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Dis-moi ce que tu lis

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Favorise l'échange et le partage de ce que vous avez de plus précieux: la lecture. (Romans, essais, théâtre et poésie).

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C’est ici le moment de rappeler le célèbre mot de Proust: “En réalité, chaque lecteur est, quand il lit, le propre lecteur de soi-même. L’ouvrage d’un écrivain n’est qu’une espèce d’instrument optique qu’il offre au lecteur afin de lui permettre de discerner ce que sans le livre il n’eût peut-être pas vu en soi-même.”

“ La lecture est une amitié ”: le propre des livres est de “nous donner des désirs”.

La lecture n’est pas une fin, mais un commencement. Elle n’est pas une fuite, mais une rencontre. Si vous désirez proposer des livres à la recension, vous pouvez les envoyer à Robert Paul à l’adresse de l'Espace Art Gallery : 35 rue Lesbroussart 1050 Bruxelles. Nous ferons tout notre possible pour donner suite.Écrire est un acte d'amour. S'il ne l'est pas, il n'est qu'écriture. Jean Cocteau

N.-B: Je précise que l'administrateur du Groupe  "Dis-moi ce que tu lis"  au sein du réseau Arts et Lettres est Deashelle qui en assure la gestion et la politique éditoriale. Elle est aussi titulaire des groupes théâtre, musique classique et cinéma.


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Je viens timidement vous parler de Marie-Noël, elle, dont  Valériane D 'Alizée  a  presque tout aussi timidement évoquée un jour,  presqu'une nuit de nos heures sur ce site,  osé  nous rappeler   sa disgrâce dans cet oubli    qui  nous ferait…Continuer

Balises : Joly, Lukomski, béatrice

Le livre est plus que jamais devenu un objet de résistance.

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Le mot scrupule, du latin scrupulus qui veut dire "petit caillou pointu", désigne ce petit caillou pointu qui, confortablement niché dans la sandale d'un légionnaire, peut mettre en péril la progression de toute l'armée. Ce vocable évoquait à…Continuer

Balises : futur, société, livre, résistance

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Commentaire de Deashelle le 5 décembre 2017 à 19:02

 Chaque époque n’est-elle qu’une succession de cercles dans l’eau? Passant par les guerres puniques, Daniel Rondeau  retrouve la  pierre fatale sur laquelle sont gravés les massacres de Sétif. Grimaud, l’archéologue examine le terreau qui a engendré cette mécanique du chaos, le terrorisme islamique, dont on ne parlait pas il y a 40 ans. Il braque l’éclairage sur d’autres mécaniques délétères : l’absence de repères, le nihilisme général engendré par la destruction du paysage spirituel de l’Europe après le passage destructeur du nazisme et du communisme dont nos générations ne sont toujours pas remises. Mais comment pourrions-nous encore rayonner en 2016, si on ne croit pas en soi? Sans l’eau de l’histoire, de la poésie et de la culture… peu d’espoir est permis ! « Je suis Habiba et je vis… »

 

 En rassemblant les points de vue des nombreux personnages du roman, tous des naufragés, de la journaliste française et petite amie de Kadhafi à l’étudiante bretonne anarchiste passée par la prostitution de luxe, la mosaïque s’éclaire. Le délitement des valeurs familiales a aussi créé l’absence de repères. Bruno, le policier anti-terroriste flotte dans sa vie, perdu par son divorce et l’éloignement de ses filles. La peinture de l’époque passe par la sphère toute puissante de l’argent qui a englouti notre planète et ses états de droit avec tous  les trafics illicites du trafic humain, migrants et esclaves, à  celui des œuvres d’art millénaires,  à celui  de la drogue,  et jusqu’aux détrousseurs de cadavres dans les hôpitaux. Assiste-ton à la « grosse domination du sabre sur l’esprit ? »

L’écriture se fait à coups de sabre, de déflagrations, de valse d’informations aussitôt interrompue, dans un immense zapping mondial de la violence. Comment, à travers les  cascades d’événements sans transition,  et les  lieux brûlants d’actualité ne pas se retrouver piégé par la barbarie, cloué d’angoisse, stupéfait devant  les personnages déboussolés, aux quatre coins de la Méditerranée, notre berceau millénaire devenu  fosse commune. Autour de  Malte, il n’y a qu’un pas pour la  Lybie,  la Tunisie,  la Somalie,  Istanbul… Et puis la frileuse Europe aux fondements dévastés se déploie, fragilisée par la corruption et le crime, de Londres, à Paris, au Quai Matignon et dans une banlieue infecte nommée Taurbeil-Paradis la Grande Tarte. Au début les images et les personnages sont  bien difficile à suivre et  on se perd dans les cercles de l’enfer… Puis la mosaïque contre la domination du sabre sur l’esprit, prend forme et on ne lâche plus le livre, de peur de perdre le fil infernal! Et au passage, -ouf!- on se permet de savourer les apartés de l’archéologue, Grimaud, qui n’est  avare ni de recul, ni d’érudition,  ni de sagesse.   « Les peuples se font et se défont de leur  énergie propre  s’engendrant de leur âme et de leurs actes incessants  pendant que le temps s’écoule à son rythme imperturbable. » comme disait Michelet.

