontanéité et l'émotion et la justifiant avec des arguments que je vous connais; vous me retrouvez cherchant,recherchant,essayant de comprendre avec des arguments que vous me connaissez. Chacun reste sur ses positions, le monde est ainsi fait et pourtant il y a de la place pour le côté pile et le côté face de la réalité car il s'agit de la même médaille!  je propose donc de rechercher ensemble non pas un logiciel à un seul curseur mais avec de multiples curseurs encore à créer !Nous verrons bien! L'un d'eux portera bien entendu le nom d'émotion qui n'est finalement qu'un paramètre de la relation artiste / amateur d'art parmi tant d'autres!

Car je crois que l'art d'aujourd'hui va au delà du savoir- faire et du savoir ressentir; il faut aussi le savoir-dire; et la vidéo d'Ai Weiwei nous dit pourquoi ces 100.000.000 de petits bidules ne sont pas des cailloux! 

A tort, à raison, l'avenir nous le dira ! 

...et qu'est ce que la beauté? De nombreux philosophes et artistes l'ont recherchée... il ne la trouve pas car elle file plus vite qu'eux!

Encore merci !

Je retourne à mes pinceaux ( à maroufler?!)

Bien cordialement,

Jean-Marie 

 

Gil a dit :

Bonjour à tous,

 

S’il s’agit de défendre l’Art, je suis partant.

 

Jean-Marie, votre intention de mettre en place, un logiciel, un curseur permettant de juger, jauger un artiste… me fait penser au film : le cercle des poètes disparus. Au début du film, le professeur de philo demande à ses élèves d’ouvrir à la première page leur manuel de philosophie.

Sur cette page est décrite une méthode permettant de classifier les auteurs en utilisant un diagramme, avec un certains nombres de critères positionnés en abscisse et en ordonnée. La valeur du philosophe se retrouvant à l’intersection des deux droites…

« De l’excrément », s’exclame le professeur, « déchirez moi cette page…. ».

 

Je ne fais que répéter les paroles du film, Jean-Marie,  mais je ne suis pas sûr que se soit la bonne méthode, si méthode il y a.

 

Le film concernant la réalisation de l’installation Sunflower, nous montre une belle aventure humaine, ce film dégage de l’émotion, d’autant que le caméraman s’attarde souvent sur les personnes, sur les enfants, sur les conditions de vie des habitants de ce village…

Mais est ce que pour autant il faut attribuer à ce tas de cailloux, le statut d’œuvre d’art ?

Sous prétexte que chaque graine a été peinte à la main, sous prétexte que chaque graine de tournesol est censée représenter un chinois ou un être humain tourné vers sa lumière spirituelle…

 

Est-ce que le fait de dénoncer, est suffisant pour classer une réalisation en œuvre d’art ?

 

Prenons l’exemple de la musique. La musique, car c’est un art qui nous transmet beaucoup d’émotions, et dont nous sommes capable d’estimer la valeur, sans discours extérieurs.

Il nous suffit d’écouter une œuvre, pour percevoir les émotions, parce que nous ne cherchons rien, parce qu’elle ne transmet aucun message. La seule intention de Mozart lorsqu’il créait, était de trouver les notes qui allaient bien ensemble (disait-il).

 

Imaginons donc, un artiste musicien, prétendu comme tel, qui décide de composer une symphonie en utilisant des sons enregistrés… des plaintes, des cris, des gémissements d’enfants maltraités.

En mélangeant tous ces sons, il réalise une soupe qu’il nous sert en nous persuadant que c’est de la grande musique, censée dénoncer la condition des enfants maltraités.

 

Nous pouvons imaginer sans peine que le résultat sera très indigeste.

 

Est-ce que, parce que l’intention est très noble, nous devons qualifier le résultat, d’œuvre d’art ?

Est-ce que l’art doit dénoncer ? Est-ce que l’artiste doit nous imposer…son point de vue ?

 

Cela me fait penser au proverbe chinois : « Si tu rencontres une personne affamée, plutôt que lui donner à manger, apprends lui à pêcher. »

Nous pouvons appliquer cette maxime à l’art :

« Si tu rencontres une personne insensible, plutôt que de lui montrer quelque chose, apprends lui à regarder. »

Dans son livre,  Lettres sur l’éducation esthétique de l’homme, Schiller disait : « La beauté seule procure le bonheur à tous les hommes, et tout être oublie ses limites dès qu’il subit son charme. Aucun privilège, aucune dictature ne sont tolérés pour autant que le goût et que l’apparence belle accroît son empire. »

« La beauté est la splendeur du vrai » disait Platon.

