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« Les gens qui ne sont pas capables de jeter , qui hésitent à se séparer de vieilleries qui ne leur sont d'aucune utilité sont d'incurables nostalgiques que le passé entrave. »

 

« Les gens qui ne sont pas capables de  jeter , qui hésitent à se séparer de vieilleries qui ne leur sont d'aucune utilité sont d'incurables nostalgiques que le passé entrave.  »

Extrait de " Se résoudre aux adieux "  de Philippe Besson

" Le cri "

Edvard Munch

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Réponses à cette discussion

Merci de ce témoignage , Hbron , qui rejoint ma réflexion ! Cordialement, Nicole 

Hbron a dit :

J'aime les vieux livres, les vieux papiers, les vieux outils, ils sont la mémoire, la mémoire de gens qui y ont mis leurs peines, leurs labeurs, leurs passions. Lorsque je les regarde, que je les prend dans mes mains j'imagine la personne qui les a fabriqué, sa vie. Quelque part c'est comme si la personne était encore vivante. 

J'aime les cailloux, les cailloux tout ce qu'il y a de plus commun, ceux que je ramasse au fil de mes promenades, ils sont la mémoire de mes moments d'émotion lorsque je les ai trouvé si beau, ils s'entassent dans des paniers et quand je me sens pas bien j'en retire quelques uns je les installe sur la table basse devant moi, je les regarde et je me souviens du moment précis et magique où ils m'ont attiré par  leur couleur, leur ligne, le moment ou parmi tant d'autres ils me sont apparus comme unique.

Ces cailloux, ces objets ont l'air inutile, ils ne le sont pas,  ils sont des condensés de vie.

Un monde sans mémoire est un monde mort. Les douleurs sont aussi importantes que les bonheurs, rien ne sert de faire comme si cela n'avait pas existé. Le conscient peut faire comme si, mais quelque part dans un coin bien caché c'est toujours là. Mettre de côté, ce n'est pas jeter.

Notre société est une société du jetable à tout va. Nos rues sont remplies de choses que l'on jette, nous achetons et nous jetons aussi vite: le monde n'est plus qu'une vaste poubelle.

Pourquoi l'artiste crée? Pour prolonger sa vie, pour que quelque part quelque chose reste de lui dans l'espoir qu'un jour bien longtemps après qu'il ai quitté cette terre, quelqu'un se penche sur son oeuvre et se dise en la voyant qu'à-tu à me dire, pourquoi suis-je si ému en te contemplant ? Il espère bien ne pas finir dans une poubelle.

Dans le grenier de ma grand-mère, il y avait de la vaisselle ancienne pour beaucoup ébréchée et inutile, et mon grand-père de m'expliquer sa vie lorsqu'il travaillait à la manufacture.

Dans le grenier de la maison voisine il y avait un paravent inutile garni d'une toile peinte d'une pastorale, il a terminé dans ma chambre de gamine et chaque soir je le contemplais rêvant du jour où moi aussi je serais capable d'en peindre d'aussi beau.

Dans le grenier de ma mère étais entreposé un coffre empli de gravures anciennes, ce coffre imposant qui ne pouvait trouver de place dans ma chambre, m'avait été offert par une vieille dame antiquaire qui connaissait mon attirance pour le dessin: je passais des heures dans ce grenier à les contempler. Plus tard devenue adulte et ayant enfin un logis suffisamment vaste que pour pouvoir trouver une place pour mon "trésor" je voulu le récupérer: il avait disparu sans doute qu'un membre de la famille qui n'a jamais compris combien pour moi c'était important l'avait trouvé vieillot, inutile,encombrant, s'en est débarrassé sans m'en avertir. Le grenier était devenu un lieu sans poussière, net et propre, mais vide. Dans mon cœur il y a aussi un vide, depuis plus de 40 ans.

Je ne sais si c'est la perte de ces gravures et de ce qu'elles représentaient ou le monde d'incompréhension qui me séparait de ce proche qui fait le plus de peine. Les deux sans doute.