Commentaire de Deashelle le 9 novembre 2017 à 16:56

Le prix Renaudot, lui, a été décerné à Olivier Guez pour La disparition de Josef Menguele.

Commentaire de Deashelle le 9 novembre 2017 à 16:54

Yannick Haenel remporte le prix Médicis pour « Tiens ferme ta couronne »



Le romancier Yannick Haenel a remporté ce jeudi le prix Médicis pour « Tiens ferme ta couronne », publié aux éditions Gallimard. L'auteur d'une douzaine d'ouvrages, dont sept romans, y raconte la folle dérive d'un écrivain sans le sou, entre littérature, cinéma, solitude, amour : auteur d'un scénario sur Herman Melville, celui-ci veut le vendre à Michael Cimino, qu'il rencontre à New-York. Parallèlement, il flirte avec la maîtresse de son sulfureux voisin, assure mal la garde de son dalmatien, est harcelé par deux malfrats, écluse les bars... Puis, au cours d'un dîner, il rencontre Isabelle Huppert et la séduisante directrice du musée de la Chasse, réincarnation de la déesse Diane, avec qui il entame une liaison torride.

« Une oeuvre délicieusement libre dans son ton et sa forme. À la fois drôle et mélancolique, ce roman mêle habilement des personnages célèbres et inventés, brasse avec légèreté des considérations existentielles et flirte même avec la mythologie », pouvait-on lire dans Les Echos Week-End du 3 novembre.

Le romancier a dédié son prix à Anne Wiazemsky, membre du jury du Médicis décédée en octobre. « Comme mon livre porte sur les noces entre le cinéma et la littérature, si quelqu'un l'a incarné merveilleusement c'est elle. Baisers à Anne Wiazemsky », a dit l'écrivain.

Le prix Médicis étranger a été attribué au romancier italien Paolo Cognetti pour « Les huit montagnes » (Stock), traduit par Anita Rochedy et  Le Médicis essai a récompensé l'Américain Shulem Deen pour « Celui qui va vers elle ne revient pas » (Globe), traduit par Karine Reignier-Guerre.


Commentaire de Deashelle le 6 novembre 2017 à 14:21

L’Ordre du jour, Un  texte qui est publié par la maison que dirigeait encore récemment la ministre de la culture, Françoise Nyssen ; ce qui semblait, aux yeux des observateurs, rendre impossible un couronnement d’un livre Actes Sud cette année.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/livres/article/2017/11/06/le-prix-goncourt-re...

Commentaire de Deashelle le 6 novembre 2017 à 14:19

Avec L’Ordre du jour, l’écrivain pénètre dans l’antichambre de la seconde guerre mondiale, scrutant les semaines qui ont précédé l’Anschluss, l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne en 1938. Le livre s’ouvre cinq années plus tôt, le 20 février 1933. Ce jour-là, vingt-quatre dirigeants des plus importantes entreprises allemandes – Krupp, Opel, Siemens… – sont reçus par Herman Goering et Adolf Hitler, chancelier depuis un mois. Lors de cette réunion, le Führer tient un discours simple : pour en finir avec le communisme et retrouver la prospérité, il doit remporter les élections législatives du 6 mars. Invités à financer la campagne du parti nazi, les vingt-quatre patrons versent sans sourciller leur généreuse obole. « Et ils se tiennent là impassibles, comme vingt-quatre machines à calculer aux portes de l’Enfer. »

Extirper quelques fragments de vérité
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/livres/article/2017/05/24/eric-vuillard-avant...

Commentaire de Deashelle le 6 novembre 2017 à 14:12
Commentaire de Deashelle le 6 novembre 2017 à 13:59

AND the winner is:  "L’ordre du jour", Eric Vuillard conte les coulisses de l’Anschluss.

Eric Vuillard, écrivain et cinéaste né à Lyon en 1968, couvert de prix pour ses "Conquistadors", "Congo", "La Bataille d’Occident", "Tristesse de la terre" et "14 juillet", a préféré le récit à l’essai pour conter les événements qui précédèrent et suivirent l’Anschluss, l’annexion de l’Autriche imposée par Hitler. 

Un livre aux qualités littéraires impressionnantes, d’une densité saisissante; regrettons toutefois qu’in fine l’on n’y trouve une succincte bibliographie relative aux faits évoqués. Nommé chancelier par le maréchal Hindenburg, le 30 janvier 1933, Hitler fixa les élections législatives au 5 mars; les caisses du parti national-socialiste étant vides, il fit alors convoquer par Goering (qui présidait le Reichstag) vingt-quatre grands patrons - ou leurs mandataires - de l’industrie allemande : les Krupp, BASF, Bayer, Agfa, Opel, IG Farben, Siemens, Allianz et autres Telefunken. 

