Arts et Lettres

Le réseau des Arts et des Lettres en Belgique et dans la diaspora francophone

                                                           
                                                              Nos enfants sont nos procurations. Nous n'ignorons pas, arrivés à l'âge adulte que notre existence est courte. A voir défiler les décennies nos prises de conscience se font de plus en plus réelles quant à ce sujet. Arrivés à l'âge de vingt ans, souvenons-nous quelle fut notre surprise avouée d'y être déjà ! Alors la nature, une nouvelle fois, ne nous a pas abandonné. Détentrice de tous les miracles elle nous a permis de gagner du temps, de revenir en arrière même, de réaliser ce que nous n'avons pu nous-mêmes réaliser faute d'audace suffisante ou de manque d'adresse. Elle nous a communiqué la clé de l'énigme : les enfants. Les enfants d'abord, puis les petits enfants plus tard mais d'abord les enfants. Ces derniers sont les porteurs de nos rêves les plus fous. Ils deviendront médecins au service de l'humanité souffrante, juges pour punir les bandits, policiers pour stopper les voleurs, avocats pour défendre la veuve et l'orphelin, même pompiers pour gravir d'immenses échelles et vaincre nos vertiges clairement assumés. Nous veillerons à ce qu'ils soient beaux et bons afin qu'ils plaisent, comprenant que nous-mêmes plaisons de moins en moins, devinant que la nature faisant si bien les choses assure de ce côté ce roulement nécessaire. Nos enfants sont nos procurations. Ils deviendront la suite de nous, portant ce message sans cesse renouvelé : " travaille bien et tu réussiras ! ". Tu réussiras ce que je n'ai pas réussi, ce que je n'ai pas compris, ce que je n'ai pas eu le temps, ce qui m'a égaré, ce que j'espère tu vaincras pour devenir ce grand personnage que j'eusse aimé devenir. Tu es ma procuration et ma signature.


                                                                Et pour ceux qui n'ont pas désiré connaître la magie du fil conducteur ou ayant été empêchés ou que ce fil se soit dramatiquement rompu, il leur reste à poser le regard sur tant d'yeux abandonnés qui ne demandent eux aussi qu'à réussir leur chemin.

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Commentaire de Deashelle le 14 novembre 2017 à 10:15

Commentaire de Gil Def le 11 novembre 2017 à 10:34

J'ai bu trente et un cafés crème
En t'attendant
J'ai peine à dire que je t'aime
Je t'aime pourtant
Les gens du café me regardent en rigolant
Ils chantent ils boivent ils bavardent
J'ai froid dedans
J'ai froid dedans
Pour vaincre l'éphémère
Pour vaincre le néant
M'allonger sur la terre
Et lui faire un enfant
Un enfant sans mémoire
Un qui n'aurait pas peur
Qui prendrait la nuit noire
Pour un bouquet de fleurs
Pour un bouquet de fleurs

Un enfant aux mains nues sans espoir d'héritage
Qui ne serait pas moi qui suis déjà venu
Qui me prenant la main quand je ferai naufrage
Me crierait vis encore je ne t'ai pas connu
Qui n'accepterait pas la volonté des armes
Ni des dieux ni des hommes prêchant l'humanité
Et pour mon dernier cri découvrirait les larmes
Désespéré de voir ma non-éternité

J'ai bu trente et un cafés crème
En t'attendant
J'ai peine à dire que je t'aime
Je t'aime pourtant
Les gens du café me regardent en rigolant
Ils chantent ils boivent ils bavardent
J'ai froid dedans
J'ai froid dedans
Pour vaincre l'éphémère
Pour vaincre le néant
M'allonger sur la terre
Et lui faire un enfant
Un enfant sans mémoire
Un qui n'aurait pas peur
Qui prendrait la nuit noire
Pour un bouquet de fleurs
Pour un bouquet de fleurs

Et puis et puis qui s'en irait sans regrets pour nos fêtes
Pour devenir enfin enfant de l'univers
Se referait étoile se referait planète
Et nous contemplerait hors des espaces verts
Et puis de temps en temps penserait à sa mère
Et puis de temps en temps baissant les yeux sur nous
Dirait à d'autres mondes la plus bleue c'est la terre
La terre aux fleurs coupées La Planète Des Fous

J'ai bu trente et un cafés crème
En t'attendant
J'ai peine à dire que je t'aime
Je t'aime pourtant
Les gens du café me regardent en rigolant
Ils chantent ils boivent ils bavardent
J'ai froid dedans
J'ai froid dedans
Pour vaincre l'éphémère
Pour vaincre le néant
M'allonger sur la terre
Et lui faire un enfant
Un enfant sans mémoire
Un qui n'aurait pas peur
Qui prendrait la nuit noire
Pour un bouquet de fleurs
Pour un bouquet de fleurs

Puis reviendrait sur la terre pour sa dernière escale
Et là deviendrait femme le ventre mis à nu
Balaierait de la main temples et cathédrales
Remettant à genoux les dieux non advenus
Et dirait je reviens pour donner à la terre
Un enfant qui veut vivre qui veut vivre debout
Le droit divin est mort il est comme ses frères
Celui-ci aimera La Planète Des Fous

Lenny Escudero

Commentaire de Gohy Adyne le 10 novembre 2017 à 20:35

Une belle satisfaction, ce fil conducteur !

