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Marie Gevers

Lu dans "Le carnet et les instants" : ce dimanche 9 mars, 50ème anniversaire du décès de Marie Gevers.

Je voudrais vous parler de Noémie Marsily et " Fouillis feuillus"..

.Noémie y écrit en préface :"  Vaut-il mieux  oublier des souvenirs intacts ou en garder des caricatures ". Elle annonce , ainsi, la couleur, si j'ose dire : à la fois texte  au crayon noir, dessins, ratures , fouillis de traits pour raconter ses vacances à Missembourg , entourée de cousins et cousines.

Elle écrit ceci :" Il y a beaucoup d'oiseaux à Missembourg. C'est normal,c'est parce qu'il y a beaucoup d'arbres . De très grands et de très vieux arbres dont certains ont des noms comme "Apollon" . Missembourg est un grand jardin peuplé d'arbres, de petites fées, d'oncles et de tantes , d'une multitude d'oiseaux, d'un fantôme ainsi que de mes grands-parents".

Le fantôme s' appelle Guldentop. Noémie écrit :"  J'aime bien dessiner Guldentop . ça me change de ces souvenirs qui se déforment dès que j'essaie de les mettre sur papier. Lui, c'est un vrai fantôme, ça m'est égal de le distordre, de le malmener . Et puis, ça le distrait un peu, il s'ennuie tant".

" Fouillis feuillu"   - Noémie Marsily.                                                                                                                                                                                                                                                   Editions NOS RESTES    www.nosrestes.org                                                                                                                                                                                                                               Imprimé chez Peeters nv, avril 2010.

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La spiritualité

La spiritualité

 

La spiritualité je la brosse par points,

Parcimonieusement, l’intuition à la main,

Guidé par mes questions sur la planète bleue,

Parmi les infinis passagers dans mes yeux

 

La spiritualité au lever du soleil,

Lorsque je m’assoupis au début du sommeil,

Retrouvant cet état à chaque création

En recevant en moi les couleurs et les sons

 

La spiritualité des vibrations du mot,

De la lumière des tons recouvrant le tableau,

La mémoire de l’enfant, ce premier communiant,

Sa douleur suspendue aux éternels printemps

 

La spiritualité de mon âme et mon cœur

Déchirés, recousus au vitrail des douleurs

Dans les églises virtuelles et miracles de Dieu,

Créations de génies englouties dans les cieux

 

La spiritualité est généalogique,

Ce arbre à travers toi est d’essence mystique,

Les branches et les racines en reflet d’au-delà,

De cette terre au ciel constellation de toi

 

le 17-2-2025

 

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Rhino féroce

 

Un mètre quatre-vingt
un cul comme un fourgon
il était à deux pas
en contrebas
dans le parc à Rhinos.
De dos,
Tel une énorme vache
en combinaison de plongée
aux bourrelets de locomotive
Il somnolait sans doute,
Je ne voyais pas sa tête.
Elle, mignonne, se penche
évaluant la taille de la bête
à la profondeur de l'enclos
et lâche dans la fosse
les clés de son carrosse.
Il faisait un temps de chien
et pas un chat à la palmyre,
encore moins de palefrenier.
La belle s'inquiète,
Non ! je n'ai pas le double...
elle tergiverse.
Son oeil humide repeint l'horizon
mais à l'horizon personne.
En bas sol mou
et l'autre qui dort...
J'enjambe la bordure.
Mais sur le sol battu
deux mètres cinquante plus bas
mes semelles ont fait un plat
réveillant l'omnibus.
Lancer à la blonde son trousseau,
les quatre tonnes déjà au quart de tour.
Je saute la main tendue
vers la barre de fer qui rampe sur le mur
quand un maladroit venu je ne sais d'où
voulant sans doute me porter secours
rate mon poignet qui rate la prise.
Je ne me retourne pas touchant le fond,
je bondis une dernière fois.
On m'attrape, me propulse
on m'expulse et dans mon ascension
comme un éclair, la corne dressée
telle un sabre luisant de samouraï
passe à deux millimètres de mon cul.
Je vole par dessus la clôture
et me pose sur les genoux
Incrédule.
Sans un mot mon sauveur s'est dissout
Personne ne se souvient de son visage.
Parfois la nuit
quand je fais le compte de mes vies
je pense à lui.

