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Impression Soleil levant (1872) - Claude Monet

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Commentaire de Robert Paul le 2 mai 2010 à 13:40
Soutine
Commentaire de Pascale Eyben le 2 mai 2010 à 0:47
Merci pour ces joyaux que sont les tableaux de Chagall! j'aime énormément ce peintre depuis mon enfance, pour le monde qu'il évoque, si poétique, coloré, empli d'émotions, de rêves, de lyrisme. Une ode à la couleur et la fantaisie.
Une sorte de velouté dans la touche, les personnages à l'endroit, à l'envers, un regard émerveillé sur le monde et la vie, ludique...

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Commentaire de Robert Paul le 1 mai 2010 à 23:23
« Degas danse », portrait de l’artiste pur par Paul Valéry

« Degas danse dessin » est un essai de Paul Valéry, paru en 1936 chez Ambroise Vollard.
Cette édition était illustrée de vingt-six gravures de Maurice Potin d'après les compositions d'Edgar Degas. La quasi-totalité du texte avait paru dans différentes revues avant la publication.

Au récit des souvenirs personnels de Valéry (il avait rencontré Degas vers 1893 chez Henri Rouart), viennent se mêler, comme au fil de la plume, des réflexions sur la peinture et sur l'art, des anecdotes rapportées par divers témoins de la vie du peintre ainsi que les souvenirs écrits d'Ernest Rouart et de Berthe Morisot. Le tout composant en une prose limpide et pleine d'humour un portrait vivant de l'"artiste pur".

Valéry dit tout net qu'il ne pense pas "trop de bien des biographies"; quant à Degas, il a toujours marqué une féroce aversion à l'égard de la critique d'art: "Les Muses dansent, elles ne parlent pas." Comment, alors, évoquer par un livre le souvenir de Degas sans le trahir ou se trahir? Valéry opte pour la solution que choisit son Faust: unir les Mémoires et le traité en un seul volume. "Je trouve que c'est une manière de falsification que de séparer la pensée, même la plus abstraite, de la vie, même [...] la plus vécue [...]; donc j'ai résolu d'insérer purement et simplement, comme elles me vinrent, mes observations, mes spéculations, mes thèses, mes idées, dans le récit". Ainsi peut s'élaborer une esquisse de Degas qui emprunte sa forme à l'art du dessinateur: "Comme il arrive qu'un lecteur à demi distrait crayonne aux marges d'un ouvrage et produise, au gré de l'absence et de la pointe, de petits êtres ou de vagues ramures, en regard des masses lisibles, ainsi ferai-je [...] aux environs de ces quelques études d'Edgar Degas."

Le portrait de Degas, que constituent l'ensemble des divers témoignages dont l'ouvrage se nourrit, est celui d'un misanthrope dont les opinions absolues, les jugements définitifs, dissimulent cependant un immense "doute de soi-même et [le] désespoir de se satisfaire". La description du personnage ne nous épargne ni son côté négligé, ni ses étranges vêtements à la mode des vieillards de son temps, ni son manque de sens pratique, ni son chauvinisme et ses idées politiques étroites (il fut antidreyfusard). A la fois généreux et maniaque, il était justement célèbre pour ses bons mots parfois cruels: il disait par exemple de Meissonier, très en vogue alors et qui était de petite taille: "C'est le géant des nains!" Cependant, cette personnalité souvent imprévisible apparaît comme "uniquement soumis[e] à l'idée absolue qu'il avait de son art". Une oeuvre, pour lui, n'était jamais considérée comme définitivement achevée. On retiendra à ce propos le mémorable épisode du pastel acheté par Henri Rouart que Degas voulut à tout prix emporter pour le retoucher. Nul ne le revit jamais et le peintre finit par avouer que, insatisfait de cette oeuvre, il l'avait détruite. Pour dédommager son ami, il lui offrit les Danseuses à la barre. Quelque temps plus tard, la présence d'un arrosoir, qu'il jugeait, rétrospectivement, incongrue sur le tableau, commença à le tourmenter; mais cette fois on ne le laissa plus approcher. Ainsi, par petites touches, est brossé le portrait sans concessions d'un héros de la "comédie de l'esprit" qui a réussi à développer cette "mystique des sensations" que Valéry caractérise dans « Autour de Corot » et grâce à laquelle la "vie extérieure" se charge soudain de toute l'intensité et des profondeurs de la vie intérieure.

