Arts et Lettres

Le réseau des Arts et des Lettres en Belgique et dans la diaspora francophone

DEFINITION DE LA SYNESTHESIE (Wikipedia) :
"La synesthésie (du grec syn, union, et aesthesis, sensation) est un phénomène neurologique par lequel deux ou plusieurs sens sont associés. Par exemple, dans un type de synesthésie connu sous le nom de synesthésie "graphèmes-couleurs", les lettres de l'alphabet ou nombres peuvent être perçus colorés. Dans un autre type de synesthésie, appelée "synesthésie numérique" (number form synesthesia), les nombres sont automatiquement et systématiquement associés avec des positions dans l'espace. Dans un autre type de synesthésie, appelé synesthésie de personnification ordinale/linguistique, les nombres, jours de la semaine, mois de l'année évoquent des personnalités. Dans d'autres types de synesthésie, la musique et d'autres sons peuvent être perçus colorés, ou ayant une forme particulière. La synesthésie impliquant des formes et couleurs est plutôt répandue, alors que la synesthésie impliquant des goûts et odeurs est plutôt rare."

Plusieurs personnalités on utilisé cette capacité dans leur art : Wassily Kandinsky, Franz Liszt, Duke Ellington...


TEMOIGNAGE (pris sur internet, source : Irène Schönenberger) :
"La première chose qui me frappe, c’est la couleur de la voix de quelqu’un (V)
Mon monde est coloré. Les lettres et les nombres possèdent une dimension de plus par rapport à une perception auditive normale: ils ont des couleurs. Le A et le 4 sont rouges pétillants, le E est jaune citron et le R bleu noir. La surface du I est lisse et douce tandis que celle du Z est peluchée. En entendant ou en lisant une phrase, je vois les mots colorés déambuler devant moi comme sur un écran. L'année a une forme ovale et lisse et rejoint les semaines et les jours dans une forme spiralée compliquée; chaque mois possède une couleur. Je me souviens de la couleur du nom d'une personne avant de me rappeler comment elle s'appelle: Anna est rouge et vert foncée et son anniversaire est violet blanc, ce qui ne peut être que le premier mai.
Je ne peux pas inhiber ces sensations volontairement, elles étaient toujours là et toujours les mêmes, elles accompagnent tout simplement le langage en donnant une dimension supplémentaire au vécu quotidien.
Ce n'est que récemment que j'ai appris, avec étonnement, que les autres n'avaient pas ces mêmes perceptions et j'ai de la peine à m'imaginer un monde sans mes couleurs, tout comme un non-synesthète a de la peine à comprendre mon monde. On a tendance à assumer que la réalité est la même pour tout le monde- l'expérience de la synesthésie nous montre que cela n'est pas le cas."



DISCUSSION PERSONNELLE:
La plupart du temps, les gens qui développent ce type d'expérience sont pris pour des fous quand ils en parlent. Pourtant, pour eux, ce monde est bien réel. Ils mettent du temps à admettre qu'ils sont les seuls à percevoir ce monde de cette façon. Il paraît qu'énormément de gens sont synesthètes sans se l'avouer vraiment. Par exemple, tout le monde admet que visuellement, un triangle sera associé à des goûts piquants ou acides, ou à un son aigu. Par contre, un rond, sera associé à un goût sucré ou un son grave.
Notre monde est en effet tellement régi par des codes que nous avons classé nos sens dans des catégories différentes alors que nos sens sont interconnectés en permanence. Biologiquement, nos sens sont utiles pour capter l'état de notre monde extérieur. Parfois, cela joue des tours chez les synesthètes.
Certaines personnes ne peuvent en effet pas voir de films violents car elles ressentent les coups sur elles-mêmes. Certains scientifiques appellent cela l'effet "neurone-miroir". Moi je crois que c'est une sorte de synesthésie "vue-toucher".
D'un point de vue médical, les neurobiologistes commencent sérieusement à s'intéresser à la plasticité du cerveau. On croyait que le cerveau ne pouvait pas créer de nouvelles voies de transmission, de nouveaux neurones. On sait maintenant que c'est possible. Car c'est bien de cela qu'il s'agit aussi : un influx qui donne une effet là où on ne l'attend pas. Cette plasticité permettrait de soigner les gens de bien des maux qu'on croyait incurables.
Pour alimenter la conversation, l'expérience synesthésique peut être artificiellement reproduite sous prise de LSD (dérivé de l'acide lysergique). C'est pour cela que pas mal d'artistes l'ont essayé dans l'exercice de leur art.


