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Philippe BIANCONI - Schumann - Gesänge der Frühe

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"les Chants de l'Aube" (Gesänge der Frühe") venant sceller bien des nuits de tourment, sorte de testament orphique du musicien-poète Robert Schumann, qui choisissant sciemment de mettre fin à tant d'épuisants épisodes facteurs d'interminables ténèbres, élu le Rhin comme tombeau...Écoutons Michel Schneider nous évoquer, cette œuvre magistrale :"Et tandis que se referment les derniers accords de ces chants (dépouillés du pathétique) dont une mention fait signe à Hölderlin ("À Diotima"),comme une main se resserre, qui voudrait éteindre la lumière, ce n'est pas le jour qui point, mais l'esprit qui sombre, avec la nostalgie de son envol d'autrefois.Ce n'est plus le soir, ni la nuit. C'EST LA NUIT DE LA NUIT, QUAND LA NUIT FAIT DÉFAUT.L'AURORE, LE BLANCHIMENT D'UNE DOULEUR DÉJÀ PRESQUE EFFACÉE."

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Commentaires

  • Mais, ami! nous venons trop tard. Il est vrai, les dieux vivent,
    Mais au-dessus de nos têtes, là-haut, dans un autre monde.
    Là ils oeuvrent sans cesse, et semblent bien peu attentifs
    À notre vie, tant Eux dans le Ciel nous ménagent.
    Car un vase fragile ne peut toujours les contenir,
    Seulement par instants l'homme supporte la plénitude divine.
    Rêver d'eux, telle est ensuite notre vie. Mais l'erreur,
    Comme le sommeil, nous secourt, et ce sont détresse et nuit qui
    rendent forts,
    Jusqu'à ce que des héros, dans les berceaux d'airain, aient grandi,
    Et que leur coeur soit, comme alors, semblable en force aux
    Immortels.
    Ils viendront, dans l'orage tonnant. Jusque là, il me semble,
    Mieux vaut dormir que d'être ainsi sans compagnon,
    Et d'attendre ainsi, et ce qu'il nous faut dans l'attente faire et dire,
    Je ne sais, ni pourquoi des poètes dans les temps d'indigence.
    Mais ils sont, dis-tu, comme les prêtres saints du dieu de la vigne
    Qui passaient dans la nuit sacrée de pays en pays.

    Hölderlin

    Pièce issue du recueil "pain et vin" (Brot und Wein)

    Traduction de Jean-Pierre Faye

    Édition bilingue de l'Armourier

  • Je suis heureuse, Maria Teresa, que vous ayez été touchée par cette musique...

  • Bien que j'aime également Philippe Bianconi dans certaines œuvres du répertoire, je dois dire, que je n'ai guère eu le choix de l'interprète et aurait opté, si j'en avais eu la possibilité, pour la  splendide version de Laurent Cabasso publiée chez anciennement Valois-Auvidis...Une pièce d'orfévrerie !

  • Je vous remercie pour ce moment sublime!
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