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Litanies à la Vierge Noire de Francis Poulenc -(1936)

Litanies à la Vierge Noire de Notre-Dame de Rocamadour de Francis Poulenc (1899-1963) pour chœur de femmes ou d'enfants, avec accompagnement à l'orgue dans l'interprétation du Chœur de Chambre Accentus sous la direction de Laurence Equilbey.
Un exemple de sa foi du charbonnier comme se plaisait à se définir en tant que "moine" Poupoule...Une foi plus qu'inspirée et inspiratrice, qu'une pléthore de bons chrétiens peuvent lui envier !!!


Les Litanies à la Vierge noire ne sont pas le résultat d'une commande, mais naissent d'un épisode tragique et d'une expérience personnelle qui marqueront profondément les convictions intimes du compositeur.

En août 1936, Francis Poulenc séjourne dans le Quercy, à Uzerche, en compagnie d'Yvonne Gouverné et du baryton Pierre Bernac. C'est là qu'il apprend la mort atroce par décollation, dans un accident de voiture, du jeune compositeur Pierre-Octave Ferroud, rencontré en 1934 au Festival de Salzbourg dont celui-ci assurait la direction artistique. Bien qu'il ne soit pas intimement lié à Ferroud, cette nouvelle est pour Poulenc un véritable choc. Il l'écrit lui-même à son ami, le compositeur Georges Auric : «La mort de Ferroud m'a bouleversé – à tous les points de vue. Songe au vide d'une semblable œuvre une fois l'auteur disparu. Ma musique marche bien évidemment et je serais monstrueux de me plaindre (…), mais je me demande si je claquais aujourd'hui ce qu’il se passerait »…»

Comme Poulenc le confiera plus tard à Claude Rostand, les années précédentes avaient été marquées par une «longue crise d'oubli religieux. De 1920 à 1935, je me suis, je l'avoue, peu soucié des choses de la foi». Le décès de Ferroud le laisse «frappé de stupeur. Songeant au peu de poids de notre enveloppe humaine, la vie spirituelle m'attirait à nouveau».

Dans les jours qui suivent, il se rend avec Pierre Bernac et Yvonne Gouverné au sanctuaire de la Vierge noire de Rocamadour, dont le pélerinage, étape sur le chemin de Compostelle, remonte au XIe siècle. Cette visite, la paix qui se dégage du lieu le bouleversent. Yvonne Gouverné en parle ainsi : «Nous sommes entrés tous les trois dans une chapelle silencieuse où se trouve la statue de la Vierge noire (…) ; rien ne s'est passé en apparence et pourtant tout était changé dans la vie spirituelle de Poulenc. Il avait acheté une petite image revêtue du texte des Litanies à la Vierge noire». Le soir même, il commence à composer sur le texte récité par les pélerins, et achève en sept jours seulement les Litanies à la Vierge noire pour choeur de femmes à trois parties et orgue, prière émouvante d'humilité, transparente de ferveur et de "dévotion paysanne", selon une expression de Poulenc.

Après une courte introduction d'orgue, une phrase a cappella lance l'imploration à la Vierge noire, l'orgue et les voix se répondant dans un tempo "calme" et fervent, interrompu par les accents plus véhéments qui viennent évoquer la Vierge guerrière à qui Saint Louis confia le bonheur de la France. Puis, le calme initial retrouvé, se développe la longue coda d'exhortations dont le tissu harmonique plus riche s'éteindra dans le pianissimo de l'orgue seul. «C'est très spécial, humble et je crois assez saisissant» confiera Poulenc à Nadia Boulanger, qui créera l'oeuvre à Londres lors d'un concert de la BBC, le 17 novembre 1936.

Notes d'après Claude Rostand, Entretiens avec Francis Poulenc, Julliard, 1954 ; Renaud Machart, Poulenc, Coll. Solfèges, Éditions du Seuil, 1995 ; Claire Delamarche, dans Guide de la musique sacrée et chorale profane, de 1750 à nos jours, Librairie Fayard, 1993.

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Commentaire de Bernard Rivir le 23 mai 2012 à 18:13

Superbe, merci!

Commentaire de Valériane d'Alizée le 21 mai 2012 à 22:40
  • Introduction : Limpidité, calme. La musique semble signée, hésitation des altération allant jusqu’à la bitonalité. Mais attention, pas d’atonalité. La cellule s’inspirera de cette intro, de manière fugitive et très nette.

  • Première litanie : mesures 10 à 17. Kyrie Eleison. « humblement ». Un crescendo se fait par l’ajout des voix. Sens aiguë de la prosodie.

18 – 34 : la Trinité : le Père, le Fils et le Saint Esprit. Déploiement des trois voix (soprano, mezzo, alto), sur deux octaves la grave / la aiguë, accompagnement quasiment absent ( a capella ). Sorte de pédale mobile la-do des mezzo soutenus par l’alto. On peut souligner le legato général des voix avec une prosodie toute naturelle : « ayez pitié de nous » :

  • Après les quintes, on a des septièmes parallèles. Très souvent chez Poulenc, des balancements sur la tierce mineure. Ascension mélodique figurative qui débouche sur un cri (cadence rompue).pour une prosodie la plus fluide possible, l’auteur change de mesure 3/4 2/4.

  • Litanie suivante : la reine du sanctuaire. Poulenc partage avec Mozart ( ! ?) l’inspiration mélodique. Les trilles sont là pour introduire de l’électricité. Il est question de guerre, d’épée, de bataille, cette ambiance guerrière créée avec peu de moyens. La tierce mineure est omniprésente. Orchestre serpent. Peu à peu, la musique s’effondre dans une chromatisme pauvre terminée sur un conclusion suspensive.

