Arts et Lettres

Le réseau des Arts et des Lettres en Belgique et dans la diaspora francophone

"Tant de chemins à parcourir" Florilège de poésies, peintures et photos des membres Arts & Lettres sur un texte de Martine Rouhart.

 L.Magotte          

          Il y a tant de chemins  à parcourir

           

           Il y a tant
              de sortes de chemins
                 les chemins tout tracés
                     les routes droites et nues
                       où l'âme perd pied
                         s'essouffle
                          les chemins de traverse
                            bordés de platanes
                               où l'on s'attarde
                                 qui se plient à nos envies
                                   et puis
                                     les chemins de crête
                                       toujours à la marge
                                         au bord d'autre chose
                                           que l'on foule à pas comptés
                                             avec une gravité légère
                                               et puis encore
                                                 tous ces chemins
                                                   qui ne mènent nulle part
                                                     et parfois plus loin
                                                       qu'on ne croyait

                                                                                                  Martine Rouhart

Je marche dans la plaine.
Depuis longtemps je marche
contre un vent chargé d'aventures .
Peu lui importe.Il est l'élément, il se suffit.


Mais moi silhouette transitoire
sous la pérennité du ciel, comment puis-je défier le vent et lancer
ma complainte dans le choeur des astres?


Je marche dans la plaine.
Depuis longtemps je marche
cernée d'insectes tourbillonnants,
de clameurs sourdes.

J'entends l'appel de la montagne bleue.
Je prie le vent de tomber en paresse.
Qu'il me livre passage vers la montagne bleue.
La montagne bleue qui dit viens !
Viens apprivoiser ma roche,
et laisse-lui ton sang !
Que mes veines boivent à ton humanité
Ce que je te donne en farouche dureté.

Barbara Y. Flamand

Promenade d'automne

Promenade d'automne
Ajouté par David VIRASSAMY

Au fil des maux et des mots

Dans les profondeurs sinueuses et moussues de la forêt
Mes pas m'emmènent au gré de mes souhaits
Aucun son, aucun mouvement
Ne perturbe la quiétude du moment
Le temps semble s'être figé
Et je m'arrête pour mieux m'en imprégner
Si mon esprit vagabonde, faisant fi de toute vicissitude
Mon corps en oublie ses tourments avec gratitude
Là, assise à même un caillou lustré,
Sous un dôme de branchages torturés
Je tâte le pouls de Dame notre terre
Tout en humant ses effluves nourricières
Sa douce respiration à peine perceptible
Rassérène mes corps et âme trop sensibles
Son envoûtement si délicieux fait chavirer mon cœur
Qui hésite un bref instant entre éveil et torpeur
Le vent se lève et tourbillonne dans les cimes décharnées
Entraînant son chant vers des cieux malmenés
Que ce zèle ardent, d'austère il devienne plaisant
Pour que mon roc je n'abandonne à la pénombre naissante
Laissant les ombres grotesques et difformes
A leurs danses effrénées et folles.
Sur le chemin surgissent mille images magiques
Celles d'un ballet des plus fantasmagoriques
Allégorie ou chimère, elle aura sans autre manière
Attisé mon âme d'épistolière.

Roczo Viviane
17-02-2016

Pastel de Martine Rouhart

Ecoute...

Toi l'égarée sur une terre en devenir

Tu cherches ta place dans l'univers de la mouvance

Perdue, tellement fragile, tu cours vers l'avenir

Arrête, saisis l'instant, hors lui tout n'est qu'errance...

Puise alors de la terre les émouvants parfums

Ecoute brûlante chanter l'oiseau dans le matin

Dans quelques heures les instants doux seront défunts

Vis les vaillantes, et cesse de songer à demain...

Dégage la tête, le cœur pourra croire au bonheur !

