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Publications de Anita Baños Dudouit (5)

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poème sur les oiseaux

La vie des oiseaux

Un oiseau oiseux

Dans un saule pouilleux

Trille au plus haut des cieux.

Un corbeau, vieux beau

Ergote sur un rameau

Avec la lie des vermisseaux

Un héron fripon

En planque en coin de pignon

Surveille d’un œil rond

Son festin de gardons.

Un rouge-gorge, tel un débutant

Rougit devant un paon pédant

Qui parade du séant

D’un air indifférent.

Une pie en smoking,

Réactionnaire ou machiste,

Entonne le « god save the King ».

Apparemment sans raison,

Un geai, aussi gai qu’un pinson

En plein milieu de l’hiver

Se prend pour un pivert.

Un hibou fait coucou

A une grue, en pied

Qui se démanche le cou

Incitant un canari

Qui rit jaune

A lancer des paris.

Jeunes fous ! crie le bassan.

Un merle asthmatique,

Un vrai cas clinique,

Fait la nique

A toute la clique.

Mot de la fin.

A l’affût, un matou chenu

Prépare ses hameçons

Indécis sur le choix du menu :

Viande ou poisson ?

 

Anita Baños- Dudouit - février 2015

 

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Poésie - Je ne crois plus aux mots des poètes

 

Je ne crois plus aux mots des poètes

Ephémères, inconsistants, au pouvoir trompeur,

Emergeant des transes surréalistes des rimailleurs

Qui n’ont de cesse d’haranguer les vers,

Solitaires en leur déraison

Juste bon à être déclamés comme oraison.

Je ne crois plus aux écrits vains

Qui magnifient le quotidien.

Et pourtant ! Bâillonnés

Ils n’en deviennent que plus exaltés

Bruissent dans la tourmente

Bravent l’interdit.

Et pourtant ! Epris de liberté

Ils écartent les barreaux des prisons

Colorent le désespoir

Transforment les maux en mots

Recréant un bonheur dérisoire.

Anita Baños-Dudouit

 

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Poésie inspirée par Claude Monet

Impressions soleil couchant

Suspendues à l’infini des cieux

Les nuées ouatées s’effilent

 En rubans incandescents

Au déclin de l’astre carminé.

Pointillés en V accentué

Les messagers dans leur livrée de noirceur

Annoncent-ils le malheur ?

Les reflets mouvants

Tissent une robe diaprée,

Serpentins ondoyants

Qui s’effilochent sous le regard acéré

De l’artiste impressionné.

Echappées de la palette providentielle,

Les tonalités irisées sèment des arcs-en-ciel

Sur la toile vierge sacrificielle.

Mélopée extirpée aux affres créatrices

De la voluptueuse, extatique matrice

Où incube l’embryon du génie.

Anita Baños-Dudouit

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