  • Agnus Dei : sorte de « berceuse de la douleur » (Brahms) avec le statisme de la voix. Alternance et simultanéité mi bécarre/ mi bémol. Admirable polymélodie ( polytonalité) à la différence de Milhaud où polymélodie = polytonalité. Renvoie à la figure du Christ.

  • Coda instrumentale : on retrouve le début … on pourrait recommencer, c’est le propre de la litanie.

Conclusion

Langage réellement personnel ancré dans une personnalité à la foi très profonde. Et tout ça dans une œuvre brève mais très dense. Poulenc : un poète proche d’écrivains et poètes avec lesquels il était en immédiate harmonie. Comprendre Poulenc, c’est comprendre l’homme et le poète. Sa musique passe par des états follement contrastés. Elle a beaucoup de versatilité. Poulenc est un faux nonchalant, faux distrait, faux paresseux. Son instinct le conduit à saisir ce qui peut nourrir son aspiration : un parisien de Paris (les quais de la Seine), de souche aveyronnaise, adorant la Touraine (beauté et calme de la Loire). Ricardo Viñes, son professeur de piano lui a inculqué la technique, un toucher incomparable. Gourmand du goût et de la vue.

Commentaire de Valériane d'Alizée le 21 mai 2012 à 22:29
Lyrics:   
Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ exaucez-nous.
Dieu le père, créateur , ayez pitié de nous.
Dieu, le fils rédempteur, ayez pitié de nous.
Dieu le Saint-Esprit, sanctificateur,
ayez pitié de nous.
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu,
ayez pitié de nous.

Sainte Vierge Marie, priez nous nous,
Vierge, reine et patronne, priez pour nous.
Vierge que Zachée le publicain nous a fait
connaître et aimer.
Vierge à qui Zachée ou saint Amadour éleva
ce sanctuaire,
priez pour nous.
Reine du sanctuaire que consacra saint Martial,
et où il célébra ses saints mystères,
Reine près de laquelle s'agenouilla Saint- Louis,
vous demandant le bonheur de la France,
priez pour nous.
 

Reine, à qui Roland consacra son épé,
priez pour nous.
Reine dont la bannière gagna les batailles,
priez pour nous.
Reine, dont la main délivrait les captifs,
priez pour nous.
Notre-Dame dont le pélerinage est enrichi
de faveurs spéciales.
Notre-Dame, que l'impiété et la haine ont voulu
souvent détruire.
Notre-Dame, que les peuples visitent
comme autrefois,
priez pour nous.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde,
pardonnez-nous.
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde,
exaucez-nous.
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde,
ayez pitié de nous.

Notre-Dame priez pour nous.
Afin que nous soyons dignes de Jésus-Christ.

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VERS UN AUTRE SACRE : L’ŒUVRE DE RODRIGUE VANHOUTTE

traduit en espagnol via le        lien en bas de page

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LE SIGNE ENTRE LA CULTURE ET LE MOI : L’ŒUVRE DE LYSIANE MATISSE

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ENTRE SURREALISME ET METAPHYSIQUE : L’ŒUVRE DE GHISLAINE LECHAT

LA FEMME CELEBREE DANS LA FORME : L’ŒUVRE DE CATHERINE FECOURT

LA LIGNE ENTRE COULEURS ET COSMOS : L’ŒUVRE DE VICTOR BARROS 

CHRISTIAN BAJON-ARNAL : LA LIGNE ET LA COULEUR : L’ART DE L’ESSENCE

LE ROMAN DE LA ROSE : L’ECRITURE PICTURALE DE JIDEKA


MARTINE DUDON : VOYAGE ENTRE L’ESPACE ET LA FORME

TROIS MOMENTS D’UNE CONSCIENCE : L’ŒUVRE DE CATHERINE KARRER

CHRISTIAN KUBALA OU LA FORME DU REVE

L’ŒUVRE DE JACQUELINE GILBERT : ENTRE MOTS ET COULEURS

TROIS VARIATIONS SUR UN MEME STYLE : L’ŒUVRE D’ELIZABETH BERNARD

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L’ART, MYSTIQUE DE LA NATURE : L’ŒUVRE DE DOROTHEE DENQUIN

L’AUTRE FIGURATIF : l’ART D’ISABELLE MALOTAUX

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VOYAGE ENTRE LYRISME ET PURETE : L’ŒUVRE ABSTRAITE DE LILIANE MAGOTTE

GUY BERAUD OU L’AME INCARNEE DANS LA FORME

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JACQUELINE KIRSCH OU LES DIALOGUES DE L’AME

DU CORPS ET DU CODE : L’HERITAGE PICTURAL DE LEONARD PERVIZI

JACQUES DONNAY : ITINERAIRES DE LA LUMIERE

MIREILLE PRINTEMPS : DIALOGUE ENTRE L’ESPACE ET LE SUJET

STEPHAN GENTET: VOYAGE ENTRE LE MASQUE ET LE VISAGE

MARC LAFFOLAY : LE BOIS ET LE SACRE

FLORENCE PENET OU LA COULEUR FAUVE DES REVES

LE SURREALISME ANCESTRAL DE WILLIAM KAYO

CLARA BERGEL : DE L’EXISTENCE DU SUJET



GERT SALMHOFER OU LA CONSCIENCE DU SIGNE

ALFONSO DI MASCIO : D’UNE TRANSPARENCE, l’AUTRE

 

LESLIE BERTHET-LAVAL OU LE VERTIGE DE L’ANGE


TINE SWERTS : L’EAU ENTRE L’ABSTRAIT ET LA MATIERE


ELODIE HASLE : EAU EN COULEURS


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VILLES DE L’AME : L’ART DE NATHALIE AUTOUR


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CHRISTIGUEY : MATIERE ET COULEUR AU SERVICE DE L’EXPRESSION


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