Bravo et merci Gilbert d'avoir développer ce sujet !

Bonne fin de semaine

Amitiés

Adyne

Commentaire de Anne Marie REMONGIN le 10 novembre 2017 à 17:35

Un thème magnifique qui suscite tant de  réflexions. "La magie du fil conducteur" quelle jolie expression pour ce bonheur d'être parents - et grand-parents- mais aussi cette grande responsabilité de l'éducation et de la transmission, et la grande joie de leur réussite vers laquelle on ne cesse de les pousser.... pour  y gagner aussi notre satisfaction personnelle ...!!!! .Bravo Gilbert pour ce texte.

Bonne soirée, bon week end à vous

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Les rencontres littéraires de Bruxelles

Le projet est lancé le 28 mars 2017. J'y ai affecté les heureux talents de Gérard Adam pour mener ce projet à bonne fin

Billets culturels de qualité
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Quelques valeurs illustrant les splendeurs multiples de la liberté de lire

Focus sur les précieux billets d'Art de François Speranza, attaché critique d'art du réseau Arts et Lettres. Ces billets sont édités à l'initiative de Robert Paul.

COULEURS DE MUSIQUE, MUSIQUE DES COULEURS : L’ART DE HOANG HUY TRUONG

REFLETS D’UNE AME QUI SE CHERCHE : L’ŒUVRE DE MIHAI BARA

LE SIGNE ENTRE PLEINS ET VIDES : L’ŒUVRE DE CHRISTIAN GILL

ENTRE LES SPHERES DE L’INFINI : L’ŒUVRE D’OPHIRA GROSFELD

PAR-DELA BÉATRICE : LE DIALOGUE DE CLAUDIO GIULIANELLI

DE L’ESTHETIQUE DU SUJET : L’ART DE JIRI MASKA

 

