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Publications de Marc Loy (213)

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Ton paradis

 

 

Ton paradis

 

Devant le grand portail, orné de tant de fleurs,

La petite fille en rouge ressent un grand bonheur,

Elle tient la large main, d’une belle douceur,

Ce petit paradis, ne serait-ce qu’un leurre?

 

Il y a dans les rêves tout un monde à l’envers

Avec des animaux peuplant tout l’univers,

Plus aucun n’est sauvage, empli de compassion,

Avec en eux l’amour et beaucoup d’intuition

 

Devant le grand portail, tu te demandes encore

Est-ce la vérité?, après ce beau décor,

Éveillée et rêveuse, le vertige est si fort,

Une école merveilleuse, tu n’en crois pas ton sort

 

Une porte pour toi signifie l’abandon,

Avec toutes ses ombres planant aux horizons

Et tu en trembles encore, tout ton corps se replie,

Chaque geste de toi résonne en tragédie

 

Devant le grand portail, tu fais les premiers pas

Et le miracle a lieu, tu t’envoles là-bas,

Ton cœur est enfin libre et les enfants sourient,

Tu peux marcher enfin et entrer dans ta vie

 

12642972885?profile=RESIZE_710xle 11-6-2024

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Petits mensonges

Petits mensonges

 

Nous avons tous des alibis,

Nous nous cachons derrière du bruit,

Ombres légères et faux-semblants

Rideaux tirés sur l’éloquent

 

Ce cheveu blond, ou cette odeur,

Vulgaire parfum d’une sacrée fleur

Et cet artiste qui la rend folle,

Un vrai rebelle, un peu hors-sol

 

Nous avons tous dans nos tiroirs

Les aventures du dérisoire

Que nous rangeons au coffre-fort,

De galipettes en petite mort

 

Chez le coiffeur, un coup de foudre

Avec cet homme, douceur et poudre,

Toi le macho as succombé,

Que vas tu faire pour le cacher

 

Chacun dans son trousseau

A la clé pour ouvrir

La porte du château

D’encombrants souvenirs

 

Nous avons tous des hirondelles

Sous notre toit, pliant leurs ailes,

Chaque brindille aventurière,

Peut-être indice d’un adultère

 

Petits mensonges, délicatesse

Pour les amants et les maîtresses

Doit-on tout dire ou tout cacher,

Les alibis ne sont parfaits

 

Chacun dans son trousseau

A la clé pour ouvrir

La porte du château

D’encombrants souvenirs

 

le 28-5-2024

 

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Ginette

Ginette

 

La Ginette du pêcheur s’occupe à la cuisine,

A bout de la jetée, le bouchon le taquine,

Maladroit comme il est, surtout un grand rêveur,

Il vient là se cacher pour éviter ses peurs

 

La Ginette du pêcheur a rangé, fait le lit,

Écoute de la musique, attendant son chéri

Un grand artistounet, il sait lui faire plaisir,

La comblant de desserts et grands éclats de rire

 

La Ginette du pêcheur en était un avant

Et, depuis tout petit, ne savait pas vraiment

Que faire de son service, c’était trop encombrant,

Il s’habillait en fille, jouait à la maman

 

La Ginette du pêcheur met la table du soir,

Car son aventurier lui a donné l’espoir,

Celui la rendant libre d’aimer et d’être aimée,

Il a ouvert la porte de cette liberté

 

La Ginette du pêcheur a retrouvé sa vie

Sur la jetée du port, devenu paradis,

Son amour chirurgien ne pêche que par envie

Et le voilà enfin, si beau quand il sourit

 

le 4-6-2024

 

A Bernard histoire en partie vraie

 

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Georges le sétois

Georges le sètois

 

En Pointe Courte*, au port de Sète,

La pipe au vent, mirages en tête,

Tout ces trésors d’amis pêcheurs,

Brassens aimait leurs âmes sœurs

 

Dans le parfum des crustacés,

Du petit jaune et des déchets,

Paniers filets, moules et tourteaux,

Tant d’espérances dans les bulots

 

En Pointe Courte et sur trois notes

Venaient les mots, parmi ses potes

Quelques accords, accent chantant

Les amoureux, sur ce vieux banc

 

