Arts et Lettres

Le réseau des Arts et des Lettres en Belgique et dans la diaspora francophone

Dans le monde actuel, avec les mouvements de foule dus aux guerres, à l’insécurité, au racisme, une préoccupation taraude de nombreuses personnes et fait ressortir d’innombrables blessures. Une  fracture pire qu’une douleur physique parfois qui se colle à la peau : le rejet, le rejet de l’autre.

De tout temps, l’exil fut une punition ancestrale qui marque par sa cruauté bien des esprits. Etre séparé de son cocon familial, de son travail, de ses relations amicales, de sa région, de son pays est un châtiment terrible. Expatrié, déplacé, banni est une répression.

Ne pas pouvoir retourner, rentrer chez soi, reprendre sa vie où elle est, laisse des plaies, des cassures ouvertes. Que penser de cet homme errant sur les routes de nos provinces, esseulé, pauvre parmi les pauvres et rejeté de tous ?

Quel qu’il soit, ce nom est rejet. Il fait peur et rejoint vite cette autre perception qu’est l’abandon. Vieux souvenir de notre enfance où le départ de nos proches nous mettait dans la peine et dans des sensations indescriptibles de peur. Certains ont vécu de vrais abandons, de vrais rejets qu’irrémédiablement, ont blessé le plus profond de leur être, cassant à tout jamais l’estime qu’ils avaient d’eux et les fragilisant dans ce monde sans pitié.

Enormément d’hommes anticipent ce rejet, phénomène conscient, ou inconscient. Les plus fragiles se cachent dans de périlleuses faiblesses pour mieux exister et connaissent de sombres circonstances.

D’autres au contraire se battent, combattent pour reprendre le pouvoir sur la vie. Récupérer, recouvrer le sens de celle-ci. Etre assez fort pour se reconnaître et gérer enfin ce nouvel état.  Reconstruire autour d’eux ce qui avait de la valeur malgré le regard désapprobateur de l’ambiant rejet.

Triste époque instable où l’homme doit chercher une terre à nouveau pour y poser sa vie et lui rendre sa richesse, sa dignité.

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Commentaire de Josette Gobert lundi

L'homme est un survivant en quête de sérénité. Il cherche le bonheur dans sa force de vivre. Il peut faire des miracles et j'y crois beaucoup.

Merci Liliane pour ton passage.

Commentaire de Josette Gobert lundi

Merci Nicole pour ton passage.

Cordialement

Josette

Commentaire de Josette Gobert lundi

Bonjour Gil,

Reformater le monde serait la solution à tous ces évènements dramatiques, mais je ne crois pas que la magie de l'informatique soit possible comme d'autres magies. Le monde est ainsi fait et il est loin de rester statique. Tout bouge que ce soit par la volonté de la nature ou de l'homme. Même si nous sommes impuissant devant cet état de chose, il nous reste le respect pour ces gens que la misère a atteint. Personne n'est à l'abri des féaux des hommes.

Amicalement

Josette

Commentaire de Josette Gobert lundi

Merci Adyne pour ton passage et ton commentaire.

Excellente  semaine.

Amitiés.

Josette

Commentaire de Nicole Duvivier samedi

Merci du partage de tes lignes, Josette ! Cordialement, Nicole

Commentaire de Gil Def samedi

Bonjour Josette

Un autre tout petit bout de réflexion …

J’aimerais mettre en exergue le fait que le rejet n’est pas un mal absolu qu’il faut condamner à tout prix. En tout cas, depuis longtemps, je considère que le rejet est inhérent à toute forme de socialisation et que tous ceux qui nous parlent abondamment du plaisir de vivre ensemble et que nos différences sont une richesse en soi n’ont visiblement pas compris grand-chose de la vie en société, mais passons. Si au cours de notre vie, nous appartenons à diverses entités sociales, familiales, professionnelles, associatives, citadines, et d’autres encore, il est à mon sens impossible d’y être tranquille, serein, d’y être bien pendant de longues périodes. Les incompréhensions, les oppositions, les disputes, les conflits sont légion dans toutes les entités sociales qui existent, petites ou grandes et il n’est jamais gagné que ça règle facilement et durablement. Au demeurant, je considère qu’il faut envisager qu’il y a des rejets injustifiés et des rejets légitimes, qu’ils soient le fait d’un groupe ou d’un individu. Pour ma part, j’avoue sans problème que je n’ai jamais envisagé que mon appartenance ou mon adhésion à un groupe devaient me contraindre à un comportement docile, obéissant, tolérant à tout, et à l’éteignoir de mes désirs, de mes envies et de ma propre histoire fusse-t-elle banale, modeste et même dérisoire.      

 

Bonne journée. Amitiés. Gil


administrateur partenariats
Commentaire de Liliane Magotte samedi

L'Homme est en errance depuis la nuit des temps.

Il n'a de cesse de se battre contre sa faiblesse, qu'elle soit physique ou morale.

C'est ainsi.

Nous n'en sortirons jamais, nul n'est égal à la naissance, et ce ne sont pas les lois qui changeront quoique ce soit.

Faire le bien autour de soi apaise un peu notre passage sur terre.

Amitiés.

