Arts et Lettres

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Ballet "Romeo and Juliet" de John Cranko (scène du Balcon, Partie 5 )

Scène d'amour dite du balcon du Ballet Roméo et Juliette de Serge Prokofiev dans la version chorégraphique de John Cranko inspirée par la merveilleuse danseuse soliste de la compagnie de Stugartt que fut Marcia Haydée, transcendant les difficultés techniques, dont des "portées" périlleuses, au bénéfice d'une expressivité bouleversante, nous traduisant les émois amoureux d'une toute jeune fille, ayant déjà pris conscience de son destin, par la gravité empreinte de douleur, inscrite sur son visage...
Et cette captation, assurément défectueuse sur le plan musical, date de plus de quarante ans !!!

À mon Maitre Solange Golovine

Petits chats, petits rats avec nos frêles os
Nous allions à l'école de danse
À la barre de chêne se pliaient les roseaux
De nos corps amoureux de cadences
La danse est une cage où l'on apprend l'oiseau
Nous allions à l'école de danse

Face à la grande glace, petits canards patauds
Nous vivions pour le bonheur insigne
De voir nos blancs tutus reflétés par les eaux
Du lac noir où meurt La Mort du Cygne
La danse est une étoile, qu'elle est loin, qu'elle est haut
Sur les pointes on lui faisait des signes

Dans un coin du studio, le piano convolait
Hardiment vers des prouesses russes
Et le plancher des vaches de son mieux décollait
Sous nos pieds ivres de sauts de puce
La danse est une bête, la sueur est son lait
Le désir, sa coutume et ses us

Alors, chacun les bras en coeur, corps à couteaux tirés
Se tendait vers la ligne suprême
Vers les extrémités d'un ciel, d'un soleil délivré
De la nuit et de ses théorèmes
La danse est un espace où les ronds sont carrés
Où le temps, ô miracle, nous aime

Sur des rythmes d'Astaire, des tambours brésiliens
Elle danse, la Danse, elle danse
Pas par pas, bond par bond, elle brise les liens
De nos poids épris de transcendance
Paysanne est la danse, le cosmos est son grain
En sabots de satin, le balance

Petits chats, petits rats avec nos frêles os
Nous allions à l'école de danse
A la barre de chêne se pliaient les roseaux
De nos corps amoureux de cadences
La danse est une cage où l'on apprend l'oiseau
Nous allions à l'école de danse

La Danse de Claude Nougaro

Marcia Haydee and Richard Cragun
Filmed for German television in the 1970's. Music ...

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Commentaire de Valériane d'Alizée le 5 avril 2012 à 15:32

Elle

Le rossignol se plaint dans la ramure noire.
Je t’ai donné mon corps, et mon âme, et ma gloire.

Les arbres élancés sont noirs sur le ciel vert.
Vois cette fleur qui meurt dans mon corsage ouvert

Le vent est parfumé ce soir comme de l’ambre.
Tu sais qu’on a trouvé ton poignard dans ma chambre.

Embrasse-moi. La lune a des teintes de sang.
Mon père est mort, dit-on, hier en me maudissant.

Là-haut le rossignol pleure et se désespère.
La cloche qu’on entend, c’est le glas de mon père.

Les parfums de ce soir font ployer mes genoux,
Je suis lasse. Un instant, ami, reposons-nous.

Que je t’aime ! Au château vois-tu cette lumière ?
C’est un cierge allumé près du lit de ma mère.

Ah ! les étoiles !… On dirait un sable d’or.
Ne t’avais-je pas dit que mon père était mort ?

Levons-nous. Allons près du lac. Je suis plus forte.
Ne t’avais-je pas dit que ma mère était morte ?

Entends le bruit de l’eau… C’est comme des chansons,
C’est comme nos baisers, quand nous nous embrassons.

Je ne veux pas savoir d’où tu nous vins, ni même
Savoir quel est ton nom… Que m’importe ? Je t’aime.

Le rossignol se tait au bruit de ce beffroi.
Ma mère me disait que ton coeur était froid.

La lune fait pâlir le cierge à la fenêtre.
Mon père me disait que tu n’était qu’un traître.

Écoute ce grillon. Vois donc ce vers luisant.
Assez de cloche. Assez de cierge – Allons-nous en.

J’ai pris des diamants autant qu’on voit d’étoiles,
Partons. Sens le bon vent, qui va gonfler nos voiles.

Viens. Qu’est-ce qui retient ta parole et tes pas ?

Nocturne (Fragment) de Charles Cros
Recueil : "Le collier de griffes"


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Les rencontres littéraires de Bruxelles

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PAR-DELA BÉATRICE : LE DIALOGUE DE CLAUDIO GIULIANELLI

DE L’ESTHETIQUE DU SUJET : L’ART DE JIRI MASKA

 