Le lundi 22 février 1933, trois millions de marks seront versés par eux aux nazis. Quelques années plus tard, certaines de ces sociétés utiliseront des prisonniers de guerre, louant des déportés à Buchenwald, à Ravensbrück, à Auschwitz… 

Est aussi relatée la rencontre du 12 février 1938, à Berchtesgaden, entre le chancelier autrichien Kurt von Schusschnigg et un Führer qui l’engueule comme du poisson pourri. Parmi les pages les plus étonnantes, celles qui rappellent que les troupes allemandes franchiront la frontière autrichienne, le 12 mars, "dans un désordre sans nom, avec une lenteur effarante". 

N’empêche ! Le 15 mars, du balcon du palais impérial à Vienne, Hitler vociférera la déclaration d’annexion au Reich de sa terre natale. 

Malgré ce crime, six mois plus tard, les 29 et 30 septembre 1938, Daladier, Chamberlain, Mussolini et le diabolique Hitler signeront à Munich des accords promis à un avenir de papier mâché, leur encre ayant à peine séché. Chronique d’un temps terrible. Où l’argent n’avait ni odeur ni honneur.

"L’ordre du jour" par Eric Vuillard Actes Sud 150 pp., env. 16 €

http://www.lalibre.be/culture/livres-bd/decouvrez-la-critique-du-pr...

Commentaire de Deashelle le 6 novembre 2017 à 13:56

 Voici le jury de l'académie Goncourt, du premier au dixième couvert où leur nom est inscrit: Bernard Pivot (président), Eric-Emmanuel Schmitt, Didier Decoin (secrétaire général), Paule Constant, Patrick Rambaud, Tahar Ben Jelloun, Virginie Despentes, Françoise Chandernagor, Philippe Claudel et Pierre Assouline.

Alors, qui va gagner? Le magazine professionnel Livres Hebdo s'amuse chaque année à poser la question à seize critiques littéraires, Le Figaro y a participé. À chaque fois, il fallait répondre à ces deux interrogations: «Qui l'aura?» et «Qui le mérite selon vous?»
Véronique Olmi en tête des pronostics
Voici les résultats de ce «pronostic des critiques littéraires» qui vaut ce qu'il vaut. À ce petit jeu, Véronique Olmi l'emporte haut la main avec neuf voix. Elle est suivie d'Alice Zeniter qui rassemble quatre «suffrages».
Nous avons voulu aller plus loin en présentant les forces et les faiblesses de chacun d'entre eux. Mais autant le dire tout de suite, le «jeu» a rarement été aussi ouvert. Une seule règle, en vérité: tout est possible.
Yannick Haenel, Tiens ferme ta couronne (Gallimard)
Force : le roman est considéré comme l'un des meilleurs de la rentrée sur le plan du style et de l'inventivité. «Un roman qui danse en permanence sur un volcan» dit Pierre Vavasseur du Parisien.
Faiblesse: son côté «littéraire», il paraît que cette dimension devient un handicap dès qu'il s'agit de couronner un auteur et que les jurys préféreraient des romans plus faciles d'accès…
Véronique Olmi, Bakhita (Albin Michel),
Force : c'est un roman qui séduit les critiques, les jurés et le public. Il se vend très bien, grâce notamment au prix du roman Fnac décroché dès début septembre.
Faiblesse: son côté trop grand public, justement, et la romancière fait office de favorite. Comme pour tous les autres «candidats», ce qui est considéré comme une qualité peut être vu comme un défaut. Allez comprendre…
Éric Vuillard, L'Ordre du jour (Actes Sud),
Force : ce récit retrace les événements et les coulisses de l'Anschluss en 1938, avec une dimension politique et industrielle, a été publié en mai (au contraire de tous les autres sortis en cette rentrée littéraire), mais il est monté en puissance. Éric Vuillard jouit d'une cote énorme.
Faiblesse : un peu comme Haenel, on ne le juge pas assez grand public alors qu'il marche en librairie. D'autres affirment que ce n'est pas un roman et que le Goncourt devrait distinguer une fiction.
Alice Zeniter, L'Art de perdre (Flammarion).
Force : assurément son roman, qui embrasse un sujet assez rarement traité en littérature: le destin des Harkis. Alice Zeniter, qui a déjà eu le prix du Livre Inter à 27 ans, fait figure de surdouée.
Faiblesse : elle est jeune (31 ans), mais on a vu que l'an dernier cela ne gênait pas le jury Goncourt. Ce livre a déjà eu de nombreuses récompenses.

Commentaire de Deashelle le 31 octobre 2017 à 15:00

Commentaire de Deashelle le 9 octobre 2017 à 23:12

"De l'enfer au paradis", la chronique de Bernard Pivot

Bernard Pivot, de l'Académie Goncourt, chronique cette semaine pour le JDD le livre de Véronique Olmi, "Bakhita".

http://www.lejdd.fr/chroniques/bernard-pivot/de-lenfer-au-paradis-l...

 
 
 

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