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Le Jeune Homme et la Mort de Roland Petit- Duo Nicolas Le Riche Marie-Agnès Gillot, Ière Partie

Le chef d'œuvre de Roland Petit, sorte de poème expressionniste mimé dont le créateur du rôle,Jean Babilée a fortement marqué les esprits de ceux qui ont eu le privilège de le voir...
Version du Ballet de l'Opéra Paris, saison 2005.

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Commentaire de MARIA TERESA BERTINA le 12 avril 2012 à 23:08

Oui c'est excellent; Merci Valérianne  de nous proposer ce beau moment.

Commentaire de Raymond MARTIN le 9 avril 2012 à 14:12

Excellente  aussi cette version..........

Je possède celle avec Zizi Jeanmaire et Rudolf Nureyev!

Commentaire de Valériane d'Alizée le 9 avril 2012 à 1:14

Pour consultation de l'article dans son intégralité voir lien suivant :

http://corpsetgraphies.free.fr/s-rendez-vous-jeune-homme-2.php

Commentaire de Valériane d'Alizée le 9 avril 2012 à 1:13

Suite article J.Cocteau :

On connaît la platitude, l’ennui mortel de nos immeubles où l’homme se renonce.

Il y a environ un mois, à un déjeuner avec Christian Bérard et Boris Kochno, dépositaire des méthodes de Serge de Diaghilev, j’envisageai comme possible une scène de danse où les artistes étudieraient sur des rythmes de jazz, où ces rythmes seraient considérés comme de simples instruments de travail et céderaient ensuite la place à quelque grande œuvre de Mozart, de Schubert ou de Bach.

Dès le lendemain, nous nous employâmes à rendre ce projet définitif. La scène serait le prétexte d’un dialogue gesticulé entre Mlle Philippart et M. Babilée chez lequel je retrouve bien des ressorts de Waslav Nijinski. Je décidai de ne mettre la main à la pâte que dans la mesure où je raconterais minutieusement au décorateur, au costumier, au chorégraphe, aux interprètes, ce que j’attendais d’eux. J’arrêtai mon choix sur Wakhévitch, décorateur, parce qu’il est décorateur de films et que je désirais ce relief où le cinématographe puise son rêve, sur Mme Karinska, costumière, aidée par Bérard, parce qu’ils connaissent mieux que tous l’optique des planches, sur Roland Petit, chorégraphe, parce qu’il m’écouterait et me traduirait dans cette langue de la danse que je parle assez bien, mais dont la syntaxe me manque.

La scène représente un atelier de peinture fort misérable. Cet atelier est une figure de triangle. Une des faces serait la rampe. La pointe ferme le décor. Un madrier presque central, un peu sur la droite, monte du plancher, forme potence et soutient une poutre qui barre le plafond du côté jardin au côté cour. A la potence est attachée une corde à nœud coulant, et, à la poutre, entre potence et le mur gauche, la ferraille d’une lampe enveloppée d’un vieux journal. Contre le mur de droite, d’un crépi sale constellé de dates de rendez-vous, de dessins faits par moi, un lit de fer à couverture rouge et à linge qui traîne par terre. Contre le mur de gauche, un lavabo du même style. Au premier plan à gauche, une porte et la rampe, une table et des chaises de paille. D’autres chaises font un désordre. L’une d’elles se trouve sous le nœud coulant près de la porte. Un châssis vitré découvre un ciel de nuit parisienne dans le plafond en pente raide. Le tout, par l’éclairage dur, les ombres portées, le splendide, le sordide, le noble, l’ignoble, aura l’allure du monde de Baudelaire.

Avant le lever du rideau, l’orchestre attaque la Passacaille de J.-S. Bach, orchestrée par Respighi. Le rideau se lève. Le Jeune Peintre est couché sur son lit, à la renverse, un pied levé le long du mur. Sa tête et l’un de ses bras pendent sur la couverture rouge. Il fume. Il ne porte ni chemise ni chaussette, mais seulement un bracelet-montre, des savates et une combinaison, dite bleu de chauffe, d’un bleu marine où des taches multicolores évoquent le costume d’Arlequin.

L

Commentaire de Valériane d'Alizée le 9 avril 2012 à 1:11

Le Jeune Homme et La Mort

Mimodrame
a été créé à l’Opéra de Paris Danse, Décore et costumes racontés par Jean Cocteau à
Roland Petit, chorégraphe
Wakhévich, décorateur
Mme Karinska, costumière
Nathalie Philippart et Jean Babilée, danseurs
La Passacaille de J.-S. Bach (orchestration de Respighi) accompagne les danses.

Notre machine se démembre chaque jour davantage et chaque matin l’homme s’éveille avec une nouvelle entrave. Je le constate. Mes nuits, je les dormais d’une traite. Maintenant, je m’éveille. Je me dégoûte. Je me lève. Je me mets au travail. C’est le seul moyen qui me rende possible d’oublier mes laideurs et d’être beau sur ma table. Ce visage de l’écriture étant, somme toute, mon vrai visage. L’autre, une ombre qui s’efface. Vite, que je construise mes traits d’encre pour remplacer ceux qui s’en vont.

C’est ce visage que je m’efforce d’affirmer et d’embellir avec le spectacle d’un ballet, donné hier soir, 25 juin 1946, au théâtre des Champs-Élysées. Je me suis senti beau par les danseurs, par le décor, par la musique, et, comme cette réussite soulève des chicanes qui débordent la satisfaction d’auteur, je me propose de les mettre à l’étude.

De longue date, je cherchais à employer, autrement que pour la cinématographique, le mystère du synchronisme accidentel. Car une musique se trouve non seulement des réponses dans chaque individu, mais encore dans une œuvre plastique avec laquelle on la confronte, si cette œuvre est du même registre. Non seulement ce synchronisme est air de famille qui épouse l’aspect général de l’action, mais encore – et c’est là que réside le mystère – il souligne ses détails à la grande surprise de ceux qui en estimaient l’emploi sacrilège.

Je connaissais cette bizarrerie par l’expérience des films, où n’importe quelle musique un peu haute intègre les gestes et les passions des personnages. Restait à prouver qu’une danse, réglée sur des rythmes favorables au chorégraphe, pouvait se passer d’eux et prendre des forces dans un climat musical nouveau.

Rien n’est plus contraire au jeu de l’art que le pléonasme des gestes qui représentent des notes.

Le contrepoint, le savant déséquilibre d’où naissent les échanges, ne peut se produire quand l’équilibre de tout repos engendre l’inertie.

C’est d’une organisation délicate de déséquilibres que l’équilibre tire son charme. Un visage parfait le démontre lorsqu’on le dédouble et qu’on le reforme de ses deux côtés gauches. Il devient grotesque. Les architectes le savaient jadis et l’on constate, en Grèce, à Versailles, à Venise, à Amsterdam, de quelles lignes asymétriques est faite la beauté presque humaine.

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