Arts et Lettres

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Sales, obscurs dans le noir, ce sont nos enfants.

Ils dorment à même le trottoir à tout vents,
Sous des cartons, leur maison, imaginons-nous
Devenus ce qu’ils sont, ce qu’ils pensent de nous…

Ces hommes bouffis de froid, même des femmes,
Honte suprême, des femmes dehors sans lit !
Et pour taire l’impatience de ce drame
Une boisson chaude au regard qui sourit !

Ils n’ont pas voulu ceux-là, c’est leur punition,
Pas voulu apprendre, se plier, marcher droit,
Faire comme les autres, aller au cinéma,
Mais défier le monde et soûler leur condition.

Ils n’ont pas voulu et toujours sans le vouloir,
Peu leur importe si, sales, obscurs dans le noir
Seront trouvés leurs cous raidis indifférents,
A l’aube quand poindra la rosée du printemps.

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Commentaire de Gérard BRETON le 8 mars 2018 à 19:25

Nous sommes conditionnés par les milliers d'images négatives qui polluent nos écrans, nos vies, nos rêves, nos ambitions, nos désirs, nos amours ! Je suis né en 1948, faites donc le calcul, 70 piges dans 9 mois. J'ai toujours habité une ville de 150.000 habitants et plus, Limoges; et depuis ma plus tendre enfance j'ai toujours connu, vu et entendu, encore aujourd'hui en 2018, mes parents encore de ce monde et c'est tant mieux, dire:


- Vous vous rappeler de Joseph ? Le clodo qui ramassait les vipères pour vendre le venin aux pharmaciens ? Et puis il y avait aussi ... l'autre, celui qui était toujours habillé dans des pantalons de soldat kaki, Ah comment s'appelait-il ?


Souvent, très souvent même nous allions en centre ville de Limoges et dans les quartiers pour se balader avec mes grands parents, fervents amateurs de théâtre, de foot (dans les gradins) de courses de vélos (au vélodrome) et de cinéma. Je n'ai pas souvenir de misère sur les trottoirs. je n'ai pas souvenir de personnes dormant à 11H du matin en plein centre ville. Rien, la ville était ... normale ! Qu'avons-nous fait ou pas fait pour en arriver à un stade ou nous ne maîtrisons plus la pauvreté qui s'accentue, et la richesse qui explose en face. Pourquoi sommes-nous dans l'interrogation quand certains sans-abris, refusent de l'aide ? Et pourquoi nous posons-nous la question... Il y a en a de plus en plus... alors que nous connaissons la réponse. Peut-on mettre 2 litres de liquide dans une bouteille d'un litre et demi ? Non, ou ça déborde, ou ça reste dans le récipient versant. Pouvons-nous gonfler un pneu à 15 kilos alors qu'il est recommandé à 2,5 kilos ? Non ! par contre le compresseur s'il n'a pas une soupape de sécurité va continuer à gonfler le pneu allant obligatoirement vers l'explosion !

Nous sommes (A la louche) 7 milliards à la surface de la planète, et "ILS" annoncent que nous serons 9 milliards dans les années 2050 ! Il est temps de mettre une soupape de sécurité au compresseur ! Je sens que je ne vais pas me faire de copain sur cette prise de position, mais il suffit de regarder l'évidence, simplement le bon-sens. Mais ça, nous ne savons plus le faire. Gilbert Czuly-Msczanowski dit qu'il est presque en hiver, moi aussi donc, mais quel sera le printemps ou l'été de nos petits enfants ?

Commentaire de Gilbert Czuly-Msczanowski le 2 mars 2018 à 11:21

Chère Liliane,
Le sujet est épineux, vous venez d'ajouter d'autres réflexions de différents ordres. Chacun voit midi à sa porte : le juriste, le philosophe, le psychologue, l'enseignant,le politique, le parent etc etc...En ce sens vous avez raison l'affaire est terrible. Mettre tout le monde d'accord c'est pas demain la veille ! Et puis il y a la fortune. Ah la fortune. Les moyens. Nous ne partons pas tous égaux sur la ligne de départ. Votre orgueil vous a servi. Sans doute parlez vous d'avantage d'ambition. L'orgueil est notre talon d' Achille car il est l'attachement à notre moi, source inépuisable de souffrances, l'ambition notre moteur. Mais là aussi les ambitieux ne sont pas tellement prisés. Nous ne sommes pas aux USA. Vous êtes à l'automne, moi presque en hiver voyez-vous  ! Orgueil, ambition balayés, comme dans la chanson ! Amitiés ma belle, gilbert

