Arts et Lettres

Le réseau des Arts et des Lettres en Belgique et dans la diaspora francophone

" Le Rêve ", blog d'interprétations peinture et poésie entre les membres d'Arts et Lettres.

"L'opéra dans les cieux"

Ophira Grosfeld

Rêve 

Aux portes du sommeil quand se ferment les paupières,
Voici l’invitation que dessine la fée des chaumières
A entrer pour un court moment au pays de son rêve,
Abandonnant tout tourment pour cette fugue si brève.

A celle ou à celui revient par cette entremise
Le souvenir d’une histoire de promis ou de promise,
Enfoui secrètement sous les longues pages de son temps,
Illuminer la voûte craquelée de son firmament.

Voilà qu’une étoile filante traversant le bleu azur
Un millième de seconde nous fige et nous rassure.
Rien n’a changé, le rêve en témoigne assurément,
Ni les couleurs, ni de chers visages restés vivants.

Des bras ouverts se tendent, des sourires attendent
Au sublime théâtre qui maintenant nous demande.
Et nous voilà devenus rois et reines, enfin premiers,
D’une grande cour recevant aussi les petits valets !

Ainsi de bonds en bonds, nous sautons bien furibonds,
Légers comme le vent d’été, tels des vagabonds
Portés par l’indicible fuite de notre vie
Sur les marches toujours blanches des rêves de la nuit.

Gilbert Czuly-Msczanowski

Chers poètes, chers artistes,

Les oeuvres de Ophira Grosfeld nous emportent au  firmament des étoiles,

loin des réalités terrestres, l'esprit s'évade dans de douces harmonies colorées...

 Par son poème "Rêve", Gilbert Czuly-Msczanowsky illustre ce nouveau blog de partenariat

entre les membres d'Arts et lettres.

Ecrivez, laissez venir les mots, ou faites cadeau de mots déjà écrits,

partageons les images et les textes autour de ce thème:

" Le rêve"

Un partenariat

Arts Lettres

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Commentaire de Zoé Valy le 18 février 2017 à 0:08
Je te remercie Jacqueline. La vie est un cadeau. Se lever chaque matin est un cadeau. Vivre chaque journée comme elle se présente. Accepter les souffrances et les joies, se laisser libre de s'émouvoir, fixer les instants et collectionner les souvenirs. Un chemin à accomplir en faisant de son mieux jour après jour. Le rêve en fait partie, tout est propice au voyage. Et au bout la sérénité d'une vie accomplie en toute conscience. Voilà mon rêve de petite-fille qui a l'automne de ma vie prend tout son sens.
Amitiés
Zoé
Commentaire de De Ro jacqueline le 12 février 2017 à 20:14

Merci Liliane. Dur néanmoins parfois. Amitiés


administrateur partenariats
Commentaire de Liliane Magotte le 12 février 2017 à 19:20

Quel témoignage émouvant que le tien, chère Jacqueline, la sérénité face aux épreuves de la vie, oui, les rêves sont parfois aussi nos souvenirs...

Commentaire de De Ro jacqueline le 12 février 2017 à 18:42

Quel beau rêve que celui de Zoé Valy. J'ai rêvé hier à l'anniversaire de mon fils qui aurait eu 57 ans. Le plaisir sans chagrin de revoir sa naissance et mon bonheur. Ses premiers pas, ses sourires à chaque effort réalisé, nos jeux , ses petits tours en vélo en vacances  la neige les vacances . Tout ou presque tout y est passé sans amertume aucune, sans larmes aussi...La vie est telle qu'il faut la prendre avec ses tourments , ses surprises agréables et tout le bonheur que l'on peut encore donné aux petits enfants. Chacun à son tour nous donnons ce que nous pouvons. Amitiés


administrateur partenariats
Commentaire de Liliane Magotte le 10 février 2017 à 17:17

Merci à tous d'avoir répondu à cet appel à la rêverie.

Nous en avons bien besoin par les temps qui courent...

Amitiés !

Commentaire de Zeimet Nicole le 10 février 2017 à 11:35

un beau duo poétique

Commentaire de Zoé Valy le 10 février 2017 à 11:32

Rêverie

La nature se réveille. L’après-midi printanier, doux et lumineux, teinté de jaune et de vert renaissant m’invite à la détente. Convaincue, je m’installe sur ma terrasse. J’abandonne l’ennui du devoir, je cède aux vertus du bien-être où le corps se relâche et l’esprit vagabonde.