LISETTE DELOOZ a dit :

Dans le grenier de mon grand père il y avait de vieilles revues inutiles du 19e siècle qu’enfant je dévorais, un bicorne rigolo et inutile, de vieilles photos inutiles qui m’ont fait découvrir un autre monde et acquérir d’inutiles connaissances historiques, une série de gravures et de dessins inutiles qui sont peut-être à l’origine de mon goût pour l’art. Mais au fond quelle est l’utilité de l’art ?
D’ailleurs les greniers sont eux aussi inutiles. On les transforme en studios rentables et donc utiles.

Il faudrait définir les mots ‘’vieilleries’’ et ‘’utilité’’
Et peut-être remettre cette citation dans son contexte.

Comme je vous comprends Hbron
Quand je suis rentrée en Belgique après des années passées à l'étranger, j'ai voulu revoir les livres dont je parle dans mon billet, LE TOUR DU MONDE, LE JOURNAL DES VOYAGES, LA NATURE, certains avec de splendides gravures de Gustave Doré.
Depuis j'en ai racheté beaucoup mais la personne proche qui s'en est débarassé bien que sachant que j'y tenais m'a beaucoup déçue.
La citation de Ph. Besson est bien d'un homme de son époque.
Le corollaire d'une économie basée sur la consommation est qu'insidieusement on persuade les gens de jeter, jeter, jeter.
D'ailleurs des centaines d'ingénieurs travaillent à limiter la durée de vie des objets. Curieuse époque !

Garder , pouvoir le faire est une chance méconnue de ceux qui peuvent pratiquer cet acte.....Garder ,c'est une parcelle de soi , d'une époque,d'une histoire...Pour beaucoup ,les aléas de la vie ont empècher ce simple geste ,garder....pourtant ils auraient voulu.....

« Les gens qui ne sont pas capables de jeter, qui hésitent à se séparer de vieilleries qui ne leur sont d'aucune utilité sont d'incurables nostalgiques que le passé entrave. » Extrait du Se résoudre aux adieu Philippe Besson

Lisette Delooz vous dites "Il faudrait définir les mots ‘’vieilleries’’ et ‘’utilité’’
Et peut-être remettre cette citation dans son contexte." .....le remettre dans son contexte c'est ce que je vais faire :


Se résoudre aux adieux

Philippe Besson (Auteur) - Roman 
Paru en 01/2008

Clément l'a quittée. C'était il y a quelques semaines. Après avoir cherché refuge dans l'isolement et le silence, elle a choisi de partir. Et de lui écrire. De Cuba, de New York, de Venise, de longues lettres auxquelles il ne répond jamais. Seule en ces terres étrangères, elle tente par les mots d'échapper au chagrin, aux questions, aux souvenirs. De l'espoir, encore, au renoncement, déjà, elle vacille entre un passé qui s'évanouit et un avenir qui se dérobe. Avec précision mais sensibilité, Philippe Besson décortique la mécanique du deuil amoureux.....

Extrait du livre :
Clément,

J'ai décidé de t'écrire, plutôt que rien.
Plutôt que rester là, comme ça, dans le silence.
Que je te dise : je me suis honnêtement, sérieusement essayée au silence, je l'ai endossé comme on se glisse dans un vêtement, je m'y suis livrée comme on accepte une astreinte. Je l'ai fait d'abord pour moi, ne t'y trompe pas, c'était un choix égoïste, même s'il m'a coûté. En fait, j'ai pensé que cela me sauverait. Mais le rien-dire ne sauve pas, enfin disons que, moi, il ne m'a pas sauvée. Je crois même qu'il m'a enfoncée un peu plus dans la tristesse, le chagrin. Pour être tout à fait honnête, il m'a dévastée parce qu'il est peuplé d'images, le silence, de souvenirs impossibles à chasser, telles ces mouches importunes qui tournent autour du visage, qu'on tente d'éloigner avec de grands mouvements des bras, et qui toujours reviennent. Et puis, dans le silence, on est sans défense : les assauts n'en sont que plus blessants.