Commentaire de Gilbert Czuly-Msczanowski le 2 mars 2018 à 10:26

Ce drame prend de plus en plus d'ampleur. Chacun pouvait le deviner. Plus nous avancerons dans les nouvelles technologies ( robots, start-ups, informatisation à tous les stades de production...) plus il y aura de monde sur le pavé. Il devient choquant pour nos enfants et petits enfants de voir une partie de la population délaissée à ce point. Et comment ne pourrait-elle pas faire naître l'envie auprès de jeunes cerceaux d'obtenir de l'argent de cette façon en étant couché dans la rue  . Certains élus prennent enfin la mesure de ce drame de société. En France mais surtout en Belgique ces derniers jours. Il était temps. Nous demande -t-on notre avis pour effectuer notre service militaire ? Le sujet est épineux, il touche au libre-arbitre mais peut-on encore considérer qu'il s'agit de libre-arbitre en la matière ? Merci Anne-Marie pour votre humanité. Bonne fin de semaine, amitiés.


administrateur partenariats
Commentaire de Liliane Magotte le 2 mars 2018 à 10:09

A partir de quel moment perd-t-on sa dignité? 

La fatigue?

Une certaine habitude de l'échec ?

Je me suis souvent demandée pourquoi, comment, et arrivée à l'automne de ma vie, je réalise que j'ai eu la chance d'être portée par un sentiment d'orgueil bien développé... au risque de déplaire à pas mal de monde.

Certains ne l'ont pas. Est-ce la seule raison qui les laisse seuls sur le bord de la route ?

Serait-ce le point faible des dépourvus du vouloir ?

Votre texte est terrible, Gilbert.


administrateur partenariats
Commentaire de Liliane Magotte le 2 mars 2018 à 9:58

Cela pend sous le nez de beaucoup de personnes affaiblies par la vie, par l'adversité du malheur, par une malchance impitoyable pouvant conduire même des intellectuels, des diplômés, abandonnés de tous car saisis par une maladie subite qui les prive de revenus, de toit, de force, famille lâche, famille accusatrice qui laisserait à la rue pour une erreur commise, une erreur chèrement payée.

Il n'y a pas que l'alcool, ni la drogue responsables de ces dépravés, il y a aussi un mélange de fatalité et d'abandon.

"Ce n'est pas mon problème, moi j'ai fait en sorte que cela ne m'arrive pas "

Commentaire de Anne Marie REMONGIN le 2 mars 2018 à 9:09

C'est tragique, certains ne veulent pas... se plier et restent libres de leur choix,

mais d'autres n'ont pas choisi cette condition  et c'est encore plus dramatique...Quelle triste vie sans toit, sans

travail et sans amour!!!!

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DE LA TRANSPARENCE DE L’AME : L’ŒUVRE DE MARIE-CLAIRE HOUMEAU

VERS UN AUTRE SACRE : L’ŒUVRE DE RODRIGUE VANHOUTTE

traduit en espagnol via le        lien en bas de page

     http://bit.ly/29pxe9q

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DE LA MATIERE ENTRE LES GOUTTES DE L’ESPACE : L’ŒUVRE DE FRED DEPIENNE

FREDERIQUE LACROIX-DAMAS - DU PALEOLITHIQUE AU CONTEMPORAIN : RETOUR SUR L’ORIGINE DU MONDE

ENTRE SURREALISME ET METAPHYSIQUE : L’ŒUVRE DE GHISLAINE LECHAT

LA FEMME CELEBREE DANS LA FORME : L’ŒUVRE DE CATHERINE FECOURT

LA LIGNE ENTRE COULEURS ET COSMOS : L’ŒUVRE DE VICTOR BARROS 

CHRISTIAN BAJON-ARNAL : LA LIGNE ET LA COULEUR : L’ART DE L’ESSENCE

LE ROMAN DE LA ROSE : L’ECRITURE PICTURALE DE JIDEKA


MARTINE DUDON : VOYAGE ENTRE L’ESPACE ET LA FORME

TROIS MOMENTS D’UNE CONSCIENCE : L’ŒUVRE DE CATHERINE KARRER

CHRISTIAN KUBALA OU LA FORME DU REVE

L’ŒUVRE DE JACQUELINE GILBERT : ENTRE MOTS ET COULEURS

TROIS VARIATIONS SUR UN MEME STYLE : L’ŒUVRE D’ELIZABETH BERNARD

ISABELLE GELI : LE MOUVEMENT PAR LA MATIERE

L’ART, MYSTIQUE DE LA NATURE : L’ŒUVRE DE DOROTHEE DENQUIN

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JACQUELINE KIRSCH OU LES DIALOGUES DE L’AME

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