Arts et Lettres

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Les grandes villes éclatent ou s'engorgent, la campagne se dépeuple. Les deux établissements humains traditionnels traversent une crise terrible. La ville radioconcentrique industrielle fait faillite. Elle moleste les hommes, imposant les circulations mécaniques frénétiques quotidiennes et faisant un mélange des lieux de travail et des lieux d'habitation. Encasernement et inhumanité caractérisent nos médiocres boîtes à loyer. Beaucoup de gens pensent compenser l'usure nerveuse et les mille désagréments de la ville en habitant de petites maisons à la périphérie. Mais vingt-quatre heures fatidiques règlent les agissements des hommes en fixant la limite admissible à leurs déplacements. Les fomentateurs des cités-jardins et les responsables de la désarticulation des villes ont proclamé bien haut: à chacun son petit jardin, sa petite maison, sa liberté assurée. Mensonge et abus de confiance, la journée n'a que vingt-quatre heures; cette journée est déficiente. En opposition à ce grand dispersement de panique, une loi naturelle doit être évoquée: les hommes aiment à se grouper pour s'entraider, se défendre et économiser leurs efforts. S'ils se dispersent, comme c'est le cas aujourd'hui, dans des lotissements, c'est que la ville est malade, hostile, et qu'elle ne remplit plus ses devoirs. Comment concilier ces deux axiomes? Comment remédier à un scandaleux gaspillage de temps tout en inscrivant la nature dans le bail? Comment éviter que nos villes s'étendent et se diluent, perdent leur forme et leur âme?

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Réponses à cette discussion

Un grand auteur a dit un jour qu'il fallait mettre les villes a la campagne ...
Tant que les humains resteront distraits par leur préoccupations matérialistes et obligations de rentabilité, ils ne sauront avoir suffisemment de disponibilité pour résoudre ces problèmes urbanistiques. La réalité de leur environnement leur est innaccessible.
Les artistes plus sensibles mais hélàs aussi préoccupés par nos stupides souçis pourraient ouvrir quelques voies, tel les sorciers, chamans disparus. L'abandon de nos habitudes en sera le prix à payer, l'accepterons nous ?
Encasernement et inhumanité... conduisant inévitablement à une qualité médiocre de vie et à l'encrassement
Bonjour,

Voici ci-dessous une petite minute de Poésie pour répondre à votre dernière question et compenser ce drame affectif engendré par une urbanisation outrancière qui conduit l'homme à l'indifférence, au repli sur soi ou tout simplement à un acte d'autodéfense stimulé par "l'encasernement et l'inhumanité" des villes.

Dommage que la campagne ne soit pas un remède à cette perdition affective comme matérielle puisque la campagne également possède ses villes, en singe les leurres et dégringole dans les mêmes vices d'insociabilité.
Cette construction effrénée de lotissements est la réponse opposée à l'espoir initial que l'homme avait confié à la ville et au regroupement humain qu'elle signifiait.
Le développement des lotissements sont la marque du sentiment d'individualisme qui a pris place chez les hommes afin de contrecarrer les excès d'une ville ne répondant plus à ses attentes.

MA VILLE (poème néo-classique)

.
Dans le cœur de ma ville expire la misère
Qui ne possède rien, que sa résignation.
Au centre de son cœur, gronde l’indignation
Qui n’a de rébellion que sa propre colère.

Dans ma ville de cœur, geint la précarité
Qui ne croit plus en Dieu ni même en sa lumière.
Au centre de son cœur, s’élève une prière
Qui ne quémande au ciel qu'un peu de charité.

Dans le cœur de ma ville exulte l’abondance
Qui désire assurer surtout son lendemain.
Au centre de son cœur, tonne le surhumain
Qui chérit cette terre en quêtant sa jouissance.

Dans ma ville sans cœur, prie la prospérité
Qui prêche la piété pour son don d’opulence.
Au centre de son cœur, jubile l’insolence
Qui bénit le Seigneur pour son intégrité.

