Arts et Lettres

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Sur une réflexion de  Suzanne Walther-Siksou,  dont j'aime la poésie et que je ne puis  m'empêcher de tutoyer...que faire ?

Et pourtant...

N'est-ce pas ce clavier, cette virtualité de la toile, qui me donne cette audace ?

Ô jamais je n'oserais dans la vie courante !

 

À mon amie Liliane Magotte


Maintenant que l’on se tutoie,

dés le moment que l’on se voit,

pourtant pour la première fois,

il ne s’agit plus de rapports

de sentiments et de tendresse.


Quand à tout venant, on dit tu,

même le vous, voulant dire tu,

ne nous paraît plus émouvant.


Avons-nous raison ou bien tort

de nous confondre à la jeunesse,

en abandonnant les nuances

et, du beau-parler, l’élégance?


En deviendrons - nous plus humains,

plus prompts à partager, demain?


Suzanne Walther-Siksou

1/1/2001

 

Chère Suzanne,


Quelle saine et juste réflexion...

Je vais en faire une discussion !

Le tu, le vous, quelle importance,

Quand l' amitié est une chance.

 

Le respect dû au grand âge

Donne le vous, un bel hommage,

La jeunesse rit, et aplanit

Les différences , tout est uni.

 

Le tu, le vous, les sentiments,

L'amour , la joie,  les bons moments,

Chacun y trouve son p'tit bonheur,

Pour le pire ou pour le meilleur.

 

Liliane

 

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Réponses à cette discussion

Je lis et relis....c'est très beau, André.

André Chamberland a dit :

VOUS, TU
Par André Chamberland
info@andrechamberland.com

Je vais toujours pieds nus
Et parfois même tout nu.
En passant je vous souris;
Je vous fais un salut poli.

Vous allez bien habillé
Et souvent très guindé.
Vous dites de moi hélas :
«Il n’a pas de classe».

Je passe mon chemin
Imaginant les humains
Être tous copains égaux
Même ceux aux gros égo.

Vous levez sur moi le nez
De votre hauteur innée,
Certain que les démunis
Sont de la crasse punie.

Au retour de ma marche,
Je note votre démarche
Disant «garde à vous,
Sinon je vous tue».

C’est avec mon «tu» mou
Que je m’adresse à vous :
«Mon ami, parle-moi de toi;
Quel message tu m’envoies!»

«Jeunôt,vous avez du culot
De vous adresser, ainsi sot,
À moi avec tant d’effronterie.
Fuyez, je vous en prie».

Quel pauvre d’esprit
Celui qui n’a pas d’amis,
Préférant son faux statut
À ce tout petit mot «tu».

Chacun poursuivant sa route
Pensa à sa propre banqueroute :
«Si le monde était comme moi,
Cela créerait moins d’émoi».

Voulez-vous-tu qu’on se parle?

Je suis sans voix, Solen, sur ce très beau texte de André Chamberland.

 



Solen LEMONNIER a dit :

Quel magnifique interprétation  poétique André !

André Chamberland a dit :

VOUS, TU
Par André Chamberland
info@andrechamberland.com

Je vais toujours pieds nus
Et parfois même tout nu.
En passant je vous souris;
Je vous fais un salut poli.

Vous allez bien habillé
Et souvent très guindé.
Vous dites de moi hélas :
«Il n’a pas de classe».

Je passe mon chemin
Imaginant les humains
Être tous copains égaux
Même ceux aux gros égo.

Vous levez sur moi le nez
De votre hauteur innée,
Certain que les démunis
Sont de la crasse punie.

Au retour de ma marche,
Je note votre démarche
Disant «garde à vous,
Sinon je vous tue».

C’est avec mon «tu» mou
Que je m’adresse à vous :
«Mon ami, parle-moi de toi;
Quel message tu m’envoies!»

«Jeunôt,vous avez du culot
De vous adresser, ainsi sot,
À moi avec tant d’effronterie.
Fuyez, je vous en prie».

Quel pauvre d’esprit
Celui qui n’a pas d’amis,
Préférant son faux statut
À ce tout petit mot «tu».

Chacun poursuivant sa route
Pensa à sa propre banqueroute :
«Si le monde était comme moi,
Cela créerait moins d’émoi».

Voulez-vous-tu qu’on se parle?


