Arts et Lettres

Le réseau des Arts et des Lettres en Belgique et dans la diaspora francophone

Cueillette matinale (poèmes, Demdel Editions)

Voici ce qu'écrit la poète et romancière Isabelle Bielecki sur mon premier recueil. Un très joli papier qui me touche énormément, merci de tout cœur:
Pour savourer la poésie du recueil de Martine Rouhart, Cueillette matinale, paru aux éditions Demdel, il faut entrer dans son jardin, tel un chat indiscret, et marcher jusque tout au fond, là où repose la nuit sous les épaisses frondaisons en attendant que s’en aille le jour.
Car c’est alors, quand le soleil se cache derrière la cheminée que la nuit s’ébroue et remonte pas à pas vers les arbres, les pelouses et les fenêtres derrière lesquelles marche, rêve ou s’apprête à aller dormir Martine.
La nuit qu’elle regarde venir d’un œil attendri, de poète qui aime les étoiles - étoiles qu’on retrouve déjà dans son dernier beau roman intitulé la Solitude des Étoiles - et qui lui parle presque plus que le soleil et sa pleine lumière. « Cinq heures du matin / nuit blanche / la fenêtre noire comme de l’encre / qu’attendre du jour qui vient… ? » ; « … laisse-moi goûter encore un peu / aux vendanges de la nuit » « Le buvard de la nuit / absorbe les contours / la vitre se remplit d’encre / vertige devant ce vide / plein de vies / qui jouent dans le noir ».
Et que dire des autres hôtes de ce jardin : la lune «Elle m’est apparue / rousse / obscure et éblouissante… » ; le vent « Dans mon sommeil / j’entends le vent / tracer des chemins / dans le noir… » ou les nuages « Certaines tristesses / ne pèsent / que ce que pèse / un nuage… »
Ainsi, l’on en arrive à se promener dans ce subtil recueil de poésie comme l’on déambule dans un jardin de rêve, sourire aux lèvres, avec tendresse, admiration pour la sérénité des lieux, à écouter les oiseaux, caresser un arbre, admirer une fleur. Comment ne pas écrire avec de tels compagnons, me direz-vous ?
Ne nous y trompons pas, tout un chacun, même en ces lieux paradiasiques, n’est pas capable d’écrire ainsi, avec des mots simples qui vont droit au cœur. Rien n’est plus difficile qu’être beau au premier regard : « Le creux d’un coussin / un livre abandonné / le silence non partagé / il suffit de peu / à l’absence / pour vous cogner / le cœur ».
Cela demande une tendresse profonde pour ses semblables, du respect pour les mots avant de les marier pour qu’ils soient lus de tous.
D’autant plus que la philosophie n’est jamais loin dans cette poésie qui coule de source, glissée entre deux vers, celle des sages qui ont compris que le vrai se cache dans les petites choses, que l’essentiel réside dans ce qui nous entoure et nous accompagne jour après jour, presque incognito. Notre enfance, nos rêves, la nature. « Ne te l’ai-je pas dit ? / sors dans le vent / marche sans t’arrêter / les idées noires ne résistent pas / au souffle de l’air / ni à la lumière ».
En quatrième de couverture, Martine écrit : « j’écris parce que vivre ne suffit pas ». C’est que la poétesse « jette des ponts » et « donne un fragment d’elle-même » à qui veut le saisir, certainement le temps d’ouvrir ce très beau livre à la jolie couverture bleue réalisée par Anne-Marielle Wilwerth, et de s’y plonger, comme dans un jardin des délices.
Alors, faites comme moi :
Pendant que le vent / court d’arbre en arbre / je reste tranquille / à l’abri / de… ton livre… Martine, Cueillette matinale.

Isabelle Bielecki

Vues : 239

Commenter

Vous devez être membre de Arts et Lettres pour ajouter des commentaires !