Et puis dans cette ville asphyxiée d’indécence
Qu'un silence trop lourd traînait au désespoir,
J’ai découvert enfoui dans son âme l’espoir,
Sur le pli d'une bouche ondoyant d'innocence.

Par un sourire seul, la générosité
Venait d’anéantir toute l’intolérance
De deux mondes distants que leur propre ignorance
Avait vers l’un poussé, contre l’autre monté.

Si dans ta ville, alors ! tu ne vois que méfiance,
Ou trop indifférent, s’est refermé ton cœur,
N’attends pas que bonté s’y réduise en rancœur :
Peut-être grâce à toi, renaîtra sa confiance !
Maria TORRELLI (41- LOIR ET CHER)
Le don de soi... c'est ce qui semble manquer le plus de nos jour, ainsi que le désintéressement

Ferenc

Maria Torrelli a dit :
Bonjour,

Voici ci-dessous une petite minute de Poésie pour répondre à votre dernière question et compenser ce drame affectif engendré par une urbanisation outrancière qui conduit l'homme à l'indifférence, au repli sur soi ou tout simplement à un acte d'autodéfense stimulé par "l'encasernement et l'inhumanité" des villes.

Dommage que la campagne ne soit pas un remède à cette perdition affective comme matérielle puisque la campagne également possède ses villes, en singe les leurres et dégringole dans les mêmes vices d'insociabilité.
Cette construction effrénée de lotissements est la réponse opposée à l'espoir initial que l'homme avait confié à la ville et au regroupement humain qu'elle signifiait.
Le développement des lotissements sont la marque du sentiment d'individualisme qui a pris place chez les hommes afin de contrecarrer les excès d'une ville ne répondant plus à ses attentes.

MA VILLE (poème néo-classique)

.
Dans le cœur de ma ville expire la misère
Qui ne possède rien, que sa résignation.
Au centre de son cœur, gronde l’indignation
Qui n’a de rébellion que sa propre colère.

Dans ma ville de cœur, geint la précarité
Qui ne croit plus en Dieu ni même en sa lumière.
Au centre de son cœur, s’élève une prière
Qui ne quémande au ciel qu'un peu de charité.

Dans le cœur de ma ville exulte l’abondance
Qui désire assurer surtout son lendemain.
Au centre de son cœur, tonne le surhumain
Qui chérit cette terre en quêtant sa jouissance.

Dans ma ville sans cœur, prie la prospérité
Qui prêche la piété pour son don d’opulence.
Au centre de son cœur, jubile l’insolence
Qui bénit le Seigneur pour son intégrité.

Et puis dans cette ville asphyxiée d’indécence
Qu'un silence trop lourd traînait au désespoir,
J’ai découvert enfoui dans son âme l’espoir,
Sur le pli d'une bouche ondoyant d'innocence.

Par un sourire seul, la générosité
Venait d’anéantir toute l’intolérance
De deux mondes distants que leur propre ignorance
Avait vers l’un poussé, contre l’autre monté.

Si dans ta ville, alors ! tu ne vois que méfiance,
Ou trop indifférent, s’est refermé ton cœur,
N’attends pas que bonté s’y réduise en rancœur :
Peut-être grâce à toi, renaîtra sa confiance !
Maria TORRELLI (41- LOIR ET CHER)
D'après moi dans ce débat comme beaucoup d'autres quand il s'agit de l'humain, reste le point de base; l'humain en soi.
Je suis conscient que ma vision ne soit pas partagée par beaucoup, mais je trouve que l'être est aussi bien une entité ou univers sur soi, ainsi qu'il est a la recherche de liens avec les autres.
Vu l'influence que peut subir l'être de la société du quelle il fait part, et que dans la meilleure des cas l'être en soi peut suite a une quête sur lui même se transformer en partie, la métrise me semble perdue d'avance.
Ma conclusion sur le sujet est donc dûr mais honnête...Faut laisser faire, l'ordre se trouve dans le chaos.
Ordo ab Chao
Tout à fait concevable Eric et pas dénué de sens

Eric Migom a dit :
D'après moi dans ce débat comme beaucoup d'autres quand il s'agit de l'humain, reste le point de base; l'humain en soi.
Je suis conscient que ma vision ne soit pas partagée par beaucoup, mais je trouve que l'être est aussi bien une entité ou univers sur soi, ainsi qu'il est a la recherche de liens avec les autres.
Vu l'influence que peut subir l'être de la société du quelle il fait part, et que dans la meilleure des cas l'être en soi peut suite a une quête sur lui même se transformer en partie, la métrise me semble perdue d'avance.
Ma conclusion sur le sujet est donc dûr mais honnête...Faut laisser faire, l'ordre se trouve dans le chaos.