Oui Liliane ...
Liliane Magotte a dit :

Je suis sans voix, Solen, sur ce très beau texte de André Chamberland.

 



Solen LEMONNIER a dit :

Quel magnifique interprétation  poétique André !

André Chamberland a dit :

VOUS, TU
Par André Chamberland
info@andrechamberland.com

Je vais toujours pieds nus
Et parfois même tout nu.
En passant je vous souris;
Je vous fais un salut poli.

Vous allez bien habillé
Et souvent très guindé.
Vous dites de moi hélas :
«Il n’a pas de classe».

Je passe mon chemin
Imaginant les humains
Être tous copains égaux
Même ceux aux gros égo.

Vous levez sur moi le nez
De votre hauteur innée,
Certain que les démunis
Sont de la crasse punie.

Au retour de ma marche,
Je note votre démarche
Disant «garde à vous,
Sinon je vous tue».

C’est avec mon «tu» mou
Que je m’adresse à vous :
«Mon ami, parle-moi de toi;
Quel message tu m’envoies!»

«Jeunôt,vous avez du culot
De vous adresser, ainsi sot,
À moi avec tant d’effronterie.
Fuyez, je vous en prie».

Quel pauvre d’esprit
Celui qui n’a pas d’amis,
Préférant son faux statut
À ce tout petit mot «tu».

Chacun poursuivant sa route
Pensa à sa propre banqueroute :
«Si le monde était comme moi,
Cela créerait moins d’émoi».

Voulez-vous-tu qu’on se parle?

Il me semble que le vous tue le tu tout autant que le tu voue au vous un irrespect voulu.

Que faire?

Hé bien, tuez-vous !

J'adore cettte conclusion ! Bravo Dominique pou ce jeu de mots !!
 
Dominique Dumont a dit :

Il me semble que le vous tue le tu tout autant que le tu voue au vous un irrespect voulu.

Que faire?

Hé bien, tuez-vous !

Comme je vous suis Elide !!

Je ressens exactement la même chose lorsque les jeunes, alors que je les libère du vouvoiement, continuent à me vouvoyer !

 " Mais que diable, cesse de me vouvoyer, tutoie-moi !! Ceal devient lourd finalement ! "  Et que non !

Il me vient alors un sentiment bizarre: exclusion du clan des jeunes, ou respect teinté d'hypocrisie ?? ou les deux ?

Brf, l'on me fait cuisamment sentir que je suis ....vieille !

 

 

Sur quel pied danser, moi qui ne danse pas ?

Je me suis rendu compte qu'indifféremment je tutoyais ou vouvoyais lors de mes commentaires.

Le tutoiement est peut-être plus spontané, plus proche, il marque l'enthousiasme, un certain relâchement parfois.

Le vouvoiement est plus déférent, plus respectueux, plus distant aussi (voussoiement est encore plus révérencieux, plus correct également grammaticalement !).

Lors de mes études au Québec, le tutoiement était quasiment systématique, aussi bien vis-à-vis de mes professeurs que de l'inconnu, quel que soit son âge, croisé dans la rue. Loin d'offusquer c'était au contraire le vous qui rendait méfiant face à l'étranger, le "maudit français" prompt au dédain voire au mépris de son "cousin", le "provincial". tel était du moins souvent l'état d'esprit.

Le tutoiement est aussi dans ma profession, la "grande famille" de l'Education Nationale, systématique, du moins entre gens de même rang (!). Il marque l'appartenance à une classe ou une corporation, la solidarité, la fraternité... Tous égaux, tous loyaux... Du moins jusqu'à mon accident qui me fit sortir des rangs, sortie de route, maladie... et de mes chers collègues je n'entendis plus parler (à quelques très rares exceptions près).

Alors "tu" "vous" tout est question de ressenti, de feeling, d'affinités, de goûts partagés.
Sur Arts et lettres, comme dans mon club de randonnée, je me sens bien, aussi aurai-je tendance à privilégier le "tu".

Mais peut-on tutoyer une oeuvre d'art ?

Phénomène curieux (c'est grave docteur ?), il m'est en effet arrivé -dans un salon, dans un musée, sur notre site !- de tutoyer une oeuvre !

Récemment encore (un phénomène récurrent c'est inquiétant) une toile m'a tout particulièrement interpelée -le mot est juste, pas trop fort- au point d'engager le dialogue, de la tutoyer donc, allant jusqu'à espérer qu'elle me tutoie en retour !!!