Alors maintenant, j'essaie les mots, ça ne pourra pas être pire. Qui sait si, en parlant, je ne vais pas me délester de la douleur entassée ? Un peu.

Pourquoi t'écrire à toi, me diras-tu ? Mais parce que des paroles sans destinataire ne sont pas vraiment des paroles. Sans écho, elles se perdent. C'est comme si elles n'avaient jamais existé. C'est écrire au vent, au désert, à l'abîme. Si personne ne m'écoute, autant continuer à me taire. Quelqu'un doit m'écouter. Et qui mieux que toi ?

Oui, qui mieux que toi ?

LISETTE DELOOZ a dit :


Merci Lisette de votre commentaire , me permettant de remettre cette phrase dans son contexte !
Hbron a dit :

Dans le grenier de ma grand-mère, il y avait de la vaisselle ancienne pour beaucoup ébréchée et inutile, et mon grand-père de m'expliquer sa vie lorsqu'il travaillait à la manufacture.

Dans le grenier de la maison voisine il y avait un paravent inutile garni d'une toile peinte d'une pastorale, il a terminé dans ma chambre de gamine et chaque soir je le contemplais rêvant du jour où moi aussi je serais capable d'en peindre d'aussi beau.

Dans le grenier de ma mère étais entreposé un coffre empli de gravures anciennes, ce coffre imposant qui ne pouvait trouver de place dans ma chambre, m'avait été offert par une vieille dame antiquaire qui connaissait mon attirance pour le dessin: je passais des heures dans ce grenier à les contempler. Plus tard devenue adulte et ayant enfin un logis suffisamment vaste que pour pouvoir trouver une place pour mon "trésor" je voulu le récupérer: il avait disparu sans doute qu'un membre de la famille qui n'a jamais compris combien pour moi c'était important l'avait trouvé vieillot, inutile,encombrant, s'en est débarrassé sans m'en avertir. Le grenier était devenu un lieu sans poussière, net et propre, mais vide. Dans mon cœur il y a aussi un vide, depuis plus de 40 ans.

Je ne sais si c'est la perte de ces gravures et de ce qu'elles représentaient ou le monde d'incompréhension qui me séparait de ce proche qui fait le plus de peine. Les deux sans doute.



LISETTE DELOOZ a dit :

Dans le grenier de mon grand père il y avait de vieilles revues inutiles du 19e siècle qu’enfant je dévorais, un bicorne rigolo et inutile, de vieilles photos inutiles qui m’ont fait découvrir un autre monde et acquérir d’inutiles connaissances historiques, une série de gravures et de dessins inutiles qui sont peut-être à l’origine de mon goût pour l’art. Mais au fond quelle est l’utilité de l’art ?
D’ailleurs les greniers sont eux aussi inutiles. On les transforme en studios rentables et donc utiles.

Il faudrait définir les mots ‘’vieilleries’’ et ‘’utilité’’
Et peut-être remettre cette citation dans son contexte.

Chaque fois que je déniche un vieux livre, un vieil objet j'y découvre quelque chose d'intéressant, internet qui est aussi la plus grande bibliothèque du monde, me permet de pouvoir approfondir "mes découvertes" : une marque disparue, l'histoire de tel ou tel artiste, écrivain, critique, éditeur, fabriquant de papier, etc... la grande et les petites histoires. Et de fil en aiguille cela m'amène à découvrir de nouvelles choses, de m'intéresser à des univers que je ne connaissais pas ou peu. 

Souvent j'entend dire dans les médias que la diffusion en entier des livres plus ou moins anciens sur le net même lorsqu'ils ne sont plus édités portent préjudice aux ayants droits. Or, un livre qui n'est plus édité ne rapporte rien de toute manière. C'est absurde!

Mais à quoi peut bien servir un livre, une revue, un écrit qui ne peuvent être lus?

