Arts et Lettres

Le réseau des Arts et des Lettres en Belgique et dans la diaspora francophone

Le Grand Soleil Ocre © Patrick Chemin - 1978 Texte et Voix : Patrick Chemin - Musique et Programmation : Philippe Cholat - Guitare : Frédéric Mauduit - Tromp...

Vues : 98

Commenter

Vous devez être membre de Arts et Lettres pour ajouter des commentaires !

Rejoindre Arts et Lettres

Commentaire de Pasqui Romild le 28 octobre 2013 à 20:55

Très beau poème mis en valeur par la voix qui porte si bien les mots et au delà entre les mots.

Merci aussi pour ce joli cadeau offert ici...nous sentant tous concernés.

Pasqui

Commentaire de Pâques Marcellle le 23 octobre 2013 à 20:40

Douceur et harmonie des mots qui savent nous émouvoir ...

Commentaire de Patrick Chemin le 23 octobre 2013 à 20:21

Pour le soir du grand soleil ocre de la mort

 J’'irai tout seul

 Anonyme

 De la terre dans mes poches et mes poches trouées

 J'aurai pour naître encore l'oiseau grivois de mes cendres

 Toutes ces nuits d'argile où je saurai attendre

 La lente procession des pluies

 La semence et graine de paradis poivrés

 Et mon cerveau demain sera le blé ardent le blé indien

 La plaine entière où mûrit la lumière

 Sous l'œil de juillet

 Sa torpeur de pierre

 

 Pour le soir du grand soleil ocre de la mort

 J’'aurai la parole sans voix pour distraire les mots

 J’'aurai mille ans pour rire enfin de ce grand corps tout froid

 Désacraliser l'immobile

 Perdre la mémoire de chaque douleur

 

 Pour le soir du grand soleil ocre de la mort

 J’'irai m'asseoir entre mes deux dates limitrophes

 Sur le trait d'union

A califourchon sur ma tombe frugale où viendront les oiseaux

 Et je croirai nouveaux ces poèmes prêtés jadis au silence

 Qu'il me rendra peut-être comme ultime sentence

 Pour mes nuits illégales mes jours sans foi

 

 Pour le soir du grand soleil ocre de la mort

 J’'annulerai toutes les lunes par la présente

 Et tu les recevras poste restante

 Je t'apprendrai aussi la solitude

 Et tu la sais déjà

 

 Pour le soir du grand soleil ocre de la mort

 Je déchirerai le ciel en deux

 Dénonçant l'escroquerie d'un cri d'oiseau perçant

 Je tordrai le cou des nuages pour qu'il pleuve de l'eau de vie

 Des larmes en couleur sur le fard de l'horizon

 Je jouerai seul à la marelle bondissant de chaque côté des frontières

 Maquillées à la craie blanche grandeur nature

 Et puis je retournerai dans le ventre initial de chaque femme

 Fœtus inverse et multiple parmi les soleils de sang déchirés

 Saisons des pluies et moussons de corail

 

 Pour le soir du grand soleil ocre de la mort

 Je veux réinventer ton ventre littérature pour mes nuits analphabètes

 Et puis j'aurai l'enfance blonde et douloureuse comme un poème pour ma mère

 Le suicide des mots pour des secrets inutiles

 La survivance rebelle de tout mon orgueil

 Ecorché vif contre le mur vitré du temps et sa porte dérobée

 

 Pour le soir du grand soleil ocre de la mort

J'irai m'endormir seul dans une chambre toute proche de celle de l'éternité

 Pour nous rencontrer plus tard dans la nuit

Négocier au prix fort chacune de mes secondes gaspillée à vouloir comprendre

Pourquoi je vivais

 

 Et te rejoindre tout à l'heure

 Juste après le spectacle

 

© Patrick Chemin (1978)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaire de Françoise BUISSON le 23 octobre 2013 à 18:35

Merci, c'est très beau, autant le texte que la voix et l'accompagnement. Une belle émotion.