Rejoindre Arts et Lettres

Commentaire de Bielecki Isabelle le 27 mai 2018 à 9:16

Merci à Paul pour ce partage sur son blog Arts et Lettres, je partage tout à fait le sentiment de Martine, et à votre lecture à tous

Commentaire de martine rouhart le 27 mai 2018 à 7:37

Merci cher Monsieur Paul, votre geste sensible nous touche beaucoup, Isabelle et moi


Fondateur réseau
Commentaire de Robert Paul le 26 mai 2018 à 21:51

j'apprécie ce genre de complicité poétique que j'observe depuis des décennies dans le milieu poétique belge.

Aussi, vais-je mettre ce billet en avant. 

Et souvent...!!!

Commentaire de martine rouhart le 24 mai 2018 à 16:28

merci chère Anne-marie pour vos mots qui me touchent beaucoup

Commentaire de Anne Marie REMONGIN le 24 mai 2018 à 10:38

Toutes mes sincères félicitations Martine pour ce très bel hommage appuyé, et pour votre grand talent d'écriture

qui transforme en poésie les petits riens  qui nous entourent et que nous avons oubliés dans l'agitation de la vie quotidienne.
Belle journée  avec mes amitiés. Anne Marie

Commentaire de martine rouhart le 22 mai 2018 à 20:10

Et merci aussi à Bernadette et aux autres que j’aurais oublies! Amitiés à tous

Commentaire de martine rouhart le 22 mai 2018 à 20:08

Merci Annie, Nicole, Nada, Fabienne, votre intéret me touche

Commentaire de Nicole Duvivier le 20 mai 2018 à 10:53

Un très bel hommage ! Félicitations,Martine ! Bisous, Nicole

Commentaire de Annie Deveaux Berthelot le 19 mai 2018 à 21:11

Un bel hommage ! Félicitations Martine

Commentaire de martine rouhart le 19 mai 2018 à 19:33

Merci Dominique

                L'inscription

et la  participation à ce résau

   sont  entièrement grauits.

       Le réseau est modéré

Les rencontres littéraires de Bruxelles

Le projet est lancé le 28 mars 2017. J'y ai affecté les heureux talents de Gérard Adam pour mener ce projet à bonne fin

Billets culturels de qualité
     BLOGUE DE              DEASHELLE

Quelques valeurs illustrant les splendeurs multiples de la liberté de lire

Focus sur les précieux billets d'Art de François Speranza, attaché critique d'art du réseau Arts et Lettres. Ces billets sont édités à l'initiative de Robert Paul.

ABSTRACTION LYRIQUE - IMAGE PROPHETIQUE : L'ART DE KEO MERLIER-HAIM

DE L’ABSTRACTION DES CORPS : L’ART DE DEJAN ELEZOVIC

L'IMAGE DE LA FEMME DANS LA MYTHOLOGIE D'ARNAUD CACHART

L’IDEE, ARCHITECTURE DE LA FORME : L’ŒUVRE DE BERNARD BOUJOL

LE THEATRE DES SENS : L’ŒUVRE D’ALEXANDRE PAULMIER

DU CIEL INTERIEUR A LA CHAISE HUMAINE : L’ŒUVRE DE NEGIN DANESHVAR-MALEVERGNE

VARIATIONS SUR LE BESTIAIRE : L’ŒUVRE DE ROBERT KETELSLEGERS

ELIETTE GRAF ENTRE POESIE ET MAGIE

COULEURS DE MUSIQUE, MUSIQUE DES COULEURS : L’ART DE HOANG HUY TRUONG

REFLETS D’UNE AME QUI SE CHERCHE : L’ŒUVRE DE MIHAI BARA

LE SIGNE ENTRE PLEINS ET VIDES : L’ŒUVRE DE CHRISTIAN GILL

ENTRE LES SPHERES DE L’INFINI : L’ŒUVRE D’OPHIRA GROSFELD

PAR-DELA BÉATRICE : LE DIALOGUE DE CLAUDIO GIULIANELLI

DE L’ESTHETIQUE DU SUJET : L’ART DE JIRI MASKA

 

