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L'autre jour au "Grenier Jane Tony", quelqu'un (Piet Lincken pour ne pas le nommer) m'a posé cette question à brule pour point: c'est quoi l'âme ?
C'est un mot-bateau sans doute qui revient un peu trop souvent dans une certaine poésie.

Prudemment, je lui ai répondu par le sens étymologique: souffle ...

L'âme est aussi une pièce indispensable au violon, sans quoi le son resterait
on ne peut plus confidentiel ...

Je pense à une phrase de Valente qui dit: " De quel côté de mon corps étais-tu mon âme, pour ne pas me secourir ?"
Qu'en pensez-vous, amis d'Arts et Lettres ?

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Réponses à cette discussion

L'âme c'est l'essence qui nous fait avancer mais on ne connait jamais tout à fait sa composition!...

Franck Urban-Cajal a dit :
l'âme me semble t-il, se retrouve dénuée de sens quand elle s' intellectualise étymologiquement... l'âme semble bien au delà, on pourrait peut-être la considérer, tel un champ vibratoire, très subtil, ou l'amalgame de chaque individus viendrai se greffer, pour ainsi former une énergie universelle incomparable, une force créatrice!!! et non plus destructrice.
et encore !!? j'intellectualise trop le phénomène...
bien à vous
Je trouve que Franck Urban-Cajal apporte toute la précaution nécessaire.
Oui, assurément, l'âme est ce quelque chose au-delà de tout concept et qui ne se laisse pas prendre au jeu de nos mots. Vibration d'avant les mots, mais vibrant dans ceux-ci, les accompagnant de loin en loin et, dès lors, en nous qui ne sommes que langage. Référence immémoriale, impossible à nommer, au risque de tout perdre, c'est à dire de s'exclure des "harmoniques" comme dit Christian Hubin,
"harmoniques des plus subtils, la grande réserve d'où nous crions vers nous-mêmes; l'avance grisante ou oppressante vers un lieu d'accès, de transgression, d'accomplissement: définitif et à jamais initial". (in La forêt en fragments)
Il y a l'arbre qu'on peut vraiment troquer
Et il y a celui qu'on appelle de la vie
il est sublime, majestueux
et voire même intouchable !

il conserve nos âmes,
nos vies, et nos rêves...
Chaque feuille représente une âme
une fois tombée
C'est la fin d'une vie !

Son temps c'est l'infini
Mais pour dire vrai,
et à vrai dire
l'infini de cette existence !

Et pour l'amour,
il est vraiment si dérisoire
et voir même aléatoire..!
Si on n'a pas le cœur bien ouvert..!

Car après tout
la vie n'est vraiment
qu'un simple passage
plein de rêves, et de mystères..!

L'amour dilue alors
notre soif..!
Et rend magique
cette existence

Mais l'amour ne vit
que dans un cœur bien si brave
Vivant bien sur !
Et si sensible à toute la vie !

L'amour est bien sur
un vrai trésor..!
Mais qui ne vit
Que si on le partage..!

A. Sbibi
Âme, amener, amenuiser, amer ...
Âme, âme-nez, âme-nuiser, âme-erre.
Âme, sel de l'esprit ! Substance incorporelle, revenant enfermé dans la chair ! Tinou

St Jean de la Croix est un révélateur d'âme/ La lecture de ses poèmes m'en ont donné l'intime conviction.. L'âme chante dans la poésie. Les Mystiques l'ont saisie dans des expériences ineffables car, brûlantes d'Amour. L'âme est une brulure d'Amour éternelle flamme d'Amour, elle scintille comme un diamant au plus secret de l'humain: Détachée du corps à l'instant suprême, elle continue de vivre dans l'incandescence de l'Amour : quoi de plus merveilleux. J'ai fréquenté le Grenier Jane Tony pendant de nombreuses années. L'âge et l'éloignement ne me permettent plus, hélas, de participer aux rencontres. Jean Dumortier et Mr Kesteman me considéèrent comme "Poète Mystique". Rassurez-vous, j'ai encore les deux pieds bien sur terre et pas mal de mes poèmes le prouvent. A bientôt sur mon blog. ROLANDE de vue d'un mystique dont la démarche a inspiré nombre de poètes contemporains:

Juan Yepes, poète espagnol plus connu sous le nom de Jean de la Croix, est l'un des plus grands mystiques chrétiens
ayant réalisé l'union au Divin.