Mes pensées, mes souvenirs cheminent. Ma chienne bâille, je souris. Elle apprécie. Je succombe à une tendre rêverie, à un voyage en toute conscience où ma vie défile au ralenti.

« Out of Africa » ; je regarde ce film culte chaque fois que mon âme quémande un brin de romantisme savourant chaque note de cette musique adorable écrite par John Barry. Merryl Streep y incarne le rôle d’une femme face à son destin. Elle y raconte ses souvenirs d’Afrique ; son idylle, ses amitiés, sa passion grandissante pour cette terre, sa soirée avec Robert Redford, son chagrin lors de sa mort accidentelle, le mont où les lions veillent sur lui.

Une gorgée de jus d’orange plus loin, je pense à mon fils, à l’état dans lequel je m’étais trouvée la nuit de sa lourde chute. Je m’étais réveillée en sueur, tremblante, envahie d’un malaise ésotérique. Son meilleur copain m’a téléphoné pour me prévenir le matin même. J’en frémis encore. J’avais bel et bien ressenti le danger. Serai-je un devin ?

Un avion me sort de ma torpeur. Je le regarde partir absorbé par l’horizon.

J’aime ma campagne, ses prairies verdoyantes, ses arbres en fleur, l’eau qui serpente le ruisseau ; le chant des oiseaux m’envoûte ; un endroit merveilleux où le stress déchu cède à la paix.

Je me souviens de nos vacances à Bredene. Nous avions loué une maison de pêcheur agrémentée d’un beau jardin. Les enfants m’avaient virtuellement opérée sur la pelouse. Après les repas, je leur lisais des contes sur la couverture rouge à carreaux étendue sur l’herbe. Le moment fatidique du départ pour la plage arrivait ! Il y avait de nombreux « indispensables » à transporter : pelles, seaux, ballons, camions, vélos, boissons, biscuits, crème solaire... Notre parcours se voulait chaotique et il menait inévitablement vers le tunnel sous la route. Nos garnements s’en donnaient à cœur joie. Ce passage obligé les motivait et par voie de conséquence nous le redoutions tant leurs cris stridents résonnaient à nous percer les tympans. Et là, ce souvenir mémorable. Je souris en y repensant. « Le crabe surgissant ! ». Une vilaine bestiole de la taille d’une araignée aux pinces acérées marchait, menaçante, déterminée à attaquer ma petite-fille. Pauvre enfant, elle s’agitait d’effroi. « Il va la manger toute crue ! » : avait surenchéri son frère. Il avait beaucoup ri se secouant comme un pantin. Qu’ils étaient beaux tous les deux ! Leurs joues flamboyaient de santé. Elle, dans sa petite robe rose fleurie bataillait ferme avec sa longue chevelure châtaine torsadée, ses yeux bleus noyés de larmes assaisonnés de sable. Lui, la jolie tête blonde au sourire ravageur et moqueur joliment assorti d’un tee-shirt vert émeraude qui gesticulait de sa démarche bien personnelle.

La nature généreuse m’inspire ; elle s’offre ; j’aiguise mon regard. Tel, un zoom, je me laisse absorber par les détails. Un détachement profond où la vie s’arrête. Ma mémoire s’imprègne d’images précises fixées à tout jamais .

L’après-midi s’écoule et les heures s’égrènent. La fraîcheur sur mes bras dénudés se dépose. Un frisson me parcourt. Un soupir me soulève. Mon corps s’étire. Je me sens bien, détendue. Mon esprit se réveille et tout paraît à nouveau facile.

Les jardinières vides me sautent aux jeux. Cette année, je choisirai des géraniums rouges, les simples, retombants ; les doubles droits décevaient l’année dernière.

Zoé Valy@2014

Commentaire de Deashelle le 9 février 2017 à 23:58

Commentaire de Deashelle le 9 février 2017 à 23:31

Chagall, ce poète qui rêve d'amour...

Commentaire de Barbara Y. Flamand le 9 février 2017 à 22:45

LE REVE

Il est possible qu'il n'y ait
plus rien à voir
sans se blesser les yeux,
plus rien à dire
sans se répéter,
plus rien à faire
sans se mordre la queue.

Il suffirait que...
dans le brouillard du réveil
apparaisse à la fenêtre
la tête de la licorne.

Alors...
Il y aurait à voir
à dire
à faire,
la rassasier de notre joie stupéfaite.

Que jamais plus
elle ne s'écarte
des chemins terrestres.