« Degas Danse Dessin » prolonge la réflexion sur les différents arts amorcée dans Eupalinos (l'architecture et la musique) et dans « l'âme et la Danse » (1921). On sait que cette réflexion constitue une des lignes de force de la pensée de Valéry. Si la danse, abordée ici par l'intermédiaire des sujets privilégiés du peintre, est à la fois "ornement de la durée" et "ornement de l'étendue", son mouvement constitutif "nous donne l'idée d'une autre existence toute capable des moments les plus rares de la nôtre". Ainsi pour Valéry, les "danseuses absolues" ne sont pas des femmes, mais ces grandes méduses qu'il a pu voir un jour sur un écran. Parallèlement, les clichés de Muybridge, premières photographies instantanées du cheval au galop et à partir desquels a travaillé le peintre, ont bien mis en évidence l'inexactitude de la représentation picturale. A partir du choix d'un thème pur - le cheval de course, les danseuses, la femme surprise au bain ou dans ses tâches ménagères - peut se révéler la "sensibilité pour la mimique" d'un peintre préoccupé de prendre ses sujets sur le vif et de les rendre "intelligibles". Le dessin trouve alors sa véritable dimension: celle d'une vision non tant préoccupée de la forme que de la "manière de voir la forme".

Mais à cette époque l'art moderne, asservi à une esthétique du choc et à une prédominance de la "sensibilité sensorielle", a bouleversé le système des valeurs en supprimant les difficultés conventionnelles (anatomie, perspective, etc.). L'esquisse vaut désormais l'oeuvre, et "la partie intellectuelle de l'art" se réduit comme une peau de chagrin. Face à cette intoxication par la nouveauté, l'académisme apparaît paradoxalement comme le lieu de la conservation des critères des jugements objectifs. C'est pourquoi Degas apparaît, malgré son attachement à la tradition, comme "de la famille des artistes abstraits qui distinguent la forme, de la couleur ou de la matière". De même, l'art de Valéry trouve comme naturellement son expression dans ce "caprice de l'esprit" qui poétise l'abstraction et où la digression épouse le cheminement même de la connaissance.
Commentaire de ARTEMISIA le 28 avril 2010 à 19:31
Traverser le temps à travers un monde de visages ! le mystère envoûtant du monde féminin. Magnifique !
Commentaire de Abdeslem Sbibi le 28 avril 2010 à 16:10
Merci pour ce très beau voyage dans ce monde de visages pleins d’expressions et d’émotions. C’est tout un ensemble de vies qui par leurs reflets qui se dégagent, nous envoûtent, et nous charment.
Le style de présentation est vraiment génial, et avec la musique classique en plus, c’est vraiment très touchant.
Pour le côté artistique, c’est le charme étouffant…
Commentaire de lesueur catherine le 28 avril 2010 à 0:47
que de richesses et de beautés !

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Commentaire de Robert Paul le 27 avril 2010 à 15:37
Corot

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Commentaire de Robert Paul le 27 avril 2010 à 14:48
Portraits de femmes

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Commentaire de Robert Paul le 27 avril 2010 à 14:44
Beerthe Morisot

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Commentaire de Robert Paul le 22 avril 2010 à 9:24
Chagall
 
 
 

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REFLETS D’UNE AME QUI SE CHERCHE : L’ŒUVRE DE MIHAI BARA

LE SIGNE ENTRE PLEINS ET VIDES : L’ŒUVRE DE CHRISTIAN GILL

ENTRE LES SPHERES DE L’INFINI : L’ŒUVRE D’OPHIRA GROSFELD

PAR-DELA BÉATRICE : LE DIALOGUE DE CLAUDIO GIULIANELLI

DE L’ESTHETIQUE DU SUJET : L’ART DE JIRI MASKA

 

 ENTRE REVE ET FEMINITE : L’ŒUVRE DE CHRISTIAN CANDELIER

DE L’ORDINAIRE COMME ESTHETIQUE : L’ŒUVRE DE YVONNE MORELL

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SURREALISME ET HUMANISME EXPRIMENT L’ŒUVRE D’ALVARO MEJIAS

UN THEATRE DE COULEURS ET DE FORMES : L’UNIVERS D’EDOUARD BUCHANIEC

CHRISTINE BRY : CAVALCADES AU CŒUR DE L’ACTE CREATEUR

QUAND LE MYTHE S’INCARNE DANS L’ART : L’ŒUVRE D’ODILE BLANCHET

D’UN SURREALISME L’AUTRE : LES FLORILEGES DE MARC BREES

DE LA TRANSPARENCE DE L’AME : L’ŒUVRE DE MARIE-CLAIRE HOUMEAU

VERS UN AUTRE SACRE : L’ŒUVRE DE RODRIGUE VANHOUTTE

traduit en espagnol via le        lien en bas de page

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LE SIGNE ENTRE LA CULTURE ET LE MOI : L’ŒUVRE DE LYSIANE MATISSE

DE LA MATIERE ENTRE LES GOUTTES DE L’ESPACE : L’ŒUVRE DE FRED DEPIENNE

FREDERIQUE LACROIX-DAMAS - DU PALEOLITHIQUE AU CONTEMPORAIN : RETOUR SUR L’ORIGINE DU MONDE

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LA FEMME CELEBREE DANS LA FORME : L’ŒUVRE DE CATHERINE FECOURT

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