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Jean Clair, grand témoin: l’art contemporain est à l’image de la société : décadent

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Faire école (ou la refaire?)

 

Thierry de Duve

Les presses du réel – domaine Critique, théorie & documents  

 

Edition revue et augmentée de l'ouvrage de 1992 militant pour des réformes de fond dans la manière de former les artistes plasticiens. Une analyse de la transmission comme condition de la création non seulement sous l'angle de la pratique mais aussi sous celui de l'histoire, qui tranche avec l'époque de « l'art-en-général ».

Transmettre, créer : deux termes qui, dans quelque ordre qu'on les mette, résument l'équation que toute école d'art est amenée à résoudre. Depuis la création de l'Erg , à Bruxelles jusqu'aux expériences récentes menées à l'Institut Saint-Lucas de Gand, Thierry de Duve n'a cessé de militer pour des réformes de fond dans la manière de former les artistes plasticiens. 
Ce livre analyse la transmission comme condition de la création non seulement sous l'angle de la pratique mais aussi sous celui de l'histoire. Esquisse d'une généalogie des avant-gardes articulée sur les rapports entre les artistes et le prince (Allemagne) ou la puissance publique (France), d'où l'auteur dégage deux modèles de légitimation franchement
opposés. 
Que transmettre et comment, à l'époque de l'art-en-général ? L'école d'art est-elle le lieu judicieux pour cette construction de la mémoire ? Et est-ce seulement à elle de former des artistes ? Dans ces pages traversées par une véritable passion de la transmission se trame aussi le désir on ne peut plus ardent – et urgent – d'inventer une tradition.

Thierry de Duve, historien de l'art, philosophe, commissaire d'exposition, est professeur d'esthétique et d'histoire de l'art au Département d'arts plastiques de l'université Lille 3.

2008 -232 pages (4 ill. n&b) ISBN : 978-2-84066-228-0

 

 

Duchamp, messager

du n’importe quoi !

 

par Thierry de Duve

 

(Cette Conférence a eu lieu au Wiels le 17.01.2012)

 

 

Paul McCarthy, Props from Inside the Trunk, 1992.

Résumé:

« N'importe quoi ! » C'est ce qu'on entend parfois dire sur un ton exaspéré à propos de l'art contemporain. Pourquoi démentir ? Posons-nous plutôt la question : « Depuis quand peut-on faire de l'art avec n'importe quoi ? ». La réponse nous fera faire un périple assez surprenant dans le passé, d'où il ressortira que Marcel Duchamp aura été le messager d'un changement radical dans l'institution artistique.

 

Historien et théoricien de l’art contemporain et auteur d’une dizaine de livres, Thierry de Duve travaille actuellement à une théorie esthétique de l’art nourrie par la Critique de la faculté de juger de Kant et à un livre sur la sexuation de la pratique artistique.

Bref, aujourd'hui ce sont les marchands qui créent les artistes et les imposent au public de l'offre et de la demande.

Dès lors, qu'importe l'émotion mise au service d'une création! Vendons du cul, des ojets dignes des décharges publiques et que le public des snobs sanctifie le tout en en faisant grimper les prix!

Personnellement, je me moque des modes, des effets faciles, du goût du jour imposé ,et demeure fidèle au sens magnifié du dire afin de "toucher' par le travail fait à partir d'une émotion, ceux qui sont encore susceptibles de sensibilité vraie.

Que ceux qui se laissent manger par le cadre où ils s'enferment le fassent et en tirent profit.

Que les autres s'arment d'esprit critique et sachent qu'en visitant des musées, tout ce qu'ils voient n'est pas nécessairement des originaux, et qu'en lisant les oeuvres complètes de certains auteurs d'aujourd'hui, ils voient le long désséchement de l'âme  et du désir initiaux de l'auteur engoncé dans le succès!

Toujours aussi pressé, les deux yeux sur mes pinceaux pour des expositions qui n’attendent pas et l’un d’eux sur l’ordinateur pour satisfaire ma pensée qui s’impatiente, je ne peux laisser passer l’occasion que m’offre Martine de faire avancer mon logiciel à curseurs (en attendant un autre nom plus approprié) que je vous ai proposé au cours de mes interventions précédentes coincées entre l’article présentant le dernier ouvrage de Jean Clair que j’ai lu entretemps avec  déception – je dirai pourquoi, lors d’une occasion future  - et le dépôt odorant de Claude sous forme d’ « œuvre » de Mac Carthy qui nous a invité à nous intéresser à Thierry de Duve sans toutefois n’émettre aucun commentaire.

