Arts et Lettres

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En réponse à " La prêtresse des autels fleuris au souffle des alizés" de Béatrice Lukomski Joly le 27 juillet 2012

Poème dédié à une floraliste d’art rencontrée au coeur du "Jardin de la France" rabelaisien,

en l’honneur d’un autre amour naturaliste : celui du félin...

 

 

 

Vous attendiez dans une gare, altière et timide, l'oeil  rivé au temps,

 Un train qui n'avait  de destination que notre rencontre dans l'air du temps ,

Coiffée d'un chapeau sage et  la jupe longue  aux chevilles

 Je ne sais pourquoi encore, je vous vis, d'abord sans famille. 

Comme vous, j'attendais dans la vaste salle

Sans savoir que c'était vous, vous et moi sans malle,

Les pieds  entravés  de  sacs, nonchalamment posés

Comme déposés  par   envie de l'attente reposée .

 

Je ne sus pas pourquoi, mes yeux se firent regard

Au votre  s'esquivant pudique, les paupières embellies de fard

Vous étiez ailleurs et  si présente,

Presque transparente.

Je vous vis longuement  évanescente

Tout à la fois surgissant de l'ombre tourmente

Comme  un saule aux  larmes somnolentes

Qui vous prit et vous reprit  d'une émotion en attente.

Le sentiment naissant de l'inconnue  faveur

Me fit  votre diligente en votre présence  vécue telle une saveur.

Je peignis en mon âme un vaste  paysage

 Avec pour couleurs votre visage pour modèle sage. 


Aux marques du temps  je me suis suspendue, 

Flânant fièrement à la lumière des lueurs attendues

Que jamais vous n'aimerez autant que moi

Dans ce clair obscur presque Verméen des émois. 

 

L'aura couronnée  de pastels en des fleurs vibrantes

La composition florale dans le creux de la ride passante

Je vous vis et vous  vécus comme une ode aux fées

Qui des passantes  riches de soucis à la pensée étoffés.

 

Je n'osais peut être pas  frôler  votre attention 

Qui pourtant me scrutait, loin des nuages  et des volitions ; 

L'envie me prit de vous connaître sans oser de témérité,

Je ne vous connaissais   ni de   vous, ni d'Astarté !

 

A  l'alizé soufflant  vers  Freyja, Bast et Sélène tendrement

Je vous  vis encore   auréolée d'ondes  garances en mouvement

Que seule revêtue de mon esprit rassuré à vos vœux d'émerveillement

Vous fîtes  très soudainement deux à nos grands soulagements.

 

 Je n'avais que cela à vous dire très chère Madame !

Ce poème   pour vous être votre puissant dictame.

A l'orée des jardins et des chapelles fleuries, vous êtes ; 

Des fleurs gardez  le ciel  en  levées d'aurores   or et violettes.

 

Béatrice Lukomski Joly

 

 

 

Réponse au Chant de dame Béatrice

 

Autour d'un noble prénom porteur de bien des évocations...

 

 

Neuf fois depuis ma naissance, le ciel

de la lumière était retourné

au même point de son évolution,

quand apparut à mes yeux pour

la première fois la glorieuse

Dame de mes pensées, que beaucoup

nommèrent Béatrice, ne sachant

comment la nommer…

 

Dante Alighieri

Fragment de La Vita nuova

 

 

 

 

Béatrice de Marie Spartali Stillmann ( 1844 - 1927 )

 

 

Béatrice

Dante et Platon de Rémy de Gourmont

 

 

 

                         Parmi les créations féminines écloses dans le cerveau ou dans le cœur des poètes, le type de la Béatrice est assurément un des plus beaux, mais aussi un des plus énigmatiques. Pour les uns elle est la femme idéalisée par le plus pur et le plus désintéressé des amours, une création du cœur ; pour les autres, elle est la personnification de la science et de la théologie, vers laquelle Dante porte toute les ardeurs de son esprit. Enfin quelques-uns, comme le poète anglais Rosetti, pensent que Béatrice n'a jamais existé, qu'elle n'est que l'héroïne, créée de toutes pièces, d'un poème merveilleux, qui a été chanté sans être vécu. Cette opinion hasardée qui ferait de la vie littéraire de Dante un mensonge poétique, sublime, fécond, mais un mensonge n'est pas acceptable, et aucun de ces érudits qui font de la vie et des œuvres de Dante leur étude perpétuelle, ne s'y est arrêté un instant.