Et j'aimerais également voir le texte apparaître si possible.

Françoise

Commentaire de Nicole Duvivier le 23 octobre 2013 à 14:55

Merci, Patrick ,  du partage de ce très beau texte !  L'accord  subtil, voix, musique et images , m' a emmenée dans une douce  promenade philosophique ... vie et mort accompagnant mes pas  ...

En vous souhaitant  pleinement rétabli pour savourer l'automne , belle journée à vous ! Cordialement, Nicole   

Commentaire de aden.wilson le 22 octobre 2013 à 0:49

Profond, subtil et magnifique.

amitiés

Commentaire de Notte Marcelle le 21 octobre 2013 à 16:35

magnifique et émotion intense !!!

bonne fin de journée

Marcelle 

Commentaire de Louis Van Cappellen le 21 octobre 2013 à 14:01

Un magnifique montage, Patrick. Belles couleurs, mystère, émotions...

Est-ce possible de faire paraître le texte du poème ?

Amitiés.

Louis

       CONSULTEZ LE           PREMIER VOLUME DE  LA COLLECTION D'ART       "ETATS D'AMES                   D'ARTISTES"

    http://bit.ly/22T5z0Q

Les rencontres littéraires de Bruxelles

Le projet est lancé le 28 mars 2017. J'y ai affecté les heureux talents de Gérard Adam pour mener ce projet à bonne fin

Billets culturels de qualité
     BLOGUE DE              DEASHELLE

Quelques valeurs illustrant les splendeurs multiples de la liberté de lire

Focus sur les précieux billets d'Art de François Speranza, attaché critique d'art du réseau Arts et Lettres. Ces billets sont édités à l'initiative de Robert Paul.

DE L’ABSTRACTION DES CORPS : L’ART DE DEJAN ELEZOVIC

L'IMAGE DE LA FEMME DANS LA MYTHOLOGIE D'ARNAUD CACHART

L’IDEE, ARCHITECTURE DE LA FORME : L’ŒUVRE DE BERNARD BOUJOL

LE THEATRE DES SENS : L’ŒUVRE D’ALEXANDRE PAULMIER

DU CIEL INTERIEUR A LA CHAISE HUMAINE : L’ŒUVRE DE NEGIN DANESHVAR-MALEVERGNE

VARIATIONS SUR LE BESTIAIRE : L’ŒUVRE DE ROBERT KETELSLEGERS

ELIETTE GRAF ENTRE POESIE ET MAGIE

COULEURS DE MUSIQUE, MUSIQUE DES COULEURS : L’ART DE HOANG HUY TRUONG

REFLETS D’UNE AME QUI SE CHERCHE : L’ŒUVRE DE MIHAI BARA

LE SIGNE ENTRE PLEINS ET VIDES : L’ŒUVRE DE CHRISTIAN GILL

ENTRE LES SPHERES DE L’INFINI : L’ŒUVRE D’OPHIRA GROSFELD

PAR-DELA BÉATRICE : LE DIALOGUE DE CLAUDIO GIULIANELLI

DE L’ESTHETIQUE DU SUJET : L’ART DE JIRI MASKA

 