Claude m’a quand même donné l’envie de lire l’ouvrage de Tierry de Duve car les commentaires que j’ai pu glaner sur la toile à la suite de la conférence au Wiels me présente un critique d’art contemporain moins « coup de gueule » que jean Clair… je verrai à la lecture.         

M’armant d’esprit critique comme Martine m’invite à le faire, je relève, dans ses derniers propos, les mots marchands, profit, offre et la demande, faire grimper les prix qui me donnent l’occasion de créer un curseur permettant de moduler le rapport entre l’art et l’argent. 

Mais auparavant j’emprunte ses mots: cul, snobs, auteurs au talent desséché,  engoncé  dans le succès et de nouveau marchand et profit sans perdre de vue le contexte dans lequel Martine les a placés pour dire des évidences que nous devrions avoir constamment  en tête pour aller directement au fait dans tous les domaines sans embrouiller inutilement le propos déjà compliqué en soi que nous souhaitons (?) débattre dans le cadre de ce forum à savoir la valeur (dans tous les sens du terme me dit Dicorob, mon collaborateur dont vous pouvez faire plus haut la connaissance) de l’art contemporain voire d’avant-garde.

Ces évidences sont les suivantes : quelles que soient les activités humaines artistiques, scientifiques, économiques ou autres, les Hommes (ils ne méritent pas de majuscules dans ce contexte mais il s’agit de parler de l’ensemble des hommes et les femmes) n’échappent pas - hélas- aux faiblesses humaines. La qualité d’artiste ne transforme donc pas l’Homme en ange et il reste sensible à l’appât du gain, l’ambition, la soif de gloire, l’amour-propre (qui ne le reste pas longtemps).

Il n’est certainement pas non plus un ange dans sa relation avec ce qui le tenaille génétiquement depuis des siècles à savoir la violence et le sexe, l’un allant généralement avec l’autre ; on a beau les sublimer sous diverses formes, sous divers artifices , « sexe » est quand même le mot le plus fréquemment tapé sur la toile et vous constaterez que les émissions de TV frappent souvent en dessous de la ceinture …et si vous écoutez « les grosses têtes » de Philippe Bouvard, vous comprenez que 75 % de leur rire trouve leur origine dans « l’origine du monde »; l’audimat prouve que « cela » plaît encore.

Cette dualité ange /démon a été abondamment évoquée à travers la littérature et l’art et il faut faire avec ; c’est l’avers et le revers de notre belle médaille de profil d’Homme !

Intéressons-nous maintenant  à la relation Art/argent et avant tout, je crois qu’en matière d’art, il faut penser comme nous invite à le faire Edgar Morin dans sa « méthode »plutôt que comme Descartes. Habituons-nous donc à penser la complexité en art car évidemment rien n’est simple ; il ne suffit pas de fustiger les marchands et les artistes qui s’entendent entr’eux, modulons, modulons… et créons le curseur art/argent pour doser cette approche qui évidemment à/aura des répercussions en boucles sur les autres curseurs du système créé/ à créer.

Je vous propose … on essaie ? on essaie ! … de calibrer, de jauger, de… (Dicorob, il y a un verbe pour exprimer le fait que l’on mette 0° à de la glace fondante et 100 ° à de l’eau qui bout… va me le trouver SVP !) de graduer la course de ce curseur   

Pour bien mesurer la complexité de ce rapport art - argent, je vous propose de positionner le curseur sur sa « ligne » (Dicorob, quel mot employer ?)pour les exemples suivants :

-       une œuvre du passé, les iris de Van Gogh, par exemple, que l’action conjuguée des médias, des salles de ventes et toutes sortes de manipulations occultes  en font un placement aux sommes astronomiques indécentes sans plus aucune relation avec l’œuvre d’art somme toute très moyenne ;

-       un Rembrandt  aussi beau qu’un vrai mais que les experts ont estimé comme faux qui est maintenu au yeux du public comme vrai pour les mêmes raisons…financières ;

-       « for the love of God »,la tête de mort de Damien Hirst en pierres précieuses ;