 ENTRE REVE ET FEMINITE : L’ŒUVRE DE CHRISTIAN CANDELIER

DE L’ORDINAIRE COMME ESTHETIQUE : L’ŒUVRE DE YVONNE MORELL

QUAND 

SURREALISME ET HUMANISME EXPRIMENT L’ŒUVRE D’ALVARO MEJIAS

UN THEATRE DE COULEURS ET DE FORMES : L’UNIVERS D’EDOUARD BUCHANIEC

CHRISTINE BRY : CAVALCADES AU CŒUR DE L’ACTE CREATEUR

QUAND LE MYTHE S’INCARNE DANS L’ART : L’ŒUVRE D’ODILE BLANCHET

D’UN SURREALISME L’AUTRE : LES FLORILEGES DE MARC BREES

DE LA TRANSPARENCE DE L’AME : L’ŒUVRE DE MARIE-CLAIRE HOUMEAU

VERS UN AUTRE SACRE : L’ŒUVRE DE RODRIGUE VANHOUTTE

traduit en espagnol via le        lien en bas de page

     http://bit.ly/29pxe9q

LE SIGNE ENTRE LA CULTURE ET LE MOI : L’ŒUVRE DE LYSIANE MATISSE

DE LA MATIERE ENTRE LES GOUTTES DE L’ESPACE : L’ŒUVRE DE FRED DEPIENNE

FREDERIQUE LACROIX-DAMAS - DU PALEOLITHIQUE AU CONTEMPORAIN : RETOUR SUR L’ORIGINE DU MONDE

ENTRE SURREALISME ET METAPHYSIQUE : L’ŒUVRE DE GHISLAINE LECHAT

LA FEMME CELEBREE DANS LA FORME : L’ŒUVRE DE CATHERINE FECOURT

LA LIGNE ENTRE COULEURS ET COSMOS : L’ŒUVRE DE VICTOR BARROS 

CHRISTIAN BAJON-ARNAL : LA LIGNE ET LA COULEUR : L’ART DE L’ESSENCE

LE ROMAN DE LA ROSE : L’ECRITURE PICTURALE DE JIDEKA


MARTINE DUDON : VOYAGE ENTRE L’ESPACE ET LA FORME

TROIS MOMENTS D’UNE CONSCIENCE : L’ŒUVRE DE CATHERINE KARRER

CHRISTIAN KUBALA OU LA FORME DU REVE

L’ŒUVRE DE JACQUELINE GILBERT : ENTRE MOTS ET COULEURS

TROIS VARIATIONS SUR UN MEME STYLE : L’ŒUVRE D’ELIZABETH BERNARD

ISABELLE GELI : LE MOUVEMENT PAR LA MATIERE

L’ART, MYSTIQUE DE LA NATURE : L’ŒUVRE DE DOROTHEE DENQUIN

L’AUTRE FIGURATIF : l’ART D’ISABELLE MALOTAUX

CLAUDINE GRISEL OU L’EMOTION PROTAGONISTE DU MYTHE

VOYAGE ENTRE LYRISME ET PURETE : L’ŒUVRE ABSTRAITE DE LILIANE MAGOTTE

GUY BERAUD OU L’AME INCARNEE DANS LA FORME

LA FEERIE DE L’INDICIBLE : PROMENADE DANS L’ŒUVRE DE MARIE-HELENE FROITIER

JACQUELINE KIRSCH OU LES DIALOGUES DE L’AME

DU CORPS ET DU CODE : L’HERITAGE PICTURAL DE LEONARD PERVIZI

JACQUES DONNAY : ITINERAIRES DE LA LUMIERE

MIREILLE PRINTEMPS : DIALOGUE ENTRE L’ESPACE ET LE SUJET

STEPHAN GENTET: VOYAGE ENTRE LE MASQUE ET LE VISAGE

MARC LAFFOLAY : LE BOIS ET LE SACRE

FLORENCE PENET OU LA COULEUR FAUVE DES REVES

LE SURREALISME ANCESTRAL DE WILLIAM KAYO

CLARA BERGEL : DE L’EXISTENCE DU SUJET



GERT SALMHOFER OU LA CONSCIENCE DU SIGNE

ALFONSO DI MASCIO : D’UNE TRANSPARENCE, l’AUTRE

 