                     

                        Béatrice a existé, le témoignage des contemporains est formel : le poète la vit pour la première fois lorsqu'ils avaient huit ans tous les deux, et de ce jour-là naquit en lui, pour la jeune fille, pour l'enfant, un amour qui devint un culte et auquel il consacra toutes ses pensées. Béatrice se maria, mais l'affection, toute désintéressée, que le poète lui portait n'en fut pas diminuée, et lorsqu'elle mourut, à vingt-cinq ans, il la pleura et jura qu'elle vivrait éternellement dans son souvenir et dans le souvenir des hommes : il tint parole.

                     

                       Quelque belle, quelque parfaite qu'ait été la jeune Florentine, dans la Divine Comédie elle est idéalisée par le poète, au point de ne paraître presque plus une femme : elle est devenue l'idéal même, la personnification en un seul être de tout ce qu'il y a de beau, de vrai et de bon dans la créature humaine. Et c'est peut-être pour cela qu'elle est si complexe et que l'on peut voir en elle, selon le point de vue auquel on se place, l'image vivante de la Beauté, de la Science, de la Sainteté.

  

                       Pour arriver à la connaissance et à la possession de Dieu, selon l'idée chrétienne, la seule voie est la sainteté ; selon la philosophie scolastique, c'est la science, résumée en la science des sciences, la théologie ; selon Platon, c'est la contemplation de la beauté. Dante en prenant Béatrice pour guide à travers la vie comme à travers son poème, réunit donc d'abord en elle les trois moyens naturels et surnaturels qui sont offerts à l'homme pour parvenir en la présence « de la divine Puissance, de la suprême Sagesse et du primordial Amour » (1).

 

                      Virgile qui est le guide visible du poète dans l'Enfer et dans le Purgatoire n'est que le délégué de Béatrice, celui auquel la « femme divine » a confié le protégé sur qui elle veille et qu'elle viendra recevoir elle-même à la porte du Paradis (2).

                      La Béatrice représentant la sainteté ou la science a été le sujet de bien des études et de bien des commentaires, mais je crois montrer cette précieuse figure sous un jour nouveau en examinant surtout en elle son troisième attribut, la beauté.

                      En plusieurs endroits de la Divine Comédie on trouve des traces des idées platoniciennes, plus ou moins modifiées par leur voyage à travers les œuvres des Pères de l'Église. Il est probable que c'est surtout dans Boèce, auquel il a emprunté plus d'un trait, dans saint Augustin et dans saint Bonaventure que Dante s'est familiarisé avec certaines théories du philosophe grec, avec celle à laquelle nous faisons allusion et qui est exposée dans le Banquet. La voici, résumée aussi brièvement que possible, d'après l'admirable traduction de Cousin (3) :

 

                    « Celui qui veut s'y prendre comme il convient doit, après s'être attaché dès son jeune âge à aimer une seule des manifestations visibles de la beauté, s'efforcer ensuite d'aimer tout ce qui est beau, sans distinction. Après cela il doit considérer la beauté de l'âme comme bien plus relevée que la beauté visible, de sorte qu'une belle âme suffise pour l'attirer. De là il sera amené à considérer le beau dans les actions des hommes et dans les lois et à voir que la beauté morale est partout de la même nature. De la sphère d'action il devra passer à celle de l'intelligence et contempler la beauté des sciences, jusqu'à ce que, grandi et affermi dans ces régions supérieures, il n'aperçoive plus qu'une science, celle du beau.