Au cabaret, dans la fumée

Se déchaînaient les attablés,

Dans le Montmartre de l’après guerre,

Coquin de sort, gorille d’enfer

 

Dans ce vieux port d’Hérault

Tu passes en pédalo,

Avec nous tous au fond du cœur

Et ce reflet d’un grand bonheur

 

En Pointe Courte, les goélands,

Entre trombone et olifant,

Viennent taquiner tous les quidams,

Les estivants avec leurs dames

 

Et au bistrot, tu tires ta pipe

Tranquillement, cré non d’une pipe,

Tes ronds s’en vont, en bord de mer

Retrouver l’âme de l’univers

 

Dans ce vieux port d’Hérault

Tu passes en pédalo,

Avec nous tous au fond du cœur

Et ce reflet d’un grand bonheur

 

le 12-5-2024

 

*La Ponte Courte est le coin «folklorique» et grouillant des pêcheurs au port de Sète où Brassens aimait vivre parmi ses amis...

 

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A Vincent

A Vincent

 

Les tournesols de cher Vincent

Suivent tout seuls l‘enterrement

Du grand génie, le suicidé

Sur le cercueil est imprimé

 

«L’ami Vincent» dans le ruban

Et ses soleils, tous au pas lent,

Un seul cheval tire la charrette,

Aucun humain montre sa tête

 

Les tournesols, ses seuls amis,

Ouvrent la porte du paradis,

Il leur parlait de son vivant,

Ce fou mystique était si grand

 

Chaque pétale regarde au sol,

Les larmes coulent en parabole,

Gouttes d’amour, rosée divine,

Au fond l’église s’illumine

 

Au tempo du convoi,

Sonne à l’église le glas,

Allant au cimetière

Mais que ressent son frère?

 

Les tournesols ont-ils une âme,

La clé du ciel, le grand sésame,

Seul l’artiste a pénétré

Par sa lumière, l’éternité

 

Éparpillant cette clarté,

Sur toutes ses œuvres en sont marquées,

Étoile brillante, sur un néant,

Que sommes nous, sans ce géant

 

Au tempo du convoi,

Sonne à l’église le glas,

Allant au cimetière

Mais que ressent son frère?

 

le 17-5-2024

 

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La ronde de nuits

La ronde de nuits

 

Les chats des ports ne sont marins,

Mais se faufilent, ils sont malins,

Les souris grises, les poissons bleus

Sont leur passion, au bout des yeux

 

Quand vient la nuit, que Soleil dort,

Plus un quidam, à quai, à bord,

Petits et gros avancent au noir,

A pas légers, suivant l‘espoir

 

Les chats des ports ouvrent le bal

Des entrelacs, du carnaval,

Sur les pavés de la jetée

Leurs deux étoiles sont allumées

 

Tempo néon, café du coin,

Tapin rubis et vie de rien,

Petite fleur, très jeune encore

A la marée, l’amour tribord

 

Paradis des félins,

La ronde des festins,

Chacun y trouve son coin

Pour des câlins divins

 

Les chats des ports savent godiller

Entre poubelles et caniveau,

Couvercle jeté, tam-tam au soln

Entre déchets sont leurs cadeaux

 

Après manger chacun s’endort,

Les rêves en ronds, tous leurs trésors,

Poissons volants, dans les nuages,

Un arc-en-ciel, dans les cordages

 

Paradis des félins,

La ronde des festins,

Chacun y trouve son coin

Pour des câlins divins

 

le 3-5-2024

 

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Une belle dame

Une belle dame

 

Madame Chapeau est élégante,

Avec des airs d’indépendante,

Robe velours, d’un noir corbeau

La bourgeoisie est son drapeau

 

Madame Chapeau a en dessous

Un petit rien, penchant voyou,

Malgré son âge, elle aime bien

Les hommes très jeunes, ayant la main

 

Madame Chapeau, regard trop pur,

A sous les draps quelques carrures,

Bien-propres sur eux, veillant sur elle,

Les pistolets dans l’escarcelle

 

Madame Chapeau a des dentelles

Et des guêpières intellectuelles,

En rouge et noir, elle est rebelle

Avec ses yeux de sentinelle

 

Chacun peut nous cacher

Ce qu’il a, ce qu’il est

Derrière cette façade,

Mais si faille se lézarde...