Un auteur écrit pour être lu, même après sa mort.

Beaucoup de livres terminent au pilon plutôt que d'être distribués aux bibliothèques publiques.

A quoi sert d'avoir de belles bibliothèques comme l'Albertine avec ses livres précieux que personnes ne peut consulter?

Je n'ai jamais autant acheté de livres que depuis que je peux lire des livres dans les bibliothèques virtuelles telle que Gallica.

Un livre virtuel ne remplacera jamais de toute manière un vrai livre, car il y a une chose qu'il ne peut pas vous donner : son odeur et le plaisir de tourner ses pages, la douceur ou la rugosité de son papier.

Mais je suis hors sujet là!

Tout à fait Denis Cressens , oui il est vrai que pouvoir garder , est une chance ...mais il arrive un moment de notre vie ou nous avons tellement conserver "d'objets" souvenir , cadeau , dessins des enfants ...au fil des ans tout cela augmente et devons nous les garder jusqu'à la fin de notre vie ! Peut être , peut être pas ..
IL est des choses que je ne me séparerait en aucun cas , la médaille d'ancien combattant de mon père , que après mon départ , mon fils ainé , conservera ..

Voyez ma mère est disparue depuis 8 ans , et je n'ai pu me résoudre à me séparer de certains de ses vêtements ..qui resteront encore pour un certain temps dans un carton ...Ai je raison !

Quand à se débarrasser de certains souvenirs douloureux , je ne pense pas , que cela soit très facile , mais avec le temps et le souhait de regarder devant ceux ci s'étiolent et disparaissent d'eux mêmes ...Quant aux heureux souvenirs , ils restent dans notre coeur pour toujours .



Denis Cressens a dit :

Garder , pouvoir le faire est une chance méconnue de ceux qui peuvent pratiquer cet acte.....Garder ,c'est une parcelle de soi , d'une époque,d'une histoire...Pour beaucoup ,les aléas de la vie ont empêcher ce simple geste ,garder....pourtant ils auraient voulu.....

Bonjour Yvette .Je comprends , mais ces objets , rappelant le souvenir des êtres aimés , est il nécessaire à ne pas les oublier ! Je ne crois pas ..mais il est nécessaire à chacun de faire son propre cheminement , le temps qui lui conviendra .

Amitiés

Yvette Hulin a dit :

J'ai longtemps conservé des souvenirs... Ma maison était devenue un véritable mausolée depuis que mon mari est décédé. Et puis un jour, j'ai commencé à étouffer... J'ai alors pris la décision de "repousser les murs". Ce qui est difficilement faisable et pourtant, en les libérant de tous les cadres, masques et objets divers qui les tapissaient, j'ai eu l'impression que ma maison s'agrandissait. J'ai repeint les murs et ils ont commencé à revivre... et moi aussi!

Belle et douce nuit Liliane.

Yvette


Je ne peux que te dire Bravo Yvette !
Yvette Hulin a dit :

Je continue d'aimer les objets et leur histoire mais pour ma reconstruction après le décès de mon mari (cela m'a pris plusieurs années), il a fallu que je me défasse de ces objets chargés d'histoire(s) et d'émotion.

J'ai pris soin de ne rien jeter mais de trouver des gens qui leur ont donné une autre vie ou une autre signification.


Merci Hbron ....je pourrais écrire cette liste de ce que vous aimez "J'aime les vieux livres, les vieux papiers ,.....les cailloux ; ah ces cailloux , que je ramène de mes promenades et voyages ..que je dépose , pour les plus gros , dans mon jardin ..dans une boite ..exactement , ce que vous ressentez , le souvenir de l'instant partagé , l'endroit  ..
Amitiés

Solen
Hbron a dit :

J'aime les vieux livres, les vieux papiers, les vieux outils, ils sont la mémoire, la mémoire de gens qui y ont mis leurs peines, leurs labeurs, leurs passions. Lorsque je les regarde, que je les prend dans mes mains j'imagine la personne qui les a fabriqué, sa vie. Quelque part c'est comme si la personne était encore vivante. 