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Les rencontres littéraires de Bruxelles

Le projet est lancé. La première rencontre aura lieu le mardi 30 mai à 19 heures à l'espace art gallery. Une annonce en bonne et due forme vous sera communiquée en temps voulu

Billets culturels de qualité
     BLOGUE DE              DEASHELLE

Focus sur les précieux billets d'Art de François Speranza, attaché critique d'art du réseau Arts et Lettres. Ces billets sont édités à l'initiative de Robert Paul.

ENTRE REVE ET FEMINITE : L’ŒUVRE DE CHRISTIAN CANDELIER

DE L’ORDINAIRE COMME ESTHETIQUE : L’ŒUVRE DE YVONNE MORELL

QUAND 

SURREALISME ET HUMANISME EXPRIMENT L’ŒUVRE D’ALVARO MEJIAS

UN THEATRE DE COULEURS ET DE FORMES : L’UNIVERS D’EDOUARD BUCHANIEC

CHRISTINE BRY : CAVALCADES AU CŒUR DE L’ACTE CREATEUR

QUAND LE MYTHE S’INCARNE DANS L’ART : L’ŒUVRE D’ODILE BLANCHET

D’UN SURREALISME L’AUTRE : LES FLORILEGES DE MARC BREES

DE LA TRANSPARENCE DE L’AME : L’ŒUVRE DE MARIE-CLAIRE HOUMEAU

VERS UN AUTRE SACRE : L’ŒUVRE DE RODRIGUE VANHOUTTE

traduit en espagnol via le        lien en bas de page

     http://bit.ly/29pxe9q

LE SIGNE ENTRE LA CULTURE ET LE MOI : L’ŒUVRE DE LYSIANE MATISSE

DE LA MATIERE ENTRE LES GOUTTES DE L’ESPACE : L’ŒUVRE DE FRED DEPIENNE

FREDERIQUE LACROIX-DAMAS - DU PALEOLITHIQUE AU CONTEMPORAIN : RETOUR SUR L’ORIGINE DU MONDE

ENTRE SURREALISME ET METAPHYSIQUE : L’ŒUVRE DE GHISLAINE LECHAT

LA FEMME CELEBREE DANS LA FORME : L’ŒUVRE DE CATHERINE FECOURT

LA LIGNE ENTRE COULEURS ET COSMOS : L’ŒUVRE DE VICTOR BARROS 

CHRISTIAN BAJON-ARNAL : LA LIGNE ET LA COULEUR : L’ART DE L’ESSENCE

LE ROMAN DE LA ROSE : L’ECRITURE PICTURALE DE JIDEKA


MARTINE DUDON : VOYAGE ENTRE L’ESPACE ET LA FORME

TROIS MOMENTS D’UNE CONSCIENCE : L’ŒUVRE DE CATHERINE KARRER

CHRISTIAN KUBALA OU LA FORME DU REVE

L’ŒUVRE DE JACQUELINE GILBERT : ENTRE MOTS ET COULEURS

TROIS VARIATIONS SUR UN MEME STYLE : L’ŒUVRE D’ELIZABETH BERNARD

ISABELLE GELI : LE MOUVEMENT PAR LA MATIERE

L’ART, MYSTIQUE DE LA NATURE : L’ŒUVRE DE DOROTHEE DENQUIN

L’AUTRE FIGURATIF : l’ART D’ISABELLE MALOTAUX

CLAUDINE GRISEL OU L’EMOTION PROTAGONISTE DU MYTHE

VOYAGE ENTRE LYRISME ET PURETE : L’ŒUVRE ABSTRAITE DE LILIANE MAGOTTE

GUY BERAUD OU L’AME INCARNEE DANS LA FORME

LA FEERIE DE L’INDICIBLE : PROMENADE DANS L’ŒUVRE DE MARIE-HELENE FROITIER

JACQUELINE KIRSCH OU LES DIALOGUES DE L’AME

DU CORPS ET DU CODE : L’HERITAGE PICTURAL DE LEONARD PERVIZI

JACQUES DONNAY : ITINERAIRES DE LA LUMIERE

MIREILLE PRINTEMPS : DIALOGUE ENTRE L’ESPACE ET LE SUJET

STEPHAN GENTET: VOYAGE ENTRE LE MASQUE ET LE VISAGE

MARC LAFFOLAY : LE BOIS ET LE SACRE

FLORENCE PENET OU LA COULEUR FAUVE DES REVES

LE SURREALISME ANCESTRAL DE WILLIAM KAYO

CLARA BERGEL : DE L’EXISTENCE DU SUJET



GERT SALMHOFER OU LA CONSCIENCE DU SIGNE

ALFONSO DI MASCIO : D’UNE TRANSPARENCE, l’AUTRE

 