S'engageant dès l'âge de 20 ans au Carmel, il est assez vite déçu par les velléités de son ordre. Mais, au moment où il décide de se faire chartreux, il rencontre sœur Thérèse d'Avila qui lui suggère de travailler à la réforme du Carmel. Il suscite alors de vives résistances chez ses supérieurs qui l'enferment de longs mois dans un ultime.

Riche de son expérience qui lui valut le titre de « docteur mystique », Jean de la Croix consacre alors sa vie à guider
les autres dans leur cheminement spirituel. C'est en être réalisé qu'il nous présente le Divin comme flamme d'Amour investit l'âme tout entière produisant de nouveau en elle des ténèbres spirituelles ». Car, à l'image de nos yeux qui se ferment face au rayonnement intense du soleil, l'âme, qui n'est pas encore totalement purifiée, se ferme momentanément devant la flamme de Vie. Pourtant, cette phase sombre est le prélude des noces de lumière. Car bientôt, le feu de l'Amour l'embrase entièrement à l'instar du feu matériel qui tend à
ne faire qu'un avec la bûche. Et l'âme ne souffre plus car elle devient elle-même le feu. « Tandis que tu me regardais, tes
yeux gravaient en moi ta beauté » chante l'âme comblée de Jean de la Croix. Mais son ascension n'est pourtant pas finie. Son âme devra franchir la phase ultime qui consiste à prendre conscience que l'Epoux est, lui aussi, « comblé de joie et d'allégresse ». Alors, « l'âme découvre qu'elle peut aimer et que Dieu est heureux d'être aimé ». C'est, pour elle, la cause d'une « joie toute nouvelle » : celle de l'union absolue où les époux ne font qu'un dans l'échange d'Amour incessant.

Telle est l'ascension spirituelle que nous propose Jean de la Croix, cette âme purifiée qui a connu ce « sublime sentir de l'essence même de Dieu », ce « sentiment d'intense plaisir et de gloire éprouvé jusque dans les dernières articulations des pieds et des mains »...
Je réponds à ton intervention car tu es le seul à faire une distinction entre corps et âme. Ce n'est que récemment que j'ai approché dans mon corps (et à ma façon) ce qu'était l'âme de quelqu'un.

Bien souvent, effectivement, il faut nous connaître vraiment avant de pouvoir tenter de définir l'âme d'un d'autre. Quel pouvoir extraordinaire si nous pouvions nous lier directement avec des âmes qui nous aident à grandir, au lieu de perdre notre temps avec celles qui nous attirent vers le bas. J'ai souvent essayé de sonder l'âme des gens sans pouvoir y parvenir avec le succès que j'escomptais. Un élément crucial faisait défaut à mes investigations. Je pense que je n'avais pas la bonne démarche.

Personnellement, j'ai observé certaines choses. Tant que je suis dans l'attente ou dans la possibilité d'entrer en contact physiquement avec une personne, je ne vois pas son âme. Mon interaction avec cette personne et mes états émotifs varient au point que j'ai du mal à définir l'âme de cette personne. Le lien affectif est trop fort. Je suis comme parasitée par trop d'affects contradictoires. Je sais que j'ai la capacité d'être actrice dans la relation, et que je peux la modifier à tout moment simplement par mes réactions. Ces dernières entraîneront à leur tour une réponse de la part de mon interlocuteur. Ainsi, lorsqu'une relation est soutenue par un corps "accessible", il reste trop de subjectivité et trop de données inconnues pour avoir accès à son âme. C'est mathématique. Trop d'échanges entre deux milieux rendent ce halo de l'âme complètement brumeux pour moi.