 

Madame Chapeau a sous la main

Une plume en or, alexandrins

Dans ses tiroirs, des métaphores

D’un univers brodé en or

 

Madame Chapeau l’a enlevé,

Ses cheveux sont désordonnés,

De gris, de blancs d’un vieux macho,

Méfiez-vous donc de ces chapeaux

 

Chacun peut nous cacher

Ce qu’il a, ce qu’il est

Derrière cette façade,

Mais si faille se lézarde...

 

12544543081?profile=RESIZE_400xle 15-5-2024

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Léo

Léo

 

Dans les caves de la Butte

Dansent poètes et putes

Et sur la place Du Tertre

Les couleurs et les lettres

 

Tous les mots de Léo

Éclairent les tableaux

Et les yeux amoureux

Sous son coin de ciel bleu

 

Dans les rues de la Butte

Ont refleuri les luttes

Et vive l’anarchie,

Rouge et noir de la vie

 

On explosait sa hargne,

Comme échappée du bagne,

Poètes révoltés,

Souviens-toi des pavés

 

Sous ton allure de vieil anar,

Tu as chanté l’amour et l’art,

Tu as rejoint le Panthéon

De nos amis et c’est si bon

 

Sur les marches de la Butte

S’encanaillent les brutes,

Avec de beaux tapins,

C’est la fête des câlins

 

Deux notes d’accordéon

Et un brin de violon,

C’est l’accord de Léo

Et Pépée tout là-haut

 

Sous ton allure de vieil anar

Tu as chanté l’amour et l’art,

Tu as rejoins le Panthéon

De nos amis et c’est si bon

 

le 7-5-2024

12543090485?profile=RESIZE_192X

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Leo

Un nouveau jour

 

Sur la tablette des inventions

les fleurs entourent tes réflexions

les cœurs s'envolent dans les nuages

la mort surprend à tous les âges

 

tu peux gagner un coin de ciel

par une vie exceptionnelle

c'est un endroit si merveilleux

réserve donc là-bas pour deux

 

au moins ici vous serez bien

sans les gourous sans les malins

pas de sauveurs pour vous charmer

un beau jardin d' éternité

 

peut-être bien d'autres existences

pour te montrer certaines souffrances

car l'harmonie faut la gagner

avec des gestes avec des faits

 

si tu inventes un nouveau jour

avec des fleurs tout autour

sur le cliché pour être serein

et vos deux corps partiront loin

 

en attendant soyez heureux

sur la planète repeinte en bleu

dans le soleil du matin

12543090485?profile=RESIZE_192Xétant ensemble main dans la main

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Travail de nuit

Travail de nuit

 

Travail de nuit, autre univers,

Des femmes des hommes vivent à l’envers,

Toi le rêveur, dans ton sommeil,

Tu nages en mer en plein sommeil

 

Les ouvriers, les infirmières

Ont des calculs élémentaires,

Tous les crédits et les factures

Et faire le plein de la voiture

 

Travail de nuit, videur de boîte,

Les autres dansent et puis s’ébattent,

Des chauve-souris, addicts à tout,

Aux galipettes, sniffer des coups

 

Certains finissent à l’hôpital

Pour retrouver le sens du bal,

Les toxicos, les alcoolos,

Un beau bouquet pour les tombeaux

 

Blanc et noir, jour et nuit,

Reflet de tous, chacun sa vie,

Pas de vaccin pour l’utopie

 

Travail de nuit, mourir plus tôt,

Cancer du sein ou d’autres maux

Et s’endormir à chaque instant,

A la cuisine, en repassant

 

Pour des salaires si dérisoires

Qu’à l’horizon aucun espoir,

Ils sont pourtant si essentiels

Et ce concret est bien réel

 

Blanc et noir, jour et nuit,

Reflet de tous, chacun sa vie,

Pas de vaccin pour l’utopie

 

12493916900?profile=RESIZE_710xle 13-3-2024

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Le fou chantant

Le fou chantant

 

