Arts et Lettres

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Aujourd'hui, nous assistons a une véritabable révolution dans la photographie.

OUF !!! il était temps, car la photographie a toujours été le parent pauvre de l'art. Technique récente, intéressante soit, mais non comparable aux vieilles techniques ancestrales, comme la peinture par exemple. En effet vous mettez un peintre devant un sujet et un photographe. Qui va s'emmerder pendant plusieurs heures pour faire ressortir toutes les subtilités du sujet ? Je vous laisse deviner...

Mais la n'est pas mon propos, car en plus je prétend faire de la photographie depuis 40 ans...

La révolution dont je parle en début de ce propos concerne le matériel proposé actuellement, la technologie galopante aidante.

En effet, bon nombre" d'artistes" décident d'acheter un appareil photo, influencés sans doute par une pub alléchante vue sur un magazine de photo. Le patient se dirige vers un vendeur, qui lui explique qu'il faut acheter un AKELKON B2, car il a 53 567 programmes, qu'il a 23.000.000 de pixels, et qu'avec ce matériel il va gagner des concours...

Le quidam débourse 1500 E, et se retrouve avec son AKELKON B2 sur le ventre en quête d'un scoop. Après avoir parcouru les trois premières pages de la notice explicative, notre patient comprend qu'il faut finalement mettre l' AKELKON B2 en mode automatique, car cette technologie est capable de se substituer aux neurones du quidam...

Tout ceci pour vous dire que la photographie, ce n'est pas du matériel, c'est avant tout de la lumière et un état d'esprit...

Au fait l' AKELKON B2, en dehors d'être un monstre de technique, ne descent pas les poubelles, et ça m'emmerde car j'habite au 2ème étage...

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Réponses à cette discussion

La révolution dont tu nous parles n'est-elle pas avant tout -pour l'instant- une révolution économique et sociale quant au rapport à l'image. Depuis la montée en puissance technologique de la photographie numérique, quoi de neuf ?: la quasi disparition des "commerces photographiques" l'explosion de la production d'images numériques et de leur exploitation par de nouveaux moyens de communication: mobile, portable, internet, etc... (ce forum en exemple)
Quant à l'image photographique, si elle a pu gagner en qualité intrinsèque par les performances des procédures numériques, a-telle évolué, dans son contenu artistique? Sans doute, mais proportionnellement moins que sa position sociale, sans compter sur les limitations des technologies électroniques actuelles: étroitesse des échelles de gris, difficultés des capteurs à supporter les poses longues, inaccessibilité des grands formats.... Mais dans un monde défini par sa trépidation quasi-monstrueuse, la photographie en tant qu'art de l'instant, n'a pas de difficulté à être reconnue "art majeur" en espérant une éducation du regard à l'égal des éducations économiques?

Tout a fait d'accord, au dela de mon petit pessimisme rigolard, il est vrai que beaucoup de personnes ont accès a cette nouvelle définition de la photographie aujourd'hui. A-t-elle gagnée dans son contenu artistique comme tu dis ? Rien n'est moins sur, ou alors c'est la quantité des images proposées qui masque la forêt. Force est de constater sur tous les sites photos, des millions d'images sans intêret, car l'aventure est plus facile qu'a l'époque ou il fallait passer des heures de labo avant de voir son image...ratée... Autre temps, autres moeurs. Amitiés. Gilles

Jean-François MOTTE a dit :
La révolution dont tu nous parles n'est-elle pas avant tout -pour l'instant- une révolution économique et sociale quant au rapport à l'image. Depuis la montée en puissance technologique de la photographie numérique, quoi de neuf ?: la quasi disparition des "commerces photographiques" l'explosion de la production d'images numériques et de leur exploitation par de nouveaux moyens de communication: mobile, portable, internet, etc... (ce forum en exemple)
Quant à l'image photographique, si elle a pu gagner en qualité intrinsèque par les performances des procédures numériques, a-telle évolué, dans son contenu artistique? Sans doute, mais proportionnellement moins que sa position sociale, sans compter sur les limitations des technologies électroniques actuelles: étroitesse des échelles de gris, difficultés des capteurs à supporter les poses longues, inaccessibilité des grands formats.... Mais dans un monde défini par sa trépidation quasi-monstrueuse, la photographie en tant qu'art de l'instant, n'a pas de difficulté à être reconnue "art majeur" en espérant une éducation du regard à l'égal des éducations économiques?
Diantre, je suis démasquée! je viens tout juste de troquer mon vieux PRAKTIKA contre l'AKELKON B2, équipé d'une optique BENTANPI à ouverture constante à 2,8 qui ne pèse que 15,3 kg. Moi qui pensais enfin égaler un Depardon, un Ronis ou un Thévenin, je suis déçue!!! J'ai un ami photographe qui m'a confié un jour avoir fait des photos pas mal du tout avec un instamatic KODAK, alors qui croire, le vendeur ou mes amis? Mais où est le bouton "automatique" dans cette forêt de bitoniaux? Bon, je vais pousuivre le décrytage du mode d'emploi, quoi bonne chance?