-        l’aquarelliste qui peint ma foi fort joliment des couchers de soleil entre les tours sur le quai du port de la Rochelle mais qui ressort 100 fois,1000 fois ce qu’il sait faire les doigts dans le nez car il faut bien vivre tout de même ;

-       Ai Wei Wei et ses œuvres qui se vendent certainement très cher mais qui redistribue en les payant bien/ mal/ suffisamment - je n’ai pas étudié la question - mais  je le crois certainement, une part de l’argent d’une manière ou d’une autre et certainement dans le cas de « sunflowers seeds » comme en témoigne la vidéo proposée par Robert Paul que ceux qui ont eu le courage /plaisir de regarder jusqu’au bout ;

-        l’œuvre de Jean-Luc Moerman, l’un des artistes belges le plus connu du moment qui sera peinte sur bâche pour dissimuler la façade en réfection du siège social d’une banque en attendant de la morceler et d’en faire des sacs uniques qui seront gagnés par les clients ayant fait un « petit » effort bancaire préalable ;

-       Léonard de Vinci peignant des œuvres remarquables dont il a difficile de se séparer et dont la démarche artistico-scientifiquo-géniale est subsidiée (dirait-on aujourd’hui) par les puissants de son temps d’Italie et de France en échange de petits services, tout de même,pas toujours convenables (des projets d’armes, réalisées ?), il faut bien vivre tout de même…

-        l’artiste qui poursuit ses peintures d’oiseaux magnifiquement réalisées et qui les vend bien sous forme de gravure, de timbres, etc , qui dans le plus profond de lui-même a envie de changer de cap car il reste artiste mais que l’argent qui nourrit sa famille et le temps nécessaire pour réaliser ses œuvres minutieuses lui interdit d’avoir un moment pour l’art qui grenouille en lui.

Je vous propose comme position 0 de la course de ce curseur le cas évident de l’artiste qui garde ses œuvres tournées contre le mur et qui se refuse de les montrer et donc de les vendre pour des raisons qu’ils lui sont propres.

A l’opposé, je vous propose de positionner à 100 le nec plus ultra de ce qui est considéré actuellement et sans doute visé par Martine comme la maximalisation  du profit maximum en art sans nécessairement s’y intéresser  que cela soit de la part de l’artiste ou de l’amateur financier à savoir Damien Hirst et sa tête de mort en pierre précieuse.

Dès que l’artiste en position 0 change d’avis pour des raisons qui lui sont propres et qu’il montre une œuvre à un ami qui l’achète, en pensant :je peux quand même rentrer dans mes frais, je le positionne déjà à 5 ou 10 dans la course de la relation art/argent et si l’on attribue 100 à des comportements artistiques du type Hirst, j’estime, mais ce n’est que mon point de vue, que l’aquarelliste « au talent mitraillette » de la Rochelle que je cite en exemple ci-dessus est à 80 voire 90 car dans le contexte économique ainsi défini, il n’y a qu’un rapport de grandeur disons entre la multinationale et la PME mais la base du comportement (de l’art comme marchandise) est, pour moi, la même.

Et pendant ce temps-là, une sculpture abstraite me fait des yeux doux…du naum Gabo, en puissance !

 

 

Oui, ce n’est qu’un rouleau de treillis de cage à poules que je destine à un autre usage !    

 Comme je vous le disais, rien n’est simple !!!

Mais…qu’est ce que vous en pensez ?

           

Ma réponse a disparu ?

Ce forum est si tranquille... nous attendons votre visite! Votre réponse a disparu? Retranscrivez-là !



Jean-Marie Cambier a dit :

Ce forum est si tranquille... nous attendons votre visite! Votre réponse a disparu? Retranscrivez-là !

Merci, de me donner cette possibilité. je l'ai écrite trois fois pour rien ! Essayons à nouveau !

Je disais que il faut différencier Art et Art officiel, Art et marché de l'Art. Je ne saurais trop conseiller de voir le film de Martin Provost, Séraphine, pour comprendre ces processus.

L'Art moderne commence en réalité, au XVes. Depuis, Marcel DUCHAMP, au XXes, a ouvert en grand les portes à l'Art contemporain. les dadaïstes souhaitaient que "la vie rentre dans l'Art et que l'Art rentre dans la vie". Ils ont ainsi désacralisé les œuvres d'Art, sachant que "sacré" vient du latin "sacer" qui veut dire séparé.