 ENTRE REVE ET FEMINITE : L’ŒUVRE DE CHRISTIAN CANDELIER

DE L’ORDINAIRE COMME ESTHETIQUE : L’ŒUVRE DE YVONNE MORELL

QUAND 

SURREALISME ET HUMANISME EXPRIMENT L’ŒUVRE D’ALVARO MEJIAS

UN THEATRE DE COULEURS ET DE FORMES : L’UNIVERS D’EDOUARD BUCHANIEC

CHRISTINE BRY : CAVALCADES AU CŒUR DE L’ACTE CREATEUR

QUAND LE MYTHE S’INCARNE DANS L’ART : L’ŒUVRE D’ODILE BLANCHET

D’UN SURREALISME L’AUTRE : LES FLORILEGES DE MARC BREES

DE LA TRANSPARENCE DE L’AME : L’ŒUVRE DE MARIE-CLAIRE HOUMEAU

VERS UN AUTRE SACRE : L’ŒUVRE DE RODRIGUE VANHOUTTE

traduit en espagnol via le        lien en bas de page

     http://bit.ly/29pxe9q

LE SIGNE ENTRE LA CULTURE ET LE MOI : L’ŒUVRE DE LYSIANE MATISSE

DE LA MATIERE ENTRE LES GOUTTES DE L’ESPACE : L’ŒUVRE DE FRED DEPIENNE

FREDERIQUE LACROIX-DAMAS - DU PALEOLITHIQUE AU CONTEMPORAIN : RETOUR SUR L’ORIGINE DU MONDE

ENTRE SURREALISME ET METAPHYSIQUE : L’ŒUVRE DE GHISLAINE LECHAT

LA FEMME CELEBREE DANS LA FORME : L’ŒUVRE DE CATHERINE FECOURT

LA LIGNE ENTRE COULEURS ET COSMOS : L’ŒUVRE DE VICTOR BARROS 

CHRISTIAN BAJON-ARNAL : LA LIGNE ET LA COULEUR : L’ART DE L’ESSENCE

LE ROMAN DE LA ROSE : L’ECRITURE PICTURALE DE JIDEKA


MARTINE DUDON : VOYAGE ENTRE L’ESPACE ET LA FORME

TROIS MOMENTS D’UNE CONSCIENCE : L’ŒUVRE DE CATHERINE KARRER

CHRISTIAN KUBALA OU LA FORME DU REVE

L’ŒUVRE DE JACQUELINE GILBERT : ENTRE MOTS ET COULEURS

TROIS VARIATIONS SUR UN MEME STYLE : L’ŒUVRE D’ELIZABETH BERNARD

ISABELLE GELI : LE MOUVEMENT PAR LA MATIERE

L’ART, MYSTIQUE DE LA NATURE : L’ŒUVRE DE DOROTHEE DENQUIN

L’AUTRE FIGURATIF : l’ART D’ISABELLE MALOTAUX

CLAUDINE GRISEL OU L’EMOTION PROTAGONISTE DU MYTHE

VOYAGE ENTRE LYRISME ET PURETE : L’ŒUVRE ABSTRAITE DE LILIANE MAGOTTE

GUY BERAUD OU L’AME INCARNEE DANS LA FORME

LA FEERIE DE L’INDICIBLE : PROMENADE DANS L’ŒUVRE DE MARIE-HELENE FROITIER

JACQUELINE KIRSCH OU LES DIALOGUES DE L’AME

DU CORPS ET DU CODE : L’HERITAGE PICTURAL DE LEONARD PERVIZI

JACQUES DONNAY : ITINERAIRES DE LA LUMIERE

MIREILLE PRINTEMPS : DIALOGUE ENTRE L’ESPACE ET LE SUJET

STEPHAN GENTET: VOYAGE ENTRE LE MASQUE ET LE VISAGE

MARC LAFFOLAY : LE BOIS ET LE SACRE

FLORENCE PENET OU LA COULEUR FAUVE DES REVES

LE SURREALISME ANCESTRAL DE WILLIAM KAYO

CLARA BERGEL : DE L’EXISTENCE DU SUJET



GERT SALMHOFER OU LA CONSCIENCE DU SIGNE

ALFONSO DI MASCIO : D’UNE TRANSPARENCE, l’AUTRE

 