Jacqueline Gilbert 

Le chemin bucolique

"Le chemin bucolique" 

SINYAVSKY

23

Comme les rois mages émerveillés,

Qui n'ont pas un seul instant hésité

Et aussitôt furent prêts à tout quitter,

A partir s'engager vers les pays lointains,

Prêts à tout vivre, à tout braver :

La fatigue, la soif et la faim

Dans une longue épopée 

Au succès incertain,

Une traversée du désert

Par delà monts et mers

En un si long chemin

Pour atteindre leur but étoilé,

Sans jamais redouter la défaite

Ni douté du succès de leur quête,

Ni de la grandeur de leur destinée,

En allant déposer leur sagesse éclairée,

Quintessence inspirée des Temps anciens

Avec moult trésors et grands biens

Au pied de l'Enfant d'or illuminé,

L'Espoir du monde, l'Amour incarné,

Moi aussi, je continuerai d'avancer,

Bravant le désert et sa longue traversée,

Laissant doutes et désespoir sur le bas côté,

Prête à tout souffrir, à tout dépasser 

Pour vaincre les épreuves, les surmonter

Et accomplir ma quête, ma destinée, 

Mon Etoile comme seul bouclier.

Et la tendresse de mon Aimé. 

Car au fond de moi, je le sais, c'est certain,

Je n'aurais pas marché ce si longchemin

Et tant sacrifié pour tout perdre soudain en vain.

L'oeuvre de ma vie est offerte et prédestinée.

Elle a déjà tant réjoui et épanoui

De si longues joyeuses années

Et ses fruits jamais ne seront détruits.

Elle est là pour Le servir et servir l'humain.

Que Sa Haute protection me soit accordée.

 

Image et texte de Rébecca Terniak

esquisse sous la pluie

"Esquisse sous la pluie"

de  Arlette A

Grand ciel opalin

Nimbé de nuages blancs

S’invitant à danser enlacés

Comme dans un bal de gitans

Goûte après goûte

Tombe la pluie

Léger bruit sur les toits du monde

Grains d’eau sur les fenêtres

Tombe l’eau argentée

Sur les pavés luisants

Et l’herbe frémissant

Feuille à feuille

bercée par une averse

Moineau contre moineau se blotti

Dans un nid

Cœur à cœur

Toi et moi

Nous cheminons

Ivres de joie

12/07/2017

Nada AL-ATTAR

  Chemins où l'on marche d'un point à un autre, chemins qui mènent d'ici à là ou même nulle part, routes encore et donc chemins  utiles de l'habitude, fausses routes longeant l'abîme, noirceur des jours recouvrant le ventre des aubes.

  Chemins plutôt comme l'abîme même, chemins aux bordures fuyantes, qui ne gravissent rien dans ce vide de l'être, père du visible et des fables que chantent les horizons de chair aux mirages de verre.

  Chemins où s'exilent tous les exodes, où les mers aux voix de sable et de houle engendrent des nuages de songe et de feu puis la terre de sang née de la pluie, de la pluie bleue et froide qui ruisselle sur des plaies d'argent.

Il doit y avoir un monde comme offrande de chaque chemin aux abîmes qu'ils sont.

 patrick Hellin

"Lumière de la nuit"

Bruno LEMASSON

Les yeux pleins de rire
je prends des chemins de traverse
à demi-effacés
sans savoir où ils mènent
mes pensées prennent le large
comme des ballons qu'on lâche
je vais d'étonnement en étonnement
et donne des ailes à toutes choses
et puis je me couche
dans le silence des arbres
essoufflée de mes petites joies

Martine Rouhart

"L'envol vers le petit déjeuner"

Françoise BUISSON

Un chemin...

J'en ai vu des rivages

Découvert des visages!

J'ai puisé dans des yeux

Quelques moments heureux...

Mélancolie est douce

Quand nature se fait rousse

C'est la fin de l'été

Tu m'as tellement manqué!

L'automne est flamboyant

La saison des amants...

Loin des hésitations

Faire jaillir la passion!

Et si pointe l'hiver

Loin des chemins pervers

Dans douceur d'un souvenir

Sourire et s'endormir...