Amitiés
Chère amie, il faut croire vos amis, un instamatic ou un jetable permet de saisir des émotions immédiatement, c'est le principal, ensuite, faire de la PHOTO, c'est une autre histoire... Par contre l'AKELKON ne descent toujours pas les poubelles, j'hésite a investir...

Agnès DUBOIS a dit :
Diantre, je suis démasquée! je viens tout juste de troquer mon vieux PRAKTIKA contre l'AKELKON B2, équipé d'une optique BENTANPI à ouverture constante à 2,8 qui ne pèse que 15,3 kg. Moi qui pensais enfin égaler un Depardon, un Ronis ou un Thévenin, je suis déçue!!! J'ai un ami photographe qui m'a confié un jour avoir fait des photos pas mal du tout avec un instamatic KODAK, alors qui croire, le vendeur ou mes amis? Mais où est le bouton "automatique" dans cette forêt de bitoniaux? Bon, je vais pousuivre le décrytage du mode d'emploi, quoi bonne chance?

Amitiés

Il est vrai que la technicité galopante est intéressante, encore faut-il l'utiliser en fin créative et non par facilité... Salut Philippe, amitiés.

Philippe Wertz a dit :
Tout comme l'habit n'a jamais fait le moine, les meilleurs outils ou le plus performant matériel n'a jamais fait non plus respectivement d'un ouvrier poussif, un hyper qualifié; d'un mordu de l'image, un Photographe.
Comme toujours, Tout est affaire de talent !
Si ce talent existe, il implique dans tout art, un désir d'Outils plus performants qui permettent de suivre l'évolution personnelle. Evolution personnelle que normalement, on trouve TOUJOURS insuffisante.
L'autocritique est la première qualité d'un artiste.
"Fait-toi un "gros cou" et la semaine prochaine, tu n'est plus là !" (proverbe bien connu chez les Artistes).

En somme, si Degas revenais parmis nous, peut-on imaginer qu'il resterait insensible à la qualité des pinceaux existants sur le marché professionel ?

Nonobstant, il est vrai que certains croient que l'habit fait le moine.

Bien à toi Gilles,

Philippe.
Effectivement je me suis embrouillé les pinceaux sur cette affaire, j'a ilu trop vite ton com. Promis je ne recommence plus !
Amts. Gilles

Philippe Wertz a dit :
Mon cher Gilles,

Je crois que tu n'as pas perçu tout le fondement de ma pensée ou je n'ai pas été assez explicite.
Il n'est nullement question de remettre en question l'évolution ou la conservation de l'acquis.

Je dit simplement que quelque soit l'évolution des techniques, il n'y aurat jamais que "les esprits bien préparés" qui seront capables de prendre cette base de départ pour arriver à la créativité.

Mais bien sûr, il faut, au départ, un esprit bien préparé. (dixit: Talleyrand)

Amitiés,

Philippe
L'habit ne fait pas le moine il est vrai, mais tout grand violoniste cherche son stradivarius, tout photographe accompli cherche aussi l'instrument parfait, celui qui traduira au plus prêt ce que son oeil voit. Biensûr il y a surenchère, c'est la loi des marchés, toujours plus beau, toujours plus loin, toujours plus fort. Après, laissons rêver ceux qui espèrent acheter leur talent dans un Nikon X ou un Canon Y. Nul n'est dupe au fond, pas même ceux qui fantasment en tapant le code de leur carte bancaire. Donnez-moi un stradivarius, cela ne fera pas de moi un Yehudi Menuhin. Donnez à Menuhin un balai avec une corde tendue, il vous fera rêver, mais au fond, il préférera son bel instrument, celui qui lui fait tutoyer les anges.
Quant à vous, capteurs de lumière, voleurs d'instants, d'instantannés, votre secret est ailleurs, lové au fond de votre rétine, mais aussi de votre esprit, de votre coeur surtout. Ca n'a pas de prix...
Merci chère Agnès, car je n'ai pas les moyens de m'acheter du matos. Bien entendu avec d'autres moyens il peut se faire mieux, mais je suis plus préoccupé par une idée a mettre en place rapidement, c'est mon défaut, la technique future se fera ou ne se fera pas, et en plus cela ne m'empêche pas de dormir. Je suis particulièrement conscient du bien fondé de la technologie photographique actuelle, mais sans idées le matériel reste de toute façon du matériel. Ma serie sur Pencil Circus a été adoptée par un éditeur pour faire un livret pour enfants. Pour l'instant il me demande de réaliser une maquette. Je lui ai dit que je travaille avec un petit compact de base. Il m'a répondu "Je préfère avoir une image de base a éditer, qu'une image technologiquement parfaite a mettre dans mes wc... CQFD Amitiés. Gilles