Les années ayant passé, j'ai constaté que les deuils successifs m'avaient transformée, ainsi que ma relation aux morts et à leur souvenir. Lorsque je passe par le deuil (choc, déni, colère, tristesse, résignation, acceptation et résilience), j'abandonne mes espérances. Je sais que je vais devoir vivre sans contact physique avec cette personne. Ceci fonctionne particulièrement bien avec les personnes décédées car le retour au corps est impossible. Nous vivons dans deux "mondes" qui ne peuvent se croiser d'un point de vue temps et espace. J'admets que cela semble un peu original comme discours, mais les mots pour exprimer ce type de sensation sont une limite pour moi. Une fois ce choc du deuil passé, une autre forme de lien intervient. Un lien doux, rassurant, servant de guide là où ma force vitale manque parfois d'inspiration. Ce lien immatériel, je le nomme "âme". Comme je ne peux plus entrer physiquement en contact avec les personnes décédées (ou celles qui font figures de disparus), j'ai remarqué au cours des années que j'avais une technique très particulière pour ne pas les oublier. J'héberge tout simplement une partie de leur âme en moi. Dans mon quotidien, j'ai souvent été surprise de constater que je puisais ma force dans ces âmes qui m'habitaient. J'intégrais en moi certaines des qualités des personnes disparues afin de me nourrir et de me construire. Ce que j'étais avant leur départ reste, mais la place grandit en moi de façon exponentielle pour ceux qui partent parce que j'ai compris que cela m'ouvrait l'esprit.

Je sens donc que je suis modifiée par les pertes, et que ma compréhension du monde grandit au fur et à mesure de mes deuils. Scientifiquement, je suis certainement l'instigatrice de cette nouvelle forme de lien. Rien de sorcier là-dedans, sauf pour qui veut y voir un message de l'au-delà. Restons les pieds sur terre, s'il vous plaît !

Voici donc ma définition personnelle de l'âme.
L'âme n'a rien de surnaturel, sauf pour celui qui aime mystifier ses contemporains.
L'âme est la meilleure réponse que moi, humain, j'ai trouvé dans ma réalité physique, pour intégrer l'absurdité de la perte d'un corps dont j'ai finalement réussi à faire le deuil.
L'âme ne peut être par conséquent approchée que dans l'expérience d'un deuil qui se conclut par la résilience (stade ultime de réparation de la perte où nous sommes plus riches qu'avant la perte initiale).

Donc, effectivement, je pense que selon la tradition judéo-chrétienne, nous utilisons mal nos sens pour appréhender l'âme. Nos relations humaines sont perturbées par ces soi-disant péchés qui nous accablent : envie, luxure, gourmandise, etc...Sempiternel cliché, mais on ne peut pas refaire le monde! Lorsque nous serons enfin "Amour", débarrassés de tous nos vices humains, nous serons probablement capables de voir l'âme des autres.

Dominique Dumont a dit :
Platon opposait le corps et l'âme, celle-ci ne pouvant accéder au monde idéal qu'une fois débarrassée de ce
corps où elle était enfermée. La tradition judéo-chrétienne a repris cette distinction, le corps étant porteur de
péchés dus à un mauvais exercice de nos sens. Elle promettait cependant la résurrection des corps suivi du
jugement dernier.

Ce fut un sujet de controverses, à mon avis, stérile. Il me semble qu'il n'y a pas de corps vivant sans âme, de
même qu'il n'y a pas d'âme sans corps. L'expression "Je suis mon corps"résume cette unité corps/âme.

Auparavant, " J'ai un corps" donnait à l'âme un statut supérieur au corps, bien séparée de celui-ci.