Lorsque l’homme contemple la beauté, il perçoit la vérité, il perçoit "ce qui est".

L’art doit mettre l’homme dans cet état de perception, où il contemple le monde sans préjugés, sans intentions, sans aucune volonté… l’étonnement est la base de la philosophie, mais l’Art à une tâche un peu plus noble :

 

L’Art doit émerveiller les hommes.

 

Gil.

Bonjour Jean-Marie,

 

Les philosophes trouveront la beauté, lorsqu’ils cesseront de la chercher.

 

« Mais le plus petit comme le plus grand bonheur sont toujours créés par une chose : le pouvoir d’oublier. »  

« Toute action exige l’oubli, comme tout organisme a besoin, non seulement de lumière, mais encore d’obscurité. » 

« Toutes sortes d’émotion se jouent entre deux pensées, mais les mouvements en sont trop rapides, c’est pourquoi nous les méconnaissons, nous les nions… » Nietzsche

 

L’homme vit la beauté, le bonheur, dans ces instants où il s’oubli. Les émotions sont vécues aussi lors de ces instants.

Comme L’homme s’oubli durant ces instants… il oubli aussi les curseurs, les valeurs, les critères… le sens, les interprétations…

 

Inversement, si nous utilisons des curseurs, des valeurs, des critères… l’homme ne peut s’oublier… il ne peut donc pas ressentir d’émotions.

 

Le "savoir dire", c’est bien là le problème. L’art contemporain est tout accès sur le discours… pas sur l’œuvre.

Et effectivement la vidéo d’Ai Weiwei est plus émouvante que son tas de graines.

Il nous manque maintenant la vidéo du tournage de la vidéo !!!

 

Gil.

 

 

Gil,

Comme je suis toujours aussi pressé... mais que je suis un peu "addict"(!) ... je tiens quand même à vous répondre.

Pour ce qui est de l'émotion ressentie par certains amateurs entrant en contact avec l'oeuvre d'Ai Weiwei je vous renvoie au passage suivant de mon intervention précédente::

"Voyez, Monsieur Paul, les attitudes des visiteurs découvrant l’œuvre ; ne s’agit-il pas de l’expression d’un réel échange entre les amateurs et l’artiste dans une émotion qui pour certains est ressentie « sauvagement » « primitivement » (je fais allusion ici a ceux qui se couchent carrément …) pensons au Robinson de Michel Tournier qui fait l’amour « avec » la plage " "ou comme les premiers hommes qui se vautrant dans l’herbe dans le film de Jean-Jacques Annaud, « la guerre du feu », je crois."

D'autres intellectualisent d'avantage leur relation avec l'oeuvre que j'ai exprimé en ces termes:

"Puis d’autres spectateurs se penchent…ils ont constaté au bruit que « cela » crisse que « cela » ne s’écrase pas ils en prennent une, plusieurs en main, une poignée et constatent qu’il ne s’agit pas de vraies graines…"

Il y a différents niveaux de perception d'une oeuvre, chacun choisira le sien ou l'ensemble! 

On n'a pas besoin de voir la vidéo pour s'interroger! la vidéo complète l'information mais ceux qui ont été en contact physique avec l'oeuvre on déjà fait un bout de chemin même s'il est incomplet! 

Vous pouvez également, c'est votre droit, refuser la relation ; comme vous le voyez sur la photo, il y en a eu assez qui ont apprécié !

Une petite réflexion pour terminer : en parlant d'émotion en musique vous dites "la seule intention de Mozart lorsqu’il créait, était de trouver les notes qui allaient bien ensemble" il composait donc de la musique abstraite. Mais  comment aurait-il réagi devant une peintures abstraite?

, Notre monde a commencé avec de la musique abstraite et de l'art pictural concret. Et alors que l'abstraction en peinture est une chose bien acquise actuellement ,la musique concrète (Xénakis, Boulez,...)  l'est moins 

Notre monde est quand même curieux ! 

Allez, je file...

Bien cordialement,

Jean-Marie 

 

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