LESLIE BERTHET-LAVAL OU LE VERTIGE DE L’ANGE


TINE SWERTS : L’EAU ENTRE L’ABSTRAIT ET LA MATIERE


ELODIE HASLE : EAU EN COULEURS


RACHEL TROST : FLOATING MOMENTS, IMPRESSIONS D’INSTANTS


VILLES DE L’AME : L’ART DE NATHALIE AUTOUR


CHRISTIAN LEDUC OU LA MUSIQUE D’UNE RENAISSANCE


CHRISTIGUEY : MATIERE ET COULEUR AU SERVICE DE L’EXPRESSION


HENRIETTE FRITZ-THYS : DE LA LUMIERE A LA LUMINESCENCE


LA FORME ENTRE RETENUE ET DEVOILEMENT : L’ART DE JEAN-PAUL BODIN


L’ART DE LINDA COPPENS : LA COULEUR ET LE TRAIT DANS LE DIALOGUE DES SENS


CLAUDE AIEM : OU LA TENTATION DU SIGNIFIE


BOGAERT OU L’ART DE LA MYSTIQUE HUMAINE


MICHEL BERNARD : QUAND L’ART DANSE SUR LES EAUX


PERSONA : DE L’ETAT D’AME AU GRAPHISME. L’ŒUVRE D’ELENA GORBACHEVSKI


ALEXANDRE SEMENOV : LE SYMBOLE REVISITE


VERONICA BARCELLONA : VARIATIONS SUR UNE DEMARCHE EMPIRIQUE


FRANCOISE CLERCX OU LA POESIE D’UN MOMENT


XICA BON DE SOUSA PERNES: DIALOGUE ENTRE DEUX FORMES DU VISIBLE


GILLES JEHLEN : DU TREFONDS DE L’AME A LA BRILLANCE DE L’ACHEVE


JIM AILE - QUAND LA MATIERE INCARNE LE DISCOURS


DIMITRI SINYAVSKY : LA NATURE ENTRE L’AME ET LE TEMPS


FRANÇOISE MARQUET : ENTRE MUSIQUE ET LEGENDE


CLAUDINE CELVA : QUAND LA FOCALE NOIE LE REGARD


LES COULEURS HUMAINES DE MICAELA GIUSEPPONE


MARC JALLARD : DU GROTESQUE A L’ESSENTIEL


JULIANE SCHACK : AU SEUIL DE L’EXPRESSIONNISME MYSTIQUE


ROSELYNE DELORT : ENTRE COULEUR ET SOUVENIR


BETTINA MASSA : ENTRE TEMPS ET CONTRE-TEMPS

XAVI PUENTES: DE LA FACADE A LA SURFACE : VOYAGE ENTRE DEUX MONDES

MARYLISE GRAND’RY: FORMES ET COULEURS POUR LE TEMPS ET L’ESPACE

MARCUS BOISDENGHIEN: ETATS D’AME…AME D’ETATS : EMOTIONS CHROMATIQUES

 

JUSTINE GUERRIAT : DE LA LUMIERE

 

BERNADETTE REGINSTER : DE L’EMOTION A LA VITESSE

 

ANGELA MAGNATTA : L’IMAGE POUR LE COMBAT

 

MANOLO YANES : L’ART PASSEUR DU MYTHE

 

PIERRE-EMMANUEL MEURIS: HOMO LUDENS

 

MICHEL MARINUS: LET THE ALTARS SHINE

 

PATRICK MARIN - LE RATIONNEL DANS L’IRRATIONNEL : ESQUISSES D’UNE IDENTITE

 

CHRISTIAN VEY: LA FEMME EST-ELLE UNE NOTE DE JAZZ?

 

SOUNYA PLANES : ENTRE ERRANCE ET URGENCE

 

JAIME PARRA, PEINTRE DE L’EXISTENCE

Bruxelles ma belle. Et que par Manneken--Pis, Bruxelles demeure!

Menneken-Pis. Tenue de soldat volontaire de Louis-Philippe. Le cuivre de la statuette provient de douilles de balles de la révolution belge de 1830.

(Collection Robert Paul).

© 2019   Créé par Robert Paul.   Sponsorisé par

Badges  |  Signaler un problème  |  Conditions d'utilisation