De toute façon, l'âme est le souffle de vie qui a éclaté au bing-bang et a pris des formes innombrables, dont
nous. La suite, après quelques millions d'années, c'est nous, corps et âme, tous à la fois semblables et
différents.
"Dans l'autre face de l'existence, il y a une autre existence pleine de vie !"

Pour les uns, c'est une révélation..! Mais pour les autres, je la propose comme simple théorie !
-------------
A. Sbibi
L’âme serait une maison d’édition qui butine ?
oui, je suis bien d'accord avec cela, Valérie :

"L'âme n'a rien de surnaturel, sauf pour celui qui aime mystifier ses contemporains.
L'âme est la meilleure réponse que moi, humain, j'ai trouvé dans ma réalité physique, pour intégrer l'absurdité de la perte d'un corps dont j'ai finalement réussi à faire le deuil.
L'âme ne peut être par conséquent approchée que dans l'expérience d'un deuil qui se conclut par la résilience (stade ultime de réparation de la perte où nous sommes plus riches qu'avant la perte initiale)."


A un bémol près, c'est que je crois qu'il y a des êtres qui sont quand même capables de voir l'âme des gens sans qu'ils soient morts. Moi je n'en suis capable que pour certaines personnes et dans certaines circonstances qui mettent une distance entre moi et la personne. Mais ce que tu décris de la perte et du deuil, je l'ai vécu aussi, et la compréhension de qui était la personne disparue beaucoup plus forte après sa mort, plus ressentie.

Heureusement, certains arrivent à avoir cette "vision", cette compréhension dès le vivant des personnes de leur entourage, comme si tout cela pour finir n'était pas lié uniquement au deuil, mais bien à la personnalité de l'être, quelque chose comme une "essence", au delà de la parole et du caractère de celui que nous connaissons, une autre manière de "connaitre"

Et quelque fois aussi, je vois cette âme dans les œuvres d'artistes.
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Un homme dit:" Parle-nous de la Connaissance de soi"
Il répondit:
" Vos coeurs connaissent en silence les secrets des jours et des nuits.
Mais vos oreilles se languissent d'entendre la voix de la connaissance en vos coeurs.
Vous voudriez savoir avec des mots ce que vous avez toujours su en pensée.
Vous voudriez toucher du doigt le corps nu de vos rêves.

Et il est bon qu'il en soit ainsi.
La source secrète de votre âme doit jaillir et couler en chuchotant vers la mer,
Et le trésor de vos abysses infinis se révéler à vos yeux.
Mais qu'il n'y ait point de balance pour peser votre trésor inconnu,
Et ne sondez pas les profondeurs de votre connaissance avec tige ou jauge,
Car le soi est une mer sans limites ni mesures.

Ne dites pas: "J'ai trouvé la vérité", mais plutôt: "J'ai trouvé une vérité".
Ne dites pas: "J'ai trouvé le chemin de l'âme". Dites plutôt: "J'ai rencontre l'âme marchant sur mon chemin".
Car l'âme marche sur tous les chemins.
L'âme ne marche pas sur une ligne de crête, pas plus qu'elle ne croît tel un roseau.
L'âme se déploie, comme un lotus aux pétales innombrables. "

J'aile beaucoup votre commentaire et votre route mystique, Rolande


Khalil Gibran




Quivron Rolande a dit :
St Jean de la Croix est un révélateur d'âme/ La lecture de ses poèmes m'en ont donné l'intime conviction.. L'âme chante dans la poésie. Les Mystiques l'ont saisie dans des expériences ineffables car, brûlantes d'Amour. L'âme est une brulure d'Amour éternelle flamme d'Amour, elle scintille comme un diamant au plus secret de l'humain: Détachée du corps à l'instant suprême, elle continue de vivre dans l'incandescence de l'Amour : quoi de plus merveilleux. J'ai fréquenté le Grenier Jane Tony pendant de nombreuses années. L'âge et l'éloignement ne me permettent plus, hélas, de participer aux rencontres. Jean Dumortier et Mr Kesteman me considéèrent comme "Poète Mystique". Rassurez-vous, j'ai encore les deux pieds bien sur terre et pas mal de mes poèmes le prouvent. A bientôt sur mon blog. ROLANDE de vue d'un mystique dont la démarche a inspiré nombre de poètes contemporains:

Juan Yepes, poète espagnol plus connu sous le nom de Jean de la Croix, est l'un des plus grands mystiques chrétiens
ayant réalisé l'union au Divin.

S'engageant dès l'âge de 20 ans au Carmel, il est assez vite déçu par les velléités de son ordre. Mais, au moment où il décide de se faire chartreux, il rencontre sœur Thérèse d'Avila qui lui suggère de travailler à la réforme du Carmel. Il suscite alors de vives résistances chez ses supérieurs qui l'enferment de longs mois dans un ultime.

Riche de son expérience qui lui valut le titre de « docteur mystique », Jean de la Croix consacre alors sa vie à guider
les autres dans leur cheminement spirituel. C'est en être réalisé qu'il nous présente le Divin comme flamme d'Amour investit l'âme tout entière produisant de nouveau en elle des ténèbres spirituelles ». Car, à l'image de nos yeux qui se ferment face au rayonnement intense du soleil, l'âme, qui n'est pas encore totalement purifiée, se ferme momentanément devant la flamme de Vie. Pourtant, cette phase sombre est le prélude des noces de lumière. Car bientôt, le feu de l'Amour l'embrase entièrement à l'instar du feu matériel qui tend à
ne faire qu'un avec la bûche. Et l'âme ne souffre plus car elle devient elle-même le feu. « Tandis que tu me regardais, tes
yeux gravaient en moi ta beauté » chante l'âme comblée de Jean de la Croix. Mais son ascension n'est pourtant pas finie. Son âme devra franchir la phase ultime qui consiste à prendre conscience que l'Epoux est, lui aussi, « comblé de joie et d'allégresse ». Alors, « l'âme découvre qu'elle peut aimer et que Dieu est heureux d'être aimé ». C'est, pour elle, la cause d'une « joie toute nouvelle » : celle de l'union absolue où les époux ne font qu'un dans l'échange d'Amour incessant.

Telle est l'ascension spirituelle que nous propose Jean de la Croix, cette âme purifiée qui a connu ce « sublime sentir de l'essence même de Dieu », ce « sentiment d'intense plaisir et de gloire éprouvé jusque dans les dernières articulations des pieds et des mains »...

J'aime beaucoup votre route mystique, Rolande, il faut oser la prendre!
Quivron Rolande a dit :
St Jean de la Croix est un révélateur d'âme/ La lecture de ses poèmes m'en ont donné l'intime conviction.. L'âme chante dans la poésie. Les Mystiques l'ont saisie dans des expériences ineffables car, brûlantes d'Amour. L'âme est une brulure d'Amour éternelle flamme d'Amour, elle scintille comme un diamant au plus secret de l'humain: Détachée du corps à l'instant suprême, elle continue de vivre dans l'incandescence de l'Amour : quoi de plus merveilleux. J'ai fréquenté le Grenier Jane Tony pendant de nombreuses années. L'âge et l'éloignement ne me permettent plus, hélas, de participer aux rencontres. Jean Dumortier et Mr Kesteman me considéèrent comme "Poète Mystique". Rassurez-vous, j'ai encore les deux pieds bien sur terre et pas mal de mes poèmes le prouvent. A bientôt sur mon blog. ROLANDE de vue d'un mystique dont la démarche a inspiré nombre de poètes contemporains:

Juan Yepes, poète espagnol plus connu sous le nom de Jean de la Croix, est l'un des plus grands mystiques chrétiens
ayant réalisé l'union au Divin.