LA QUESTION :
Alors, voilà...ayant récemment découvert ceci, je me pose cette question...
Parmi vous, qui êtes attentifs à l'art, avez-vous déjà expérimenté la synesthésie ou connaissez-vous personnellement des synesthètes? Cela vous a-t-il amené à l'art à cause de cette capacité particulière? Est-ce un handicap ou une bénédiction?

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Réponses à cette discussion

Bien sûr, on pense à "Voyelles" de Rimbaud.
On sait aussi que les représentations mentales servant par exemple à la mémoire sont propres à chacun.
Le témoignage est intéressant mais je m'étonne...de l'étonnement du témoin qui ne se doutait pas que sa perception du monde était différente de celle des autres.Nous sommes tous synestésistes à des degrés divers mais nous n'analysons pas tous ce fonctionnement de notre cerveau. Les cas extrêmes nous étonnent particulièrement, par exemple ces personnes dotées de mémoire phénoménale. Ils fonctionnent en mettant consciemment en rapport (synesthésie) une série de procédures telle que ne le fait pas ou ne peut le faire tout un chacun.
Concernant la discussion personnelle, je peux apporter le témoignage de mon fils Olivier Dumont (accessoirement sur "Arts et Lettres") qui a été accidenté à l'âge de 12 ans. Choc frontal contre une voiture, lui à vélo. Un mois de coma profond. Cortex cérébral déformé par la pression du liquide céphalo-rachidien. Déclaré inapte au travail, 10 ansaprès son accident, il se met au dessin et à la peinture et livre son monde. Vous pouvez trouver ses productions sur le site artmajeur.com/olidumont. Il est totalement autodidacte. Il a pratiqué sans le savoir l'art-thérapie et 26 ans après son accident, il vit en semi-autonomie. Il est certain que l'art lui a permis de rétablir des connexions entre neurones. Connexions particulières qui font qu'il présente un monde qui est en décalage par rapport au nôtre tout en lui ressemblant. Précision qui va sans doute vous étonner : il peint en écoutant les Beatles, rien que les Beatles. Ce n'est pas de son époque mais j'avais encore des cassettes et dès qu'il les a entendues, il en est tombé raide amoureux, Il les écoute toujours en créant et ce, depuis 1993. Pas la moindre infidélité. Les sons lui apportent des couleurs, la stucture de la chanson l'architecture, l'équilibre de sa production. C'est très étonnant mais c'est comme ça. Inutile de dire qu'il les connaît plus que par coeur (sans connaître l'anglais) mais qu'il les redécouvre à chaque fois avaec autant de ferveur ! Il y perçoit chaque fois des détails qui lui avaient échappé. Il compare aussi les différentres versions d'une même chanson (toujours interprétée par les Beatles). Je pense que leur immense créativité aide Olivier dans sa quête de lui-même. Synesthésie : audition-cerveau (neurones en recherche de "réparation")-main-pinceau-toile-oeuvre qui se construit-oeuvre terminée. Et puis ça repart. Olivier a une production pléthorique qui envahit littéralement la maison. Il n'a jamais fini de s'exprimer. Inutle de dire qu'en commençant, il ne sait absolument pas ce qu'il va créer...
Cas exceptionnel? Sans doute. Mais surtout, cas où nous, comme lecteurs de ses toiles, pouvons, devons pratiquer une forme de synesthésie pour entrer en communication avec lui. Cela demande de faire fi de tout ce qu'on nous a appris sur la peinture...Et ça ne finit jamais non plus !
J'ai déjà pu approcher l'oeuvre d'Olivier, et je l'ai trouvée attachante, émouvante, étonnante amusante, et, pour tout dire, même en dehors du contexte que vous venez de décrire, plus qu'intéressante, et j'oserais dire importante. Je souhaite qu'il soit offert aux membres du réseau, plus qu'il n'en a communiqué jusqu'à présent, que quelqu'un l'aide à nous communiquer plus de ses oeuvres. Remettez-lui mon amical bonjour et mon souhait qu'un de ses amis l'aide dans le tri et la transmission de toutes ces oeuvres: il serait dommage qu'autant de multiples respirations de couleurs et de trouvailles ne soient pas partagées.