 

                     Celui qui s'est avancé jusque là par une contemplation progressive et bien conduite, parvenu au dernier degré, verra tout à coup apparaître à ses regards une beauté merveilleuse, celle, Socrate (4), qui est le but de tous les travaux précédents, beauté éternelle, non engendrée et non périssable. Donc, le vrai chemin, c'est de commencer par les beautés d'ici-bas et, les yeux attachés sur la beauté suprême, de s'y élever sans cesse en passant par tous les degrés de l'échelle. O mon cher Socrate, ce qui peut donner le prix à cette vie, c'est le spectacle de la beauté éternelle ! Je le demande, quelle ne serait pas la destinée d'un mortel à qui il serait donné de contempler le beau sans mélange, dans sa pureté et simplicité, non plus vêtu de chairs et de couleurs humaines et de tous ces vains agréments condamnés à périr, à qui il serait donné de voir face à face sous sa forme unique, la beauté divine ! »

 

                    Dante mettant en action les préceptes de Platon, plus heureux que lui, a l'espérance formelle d'arriver à la contemplation de la beauté divine, et pourtant il prend un chemin plus court que celui qui est conseillé par le philosophe grec. La beauté de Béatrice, seule, le conduira directement au but suprême, sans qu'il change de culte. C'est Béatrice elle-même qui se modifiera et qui, après l'avoir soutenu dans le droit chemin, par le charme de sa beauté terrestre, le soutiendra encore, quand elle aura quitté ce monde, par la beauté cachée de son âme ; par cette seconde beauté qui n'est visible qu'aux yeux de l'esprit :

 

Alcun tempo 'l sostenni col mio volto :
Mostrando gli occhi giovinetti a lui,
Meco'l menava in dritta parte volto
(5).

 

                    Et plus tard, lorsque le poète est arrivé au Paradis, il entend chanter autour de lui :

 

Volgi, Beatrice, volgi gli occhi santi
(Era la sua canzone) al tuo fedele...
Per grazia fa noi grazia che disvele
A lui la bocca tua si che discerna
La seconda belleza che tu cele
(6).

 

                     Mais Dante est poète, plus encore que philosophe, et il avoue que lorsque la vue de la « femme belle et bienheureuse » lui a été enlevée, il s'est laissé entraîner hors de la bonne voie : « Les objets présents et les faux plaisirs ont détourné mes pas depuis que votre visage m'est caché. » (7). Alors Béatrice lui fait de mélancoliques reproches où l'on sent passer non pas un regret, mais un souvenir complaisant des jours vécus sur terre, pendant lesquels elle pouvait offrir son pur visage à la contemplation de son poète : Tu m'as quelquefois oubliée, et pourtant, lui dit-elle, « jamais la nature ou l'art ont-ils pu t'offrir un plaisir pareil à celui que tu ressentais à admirer ma beauté, maintenant ensevelie et perdue sous la terre ! » (8).

                  Chaque fois qu'il parle de Béatrice, Dante a des mots charmants pour caractériser sa beauté. Tantôt il exalte la douceur de sa voix :

 

...mia donna

Che mi disseta colle dolci stille (9) ;

tantôt son sourire :

... raggiandomi d'un riso

Tal che nel fuoco faria l'uom felice (10).

 

                  Puis c'est le fameux portrait de Béatrice, lorsqu'elle lui apparaît aux portes du Paradis, encadrée dans un passage céleste, triomphante et resplendissante d'une incomparable beauté :

                 « J'ai vu, au commencement du jour, tout l'horizon affranchi de nuages, et nuancée de rose la partie de l'orient au milieu de laquelle naissait le soleil, dont on pouvait supporter l'éclat tempéré par les vapeurs du matin ; de même à travers un nuage de fleurs qui retombaient de toutes parts, je vis une femme, les épaules couvertes d'un manteau vert ; elle était vêtue d'une draperie couleur de flamme ardente ; un voile blanc et une couronne d'olivier ornaient encore sa tête... (11).

