Arts et Lettres

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Nous aimerions tous disposer de plus de temps pour écrire, sculpter, peindre, dessiner... mais hélas à part quelques heureuses exceptions, nous nous retrouvons la plupart du temps dans l'obligation de gérer activités professionnelles et artistiques. Souvent au dépend de notre oeuvre, à laquelle nous aimerions pourtant consacrer plus de temps. Mais comme on dit "il faut bien payer son loyer et manger". Comment faites-vous pour gérer ces deux activités? Connaître l'opinion et les 'trucs' de chacun pourrait être utile à tous!

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Réponses à cette discussion

Ma frustration nourrit mon inspiration si je peux dire.

Ces heures que je passe au bureau à "gagner ma vie" génèrent en moi une envie terrible d'être ailleurs, devant ma toile, à tel point que je la sens dans mes mains, je ressens des fourmillements, une tension physique..

Et parfois, quand j'arrive enfin à avoir deux heures de liberté, tout sort d'un coup, comme un jet, comme un cri.
Aucun effort à faire, rien à penser, je me lance directement sur la toile sans savoir ce qui va "sortir" de moi, et je regarde après coup.

J'ai cru longtemps que si j'avais plus de temps je peindrais davantage mais non. Je suis en vacances et je mets 8 jours à faire ce que je fais d'habitude en un weekend.
Alors, vive la frustration créatrice !
Oui, j'aime penser que je vole, quelque part, du temps au Temps pour créer...

Carl du Toit a dit :
Incroyable ! C'est pour point ma vie Mariel ! Quand je suis en voiture pour aller à Montréal, un sujet me vient en tête, comme une brûlure. Je marmonne, je fignole, je piétine, cela brûle, cela me consume. Je dois arrêter, n'importe où: stationnement, bord de route, je recule mon siège d'auto, sors mon cartable du coffre. Les mots déboulent, sans rature, d'un jet.
J'ai accouché d'une pensée qui fait dorénavant partie intégrante de ma bâtisse intérieure.
Je tourne la clé, reprends la route pour mon travail; mon travail est fait...

mariel rouillon a dit :
Ma frustration nourrit mon inspiration si je peux dire.

Ces heures que je passe au bureau à "gagner ma vie" génèrent en moi une envie terrible d'être ailleurs, devant ma toile, à tel point que je la sens dans mes mains, je ressens des fourmillements, une tension physique..

Et parfois, quand j'arrive enfin à avoir deux heures de liberté, tout sort d'un coup, comme un jet, comme un cri.
Aucun effort à faire, rien à penser, je me lance directement sur la toile sans savoir ce qui va "sortir" de moi, et je regarde après coup.

J'ai cru longtemps que si j'avais plus de temps je peindrais davantage mais non. Je suis en vacances et je mets 8 jours à faire ce que je fais d'habitude en un weekend.
Alors, vive la frustration créatrice !
Alors vous serez d'accord avec moi pour dire et pour penser que, si vous ne vous étiez pas arrêté sur le bord de la route pour noter cette inspiration subite, elle aurait fini par disparaitre... car pour moi, si je ne trouve pas un moment (dans les 3 ou 4 jours quand même) pour peindre ce que je ressens, ce que je "vois" à l'intérieur de moi, alors je pers ma vision et ne peux la retrouver. Si je veux la retrouver quand même, passé ce temps, alors ce sera une construction intellectuelle laborieuse, qui n'aura jamais la même force que ce que j'aurais pu peindre sous l'effet de cette "lumière".

Voyez, pas de "stockage" possible ! pas de travaux remis à plus tard, quand j'aurai le temps. Tout ce qui n'est pas saisi est perdu. Et pour moi, ce n'est pas du temps volé au temps pour créer, j'ai plutôt l'impression que c'est mon temps ordinaire qui me vole celui de la création. D'autant qu'en tant que femme, nous avons multiples tâches à accomplir avant de trouver des instants de liberté.

Mais n'oublions pas que tout cela est nécessaire, la contrainte et la liberté, car sans la contrainte, je n'aurais pas cette frustration intense qui crée ma liberté de peindre. Un peu comme ces brins d'herbe qui poussent dans le goudron...

Carl du Toit a dit :
Incroyable ! C'est pour point ma vie Mariel ! Quand je suis en voiture pour aller à Montréal, un sujet me vient en tête, comme une brûlure. Je marmonne, je fignole, je piétine, cela brûle, cela me consume. Je dois arrêter, n'importe où: stationnement, bord de route, je recule mon siège d'auto, sors mon cartable du coffre. Les mots déboulent, sans rature, d'un jet.
J'ai accouché d'une pensée qui fait dorénavant partie intégrante de ma bâtisse intérieure.
Je tourne la clé, reprends la route pour mon travail; mon travail est fait...

mariel rouillon a dit :
Ma frustration nourrit mon inspiration si je peux dire.

Ces heures que je passe au bureau à "gagner ma vie" génèrent en moi une envie terrible d'être ailleurs, devant ma toile, à tel point que je la sens dans mes mains, je ressens des fourmillements, une tension physique..

Et parfois, quand j'arrive enfin à avoir deux heures de liberté, tout sort d'un coup, comme un jet, comme un cri.
Aucun effort à faire, rien à penser, je me lance directement sur la toile sans savoir ce qui va "sortir" de moi, et je regarde après coup.