 Les sociétés ont évolué, l'homme l'homme avec le progrès grâce au progrès des technologies, maîtrise mieux la Nature, et les peurs qu'elle engendre, mais du même coup, la Mort est de plus en plus virtualisée. Les artistes contemporains revendiquent la fragilité, la précarité, la contingence humaine. Et leurs œuvres se mesurent à cette aune.

  Les artistes d'aujourd'hui ne cherchent pas à nous émerveiller, mais plutôt à nous faire réfléchir. " Les miroirs devraient réfléchir avant de renvoyer les images" c'est bien Jean Cocteau qui a dit cela ? Souvent ces créateurs nous montrent la voie de notre inconscient, collectif, ou individuel, et à partir de sensations protéiformes,, de perceptions autres qu'ils tentent de provoquer.

   Les œuvres d'aujourd'hui interrogent cette volonté de l'homme de donner un sens à sa vie. Et ce que le marché de l'Art en fait, est une autre "histoire". Nous sommes libres de ne pas nous plier aux diktats de l'Art officiel.

   Ce qui, à mes yeux, est important dans "l'évaluation" des œuvres contemporaines, c'est de vérifier l'authenticité de leurs auteurs, leur capacité à nous réveiller, à déplacer vers un univres grandi, nos représentations étroites. Et je nous renvoie à cette citation qui représente pour moi un idéal de vie " ...heureux celui qui peut, d'une aile vigoureuse, s'élancer vers les champs lumineux et sereins, qui plane sur la vie, et comprend sans efforts, le langage des fleurs et des choses muettes" BAUDELAIRE dans Elevation  (in les fleurs du Mal)

 

Voilà, j''espère que ma réponse ne va pas encore disparaître ?

Cordialement

OXIANE

 

bonjour Oxiane,

La quatrième était la bonne !Merci, Oxiane, d'avoir persévéré et d'avoir été au-delà de la "technicité" de ce site pour être parmi nous! Un petit conseil pour ne pas vous faire pièger par le "système" : tapez d'abord votre message que vous corrigez et adaptez à votre aise sur "word" puis après l'avoir enregistré sur ce logiciel, amenez  votre message par un copié-collé dans la zone " répondre à la discussion" .Ainsi si celà "foire" pour un motif ou l'autre, vous avbez le texte en réserve... qui peut d'ailleurs toujours servir dans un futur contexte (... livre? )  

Venons en à l'art contemporain. J'ai vu également ce superbe film qu'est "Séraphine". Vous constatez avec à propos le mécanisme du marchandage de l'art qui se joue au mépris (?) de l'innocence de Séraphine. Justement parlons en de l'innocence de cette artiste "spontanée", certes, elle est la "victime" consentante du système  économique qui entraîne également l'art dans son sillage. 

Changera-t-on l'esprit des marchands pourtant chassé du temple par un auguste personnage ;-) qui a justement mobilisé l'attention des artistes pendant des siècles. Que les artistes d'aujourd'hui se rebellent contre cet esprit judéo-chrétien, c'est de bonne guerre, ne croyez-vous pas?

Revenons à Séraphine. L'art out-sider, récupéré par le marché ou pas, n'aurait même pas eu droit de cité dans le contexte ancien.

Pour être un artiste, il fallait en effet au moins savoir dessiner ! Donc finalement que les découvreurs de talents soient des marchands,on le déplorera ,mais, le monde est complexe et non manichéen,et beaucoup de ces marchands étaient et sont encore des explorateurs, des visionnaires, des amateurs éclairés,des Ambroise Vollard, des pères Tanguy,des Bing.Grâce à eux les fleurs-plumes de  Séraphine s'ouvrent au monde au lieu de dépérir face au mur d'une maison obscure.

A la suite de ce "nouveau regard", non photographique sur l'art, vous avez les Cézanne, les Dubuffet, les Corneille,...et l'art d'aujourd'hui ou être artiste est d'abord un état d'esprit avant d'être une capacité technique!

Pris par... l'art, j'arrête ici mes considérations sur ...l'art dont vous trouverez, en attendant, d'autres de mes points de vue en amont de cette intervention.