Dominique Dumont a dit :
Bien sûr, on pense à "Voyelles" de Rimbaud.
On sait aussi que les représentations mentales servant par exemple à la mémoire sont propres à chacun.
Le témoignage est intéressant mais je m'étonne...de l'étonnement du témoin qui ne se doutait pas que sa perception du monde était différente de celle des autres.Nous sommes tous synestésistes à des degrés divers mais nous n'analysons pas tous ce fonctionnement de notre cerveau. Les cas extrêmes nous étonnent particulièrement, par exemple ces personnes dotées de mémoire phénoménale. Ils fonctionnent en mettant consciemment en rapport (synesthésie) une série de procédures telle que ne le fait pas ou ne peut le faire tout un chacun.
Concernant la discussion personnelle, je peux apporter le témoignage de mon fils Olivier Dumont (accessoirement sur "Arts et Lettres") qui a été accidenté à l'âge de 12 ans. Choc frontal contre une voiture, lui à vélo. Un mois de coma profond. Cortex cérébral déformé par la pression du liquide céphalo-rachidien. Déclaré inapte au travail, 10 ansaprès son accident, il se met au dessin et à la peinture et livre son monde. Vous pouvez trouver ses productions sur le site artmajeur.com/olidumont. Il est totalement autodidacte. Il a pratiqué sans le savoir l'art-thérapie et 26 ans après son accident, il vit en semi-autonomie. Il est certain que l'art lui a permis de rétablir des connexions entre neurones. Connexions particulières qui font qu'il présente un monde qui est en décalage par rapport au nôtre tout en lui ressemblant. Précision qui va sans doute vous étonner : il peint en écoutant les Beatles, rien que les Beatles. Ce n'est pas de son époque mais j'avais encore des cassettes et dès qu'il les a entendues, il en est tombé raide amoureux, Il les écoute toujours en créant et ce, depuis 1993. Pas la moindre infidélité. Les sons lui apportent des couleurs, la stucture de la chanson l'architecture, l'équilibre de sa production. C'est très étonnant mais c'est comme ça. Inutile de dire qu'il les connaît plus que par coeur (sans connaître l'anglais) mais qu'il les redécouvre à chaque fois avaec autant de ferveur ! Il y perçoit chaque fois des détails qui lui avaient échappé. Il compare aussi les différentres versions d'une même chanson (toujours interprétée par les Beatles). Je pense que leur immense créativité aide Olivier dans sa quête de lui-même. Synesthésie : audition-cerveau (neurones en recherche de "réparation")-main-pinceau-toile-oeuvre qui se construit-oeuvre terminée. Et puis ça repart. Olivier a une production pléthorique qui envahit littéralement la maison. Il n'a jamais fini de s'exprimer. Inutle de dire qu'en commençant, il ne sait absolument pas ce qu'il va créer...
Cas exceptionnel? Sans doute. Mais surtout, cas où nous, comme lecteurs de ses toiles, pouvons, devons pratiquer une forme de synesthésie pour entrer en communication avec lui. Cela demande de faire fi de tout ce qu'on nous a appris sur la peinture...Et ça ne finit jamais non plus !
Dominique,

J'ai bien évidemment été voir les travaux de ton fils Olivier, vu que tu abordes le contexte dans lequel il a été amené à peindre. Je trouve ses oeuvres très organisées au niveau des harmonies de couleur et de leur placement, avec juste ce qu'il faut de flou artistique et de lâcher-prise. Ses peintures sont en somme très agréables à regarder. Je suppose qu'il trouve énormément de plaisir à construire ce monde qui est le sien, pour nous le faire partager.