LESLIE BERTHET-LAVAL OU LE VERTIGE DE L’ANGE


TINE SWERTS : L’EAU ENTRE L’ABSTRAIT ET LA MATIERE


ELODIE HASLE : EAU EN COULEURS


RACHEL TROST : FLOATING MOMENTS, IMPRESSIONS D’INSTANTS


VILLES DE L’AME : L’ART DE NATHALIE AUTOUR


CHRISTIAN LEDUC OU LA MUSIQUE D’UNE RENAISSANCE


CHRISTIGUEY : MATIERE ET COULEUR AU SERVICE DE L’EXPRESSION


HENRIETTE FRITZ-THYS : DE LA LUMIERE A LA LUMINESCENCE


LA FORME ENTRE RETENUE ET DEVOILEMENT : L’ART DE JEAN-PAUL BODIN


L’ART DE LINDA COPPENS : LA COULEUR ET LE TRAIT DANS LE DIALOGUE DES SENS


CLAUDE AIEM : OU LA TENTATION DU SIGNIFIE


BOGAERT OU L’ART DE LA MYSTIQUE HUMAINE


MICHEL BERNARD : QUAND L’ART DANSE SUR LES EAUX


PERSONA : DE L’ETAT D’AME AU GRAPHISME. L’ŒUVRE D’ELENA GORBACHEVSKI


ALEXANDRE SEMENOV : LE SYMBOLE REVISITE


VERONICA BARCELLONA : VARIATIONS SUR UNE DEMARCHE EMPIRIQUE


FRANCOISE CLERCX OU LA POESIE D’UN MOMENT


XICA BON DE SOUSA PERNES: DIALOGUE ENTRE DEUX FORMES DU VISIBLE


GILLES JEHLEN : DU TREFONDS DE L’AME A LA BRILLANCE DE L’ACHEVE


JIM AILE - QUAND LA MATIERE INCARNE LE DISCOURS


DIMITRI SINYAVSKY : LA NATURE ENTRE L’AME ET LE TEMPS


FRANÇOISE MARQUET : ENTRE MUSIQUE ET LEGENDE


CLAUDINE CELVA : QUAND LA FOCALE NOIE LE REGARD


LES COULEURS HUMAINES DE MICAELA GIUSEPPONE


MARC JALLARD : DU GROTESQUE A L’ESSENTIEL


JULIANE SCHACK : AU SEUIL DE L’EXPRESSIONNISME MYSTIQUE


ROSELYNE DELORT : ENTRE COULEUR ET SOUVENIR


BETTINA MASSA : ENTRE TEMPS ET CONTRE-TEMPS

XAVI PUENTES: DE LA FACADE A LA SURFACE : VOYAGE ENTRE DEUX MONDES

MARYLISE GRAND’RY: FORMES ET COULEURS POUR LE TEMPS ET L’ESPACE

MARCUS BOISDENGHIEN: ETATS D’AME…AME D’ETATS : EMOTIONS CHROMATIQUES

 

JUSTINE GUERRIAT : DE LA LUMIERE

 

BERNADETTE REGINSTER : DE L’EMOTION A LA VITESSE

 

ANGELA MAGNATTA : L’IMAGE POUR LE COMBAT

 

MANOLO YANES : L’ART PASSEUR DU MYTHE

 

PIERRE-EMMANUEL MEURIS: HOMO LUDENS

 

MICHEL MARINUS: LET THE ALTARS SHINE

 

PATRICK MARIN - LE RATIONNEL DANS L’IRRATIONNEL : ESQUISSES D’UNE IDENTITE

 

CHRISTIAN VEY: LA FEMME EST-ELLE UNE NOTE DE JAZZ?

 

SOUNYA PLANES : ENTRE ERRANCE ET URGENCE

 

JAIME PARRA, PEINTRE DE L’EXISTENCE

Bruxelles ma belle. Et que par Manneken--Pis, Bruxelles demeure!

Menneken-Pis. Tenue de soldat volontaire de Louis-Philippe. Le cuivre de la statuette provient de douilles de balles de la révolution belge de 1830.

(Collection Robert Paul).

© 2018   Créé par Robert Paul.   Sponsorisé par

Badges  |  Signaler un problème  |  Conditions d'utilisation