Je suis pris dans la toile !

Liliane, au secours !

Aaah Michel ! tu me fais rire !!!

Nous sommes si proches d'une œuvre d'art, quelle soit littéraire ou autre....

Que parfois elle nous paraît plus vivante que le commun des mortels...

A cela je répondrai :

Peut-on manger une œuvre d'art ?

Phénomène non moins curieux qui me fait parfois dire " On en mangerait ! "

Au secours aussi !

Oui, je mangerais de la couleur, une texture , une harmonie, Je suis amoureuse de la peinture !

Pas de tu ni de vous !

La 3e personne tout simplement.

Mais voilà, sommes-nous fous ?

 

Si j'ai déjà mangé une oeuvre ?! Mais oui je les dévore. Des yeux... au moins ! Mais on s'éloigne du sujet (permets-moi tout de même de recommander ici trois livres qui m'ont bigrement fait saliver, que j'ai lu avec un plaisir gourmand : "Mangez-le si vous voulez" de Jean Teulé, "Pourquoi j'ai mangé mon père" de Roy Lewis, "Ma grand-mère cannibale" de France Bequette).

"Et que nos passions soient dévorantes, mais que nous ayons un appétit de vivre encore plus grand afin de les dévorer !", Salvador Dali.

"La beauté n'est que la somme de conscience de nos perversions. La beauté sera comestible ou ne sera pas." (id.) Qui précise "J'ai une prédilection pour les jeunes filles et les homards."

Quand à tutoyer une oeuvre et une jeune fille je vais le tenter ! et la tenter (sans attentat, rassure-toi j'ai les yeux plus gros que le ventre) ! et que s'engage un tutoiement réciproque !

Michel, iconophage et tutunophile.

 

Il m'est déjà arrivé de tutoyer mes amants . Elégeance et raffinement mêmée à la discrétion aussi!

Merci Michel pour tes conseils, j'ai lu " Pourquoi j'ai mangé mon père " et c'était formidable, je lis peu, mais de bons livres , heureusement !


 
Lansardière Michel a dit :

Si j'ai déjà mangé une oeuvre ?! Mais oui je les dévore. Des yeux... au moins ! Mais on s'éloigne du sujet (permets-moi tout de même de recommander ici trois livres qui m'ont bigrement fait saliver, que j'ai lu avec un plaisir gourmand : "Mangez-le si vous voulez" de Jean Teulé, "Pourquoi j'ai mangé mon père" de Roy Lewis, "Ma grand-mère cannibale" de France Bequette).

"Et que nos passions soient dévorantes, mais que nous ayons un appétit de vivre encore plus grand afin de les dévorer !", Salvador Dali.

"La beauté n'est que la somme de conscience de nos perversions. La beauté sera comestible ou ne sera pas." (id.) Qui précise "J'ai une prédilection pour les jeunes filles et les homards."

Quand à tutoyer une oeuvre et une jeune fille je vais le tenter ! et la tenter (sans attentat, rassure-toi j'ai les yeux plus gros que le ventre) ! et que s'engage un tutoiement réciproque !

Michel, iconophage et tutunophile.

Le VOUVOIEMENT aimé

Si je l'ai quitté tantôt, ami d'élection, ne m'en veuillez pas

Les autres autour de nous avaient choisie d'autre loi.

Et à la longue des mois passés, ont eut raison de moi.

Sans cesse, son usage  me faisait taper sur les doigts.

Le VOUS doux et soyeux

Qui nous rendait heureux,

Voyez, je l'ai gardé tant que j'ai pu comme passerelle tendre

Pour de l'un à l'autre nous faire entendre ... comprendre.

Je l'aimais tant pour vous, il était attention, douceur,

Un modulé qui inspirait et enchantait mon cœur.

Pour votre âme si délicate et claire, il était pure caresse,

Un touché fin et délicat de très grande tendresse.

Il  parle encore en moi et quand nous serons seuls

- Si un jour vient que c'est ce que tu veuilles -

Et enfin réunis dans notre douce approche,

Sois confiant, il reviendra murmuré sa distance si proche.

Mais peut être aimerons nous sauter

Pleins de légèreté et folle gaieté

Du Vous au Tu de façon spontanée

De l'un à l'autre, en toute complicité !

Le TU tue  mais peut aussi s'apprivoiser

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