J'ai cru longtemps que si j'avais plus de temps je peindrais davantage mais non. Je suis en vacances et je mets 8 jours à faire ce que je fais d'habitude en un weekend.
Alors, vive la frustration créatrice !
Y a t-il tant de différences entre les deux processus créatifs ?

Car pour moi, "remettre sur le métier, polissez et re-polissez" n'est pas efficace.
Et la transpiration ne me réussit pas.
Mais est-ce que cela tient au médium choisi ? Y a t-il d'autres peintres qui se retrouvent dans ce je dis ?

ou est-ce une question de personne...

Ce qui supposerait que si je savais écrire, cela aurait peut-être la même forme de "fulgurance", quelque chose de donné et non de construit.
Mais pour finir, sans doute que cela importe peu, la valeur ne tient pas à cela...
entre l'oeuvre et l'oeuvre d'art il y a notre liberté qui est mise en jeu; la distance entre l'une et l'autre est élastique autant que notre pouvoir de libérer l'une de l'autre est possible .
Avec respect,
La vision que vous avancé est une vision personnel, d'après moi, et elle est juste pour vous.
Mais je trouve que dans votre écriture(les commentaires) vous me semblé plùs réfléchit, et d'après moi dans la création on peut puiser dans les deux sources nécéssaire à notre équilibre...

mariel rouillon a dit :
Y a t-il tant de différences entre les deux processus créatifs ?

Car pour moi, "remettre sur le métier, polissez et re-polissez" n'est pas efficace.
Et la transpiration ne me réussit pas.
Mais est-ce que cela tient au médium choisi ? Y a t-il d'autres peintres qui se retrouvent dans ce je dis ?

ou est-ce une question de personne...

Ce qui supposerait que si je savais écrire, cela aurait peut-être la même forme de "fulgurance", quelque chose de donné et non de construit.
Mais pour finir, sans doute que cela importe peu, la valeur ne tient pas à cela...
Activités professionnelles et sport et culture, Pascale ?
Des routes, des routes
Des croûtes, des croûtes
Je goûte à tout !
Mon seul but : savourer mon passage sur la terre

il est claire que c'est une dificulté mais parfois l'art deviens un metier et un style de vie bien que le loyé et manger est forcement important il est peut etre plus essentiel de se nourir moins et voir a la baise la grandeur des logements pour priviligier l'essence de son art et vivre plus modestement facile vous me direz mais le grand secret pour en faire son metier et de faire et de se montrer afin qu'on aprecie ce qu'on fait et plus on vous voie plus sa donne envie d'etre acheté c'est un cercle vertueu qui se mange sans faim .
Bonjour Pascale Lora.Le reve serait effectivement d' en vivre totalement......Pas facile de lier la passion et la réalité journalière.Mais ce qui compte pour moi c est ce moteur que représente la sculpture dans ma vie .La passion c est déja un cadeau merveilleux. Cordialement Jacques
Tu as raison Karl ,mais nous venons pas tous du meme endroit et n 'avons pas tous le meme parcours..Je regarde le site de ton frère Cordialement Jacques

Carl du Toit a dit :
Jacques, à lire les commentaires de tous et chacun, nous mangeons de la passion dans de petites assiettes et nous nous en contentons.
Mon frère a un hôtel dans le Vieux-Montréal mais on le trouve plus souvent dans son atelier. Il a ouvert son Musée du bronze dont tu peux voir quelques sculptures sur mon groupe MOTZART qui a pris naissance sur le réseau le 15 juillet dernier.
Voici le site de mon frère:

Au plaisir.

Thuillier jacques a dit :
Bonjour Pascale Lora.Le reve serait effectivement d' en vivre totalement......Pas facile de lier la passion et la réalité journalière.Mais ce qui compte pour moi c est ce moteur que représente la sculpture dans ma vie .La passion c est déja un cadeau merveilleux. Cordialement Jacques
Pour ma part l'entreprise qui m'employait la FN-Herstal, (Fabrique Nationale de Herstal, qui n'a rien de nationale d'ailleurs) m'a licencié pour raison de salaire trop élevé. J'en ai été malade, et pour guérir, je me suis mis à peindre. Ce que je voulais faire depuis tout jeune. Chose défendue par mes parents, la peinture n'était pas un métier pour eux. Maintenant je peints, j'écris un tout petit peu, je bricole beaucoup, (jardinage, décoration, aujourd'hui, j'ai cousu un pantalon pour ma femme, etc) j'ai mon atelier de peinture ou je donne aux autres, mes trucs et façons de faire avec des pinceaux, idem dans un club de peinture du village voisin. Et, ... Voila que mes journées sont parfois trop courtes. Aussi c'est souvent très tard que je viens naviguer sur la toile jusqu'à des heures indues. Dur dur, mais je ne donnerai ma place à personne. Ou, alors, à quelqu'un de très gentil.
J'utilise les "temps mortes" dans les salles d'attente, gares et trains pour dessiner. Avec mon carnet en main les retards de train me font en supplément plus râler; provoque parfois un dégel parmi tous ses passagers fatigués et anonymes....

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