J'aime les cailloux, les cailloux tout ce qu'il y a de plus commun, ceux que je ramasse au fil de mes promenades, ils sont la mémoire de mes moments d'émotion lorsque je les ai trouvé si beau, ils s'entassent dans des paniers et quand je me sens pas bien j'en retire quelques uns je les installe sur la table basse devant moi, je les regarde et je me souviens du moment précis et magique où ils m'ont attiré par  leur couleur, leur ligne, le moment ou parmi tant d'autres ils me sont apparus comme unique.

Ces cailloux, ces objets ont l'air inutile, ils ne le sont pas,  ils sont des condensés de vie.

Un monde sans mémoire est un monde mort. Les douleurs sont aussi importantes que les bonheurs, rien ne sert de faire comme si cela n'avait pas existé. Le conscient peut faire comme si, mais quelque part dans un coin bien caché c'est toujours là. Mettre de côté, ce n'est pas jeter.

Notre société est une société du jetable à tout va. Nos rues sont remplies de choses que l'on jette, nous achetons et nous jetons aussi vite: le monde n'est plus qu'une vaste poubelle.

Pourquoi l'artiste crée? Pour prolonger sa vie, pour que quelque part quelque chose reste de lui dans l'espoir qu'un jour bien longtemps après qu'il ai quitté cette terre, quelqu'un se penche sur son œuvre et se dise en la voyant qu'à-tu à me dire, pourquoi suis-je si ému en te contemplant ? Il espère bien ne pas finir dans une poubelle.

Un livre virtuel ne remplacera jamais de toute manière un vrai livre, car il y a une chose qu'il ne peut pas vous donner : son odeur et le plaisir de tourner ses pages, la douceur ou la rugosité de son papier. ...je te rejoins Nicole sur beaucoup de points ..Amitiés

Solen

Nicole Duvivier a dit :

Merci de ce témoignage , Hbron , qui rejoint ma réflexion ! Cordialement, Nicole 

Hbron a dit :

J'aime les vieux livres, les vieux papiers, les vieux outils, ils sont la mémoire, la mémoire de gens qui y ont mis leurs peines, leurs labeurs, leurs passions. Lorsque je les regarde, que je les prend dans mes mains j'imagine la personne qui les a fabriqué, sa vie. Quelque part c'est comme si la personne était encore vivante. 

J'aime les cailloux, les cailloux tout ce qu'il y a de plus commun, ceux que je ramasse au fil de mes promenades, ils sont la mémoire de mes moments d'émotion lorsque je les ai trouvé si beau, ils s'entassent dans des paniers et quand je me sens pas bien j'en retire quelques uns je les installe sur la table basse devant moi, je les regarde et je me souviens du moment précis et magique où ils m'ont attiré par  leur couleur, leur ligne, le moment ou parmi tant d'autres ils me sont apparus comme unique.

Ces cailloux, ces objets ont l'air inutile, ils ne le sont pas,  ils sont des condensés de vie.

Un monde sans mémoire est un monde mort. Les douleurs sont aussi importantes que les bonheurs, rien ne sert de faire comme si cela n'avait pas existé. Le conscient peut faire comme si, mais quelque part dans un coin bien caché c'est toujours là. Mettre de côté, ce n'est pas jeter.

Notre société est une société du jetable à tout va. Nos rues sont remplies de choses que l'on jette, nous achetons et nous jetons aussi vite: le monde n'est plus qu'une vaste poubelle.

Pourquoi l'artiste crée? Pour prolonger sa vie, pour que quelque part quelque chose reste de lui dans l'espoir qu'un jour bien longtemps après qu'il ai quitté cette terre, quelqu'un se penche sur son oeuvre et se dise en la voyant qu'à-tu à me dire, pourquoi suis-je si ému en te contemplant ? Il espère bien ne pas finir dans une poubelle.

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