© Laurent Chaineux

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Angoisse, paradoxes et systèmes

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Résumé Livres tome 1 et tome 2

"Angoisse, paradoxes et systèmes" de René Nuri – Editions Maïa

L’ouvrage explore les liens complexes entre l'angoisse, les paradoxes et les systèmes dans lesquels nous évoluons, qu'ils soient psychologiques, sociaux ou organisationnels. L’auteur démontre comment l’angoisse naît souvent de contradictions internes ou externes, et comment ces paradoxes peuvent être amplifiés par les structures et les dynamiques systémiques.
À travers une approche pluridisciplinaire, René Nuri analyse comment les individus et les groupes font face à ces tensions, et comment certaines réponses – qu’elles soient adaptatives ou dysfonctionnelles – se mettent en place. Il met en lumière des mécanismes issus de la psychologie, de la théorie des systèmes et des sciences sociales pour mieux comprendre ces phénomènes et proposer des pistes d’action.
Le livre s’adresse aux chercheurs, aux thérapeutes, ainsi qu’à toute personne souhaitant mieux appréhender l’angoisse sous un angle novateur, en dépassant les explications purement individuelles pour intégrer une dimension plus large et systémique.

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Sous la neige

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Sous la neige
j'avais allumé l'essence
des parchemins
de bouleau roulés
embrasant des mélèzes
la brassée de brindilles,
un fagot de bois mort...

Trois patates cendrées
frissonnent sous la braise
et mes vers s'immolent
aux sorcières vapeurs
des langues incendiaires,
qui montent,
aux ramures givrées
,
leurs paillettes dorées.

Tu ne parles pas,
comme à la messe
où jamais tes pieds ne t'ont porté.

Le feu
balance ses pétons

comme des fusées d'artifice
à la rencontre des flocons.

Le bois susurre et chuinte
et dans ton œil unique

celui qui brille,
délavé par le temps

luisent l'or de la flamme
et le bonheur de l'instant.

J'ai dix ans ce soir...

Grand père
Dis,

Tu crois qu'elles sont cuites
les patates ?

© Laurent Chaineux

 

 
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Angoisse, paradoxes et systèmes

Merci pour votre attention et votre participation ! Présentation du livre "Angoisse, paradoxes et systèmes"
Par René NURI
Bonjour à toutes et à tous,
Je suis René NURI, auteur du livre "Angoisse, paradoxes et systèmes", un ouvrage qui explore les dynamiques de l'angoisse sous l’angle des paradoxes et des systèmes dans lesquels nous évoluons.
À travers ce livre, j’aborde comment les contradictions internes et externes influencent nos pensées, nos émotions et nos comportements. Je m’intéresse aux mécanismes psychologiques et aux structures sociales qui nourrissent l’angoisse, ainsi qu’aux pistes possibles pour mieux la comprendre et la gérer.
L’objectif de cette présentation est d’échanger avec vous sur ces thématiques et de répondre à vos questions. N’hésitez pas à partager vos réflexions et expériences, nous pourrons en discuter ensemble.

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La Liberté

" Mon coeur

 Veine ou déveine

Aura des ailes

Dans les montagnes et dans la plaine

Des hommes meurent pour la liberté ...

Il y a parfois un homme qui vient d'Albanie.

Il parle de la liberté comme d'un sein de marbre

Il y a des hommes qui viennent des villages perdus

Ils parlent de la liberté comme d'une source pure"

                                     Achile Chavée,  la brigade internationale, écrit le 7-3-37.

                                    Publié in " Une fois pour toutes"  . Cahiers de Rupture, La Louvière , 1938.

                                    et repris par Daniel Sotiaux dans "Achille Chavée " aux éditions DECEMBRE-CAELI (1979)

 

 

.

 

 

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