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Quelques amis photographes me parlent de la DIGIGRAPHIE. Qu'essssss ?. La digigraphie est un nouveau procédé de tirage d'images. Un procédé de grande qualité, haut de gamme selon les marques de matériel qui proposent ce système, ce qui est indiscutable. Mais la Digigraphie reste un procédé de tirage, un procédé purement technique.

Beaucoup de photographes se gaussent d'utiliser ce système, mais oublient de penser qu'une grosse bouse tirée en Digigraphie reste une grosse bouse. C'est comme si un sculpteur était artiste parcequ'il utilise le marteau Machin, et le burin Bidule. C'est comme si un peintre utilisait le pinceau Truc, la toile Bazard et la peinture Trucmuche, pour être un artiste !!!  Il suffit pour en être convaincu de regarder les sites de Digigraphie sur internet. Effectivement il y a des images somptueuses, créatives, étonnantes, mais sur 106453 images que comporte le site ouvert, il y en a 95% de nulles et sans intêret, car n'importe qui peut éffectivement tirer ses images en Digigraphie... Ou est le problème ? Par ailleurs les concepteurs de ce système assurent un durée dans le temps quasiment illimitée... Va y avoir de l'avocat dans l'air dans quelques années.

Je pratique la photographie simplement depuis plus de 40 ans, surtout par passion, mais la je trouve que l'on atteint des sommets de ...

J'ai sur ce site un ami, Claude Fagé, qui utilise ce système, c'est un créatif, je sais le temps qu'il passe sur ses images, je sais son engagement, ses joies et ses désespoirs et je lui fait un petit coucou en passant. ( Claude, a quand une petite bouffe de pote ?)

Gilles Thévenin

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Réponses à cette discussion



Christine Drouhin a dit :

une nouvelle technique doit être au service de l'Art et non le remplacer. Parfois,dans des expositions dites d'Art contemporain, je me fais la reflexion que de véritables Artistes manquent à l'appel et qu'on se fiche beaucoup de la figure du public.Le marketing malheureusement a tendance à faire la pluie et le beau temps ,l'ère d'Internet sonne le glas des Artistes car elle vulgarise les oeuvres.Tout à chacun qui peut maitriser Photoshop and co peut se baptiser ,se gargariser ,du terme d'Artiste.Tout comme la Star'Ac fait des Chanteurs en quelques semaines ...Quand on sait le nombre d'années d'études pour en arriver là...


Duvivier Micheline a dit :

"Vous avez mille fois raison" comme chantait Jacques Brel.

Le besoin de créer de l'artiste ne s'encombre pas de savoir si sont travail va perdurer,c'est sont expression,sa façon à lui de se découvrir,pas de plaire aux autres,si cela arrive,bien sur il est heureux,mais sa recherche terminée,il l'oublie pour la recherche suivante,quelque sois le support et la technique.

-------------------------

Bonjour Micheline, je suis tout à fait de votre avis, certains artistes regardent leurs propres productions comme des reliques précieuses, j'ai des amis qui agissent de cette manière, et c'est bien entendu pas un défaut en soi, mais tout les artistes ne sont pas ainsi, je fais partie de ceux qui une fois l'oeuvre terminée, s'en fiche éperdument de ce qu'elle va devenir dans 3,5 ou 100 ans. C'est bien si je peux les contempler durant un certain temps, mais pour moi elles n'ont de valeur que celle que je leur attache sentimentalement. 

La digigraphie n'est pas un art, c'est une technique. Je pense que tout le monde est bien d'accord à ce propos.

Si on se place dans le cadre de la logique créative, il est tout à fait défendable - et louable - de tenter de transmettre sa création de la manière la plus exacte (ou satisfaisante) et la plus durable qui soit. C'est une démarche respectueuse dans l'expression, la diffusion et la conservation d'une oeuvre qui peut être ou ne pas être une grosse bouse ou une véritable expression artistique ou créative.

Pour ma part donc, pas de critique à propos du procédé. A part le fait qu'il peut toujours être amélioré, s'entend.

Les critiques à l'encontre des "artistes" plus ou moins capables, auto-proclamés ou portés au pinacle par des effets de mode ou l'incurie de commentateurs douteusement autorisés n'a pas attendu l'arrivée de la digigraphie.

Sans vouloir être censeur, et me basant sur mon gout et mes connaissances personnelles, je serais ravi qu'on interdise tout accès à des techniques de conservation longue durée à des gens que je considère comme des nullités artistiques patentées: Nan Goldin, Martin Parr ou autres tenants du n'importe comment n'importe quoi.

Et la liste est loin d'être exhaustive.

Ceci dit, a t'on le droit d'interdire l'expression d'un incapable ou d'un autiste artistique sous pretaxte qu'il est d'une nullité patente? En tant que libertaire j'ai du mal avec cette notion aussi.

Nous devrons donc "faire avec", tenant compte des nuances d'évaluation habituelles: nos goûts perso, l'apport culturel éventuel, l'aboutissement technique de l'expression... toutes choses hautement inquantifiables. Mais il faut aussi abandonner le politiquement correct, ne pas avoir peur d'exprimer ses positons personnelles et ne pas hésiter à exprimer avec plus ou moins de virulence ses positions: si c'est mauvais, c'est mauvais.