Au plaisir de vous lire,

Cordialement,

Jean-Marie Cambier                  



Jean-Marie Cambier a dit :

 

bonjour Oxiane,

La quatrième était la bonne !Merci, Oxiane, d'avoir persévéré et d'avoir été au-delà de la "technicité" de ce site pour être parmi nous! Un petit conseil pour ne pas vous faire pièger par le "système" : tapez d'abord votre message que vous corrigez et adaptez à votre aise sur "word" puis après l'avoir enregistré sur ce logiciel, amenez  votre message par un copié-collé dans la zone " répondre à la discussion" .Ainsi si celà "foire" pour un motif ou l'autre, vous avbez le texte en réserve... qui peut d'ailleurs toujours servir dans un futur contexte (... livre? )  

Venons en à l'art contemporain. J'ai vu également ce superbe film qu'est "Séraphine". Vous constatez avec à propos le mécanisme du marchandage de l'art qui se joue au mépris (?) de l'innocence de Séraphine. Justement parlons en de l'innocence de cette artiste "spontanée", certes, elle est la "victime" consentante du système  économique qui entraîne également l'art dans son sillage. 

Changera-t-on l'esprit des marchands pourtant chassé du temple par un auguste personnage ;-) qui a justement mobilisé l'attention des artistes pendant des siècles. Que les artistes d'aujourd'hui se rebellent contre cet esprit judéo-chrétien, c'est de bonne guerre, ne croyez-vous pas?

Revenons à Séraphine. L'art out-sider, récupéré par le marché ou pas, n'aurait même pas eu droit de cité dans le contexte ancien.

Pour être un artiste, il fallait en effet au moins savoir dessiner ! Donc finalement que les découvreurs de talents soient des marchands,on le déplorera ,mais, le monde est complexe et non manichéen,et beaucoup de ces marchands étaient et sont encore des explorateurs, des visionnaires, des amateurs éclairés,des Ambroise Vollard, des pères Tanguy,des Bing.Grâce à eux les fleurs-plumes de  Séraphine s'ouvrent au monde au lieu de dépérir face au mur d'une maison obscure.

A la suite de ce "nouveau regard", non photographique sur l'art, vous avez les Cézanne, les Dubuffet, les Corneille,...et l'art d'aujourd'hui ou être artiste est d'abord un état d'esprit avant d'être une capacité technique!

Pris par... l'art, j'arrête ici mes considérations sur ...l'art dont vous trouverez, en attendant, d'autres de mes points de vue en amont de cette intervention.

Au plaisir de vous lire,

Cordialement,

Jean-Marie Cambier                  

A propos d’Art contemporain

Réponse à jean-Marie CAMBIER

 

Cher ami

Merci de vos conseils techniques, que je m’empresse de suivre, tant ils sont pertinents !

 

Pour ce qui est de la question des marchands d’Art, vous avez raison, et je partage bien votre avis, à propos des marchands et mécènes, et je n’ai nulle intention de les nier, je souhaitais simplement  rappeler que l’ ART, n’ est pas forcément à confondre avec ce que l’on nous en montre officiellement.

Mais, les souverains de toutes les civilisations, et les donateurs marchands, ont su découvrir des artistes remarquables, et j’ai une admiration toute particulière pour Laurent de Médicis « le magnifique », à Florence. Sans lui, point de  postérité pour un  Léonard de Vinci, ou Michel-Ange, sans Philippe IV, en Espagne, point de Ménines ( «  la Famille ») de VELASQUEZ, point de thèses pour tenter de percer le mystère de cette toile, jusqu’à celle, étonnante, de Daniel Arasse aujourd’hui,  … et ainsi de suite, jusqu’à l’ Art contemporain.

Mon avis partage bien le vôtre, soyez en sûr, sur cette question du marchand d’Art et du mécénat. Mais tous n’ont pas eu de lumineuses révélations, et il faut se méfier de certaines théories , notamment celles qui tendent à faire de l’Art une simple marchandise, ou qui tendent à faire un tri arbitraire, au mépris d’artistes totalement authentiques, mais marginaux des marginaux !

 

Bien à vous

OXIANE

"Mon avis partage le vôtre" , voilà une phrase sibylline que je remplace par : "Mon avis rejoint le vôtre" ! Oxiane

... je l'avais compris ainsi!

 

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