 

                 O splendeur d'une lumière éternelle : quel est celui qui ne serait pas découragé en essayant de te reproduire telle que tu me parus dans l'air libre, là où le ciel t'environne de son harmonie ! » (12)

 

                  Il faudrait un long travail pour arriver à dégager complètement cette personnification des deux autres, tellement la Béatrice est marquée à la fois de son triple caractère. Serait-ce même possible ? L'idée platonicienne que j'ai indiquée dans la Divine Comédie, n'y est qu'à l'état de vague réminiscence et si bien enchevêtrée dans les multiples emprunts du poète à toutes les connaissances humaines, que ce serait peut-être en exagérer l'importance que de l'exposer plus longuement. Néanmoins cette conception de la beauté immuable dans son essence, se transformant du visible à l'invisible, et aboutissant à la beauté unique et primordiale, est tellement en dehors des idées du XIVe siècle, qu'il m'a paru intéressant de la signaler. Un peu plus tard, avec le progrès des études grecques, qui ne commencent sérieusement que cinquante ans après la mort de Dante, on trouverait plus facilement dans les poètes quelques traces de philosophie socratique. On verrait par exemple Pétrarque considérant les choses mortelles comme une échelle qui monte au Créateur,

                che son scala al Fattor,

 

               mais cette recherche perdrait de sa nouveauté à mesure qu'on se rapprocherait des temps modernes et deviendrait banale. Rien de ce qui touche à Dante ne saurait l'être, rien surtout de ce qui touche à sa Béatrice. Je me suis plu à montrer la complexité de cette création aussi étrange que sublime, d'autres y reviendront. Le sujet ne sera jamais épuisé, car on se plaira toujours à suivre le grand poète dans son voyage vers l'infini, régions où nul autre que lui n'est monté si haut, où nul peut-être n'ira plus ; qui oserait comme lui s'élever jusqu'aux étoiles ?

                 Puro e disposto a salire alle stelle ?

 

Rémy de Gourmont

 

 

(1) Inferno, III, 5.

(2) Inf. II, 52-126.

(3) Platon : Œuvres complètes trad. par M. Cousin. Le Banquet, passim.

(4) Socrate raconte un entretien qu'il a eu avec Diotime, femme instruite dans la philosophie, qui l'a initié aux mystères divins de la science du beau. Socrate et Platon se vantaient d'avoir tiré plus d'un enseignement de leurs entretiens avec les femmes cultivées de leur temps.

(5) Purg., XXX, 121 : « Quelque temps mon regard le soutint : je lui montrais mes yeux d'enfants, je le conduis[a]is dans la véritable route. »

(6) Purg., XXXI, 133 : « Tourne, Béatrice, tourne tes yeux saints vers ton fidèle ami. Par grâce, fais-nous la grâce de lui faire entendre ta voix, afin qu'il distingue la seconde beauté que tu caches. »

(7) Purg., XXXI, 34.

(8) Purg., XXXI, 49.

(9) Par., VII, 12 : « Ma dame, qui me désaltère avec les douces gouttes (de sa voix). »

(10) Par., VII, 18 : « Me rayonnant d'un sourire tel qu'il rendrait heureux l'homme au milieu des flammes. »

(11) Purg., XXX, 22.

(12) Purg. XXX, 142.

L'Enseignement secondaire des jeunes filles, février 1883, pp. 76-80.

 

 

I)

 

Une prière


LADY, dans tes yeux fiers
Il y a un air las,
Comme si l'esprit que nous connaissons à travers eux
Ont été intimidés avec réprimande
Penser que le cœur de l'homme désormais
Se lit comme un livre lu.
Dame, dans ton visage levé
La solitude est douloureux;
La vraie solitude suit la foule.
Sera-ce plus ou moins
Lorsque les mots ont été prononcés à toi
Que mon cœur est à la recherche de?
Lady, tu peux pas deviner
Les mots qui cherchent mes pensées?

Et mieux vaut ne pas parler.
Oh faut que tu saches mon amour est fort,
Entendre ma voix si faible.
Dame, ah vont pas ainsi:
Dame, prêtez l'oreille à nouveau:
Dame, oh apprendre de moi que encore
Il peut y avoir une chose reste
Quel est pas que tu as des connaissances
Et dans la tradition ton des hommes.


Nombreux sont les ligues de la nature sauvage
Jusqu'à ce que vous venez où le vert se trouve;
souvent entre doute et le doute
Mort chuchotements et rend sage.
Dame, n'a pas ma pensée
Beaucoup osé? Car je voudrais être
La fin des ténèbres et de l'aube
D'une nouvelle journée à toi,
Et ton oasis, et ta place de repos,
Et ton temps de paix, de dame.