Concernant la synesthésie, l'expérience de ton fils me rappelle un cours de musique où le professeur nous avait demandé (12 à 13 ans à l'époque) de dessiner pendant qu'une musique classique nous était diffusée. La consigne était de laisser courir le stylo sur le papier. Ce cours était imposé par l'école et faisait partie d'un programme d'initiation artistique. L'exercice m'avait semblé d'une facilité déconcertante bien que je n'étais pas musicienne. Mais j'avais déjà le dessin dans la peau. Lors de ce cours, ce qui m'étonna le plus, c'est que pas mal d'élèves ne comprenaient même pas le but ou l'intérêt de la manoeuvre. Ils faisaient n'importe quoi, comme si leur cerveau trop cartésien avait été déconnecté de leur corps...Moi, je me sentais très libre finalement. Le professeur avait évidemment été enchanté de mes dessins, bien que je ne leur accordais que peu d'importance. Ce n'est que bien plus tard que, moi aussi, je me suis retrouvée véritablement conditionnée à dessiner sur un seul CD de musique. Impossible avec un autre. Là, j'avoue que je me sens un peu limitée d'avouer que tout se crée sur un ensemble de sonorités restreintes qui tournent en boucle pendant des heures. Pourtant, il n'y a que sur ce CD que je prends mon pied pour le type de création que je recherche. Quand quelque chose m'arrive en bien ou en mal et que cela a suscité une forte émotion en moi, cela me tourne en tête pendant quelques jours. Lorsque je sens que je suis prête à accepter mes affects, je sais que le dessin va venir. Je branche mon CD et je vois ce que je dois dessiner. Je n'ai qu'à organiser un peu l'image flottante qui apparaît dans mon cerveau. Je crois que la musique a pour effet de stabiliser cette vision immatérielle. Sans elle ou sur un autre CD, tout bouge trop vite et c'est le chaos. Ce que je vois est beau mais impossible à transmettre et à partager. Cela peut même devenir angoissant car je me sens dans l'impossibilité de venir à bout de ma tâche. Je n'ai alors plus qu'une envie : me couper de cette expérience corporelle qui me rend stérile. D'où mon besoin de revenir à la sécurité d'un seul et unique CD.

Nos cinq sens sont une mine d'or. J'en suis persuadée.

Un jour à l'école primaire (vers 10 ans), nous avions eu un texte à lire où il était question d'une fourchette. Nous connaissions évidemment tous l'usage de cet objet. Mais qu'aurait été cet objet en d'autres lieux et d'autres cultures. Une arme? Un outil de jardinage? Un objet de décoration? Cette vision nouvelle avait aiguisé la curiosité de mes sens. Tout m'apparut exploitable : vision, odorat, goût, toucher, ouïe. Et si le goût d'un fromage de Herve devenait agréable parmi nos fromages aseptisés. Si l'odeur de la bouse de vache flairait quelque chose de rare et de bon qui me rapprochait des campagnes de mes grands-parents. Si un film ultraviolent ou décadent m'amenait à réfléchir sur un comportement hygiéniste appris de mes parents. Si chaque lieu où je pénétrais devenait un territoire nouveau à exploiter où je devais choisir de poser mon lit.

Et si j'arrêtais un peu de croire que mes cinq sens sont séparés les uns des autres, que mon corps ne voit pas mon esprit, et que ma raison peut tourner le dos au corps qui la porte. Qu'est-ce qui me retient d'exploiter mon cerveau au maximum de ses capacités? Nous sommes tellement formatés.

J'estime ne pas être synesthète car mes sens ne se confondent pas de façon anarchique. La captation du monde se fait de façon normale. J'essaye uniquement d'agir sur le traitement des données perçues. Juste que je suis curieuse d'expérimenter la plasticité de mon cerveau afin de ne jamais m'ennuyer.