PDO

 

J'ai beaucoup apprécié votre analyse, merci beaucoup!

Adyne

Je suis d’accord avec le fait que mettre ces procédés « d’ultra haute conservation » (comme sur les boites de lait, bref c’est un autre débat) entre toutes les mains pour n’importe quelle production est abusif. Je comprends aussi que se vanter d’utiliser la digigraphie est abusif.

 

Je dois pourtant m’opposer à vous sur un point, non pas à cause de mes préférences, mais du fait de la certitude de ce point à mes yeux. Je ne crois pas que le choix de Nan Goldin soit un choix à la légère ou un effet de mode. Je pense que cela part de ses intentions de fixer la vie quotidienne, parfois grossière, éphémère, pour lui donner une force qu’elle n’a pas généralement.

Ainsi, la digigraphie peut lui permettre d’aller  encore plus loin dans son projet. Ce n’est plus seulement le sujet de l’image, mais l’image elle-même qui devient (quasiment) éternelle (60 ans de conservation garantis à coup sûr, ce n’est pas rien, même pour des photographie).

 

Au-delà de ça, je trouve cette discussion fascinante et ce nouveau procédé technique de même. Ce débat vaut se pesant de cacahuètes.



Patrick DOUTRELIGNE a dit :

La digigraphie n'est pas un art, c'est une technique. Je pense que tout le monde est bien d'accord à ce propos.

Si on se place dans le cadre de la logique créative, il est tout à fait défendable - et louable - de tenter de transmettre sa création de la manière la plus exacte (ou satisfaisante) et la plus durable qui soit. C'est une démarche respectueuse dans l'expression, la diffusion et la conservation d'une oeuvre qui peut être ou ne pas être une grosse bouse ou une véritable expression artistique ou créative.

Pour ma part donc, pas de critique à propos du procédé. A part le fait qu'il peut toujours être amélioré, s'entend.

Les critiques à l'encontre des "artistes" plus ou moins capables, auto-proclamés ou portés au pinacle par des effets de mode ou l'incurie de commentateurs douteusement autorisés n'a pas attendu l'arrivée de la digigraphie.

Sans vouloir être censeur, et me basant sur mon gout et mes connaissances personnelles, je serais ravi qu'on interdise tout accès à des techniques de conservation longue durée à des gens que je considère comme des nullités artistiques patentées: Nan Goldin, Martin Parr ou autres tenants du n'importe comment n'importe quoi.

Et la liste est loin d'être exhaustive.

Ceci dit, a t'on le droit d'interdire l'expression d'un incapable ou d'un autiste artistique sous pretaxte qu'il est d'une nullité patente? En tant que libertaire j'ai du mal avec cette notion aussi.

Nous devrons donc "faire avec", tenant compte des nuances d'évaluation habituelles: nos goûts perso, l'apport culturel éventuel, l'aboutissement technique de l'expression... toutes choses hautement inquantifiables. Mais il faut aussi abandonner le politiquement correct, ne pas avoir peur d'exprimer ses positons personnelles et ne pas hésiter à exprimer avec plus ou moins de virulence ses positions: si c'est mauvais, c'est mauvais.

PDO

 

Ma remarque concernant Nan Goldin et Parr tenait de l'humour, mon cher Thomas. Je précisais plus loin qu'on ne peut empêcher un mauvais artiste (je trouve le mot artiste un peu répugnant, disons "créateur" ce serait plus honnête) d'accéder à une technique, laquelle me semble par définiton, de libre accès à tous. Ce serait un peu comme si on interdisait un texte de Hugo à quelqu'un sous prétexte qu'il soit analphabète: c'est moralement indéfendable. La position est tout aussi indéfendale quant à dire "j'ai imprimé mes bouses par le procédé de la digigraphie, et de fait elles en sont devenues des oeuvres d'art."

Voila ou nous en sommes.

Et oui, je considère Nan Goldin et Andrew Parr - et bien d'autres - comme des nullités surgonflées à la testostérone de la mode et de la connerie. Le problème, c'est qu'en "divinisant" les soit disant qualités de ce genre d'"artistes" on envoie un message dangereux à tous ceux qui vont s'imaginer que le moindre chose floue, surexposée, mal contruite et mal pensée est un label de qualité. Et qu'après tout, ce n'est pas difficile de se faire un nom - à défaut de se faire un art - est la portée du tout-venant, eux inclus.

Voila voila. :-)

PDO

oui, c'est vrai qu'il vaut mieux parler de "créateurs". J'avoue que je n'ai pas compris ton humour.

Par ailleurs, je ne crois pas diviniser cette photographe, j'expose juste ce qui est écris dans les livres d'histoire de l'art où elle figure. Mais c'est un autre débat je pense. Quant à ton avis sur la digigraphie, je suis tout à fait d'accord avec toi.

Bonjour Thomas

J'avoue, très sincèrement... il était difficile de se rendre compte que je plaisantais. C'eut été évident pour les gens de la "vraie vie" qui me connaissent un peu, mais sur internet, ça passe mal. Mea Culpa!

Quand à mes deux têtes de turcs photographiques - il y en a d'autres - je te conseille d'oublier les ouvrages d'histoire de l'art, et de faire une petite recherche google: tu te feras ta propre opinion.

Bonne recherche :-)

PDO

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