 ENTRE REVE ET FEMINITE : L’ŒUVRE DE CHRISTIAN CANDELIER

DE L’ORDINAIRE COMME ESTHETIQUE : L’ŒUVRE DE YVONNE MORELL

QUAND 

SURREALISME ET HUMANISME EXPRIMENT L’ŒUVRE D’ALVARO MEJIAS

UN THEATRE DE COULEURS ET DE FORMES : L’UNIVERS D’EDOUARD BUCHANIEC

CHRISTINE BRY : CAVALCADES AU CŒUR DE L’ACTE CREATEUR

QUAND LE MYTHE S’INCARNE DANS L’ART : L’ŒUVRE D’ODILE BLANCHET

D’UN SURREALISME L’AUTRE : LES FLORILEGES DE MARC BREES

DE LA TRANSPARENCE DE L’AME : L’ŒUVRE DE MARIE-CLAIRE HOUMEAU

VERS UN AUTRE SACRE : L’ŒUVRE DE RODRIGUE VANHOUTTE

traduit en espagnol via le        lien en bas de page

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LE SIGNE ENTRE LA CULTURE ET LE MOI : L’ŒUVRE DE LYSIANE MATISSE

DE LA MATIERE ENTRE LES GOUTTES DE L’ESPACE : L’ŒUVRE DE FRED DEPIENNE

FREDERIQUE LACROIX-DAMAS - DU PALEOLITHIQUE AU CONTEMPORAIN : RETOUR SUR L’ORIGINE DU MONDE

ENTRE SURREALISME ET METAPHYSIQUE : L’ŒUVRE DE GHISLAINE LECHAT

LA FEMME CELEBREE DANS LA FORME : L’ŒUVRE DE CATHERINE FECOURT

LA LIGNE ENTRE COULEURS ET COSMOS : L’ŒUVRE DE VICTOR BARROS 

CHRISTIAN BAJON-ARNAL : LA LIGNE ET LA COULEUR : L’ART DE L’ESSENCE

LE ROMAN DE LA ROSE : L’ECRITURE PICTURALE DE JIDEKA


MARTINE DUDON : VOYAGE ENTRE L’ESPACE ET LA FORME

TROIS MOMENTS D’UNE CONSCIENCE : L’ŒUVRE DE CATHERINE KARRER

CHRISTIAN KUBALA OU LA FORME DU REVE

L’ŒUVRE DE JACQUELINE GILBERT : ENTRE MOTS ET COULEURS

TROIS VARIATIONS SUR UN MEME STYLE : L’ŒUVRE D’ELIZABETH BERNARD

ISABELLE GELI : LE MOUVEMENT PAR LA MATIERE

L’ART, MYSTIQUE DE LA NATURE : L’ŒUVRE DE DOROTHEE DENQUIN

L’AUTRE FIGURATIF : l’ART D’ISABELLE MALOTAUX

CLAUDINE GRISEL OU L’EMOTION PROTAGONISTE DU MYTHE

VOYAGE ENTRE LYRISME ET PURETE : L’ŒUVRE ABSTRAITE DE LILIANE MAGOTTE

GUY BERAUD OU L’AME INCARNEE DANS LA FORME

LA FEERIE DE L’INDICIBLE : PROMENADE DANS L’ŒUVRE DE MARIE-HELENE FROITIER

JACQUELINE KIRSCH OU LES DIALOGUES DE L’AME

DU CORPS ET DU CODE : L’HERITAGE PICTURAL DE LEONARD PERVIZI

JACQUES DONNAY : ITINERAIRES DE LA LUMIERE

MIREILLE PRINTEMPS : DIALOGUE ENTRE L’ESPACE ET LE SUJET

STEPHAN GENTET: VOYAGE ENTRE LE MASQUE ET LE VISAGE

MARC LAFFOLAY : LE BOIS ET LE SACRE

FLORENCE PENET OU LA COULEUR FAUVE DES REVES

LE SURREALISME ANCESTRAL DE WILLIAM KAYO

CLARA BERGEL : DE L’EXISTENCE DU SUJET



GERT SALMHOFER OU LA CONSCIENCE DU SIGNE

ALFONSO DI MASCIO : D’UNE TRANSPARENCE, l’AUTRE

 

LESLIE BERTHET-LAVAL OU LE VERTIGE DE L’ANGE


TINE SWERTS : L’EAU ENTRE L’ABSTRAIT ET LA MATIERE


ELODIE HASLE : EAU EN COULEURS


RACHEL TROST : FLOATING MOMENTS, IMPRESSIONS D’INSTANTS


VILLES DE L’AME : L’ART DE NATHALIE AUTOUR


CHRISTIAN LEDUC OU LA MUSIQUE D’UNE RENAISSANCE


CHRISTIGUEY : MATIERE ET COULEUR AU SERVICE DE L’EXPRESSION


HENRIETTE FRITZ-THYS : DE LA LUMIERE A LA LUMINESCENCE


LA FORME ENTRE RETENUE ET DEVOILEMENT : L’ART DE JEAN-PAUL BODIN


L’ART DE LINDA COPPENS : LA COULEUR ET LE TRAIT DANS LE DIALOGUE DES SENS


CLAUDE AIEM : OU LA TENTATION DU SIGNIFIE


BOGAERT OU L’ART DE LA MYSTIQUE HUMAINE


MICHEL BERNARD : QUAND L’ART DANSE SUR LES EAUX


PERSONA : DE L’ETAT D’AME AU GRAPHISME. L’ŒUVRE D’ELENA GORBACHEVSKI


ALEXANDRE SEMENOV : LE SYMBOLE REVISITE


VERONICA BARCELLONA : VARIATIONS SUR UNE DEMARCHE EMPIRIQUE


FRANCOISE CLERCX OU LA POESIE D’UN MOMENT


XICA BON DE SOUSA PERNES: DIALOGUE ENTRE DEUX FORMES DU VISIBLE


GILLES JEHLEN : DU TREFONDS DE L’AME A LA BRILLANCE DE L’ACHEVE


JIM AILE - QUAND LA MATIERE INCARNE LE DISCOURS


DIMITRI SINYAVSKY : LA NATURE ENTRE L’AME ET LE TEMPS


FRANÇOISE MARQUET : ENTRE MUSIQUE ET LEGENDE


CLAUDINE CELVA : QUAND LA FOCALE NOIE LE REGARD


LES COULEURS HUMAINES DE MICAELA GIUSEPPONE


MARC JALLARD : DU GROTESQUE A L’ESSENTIEL


JULIANE SCHACK : AU SEUIL DE L’EXPRESSIONNISME MYSTIQUE


ROSELYNE DELORT : ENTRE COULEUR ET SOUVENIR


BETTINA MASSA : ENTRE TEMPS ET CONTRE-TEMPS

XAVI PUENTES: DE LA FACADE A LA SURFACE : VOYAGE ENTRE DEUX MONDES

MARYLISE GRAND’RY: FORMES ET COULEURS POUR LE TEMPS ET L’ESPACE

MARCUS BOISDENGHIEN: ETATS D’AME…AME D’ETATS : EMOTIONS CHROMATIQUES

 

JUSTINE GUERRIAT : DE LA LUMIERE

 

BERNADETTE REGINSTER : DE L’EMOTION A LA VITESSE

 

ANGELA MAGNATTA : L’IMAGE POUR LE COMBAT

 

MANOLO YANES : L’ART PASSEUR DU MYTHE

 

PIERRE-EMMANUEL MEURIS: HOMO LUDENS

 

MICHEL MARINUS: LET THE ALTARS SHINE

 

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CHRISTIAN VEY: LA FEMME EST-ELLE UNE NOTE DE JAZZ?

 

SOUNYA PLANES : ENTRE ERRANCE ET URGENCE

 

JAIME PARRA, PEINTRE DE L’EXISTENCE

Bruxelles ma belle. Et que par Manneken--Pis, Bruxelles demeure!

Menneken-Pis. Tenue de soldat volontaire de Louis-Philippe. Le cuivre de la statuette provient de douilles de balles de la révolution belge de 1830.

(Collection Robert Paul).

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