C'est vrai que pour ton fils qui s'est vu partiellement "déconnecté" par un accident, l'exploitation des cinq sens est un moyen formidable de se remettre en liaison avec le mouvement de la vie. Toute l'originalité des chemins qu'il emprunte pour se reconnecter se ressent de façon harmonieuse dans sa peinture. Preuve qu'il faut garder espoir dans toutes les brisures de la vie car il existe plusieurs réalités qui ne se laissent livrer que dans certaines circonstances.



Dominique Dumont a dit :
Bien sûr, on pense à "Voyelles" de Rimbaud.
On sait aussi que les représentations mentales servant par exemple à la mémoire sont propres à chacun.
Le témoignage est intéressant mais je m'étonne...de l'étonnement du témoin qui ne se doutait pas que sa perception du monde était différente de celle des autres.Nous sommes tous synestésistes à des degrés divers mais nous n'analysons pas tous ce fonctionnement de notre cerveau. Les cas extrêmes nous étonnent particulièrement, par exemple ces personnes dotées de mémoire phénoménale. Ils fonctionnent en mettant consciemment en rapport (synesthésie) une série de procédures telle que ne le fait pas ou ne peut le faire tout un chacun.
Concernant la discussion personnelle, je peux apporter le témoignage de mon fils Olivier Dumont (accessoirement sur "Arts et Lettres") qui a été accidenté à l'âge de 12 ans. Choc frontal contre une voiture, lui à vélo. Un mois de coma profond. Cortex cérébral déformé par la pression du liquide céphalo-rachidien. Déclaré inapte au travail, 10 ansaprès son accident, il se met au dessin et à la peinture et livre son monde. Vous pouvez trouver ses productions sur le site artmajeur.com/olidumont. Il est totalement autodidacte. Il a pratiqué sans le savoir l'art-thérapie et 26 ans après son accident, il vit en semi-autonomie. Il est certain que l'art lui a permis de rétablir des connexions entre neurones. Connexions particulières qui font qu'il présente un monde qui est en décalage par rapport au nôtre tout en lui ressemblant. Précision qui va sans doute vous étonner : il peint en écoutant les Beatles, rien que les Beatles. Ce n'est pas de son époque mais j'avais encore des cassettes et dès qu'il les a entendues, il en est tombé raide amoureux, Il les écoute toujours en créant et ce, depuis 1993. Pas la moindre infidélité. Les sons lui apportent des couleurs, la stucture de la chanson l'architecture, l'équilibre de sa production. C'est très étonnant mais c'est comme ça. Inutile de dire qu'il les connaît plus que par coeur (sans connaître l'anglais) mais qu'il les redécouvre à chaque fois avaec autant de ferveur ! Il y perçoit chaque fois des détails qui lui avaient échappé. Il compare aussi les différentres versions d'une même chanson (toujours interprétée par les Beatles). Je pense que leur immense créativité aide Olivier dans sa quête de lui-même. Synesthésie : audition-cerveau (neurones en recherche de "réparation")-main-pinceau-toile-oeuvre qui se construit-oeuvre terminée. Et puis ça repart. Olivier a une production pléthorique qui envahit littéralement la maison. Il n'a jamais fini de s'exprimer. Inutle de dire qu'en commençant, il ne sait absolument pas ce qu'il va créer...
Cas exceptionnel? Sans doute. Mais surtout, cas où nous, comme lecteurs de ses toiles, pouvons, devons pratiquer une forme de synesthésie pour entrer en communication avec lui. Cela demande de faire fi de tout ce qu'on nous a appris sur la peinture...Et ça ne finit jamais non plus !
Merci, Valérie, de me donner la chance de te lire. Tu écris tellement bien !
Et puis, tes recherches, anecdotes et réflexions s'articulent avec beaucoup de finesse et en même temps d'autorité...

C'est un sujet qui te travaille et sur lequel tu travailles, tous les sens en éveil.

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