S'engageant dès l'âge de 20 ans au Carmel, il est assez vite déçu par les velléités de son ordre. Mais, au moment où il décide de se faire chartreux, il rencontre sœur Thérèse d'Avila qui lui suggère de travailler à la réforme du Carmel. Il suscite alors de vives résistances chez ses supérieurs qui l'enferment de longs mois dans un ultime.

Riche de son expérience qui lui valut le titre de « docteur mystique », Jean de la Croix consacre alors sa vie à guider
les autres dans leur cheminement spirituel. C'est en être réalisé qu'il nous présente le Divin comme flamme d'Amour investit l'âme tout entière produisant de nouveau en elle des ténèbres spirituelles ». Car, à l'image de nos yeux qui se ferment face au rayonnement intense du soleil, l'âme, qui n'est pas encore totalement purifiée, se ferme momentanément devant la flamme de Vie. Pourtant, cette phase sombre est le prélude des noces de lumière. Car bientôt, le feu de l'Amour l'embrase entièrement à l'instar du feu matériel qui tend à
ne faire qu'un avec la bûche. Et l'âme ne souffre plus car elle devient elle-même le feu. « Tandis que tu me regardais, tes
yeux gravaient en moi ta beauté » chante l'âme comblée de Jean de la Croix. Mais son ascension n'est pourtant pas finie. Son âme devra franchir la phase ultime qui consiste à prendre conscience que l'Epoux est, lui aussi, « comblé de joie et d'allégresse ». Alors, « l'âme découvre qu'elle peut aimer et que Dieu est heureux d'être aimé ». C'est, pour elle, la cause d'une « joie toute nouvelle » : celle de l'union absolue où les époux ne font qu'un dans l'échange d'Amour incessant.

Telle est l'ascension spirituelle que nous propose Jean de la Croix, cette âme purifiée qui a connu ce « sublime sentir de l'essence même de Dieu », ce « sentiment d'intense plaisir et de gloire éprouvé jusque dans les dernières articulations des pieds et des mains »...
Merci Deshaelle,

C'est une route que j'ai suivie depuis mon enfance avec, évidemment, des périodes de creux intenses qui me faisaient douter de tout, comme tout un chacun. Les vies des Saints m'ont toujours fascinée et je m'abreuve toujours à ces sources. Lors de ce parcours, j'ai découvert des Mystiques d'autres Religions et tous se rejoignent finalement dans la même vision et ce, quelles que soient la religion pratiquée.

Je viens de découvrir un de mes poèmes envoyé un jour à un ami. Je viens de le transférer sur Arts et Lettres, mais je ne sais au juste où il vient d'atterrir. Bref, je vais le retranscrire et le ferait paraître sur ce forum de discussion qui me passionne. La Vie de St Jean de la Croix est un parcours de combattant. Dans ce fameux cachot où il avait été enfermé par ses propres frères (Eh oui!) toute possibilité d'écriture lui avait été enlevée : rien, pas de pachemin, pas de plume, solitude absolue dans des conditions de détention effroyable.Il se relisait en pensées ses poèmes, essayait de les retenir de mémoire jusqu'au moment où un geolier plus humain lui a, enfin, donné de quoi écrire. Il y a eu des exemples récents de journalistes enfermés dans des geoles et dont un avait reçu la bible pour lui tenir compagnie. Témoignages haluccinants que ceux-là et découverte à la limite du mysticisme pour certains.
Je me sens aussi, sur certains points, en adéquation avec Valérie et Muriel Rouillon. Bien entendu Khalil Gibran "L'âme marche sur tous les chemins"; Merci de nous avoir rappelé ce texte merveilleux.Deashelle. C'est au plus profond de la détresse humaine qu'il nous arrive de prendre ou reprendre la route du mysticisme. Sans intellectualisme : celui-là, il faut le remiser au placard des incertitudes.

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