Jacqueline Gilbert

 

"Soleil couchant"

Bellefroid Danielle

Souffles de la terre

Avant de n’être plus soi comme par le passé
Mais tout autre attribut de ce temps sacrilège ;
Ou espérer que cela serait un suprême privilège
De retenir des vieux jours presque effacés,

Avant de ne plus se reconnaître
Et marcher près de l’ombre de son souvenir,
Ce mélange de chemins qui nous font atterrir
Semblent nous attirer comme une force prête à renaître.

Avant d’aller lentement vers cette étape du voyage
A arpenter des labyrinthes de couloirs,
Penser que de courir c’est toujours de pouvoir
Et garder l’énergie ultime à tourner la page,

Ce n’est rien de vrai, peut-être, mais rien n’est mortel après tout.
Seuls le sont nos pitoyables visages qu’il faut regarder,
Ceux qui ne feront plus jamais rêver,
Ceux que l’on croise un soir à la porte du bout !

Ô mystère tant profond qui enveloppe l' Infini
Qui nous a donné ces moyens de l’esprit !
Chaque jour sur cette terre tourmentée
Est sa question sans cesse posée.

Et si, avant que ne se décuple la force de renaître
Ce courageux espoir en une quelconque lumière,
Une graine nouvelle s’annonçait jalousement à faire naître
Une joie disséminée flottant aux souffles de la Terre.

Gilbert Czuly-Msczanowski 

Les routes de l'infini

"Les routes de l'infini"

La Cappadoce vue du ciel (Turquie)

Lansardière Michel 

Samaya

"Samaya"

Danielle Davin

Les Coeurs s'envolent... ♥♥♥


Sur ce blanc parchemin
Déjà les mots que rien ne retient
Volent à leur destin...
 
Les laisser choir
Alors qu'ils sont tellement porteurs d'espoir
serait illusoire...

Sous le poids qu'ils traînent
Ceux-ci s'enchaînent
et se déchaînent sans peine...
 
Mon Coeur qui peine à les soutenir
Ne peut plus les retenir
D'un ultime élan, les laisse partir...
 
Des couplets, sans forme
Au hasard, prennent forme
Pour finalement s'ajuster...
 
Sur une feuille blanche
Les mots se perdent et se rejoignent
Pour atteindre ton Coeur...
 
Marianne Leitao

Go to the sky

"Go to the sky"
 Michel Marechal

Ce florilège est tellement merveilleux .

Merci Monsieur Paul de ces jolies conjugaisons et Liliane pour son optimisme et son non-renoncement.

J'ai pris plaisir à unir toutes les pensées.  Voilà :

"Tous ces chemins qui ne mènent nulle part
Et parfois plus loin qu'on ne croyait ;
Arrête, saisis l'instant, hors de lui tout n'est qu'errance,
Dégage la tête, le coeur pourra croire au bonheur ;
Je n'aurais pas marché ce si long chemin
Et tant sacrifié pour tout perdre soudain en vain ;
Toi et moi nous cheminons ivres de joie ;
Il doit y avoir un monde
Comme offrande de chaque chemin ;
Je vais d'étonnement en étonnement
Et donne des ailes à toutes choses ;
Azur, avenir ou éveil
L'homme asservi se réveille.
Et si une graine nouvelle s'annonçait
A faire naître la joie du souffle de la Terre "

Dans l'ordre : Martine, Jacqueline,  Rebecca, Nada, Patrick,  Martine, Joëlle, Gilbert.

Gilbert Czuly-Msczanowski 

Tunnel

"Tunnel"

Danielle Bellefroid

Dans la houle de nos regards

Quand les nuages se font roses et violets

Et la lune se fait blanche cristalline

Nous cheminons les mains enlacées

À l’ombre des platanes dénudés

Ta bouche à mes lèvres

Assouvit mes rêves filigranes

Et dans la houle de nos regards

Scintille une joie frivole

16/01/12

   Nada 

Un partenariat

Arts Lettres

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Commentaire de Liliane Magotte le 24 septembre 2017 à 14:58

Chers membres Arts&Lettres, voici un nouveau billet illustrant le thème du cheminement.

N'hésitez pas à publier en commentaire vos ressentis au travers de photos et textes, certains rejoindront le blog.

mes amitiés à tous !

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