 ENTRE REVE ET FEMINITE : L’ŒUVRE DE CHRISTIAN CANDELIER

DE L’ORDINAIRE COMME ESTHETIQUE : L’ŒUVRE DE YVONNE MORELL

QUAND 

SURREALISME ET HUMANISME EXPRIMENT L’ŒUVRE D’ALVARO MEJIAS

UN THEATRE DE COULEURS ET DE FORMES : L’UNIVERS D’EDOUARD BUCHANIEC

CHRISTINE BRY : CAVALCADES AU CŒUR DE L’ACTE CREATEUR

QUAND LE MYTHE S’INCARNE DANS L’ART : L’ŒUVRE D’ODILE BLANCHET

D’UN SURREALISME L’AUTRE : LES FLORILEGES DE MARC BREES

DE LA TRANSPARENCE DE L’AME : L’ŒUVRE DE MARIE-CLAIRE HOUMEAU

VERS UN AUTRE SACRE : L’ŒUVRE DE RODRIGUE VANHOUTTE

traduit en espagnol via le        lien en bas de page

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LE SIGNE ENTRE LA CULTURE ET LE MOI : L’ŒUVRE DE LYSIANE MATISSE

DE LA MATIERE ENTRE LES GOUTTES DE L’ESPACE : L’ŒUVRE DE FRED DEPIENNE

FREDERIQUE LACROIX-DAMAS - DU PALEOLITHIQUE AU CONTEMPORAIN : RETOUR SUR L’ORIGINE DU MONDE

ENTRE SURREALISME ET METAPHYSIQUE : L’ŒUVRE DE GHISLAINE LECHAT

LA FEMME CELEBREE DANS LA FORME : L’ŒUVRE DE CATHERINE FECOURT

LA LIGNE ENTRE COULEURS ET COSMOS : L’ŒUVRE DE VICTOR BARROS 

CHRISTIAN BAJON-ARNAL : LA LIGNE ET LA COULEUR : L’ART DE L’ESSENCE

LE ROMAN DE LA ROSE : L’ECRITURE PICTURALE DE JIDEKA


MARTINE DUDON : VOYAGE ENTRE L’ESPACE ET LA FORME

TROIS MOMENTS D’UNE CONSCIENCE : L’ŒUVRE DE CATHERINE KARRER

CHRISTIAN KUBALA OU LA FORME DU REVE

L’ŒUVRE DE JACQUELINE GILBERT : ENTRE MOTS ET COULEURS

TROIS VARIATIONS SUR UN MEME STYLE : L’ŒUVRE D’ELIZABETH BERNARD

ISABELLE GELI : LE MOUVEMENT PAR LA MATIERE

L’ART, MYSTIQUE DE LA NATURE : L’ŒUVRE DE DOROTHEE DENQUIN

L’AUTRE FIGURATIF : l’ART D’ISABELLE MALOTAUX

CLAUDINE GRISEL OU L’EMOTION PROTAGONISTE DU MYTHE

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GERT SALMHOFER OU LA CONSCIENCE DU SIGNE

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LESLIE BERTHET-LAVAL OU LE VERTIGE DE L’ANGE


TINE SWERTS : L’EAU ENTRE L’ABSTRAIT ET LA MATIERE


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RACHEL TROST : FLOATING MOMENTS, IMPRESSIONS D’INSTANTS


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CHRISTIAN LEDUC OU LA MUSIQUE D’UNE RENAISSANCE


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CLAUDE AIEM : OU LA TENTATION DU SIGNIFIE


BOGAERT OU L’ART DE LA MYSTIQUE HUMAINE


MICHEL BERNARD : QUAND L’ART DANSE SUR LES EAUX


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VERONICA BARCELLONA : VARIATIONS SUR UNE DEMARCHE EMPIRIQUE


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GILLES JEHLEN : DU TREFONDS DE L’AME A LA BRILLANCE DE L’ACHEVE


JIM AILE - QUAND LA MATIERE INCARNE LE DISCOURS


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CLAUDINE CELVA : QUAND LA FOCALE NOIE LE REGARD


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MARC JALLARD : DU GROTESQUE A L’ESSENTIEL


JULIANE SCHACK : AU SEUIL DE L’EXPRESSIONNISME MYSTIQUE


ROSELYNE DELORT : ENTRE COULEUR ET SOUVENIR


BETTINA MASSA : ENTRE TEMPS ET CONTRE-TEMPS

XAVI PUENTES: DE LA FACADE A LA SURFACE : VOYAGE ENTRE DEUX MONDES

MARYLISE GRAND’RY: FORMES ET COULEURS POUR LE TEMPS ET L’ESPACE

MARCUS BOISDENGHIEN: ETATS D’AME…AME D’ETATS : EMOTIONS CHROMATIQUES

 

JUSTINE GUERRIAT : DE LA LUMIERE

 

BERNADETTE REGINSTER : DE L’EMOTION A LA VITESSE

 

ANGELA MAGNATTA : L’IMAGE POUR LE COMBAT

 

MANOLO YANES : L’ART PASSEUR DU MYTHE

 

PIERRE-EMMANUEL MEURIS: HOMO LUDENS

 

MICHEL MARINUS: LET THE ALTARS SHINE

 

PATRICK MARIN - LE RATIONNEL DANS L’IRRATIONNEL : ESQUISSES D’UNE IDENTITE

 

CHRISTIAN VEY: LA FEMME EST-ELLE UNE NOTE DE JAZZ?

 

SOUNYA PLANES : ENTRE ERRANCE ET URGENCE

 

JAIME PARRA, PEINTRE DE L’EXISTENCE

Bruxelles ma belle. Et que par Manneken--Pis, Bruxelles demeure!

Menneken-Pis. Tenue de soldat volontaire de Louis-Philippe. Le cuivre de la statuette provient de douilles de balles de la révolution belge de 1830.

(Collection Robert Paul).

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