Dans la ronde de Trenet

S’enlace la gaieté,

La mer en cerf-volant

Et ses poissons chantant

 

Au creux de son jardin,

Souriants et malins

S’amusent des animaux

Échappés du zoo

 

Dans la ronde des notes

Il nous ouvre les portes

Vers la route de Sète

De la nationale sept

 

Par ses pins parasols,

Cyprès et oliviers,

Goélands de l’école,

Nous sommes en Trenet

 

Tous les oiseaux, du cœur de Charles

Dans les clochers, souvent nous parlent

En ocre et bleu, de mélodies

Dans un bouquet de fantaisies

 

Dans la ronde des mots,

Il nous guérit des maux,

De nos vies trépidantes

Pas souvent éclatantes

 

Chapeau derrière la tête

Et les yeux allumés,

En étoiles de fête

Sa mémoire renaît

 

Il est là près de nous

Dans la ronde du ciel,

Non il n’était pas fou,

Mais poète éternel

 

Tous les oiseaux, du cœur de Charles

Dans les clochers, souvent nous parlent

En ocre et bleu, de mélodies

Dans un bouquet, de fantaisies

 

le 5-5-2024

 

12490595868?profile=RESIZE_400x

 

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Une virtualité concrète

Une virtualité concrète

 

Sous les draps de nos songes, il y a des désirs

Projetés dans le ciel de nos chers souvenirs,

Fragrances en farandoles et autres ritournelles,

Sur les bancs de l’école, je t’ai trouvée si belle

 

Lisant et relisant, je croquais ta silhouette,

Ton regard et tes mains, un peu penchée ta tête,

Dans ce square très souvent et toujours aux mêmes heures,

Je venais retrouver le reflet du bonheur

 

Sous les draps de nos songes, tu aimes les enquêtes

Et moi si différent, je lisais dans ta tête,

La recherche haletante de ce si beau voyou

Caché derrière son ombre, emportant les bijoux

 

Et tu changeais de place, de peur que je dévoile

Ce secret de nous deux, naissant sur une toile,

Puis tu partais ailleurs et entrais de nouveau,

Itinéraire de rêve, paradis de Cocteau

 

Sous les draps de nos songes, ce tourniquet du temps

A réuni enfin le virtuel, le présent,

Tu es là à côté, je me lève très tôt

Et tu finis ton livre, je reprends mes pinceaux

 

le 23-4-2024

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

12437518654?profile=RESIZE_710xTableau reliant le réel, croqué sur le vif des bâtiments près de l’hôpital où tu t’es fait opérer et la virtualité de ce square, de nos rencontres probables et improbables

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L'artiste à part

L’artiste à part

 

Au cimetière, des illusions

De tombes en tombes, tes impressions

Te souviens-tu, dans les chemins

Cherchant ton moi , l’autre destin

 

Te demandant, où est la tienne

Puis à la dame, une gardienne

Étant vivant, là devant elle

Quelle sépulture??, demande-t’elle!!...

 

Au cimetière, eux, ils sont morts

Tu veux t’y voir, maudit de sort

On te connaît, Garouste l’artiste

Tu es à part, un clown en piste

 

Ton art bizarre est inclassable

Quoi en penser, c’est improbable

Te cherchais-tu dans tes tableaux?

Certains reflets, de maudits maux

 

Garder sa différence

C’est garder son enfance

Le désir de trouver

Où tu peux te cacher

 

Au cimetière, tu t’es perdu

A l’hôpital, un inconnu

Ta femme enfin, t’a retrouvé

Cher bipolaire, à ta santé

 

Et la gardienne n’en revient pas

De ce fantôme, de l’au-delà

Souriant et triste, dans tes mémoires

A l’horizon, du désespoir

 

Garder sa différence

C’est garder son enfance

Le désir de trouver

Où tu peux te cacher

 

le19-4-2024

 

12436064658?profile=RESIZE_400xC’est une histoire vraie du grand artiste peintre Gérard Garouste bipolaire

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Ton regard

Ton regard

 

Dans tes lunettes, ton regard bleu,

En place des verres, juste tes yeux,

Un peu Magritte, rêve de nuages

Tous tes fantômes sont des mirages

 