LESLIE BERTHET-LAVAL OU LE VERTIGE DE L’ANGE


TINE SWERTS : L’EAU ENTRE L’ABSTRAIT ET LA MATIERE


ELODIE HASLE : EAU EN COULEURS


RACHEL TROST : FLOATING MOMENTS, IMPRESSIONS D’INSTANTS


VILLES DE L’AME : L’ART DE NATHALIE AUTOUR


CHRISTIAN LEDUC OU LA MUSIQUE D’UNE RENAISSANCE


CHRISTIGUEY : MATIERE ET COULEUR AU SERVICE DE L’EXPRESSION


HENRIETTE FRITZ-THYS : DE LA LUMIERE A LA LUMINESCENCE


LA FORME ENTRE RETENUE ET DEVOILEMENT : L’ART DE JEAN-PAUL BODIN


L’ART DE LINDA COPPENS : LA COULEUR ET LE TRAIT DANS LE DIALOGUE DES SENS


CLAUDE AIEM : OU LA TENTATION DU SIGNIFIE


BOGAERT OU L’ART DE LA MYSTIQUE HUMAINE


MICHEL BERNARD : QUAND L’ART DANSE SUR LES EAUX


PERSONA : DE L’ETAT D’AME AU GRAPHISME. L’ŒUVRE D’ELENA GORBACHEVSKI


ALEXANDRE SEMENOV : LE SYMBOLE REVISITE


VERONICA BARCELLONA : VARIATIONS SUR UNE DEMARCHE EMPIRIQUE


FRANCOISE CLERCX OU LA POESIE D’UN MOMENT


XICA BON DE SOUSA PERNES: DIALOGUE ENTRE DEUX FORMES DU VISIBLE


GILLES JEHLEN : DU TREFONDS DE L’AME A LA BRILLANCE DE L’ACHEVE


JIM AILE - QUAND LA MATIERE INCARNE LE DISCOURS


DIMITRI SINYAVSKY : LA NATURE ENTRE L’AME ET LE TEMPS


FRANÇOISE MARQUET : ENTRE MUSIQUE ET LEGENDE


CLAUDINE CELVA : QUAND LA FOCALE NOIE LE REGARD


LES COULEURS HUMAINES DE MICAELA GIUSEPPONE


MARC JALLARD : DU GROTESQUE A L’ESSENTIEL


JULIANE SCHACK : AU SEUIL DE L’EXPRESSIONNISME MYSTIQUE


ROSELYNE DELORT : ENTRE COULEUR ET SOUVENIR


BETTINA MASSA : ENTRE TEMPS ET CONTRE-TEMPS

XAVI PUENTES: DE LA FACADE A LA SURFACE : VOYAGE ENTRE DEUX MONDES

MARYLISE GRAND’RY: FORMES ET COULEURS POUR LE TEMPS ET L’ESPACE

MARCUS BOISDENGHIEN: ETATS D’AME…AME D’ETATS : EMOTIONS CHROMATIQUES

 

JUSTINE GUERRIAT : DE LA LUMIERE

 

BERNADETTE REGINSTER : DE L’EMOTION A LA VITESSE

 

ANGELA MAGNATTA : L’IMAGE POUR LE COMBAT

 

MANOLO YANES : L’ART PASSEUR DU MYTHE

 

PIERRE-EMMANUEL MEURIS: HOMO LUDENS

 

MICHEL MARINUS: LET THE ALTARS SHINE

 

PATRICK MARIN - LE RATIONNEL DANS L’IRRATIONNEL : ESQUISSES D’UNE IDENTITE

 

CHRISTIAN VEY: LA FEMME EST-ELLE UNE NOTE DE JAZZ?

 

SOUNYA PLANES : ENTRE ERRANCE ET URGENCE

 

JAIME PARRA, PEINTRE DE L’EXISTENCE

Bruxelles ma belle. Et que par Manneken--Pis, Bruxelles demeure!

Menneken-Pis. Tenue de soldat volontaire de Louis-Philippe. Le cuivre de la statuette provient de douilles de balles de la révolution belge de 1830.

(Collection Robert Paul).

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