Arts et Lettres

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A partir de quel niveau la création peut-elle être qualifiée d'artistique?

Où s'arrête l'artisanat commence l'art? Leurs frontières sont-elles élastiques?

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L'artisanat est un art. Il n'existe pas de frontière entre l'un et l'autre, ils sont comme frères. La merveilleuse fleur d'un jardinier ne serait plus une œuvre d'art? Pourquoi?

Au début était le mépris qui étiquette pour tenir à distance !

Le clivage a été social, dès le départ: les Romains qui ne travaillaient pas quand ils étaient "bien nés"-travailler était une tâche d'esclave ou ...d 'étrangers (les petits métiers exercés par ceux qu'ils nommaient Graeculi ; les "petits grecs" par exemple)  avaient déjà défini ce qu'étaient les arts libéraux : tous ceux qui qui mettaient en jeu des qualités jugées  intellectuelles.

A cette époque la peinture n'avait pas acquis ses quartiers de noblesse. Mais le mot ars était déjà polysémique et recoupait le sens de technique.

Mépris de caste évident et début du clivage manuel/ intellectuel qui en recouvre une infinité d'autres : vous faites une colonne positif une colonne négatif (perçus comme tels s'entend à une époque donnée) et vous avez en résumé une histoire de l'Art côté prestige et exclusion, dévalorisation. C'est la classe dominante socialement (autoproclamée élite )qui choisit toujours ce qui vaudrait ou pas.

Au XVIII siècle les Encyclopédistes ont défini les Beaux-arts dans la même lignée(en excluant ce qui touchait à une utilité, voire un commerce)  et  on continue d'opposer technique et imagination (mais c'est quoi l'imagination ?), utilité de l'objet d'artisanat même unique et noble désintéressement de l'objet d'art forcément inutile au quotidien , on arrive à une sorte de sacralisation de l'art reconnu (les galeries font penser parfois à des églises , des sanctuaires ce qui y est c'est sacralisé , le reste n'existe pas officiellement ).

Pour nous tout tient dans la présentation aussi un textile dans un cadre  ou sur un mur c'est de l'art le même si j'en fais une manique ou un coussin c'est de l'artisanat d'art , même si c'est exactement le même objet et qu'il reste unique.. c'est totalement absurde , mais  comme ça ne touche qu'une minorité largement féminisée tout le monde s'en fiche sauf les pratiquants.Pourtant cette dualité de perception du même objet est au coeur de notre débat! et on la retrouve dans bien des arts jugés mineurs (un vitrail est-ce un art mineur ?oui si c'est une porte dans une maison, non si c'est une fenêtre dans un édifice religieux ??)

On a aussi introduit la notion de décoratif automatiquement moindre car touchant peu ou prou au "superficiel". Et d'arts appliqués (ce qui renvoie à l'utilité), mais on sent bien que dans l'esprit de beaucoup c'est des sous-genres !

quand on exerce un art, un vrai un jugé prestigieux par la transmission élitiste que je signalais on n'a jamais à faire preuve de sa qualité d'artiste on l'est par l'art même qu'on a choisi d'exercer mais si on touche à de domaines plus dévalorisés, on a sans cesse à prouver qu'on l'est avant même qu'on daigne regarder ce qu'on a créé. J'en ai fait l'expérience des dizaines de fois.

...

Cela mérite aussi réflexion, cette façon de percevoir pré-formatée à laquelle nous n'échappons pas .

Je ne lis jamais les discours qui préformatent par conséquent, je ne place sur aucune échelle de valeur les êtres humains et leurs œuvres. Je me contente de les aimer, s'ils me plaisent.

Quand la main fait corps avec l'esprit il n'y a plus de frontières entre artisan artiste créateur. Je connais des lapidaires ébénistes orfèvres verriers céramistes, tisserands... qui sentent la matière, qui la révèle, la transcende. Ils vont au coeur des choses, avec humilité, avec une infinie patiente. Bien sur il faut du talent, et il ne s'acquière pas toujours, avec ou sans maîtres. Il faut avancer avec intégrité, écouter, voir, lire et ne pas s'oublier, réagir, et mille fois sur le métier... Bien sûr les marchands d'art experts galeristes critiques... font la cote, créent le marché, applique le vernis. Les médias font le buzz, la renommée, la mode. De riches amateurs "éclairés" surfent spéculent astiquent leur image tissent leurs réseaux. Leurs courtisans ceux qui voudraient en être brossent dans le sens du poil pistonnent public relationnent lobbyisent et font sonner les trompettes. Des artistes conceptualisent installent interpellent gonflent des baudruches secouent leur cocotier interviennent.  Bien des amateurs autodidactes artisans sont des artistes, ils ne sont simplement pas dans les clous leur époque les projecteurs les petits papiers. Maintenant les étiquettes...

L'oeuvre d'art est unique et existe pour elle- même.Elle se contemple, s'écoute.

L'artisan crée et reproduit avec excellence. Des objets utiles, décoratifs, et parfois seulement lorsqu'elle est unique, une oeuvre d'art qui existera pour elle-même.

Artisitique veut dire avec art.

Et l'art qu'est-ce ?

La perfection.

 

Il y a dans l'art le témoignage d'une liberté d'expression, d'un besoin d'expression aussi. L'art révèle des dispositions positives ou négatives de l'âme de chacun. Certaines formes d'art déroutantes,créées par des êtres névrosées présentent un caractère artistique incontestablement reconnu, qui n'aurait rien à voir avec une morale quelconque, mais qui reflètent l'allégresse, les tourments, parfois la folie du créateur. Par effet miroir nous recevons l'oeuvre ou nous la rejetons suivant les critères définis par nos filtres éducatifs, suivant notre âme sensible. L'art peut donc choquer, il faut le savoir, sans qu'il ne puisse être défini comme tel.

Concernant certaines formes d'art dans les domaines de la peinture comme de la sculpture, mais aussi dans l'écriture , voire dans le septième art, il ne fait aucun doute qu'une certaine initiation soit nécessaire pour les appréhender ou les traduire, notamment s'agissant d'art abstrait. Pour autant, est-il souhaitable de promouvoir des oeuvres évoquées ici comme étant scatologiques ? Je ne le pense pas.

Une oeuvre parfaite serait celle qui parle à tous, tous niveaux confondus. Corrélativement, c'est donc, tous ces niveaux confondus qui déterminent la qualité communicante d'une oeuvre.

C'est une opinion personnelle...donc ...

Amitiés.

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DE LA TRANSPARENCE DE L’AME : L’ŒUVRE DE MARIE-CLAIRE HOUMEAU

VERS UN AUTRE SACRE : L’ŒUVRE DE RODRIGUE VANHOUTTE

traduit en espagnol via le        lien en bas de page

     http://bit.ly/29pxe9q

LE SIGNE ENTRE LA CULTURE ET LE MOI : L’ŒUVRE DE LYSIANE MATISSE

DE LA MATIERE ENTRE LES GOUTTES DE L’ESPACE : L’ŒUVRE DE FRED DEPIENNE

FREDERIQUE LACROIX-DAMAS - DU PALEOLITHIQUE AU CONTEMPORAIN : RETOUR SUR L’ORIGINE DU MONDE

ENTRE SURREALISME ET METAPHYSIQUE : L’ŒUVRE DE GHISLAINE LECHAT

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LA LIGNE ENTRE COULEURS ET COSMOS : L’ŒUVRE DE VICTOR BARROS 

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