Tu gommes souvent les images lentes,

Grises, ternies et redondantes,

Les colorant d’un avenir,

Rayon du soir, quand il t’inspire

 

Dans tes lunettes un univers,

De ports en ports l’itinéraire,

La découverte de l’aventure

Du grand rideau cette ouverture

 

La partition, des impressions

Fortissimo, de la passion

Ballet des rats de l’Opéra

Petite mort en apparât

 

Les papillons nouveaux

Dessinent des rondeaux,

Leurs couleurs s’éparpillent

Comme autant de brindilles

 

Dans tes lunettes, un coup de pied

Sur la mémoire d’éternité,

Un grand silence dans les carreaux,

Reprise des chœurs dans les vitraux

 

Fin de la messe, elle te rejoint

Brassard au bras et cierge en main

Lunettes brisées, c’est le refrain

Perdu de vue, tu te sens bien

 

Les papillons nouveaux

Dessinent des rondeaux,

Leurs couleurs s’éparpillent

Comme autant de brindilles

 

12434508280?profile=RESIZE_710xle 5-3-2024

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Mes amis goélands

 

 

Mes amis goélands

 

Les goélands sont des voleurs,

Des fruits, des glaces pour leur bonheur,

Chassant au port, au restaurant

Et au retour des grands chalands

 

La petite fille, fraise vanille

Et le garçon, avec ses billes

Mamie-tricot et sa pelote

Vite chopée et rebelote

 

Les goélands sont très précis,

Surtout le mien, il m’a surpris

Ayant becqué du très précieux,

Me l’a donné, c’est merveilleux

 

C’est une étoile de l’univers

Venant d’ailleurs et à l’envers

De notre monde, d’une douceur

En mots de rêve et en couleurs

 

Mes grands oiseaux de mer

En bandes ou solitaires,

Valeureux en corsaires,

Le mien est exemplaire

 

Mon goéland est différent

Il transformât mon inconscient,

Alors je vole de port en port

Cherchant ma perle, mon grand trésor

 

Je vous en fait l’exposition,

En aquarelles et impressions,

Tous mes fantasmes, péchés ici

A l’horizon du paradis

 

Mes grands oiseaux de mer

En bandes ou solitaires,

Valeureux en corsaires,

Le mien est exemplaire

 

le 14-4-2024

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Parlons d'art

Parlons d’art

 

L’art est un mot, un mot brillant

Mais générique et intrigant

Comme l’amour, ou bien la mort,

Tant de mystères, sublimes essors

 

Quel est son but et son essence

Pourquoi Lascaux? quel est son sens?

L’homme a en lui, seul animal,

Ce grand désir, point cardinal

 

L’art est un mot, même un langage

Entre nations et de tous âges,

Il a en lui toute une gamme

De sensations, voltiges de l’âme

 

Refoulements et errements,

Un beau parcours de sentiments,

Reflet désir, espoir lointain

Aux croisements de nos chemins

 

Au cœur de tout musée

Il y a la lumière

Venant de l’Odyssée

De notre itinéraire

 

L’art est un mot, une hirondelle,

Elle naît en soi, en aquarelle,

Y prend sa place, faisant son nid,

La ressemblance du paradis

 

Nécessité d’une douceur,

Ce maternel pistil de fleur,

Déclinaison de la beauté,

Révélation d’éternité

 

Au cœur de tout musée

Il y a la lumière

Venant de l’Odyssée

De notre itinéraire

 

le 8-3-2024

 

 

 

 

 

 

12428294700?profile=RESIZE_710x

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La vie est belle

La vie est belle

 

J’ai des couleurs, dans les nuages

De la douceur, dans les rouages

Je suis naïf, malgré mon âge,

Ça ne leur plaît, mes badinages

 

J’ai du printemps dans mon courant,

Je peux voler dessus le temps,

Le répéter comme un enfant,

Je suis très vieux, mais ne suis grand

 

J’ai des couleurs en aquarelles,

Tournant en rond des hirondelles,

Je peins des rêves venant d’ailleurs

Et puis des rimes, pour mon bonheur

 