L'urbanisme est du ressort de l'aménagement du territoire et de l'environnement. Le but est de garder un unité et un cachet aux bâtiments du passé et à construire du nouveau avec plus ou moins de goût et d'audace. Les magouilles sont fréquentes étant donné le caractère politico-marchand de l'entreprise.

L'urbanité, au contraire, s'occupe de l'homme avant de s'engager dans des projets où l'argent domine. L'urbanité est un art de vivre ensemble non maniéré comme on le conçoit souvent.

Les deux ponts de vue ne sont pas antinomiques et, en clarifiant les procédures tout en permettant aux utilisateurs de s'exprimer, il devrait être possible d'améliorer petit à petit la situation en promulguant des lois après rapports d'experts et d'usagers.

 

Bonjour Maria.... Je te cherche depuisquelques jours... je n,ai plus ton courriel....

C'est Natacha .....

voicic mon courriel

natacha.gauthier2@gmail.com

Bravo pour tes accomplissements !!! Vivement qu'on se parle !

Maria Torrelli a dit :

Bonjour,

Voici ci-dessous une petite minute de Poésie pour répondre à votre dernière question et compenser ce drame affectif engendré par une urbanisation outrancière qui conduit l'homme à l'indifférence, au repli sur soi ou tout simplement à un acte d'autodéfense stimulé par "l'encasernement et l'inhumanité" des villes.

Dommage que la campagne ne soit pas un remède à cette perdition affective comme matérielle puisque la campagne également possède ses villes, en singe les leurres et dégringole dans les mêmes vices d'insociabilité.
Cette construction effrénée de lotissements est la réponse opposée à l'espoir initial que l'homme avait confié à la ville et au regroupement humain qu'elle signifiait.
Le développement des lotissements sont la marque du sentiment d'individualisme qui a pris place chez les hommes afin de contrecarrer les excès d'une ville ne répondant plus à ses attentes.

MA VILLE (poème néo-classique)

.
Dans le cœur de ma ville expire la misère
Qui ne possède rien, que sa résignation.
Au centre de son cœur, gronde l’indignation
Qui n’a de rébellion que sa propre colère.

Dans ma ville de cœur, geint la précarité
Qui ne croit plus en Dieu ni même en sa lumière.
Au centre de son cœur, s’élève une prière
Qui ne quémande au ciel qu'un peu de charité.

Dans le cœur de ma ville exulte l’abondance
Qui désire assurer surtout son lendemain.
Au centre de son cœur, tonne le surhumain
Qui chérit cette terre en quêtant sa jouissance.

Dans ma ville sans cœur, prie la prospérité
Qui prêche la piété pour son don d’opulence.
Au centre de son cœur, jubile l’insolence
Qui bénit le Seigneur pour son intégrité.

Et puis dans cette ville asphyxiée d’indécence
Qu'un silence trop lourd traînait au désespoir,
J’ai découvert enfoui dans son âme l’espoir,
Sur le pli d'une bouche ondoyant d'innocence.

Par un sourire seul, la générosité
Venait d’anéantir toute l’intolérance
De deux mondes distants que leur propre ignorance
Avait vers l’un poussé, contre l’autre monté.

Si dans ta ville, alors ! tu ne vois que méfiance,
Ou trop indifférent, s’est refermé ton cœur,
N’attends pas que bonté s’y réduise en rancœur :
Peut-être grâce à toi, renaîtra sa confiance !
Maria TORRELLI (41- LOIR ET CHER)

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