Heureusement qu’il y a les mots,
Heureusement qu’il y a l’écrit,
Sinon qui aurait lu nos cris?
Qui aurait entendu si haut
Jaillir de nos entrailles nos maux,
Les joies, les amours, les pensées
Échappées aux limbes de l’oubli
Ceux que nos aïeux ont chuchotés?
Tant d’aventures se seraient tues,
Et tant d’actes glorieux omis!
Que serait-il resté de vous?
Ô algarades victorieuses!
Ô belles parades amoureuses!
Plutôt dans les échos moisies.
Heureusement qu’il y a l’écrit
Pour forcer les cages de l’oubli.
Khadija, Rabat/Agadir, mercredi 16/5/2012 à 17h20
écriture (25)
Insidieux, le soir lentement descend
Par la fenêtre s'introduit la tiédeur...
Et je savoure pleinement ce moment
En appréciant sa vibrante douceur...
Des membres lourds qui se détendent
Ne rêver à rien d'autre qu'à s'étendre...
Et à une tête vidée de toutes questions
Qui laisse enfin place aux émotions...
Alors, troublant ma solitude
Ma plume se met à trépigner...
Ce n'est pas rien qu'une habitude!
Juste, un grand désir de partager...
J.G.
Les deux si possible, qui se nourrissent l'un l'autre..
Mais peindre d'abord, écrire viendra après.
Regarder par la fenêtre entre 2 lignes , entre 2 coups de griffe rageurs sur la toile qui n'y est pour rien. Laisser déborder l'oeuvre, la voir se tordre devant ses yeux. Ne rien faire qui puisse la sortir de sa convulsion, entretenir la braise, et tout à coup se dire que la messe est dite..
par la fenêtre de l'atelier ce matin , le ciel anthracite fait espérer une giboulée sur les crêtes du Jura.
La neige est là-haut et j'ai mal à la neige