Agnès DUBOIS a dit :
L'habit ne fait pas le moine il est vrai, mais tout grand violoniste cherche son stradivarius, tout photographe accompli cherche aussi l'instrument parfait, celui qui traduira au plus prêt ce que son oeil voit. Biensûr il y a surenchère, c'est la loi des marchés, toujours plus beau, toujours plus loin, toujours plus fort. Après, laissons rêver ceux qui espèrent acheter leur talent dans un Nikon X ou un Canon Y. Nul n'est dupe au fond, pas même ceux qui fantasment en tapant le code de leur carte bancaire. Donnez-moi un stradivarius, cela ne fera pas de moi un Yehudi Menuhin. Donnez à Menuhin un balai avec une corde tendue, il vous fera rêver, mais au fond, il préférera son bel instrument, celui qui lui fait tutoyer les anges.
Quant à vous, capteurs de lumière, voleurs d'instants, d'instantannés, votre secret est ailleurs, lové au fond de votre rétine, mais aussi de votre esprit, de votre coeur surtout. Ca n'a pas de prix...
Il faut du matériel pour se rapprocher de l'immatériel !
Mais le matériel le plus coûteux ne remplacera jamais l'oeil humain, lequel est guidé par le coeur, l'esprit, l'âme...
A partir du moment où la conversation artistique se réduit à de la technologie, je vais voir ailleurs...
un peu rapide
van eck et la peinture à l'huile aurait-ils existé sans la découverte de l'utilisation des résines et de leurs solvants, la perspective sans la chambre claire, vermeer sans les lentilles...

Je te proposerai le proposition inverse: c'est par une révolution impérative et répétitive du regard qu'a pu évoluer la technique, son évolution resterait un indice des attentes renouvelées de l'humain dont la spécificité reste artistique

Dominique Dumont a dit :
Il faut du matériel pour se rapprocher de l'immatériel !
Mais le matériel le plus coûteux ne remplacera jamais l'oeil humain, lequel est guidé par le coeur, l'esprit, l'âme...
A partir du moment où la conversation artistique se réduit à de la technologie, je vais voir ailleurs...

Je pense que nous sommes sur la même longueur d'onde, si j'ose me photographier ainsi... Amts
Dominique Dumont a dit :
Il faut du matériel pour se rapprocher de l'immatériel !
Mais le matériel le plus coûteux ne remplacera jamais l'oeil humain, lequel est guidé par le coeur, l'esprit, l'âme...
A partir du moment où la conversation artistique se réduit à de la technologie, je vais voir ailleurs...
Tout a fait d'accord, je n'ai jamais critiqué le bien fondé de la technologie, mais encore faut-il savoir en tirer la quintessence, le substra, sans donner dans l'abondance facile du déclencheur, parceque la bête mécanique va se substituer aux neurones du créateur béa devant un sujet. Vermeer et ses potes connus, ont utilisés effectivement toutes les nouveautés de l'époque, vernis, solvants, etc... Mais combien sont-ils a être restés dans la postérité, alors qu'a l'époque j'imagine, ils n'étaient pas tous seuls devant une toile vierge, comme nous à l'heure actuelle... ?

Jean-François MOTTE a dit :
un peu rapide
van eck et la peinture à l'huile aurait-ils existé sans la découverte de l'utilisation des résines et de leurs solvants, la perspective sans la chambre claire, vermeer sans les lentilles...

Je te proposerai le proposition inverse: c'est par une révolution impérative et répétitive du regard qu'a pu évoluer la technique, son évolution resterait un indice des attentes renouvelées de l'humain dont la spécificité reste artistique

Dominique Dumont a dit :
Il faut du matériel pour se rapprocher de l'immatériel !
Mais le matériel le plus coûteux ne remplacera jamais l'oeil humain, lequel est guidé par le coeur, l'esprit, l'âme...
A partir du moment où la conversation artistique se réduit à de la technologie, je vais voir ailleurs...

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