J’ai inventé une autre vie

Avec partout des harmonies,

Un univers sans la douleur,

Sans les cahiers, les professeurs

 

Mon cœur est en cavale,

Monté sur le cheval

Du manège éternel,

Nous volons à tire-d’aile

 

J’ai des couleurs autour de moi,

En grands bouquets, je les envoie

Au monde entier et aux planètes,

Je vous emmène pour faire la fête

 

On va danser, dans le grand bal

J’ai tout changé, du carnaval

En démasquant, tous les sérieux,

Les vaniteux, les prétentieux

 

Mon cœur est en cavale,

Monté sur le cheval

Du manège éternel,

Nous volons à tire-d’aile

 

12427378281?profile=RESIZE_710xle 12-4-2024

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L'indispensable

L’indispensable

 

L’ouvrier crée son œuvre, devenant une des dents

De l’immense engrenage, de la traction avant

De notre Société, les rouages de sa vie

Pignon indispensable, à toutes nos envies

 

Sans objet il n’est rien, pas de vente, pas d’achat,

Aucun capitalisme, c’est bien le postulat

Ton lit ou bien ta chaise, l’auto, la tour Eiffel

De rien vient création, miracle existentiel

 

L’ouvrier crée son œuvre, verrier ou forgeron

La forme dans le feu, cette grille, ce siphon

Magnifique résultat, en des heures de labeur

Et puis dans son regard, l’étincelle du bonheur

 

Cette entrée de métro, classée, orne Paris

Maçons de cathédrales, parvis du paradis

Tous ces quasimodos ont laissé tant d’ouvrages

Montant retrouver Dieu, si souvent avant l’âge

 

L’ouvrier crée son œuvre et je lui dis merci

Moi qui suis maladroit, ne faisant que débris

Il est notre pilier, servant de fondation

A notre chaîne humaine et sa structuration

 

12425262456?profile=RESIZE_710xle 2-4-2024

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Mahler

Mahler

 

Pleure le violoncelle, à l’horizon du bois

Lorsque le vent se lève, par l’âme du hautbois

S’accordent les violons, cavalcade de chevaux

D’une envolée lyrique, à la porte du tombeau

 

La flûte traversière annonce les oiseaux,

Décrivant dans le ciel de sublimes arceaux

A l’instant le silence, dans la ronde clairière

C’est le rêve de l’enfant, en vision éphémère

 

Gémit le violoncelle, au sein des cathédrales

Nous suivons son chemin , il découvre le Graal

Au fond de ses angoisses, Gustave reçoit la vie,

Son âme capte l’amour, message à son génie

 

Mahler revient à Vienne, jalousie de sa femme

Dans le couloir du train, il vient rendre son âme,

Russell * nous l’a montré, une vie de passion

Enfermé dans son être, venait son intuition

 

Meure le violoncelle, en pleine partition

Sur un bruit de cymbale, plainte du violon

Le train entré en gare, la foule crie son amour

Et le couple vacille, magnifique retour

 

le 29-3-2024

 

12421538484?profile=RESIZE_710x*Film de Ken Russell : Mahler

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Carnaval champagne

Carnaval champagne

 

Les bulles de nos désirs

En débouchant l’espoir

Explosent en de grands rires,

Rayonnant dans le noir

 

Éclairant le chemin

De notre beau jardin,

Devant notre demeure,

Confettis de bonheur

 

Les bulles de nos désirs

De châteaux en Espagne

Resteront souvenirs,

Laissés en rase-compagne

 

La vie ne dure qu’un temps,

Débouchons les printemps,

Artifice de nos fleurs

Explosant dans nos cœurs

 

Au carnaval de nos fanfares,

Mettons du gai dans nos regards

Jetons au loin tous nos tourments

Aux arabesques du fil du temps

 

Les bulles de nos désirs,

On en met sur le cou,

Étouffent des soupirs,

De quoi nous rendre fou

 

La grande farandole

Commencée à l’école

Avec nos masques de rien

Délirons nos destins

 

Au carnaval de nos fanfares

Mettons du gai dans nos regards

Jetons au loin tous nos tourments

Aux arabesques du fil du temps

 

12415693259?profile=RESIZE_710xle 30-3-2024

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