Dante Gabriel Rossetti

 

II)

 

 

JE REGARDE PAR LA FENÊTRE

 

Je regarde par la fenêtre :
Le jour est déjà là, mon ami,
Le merle musicien sautille éblouis
De primevère en primevère,
Reviens sous les camélias, s’arrête
Et écoute le ruissellement mélodieux de l’air.

Et soudain, ô mon ami,
De sa gorge minuscule,
De sa toute petite gorge essoufflée
Jaillit le premier chant du printemps !

Ne sois pas triste, ô mon ami ! Pas toi !
Laisse les jours passés parler avec le chagrin !
Toi, ouvre ton tendre cœur à l’aurore
Et pars, sans te retourner,
Vers l’azur qui tend vers ta face délicate
Ses bras lumineux !

Ô mon ami,
Rêve suave,
Rêve
Tellement suave !

 

Christina Georgina Rossetti

 

 

 

 

 

Beata Beatrix de Dante Gabriel Rossetti (1864-1870)


Huile sur toile, 86,4 x 66
Londres, Tate Gallery

 

   

Notes :

Le sujet est inspiré de la Vita Nuova de Dante, qui chante l'amour idéalisé du poète italien pour Béatrice et la mort prématurée de celle-ci. Comme un présage de mort, un oiseau, coquelicot blanc dans le bec, tombe entre ses mains ouvertes.

Au fond, Dante, tel un fantôme regarde vers la figure de l'Amour idéalisé qui a les traits de Béatrice.

Rossetti peint ce tableau comme un mémorial à sa femme,Elizabeth Siddall, nouvelle incarnation de de Béatrice, décédé en 1862.

Beata Beatrix représente Elizabeth Siddal, femme de Rossetti, peintre et muse par excellence du mouvement préraphaélite, égérie éthérée des œuvres de William Holman Hunt ou Millais, ainsi elle incarne sa célèbre Ophélie. Par Beata Beatrix, Rossetti compare Elizabeth Siddal à la Béatrice de Dante, il l’immortalise dans l’extase de la mort.Cette œuvre de Rossetti, s’accompagne d’une étrange histoire, qui exerce une certaine fascination morbide. De nouveau enceinte après une fausse couche « Lizzie », mourut en 1862 d’une overdose de laudanum, probablement un suicide. Rossetti, désespéré l’enterra avec ses propres carnets de poèmes, au cimetière de Highgate. En 1869, pris d’une passion renouvelée pour la poésie, et voulant publier ses anciens poèmes dans son prochain recueil , Rossetti pris la douloureuse initiative de récupérer ses carnets. Son agent fut envoyé a pour déterrer l’infortunée a la nuit tombée, il découvrit un corps en état de remarquable conservation. Phénomène plutôt étrange, en effet, c’est dans la partie ouest du cimetière de Highgate que proviennent de nombreuses rumeurs d’une présence vampirique…

Elizabeth Siddal était décédée depuis deux ans lorsque Dante Gabriel Rossetti décida d'utiliser son portrait pour une œuvre inspirée par la Vita Nuova de Dante. Ayant été lui-même baptisé en l'honneur du grand poète italien, il projeta sur sa jeune épouse l'image de Béatrice, aimée de Dante mais aussi personnification de sa propre âme.
Dans ce tableau que Rossetti considérait comme un mémorial à la défunte, Béatrice est représentée dans un état de transe mystique, les yeux clos, les lèvres entr'ouvertes, la tête légèrement rejetée en arrière.

 

 

 

 

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Commentaire de Rébecca Terniak le 30 juillet 2012 à 8:05

Allégria !!!

Nous revoilà gratifiés par une somme littéraire et picturale splendide de notre Dame d'Alizée

en l'honneur de notre chère Béatrice .... coiffée ... de joie et médusée

Commentaire de Valériane d'Alizée le 29 juillet 2012 à 22:47

Peut-être m'aurait- il fallu préciser que "la Prêtresse des Autels fleuris au souffle des Alizés" saluée par Béatrice est mon auguste bête à cornes préférée née sous le signe zodiacal du bélier, soit l'auteur de mes jours...

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