Commentaire de Gil Def samedi

Bonjour Josette

Un tout petit bout de réflexion …

Depuis longtemps, je considère que la vérité est dans les faits et non pas dans les émotions, les ressentis, les interprétations, les prises de position, les déclarations, les jugements que suscitent ces faits et encore moins dans les exploitations politiques, idéologiques ou bassement intéressées qui ne manquent jamais à chaque fois qu’il y a du malheur quelque part. En tout cas, l’on ne peut remonter le temps, l’on ne peut changer les faits, et la seule chose qu’on puisse envisager c’est l’après de tout fait, de toute situation qu’on peut considérer comme un sinistre, qu’il soit individuel ou collectif.  Présentement comme vous l’évoquez ils s’imposent à nous une grande quantité de faits désastreux, dramatiques avec un grand nombre de morts, de blessés, de gens dans la douleur d’avoir perdu des proches et tout ce qui leur permettait de vivre correctement, de gens en grande difficulté pour ce qui est de trouver un endroit hospitalier. Le malheur de ces gens confrontés à la guerre, à la misère, à des exils forcés, à toutes sortes de discriminations, d’agressions, d’exclusions sociales, mais aussi à des erreurs humaines, à des catastrophes naturelles, c’est un choc, c’est un crève-cœur pour l’immense majorité des gens. Mais si ce temps premier de la sidération, de l’incompréhension puis de la tristesse, de l’affliction, de la peine, de la désolation, est inévitable, légitime, sain, ce temps-là ne sert pas si ça ne débouche pas sur un autre temps, sur une réflexion qui envisage une suite à donner à tous ces faits de violence, une suite qui empêche que ces faits perdurent et se reproduisent. Malheureusement, je considère que présentement une grande partie des gens sont davantage submergés par les problèmes que vous évoquez et ne savent pas comment on peut en sortir.

Bonne journée. Amitiés. Gil

Commentaire de Gohy Adyne le 14 mars 2017 à 22:19

Triste constat il est vrai!

Merci Josette pour ce texte.

Amitiés.

Adyne

Focus sur les précieux billets d'Art de François Speranza, attaché critique d'art du réseau Arts et Lettres. Ces billets sont édités à l'initiative de Robert Paul.

QUAND 

SURREALISME ET HUMANISME EXPRIMENT L’ŒUVRE D’ALVARO MEJIAS

UN THEATRE DE COULEURS ET DE FORMES : L’UNIVERS D’EDOUARD BUCHANIEC

CHRISTINE BRY : CAVALCADES AU CŒUR DE L’ACTE CREATEUR

QUAND LE MYTHE S’INCARNE DANS L’ART : L’ŒUVRE D’ODILE BLANCHET

D’UN SURREALISME L’AUTRE : LES FLORILEGES DE MARC BREES

DE LA TRANSPARENCE DE L’AME : L’ŒUVRE DE MARIE-CLAIRE HOUMEAU

VERS UN AUTRE SACRE : L’ŒUVRE DE RODRIGUE VANHOUTTE

traduit en espagnol via le        lien en bas de page

     http://bit.ly/29pxe9q

LE SIGNE ENTRE LA CULTURE ET LE MOI : L’ŒUVRE DE LYSIANE MATISSE

DE LA MATIERE ENTRE LES GOUTTES DE L’ESPACE : L’ŒUVRE DE FRED DEPIENNE

FREDERIQUE LACROIX-DAMAS - DU PALEOLITHIQUE AU CONTEMPORAIN : RETOUR SUR L’ORIGINE DU MONDE

ENTRE SURREALISME ET METAPHYSIQUE : L’ŒUVRE DE GHISLAINE LECHAT

LA FEMME CELEBREE DANS LA FORME : L’ŒUVRE DE CATHERINE FECOURT

LA LIGNE ENTRE COULEURS ET COSMOS : L’ŒUVRE DE VICTOR BARROS 

CHRISTIAN BAJON-ARNAL : LA LIGNE ET LA COULEUR : L’ART DE L’ESSENCE

LE ROMAN DE LA ROSE : L’ECRITURE PICTURALE DE JIDEKA


MARTINE DUDON : VOYAGE ENTRE L’ESPACE ET LA FORME

TROIS MOMENTS D’UNE CONSCIENCE : L’ŒUVRE DE CATHERINE KARRER

CHRISTIAN KUBALA OU LA FORME DU REVE

L’ŒUVRE DE JACQUELINE GILBERT : ENTRE MOTS ET COULEURS

TROIS VARIATIONS SUR UN MEME STYLE : L’ŒUVRE D’ELIZABETH BERNARD

ISABELLE GELI : LE MOUVEMENT PAR LA MATIERE

L’ART, MYSTIQUE DE LA NATURE : L’ŒUVRE DE DOROTHEE DENQUIN

L’AUTRE FIGURATIF : l’ART D’ISABELLE MALOTAUX

CLAUDINE GRISEL OU L’EMOTION PROTAGONISTE DU MYTHE

VOYAGE ENTRE LYRISME ET PURETE : L’ŒUVRE ABSTRAITE DE LILIANE MAGOTTE

GUY BERAUD OU L’AME INCARNEE DANS LA FORME

LA FEERIE DE L’INDICIBLE : PROMENADE DANS L’ŒUVRE DE MARIE-HELENE FROITIER

JACQUELINE KIRSCH OU LES DIALOGUES DE L’AME

DU CORPS ET DU CODE : L’HERITAGE PICTURAL DE LEONARD PERVIZI

JACQUES DONNAY : ITINERAIRES DE LA LUMIERE

MIREILLE PRINTEMPS : DIALOGUE ENTRE L’ESPACE ET LE SUJET

STEPHAN GENTET: VOYAGE ENTRE LE MASQUE ET LE VISAGE

MARC LAFFOLAY : LE BOIS ET LE SACRE

FLORENCE PENET OU LA COULEUR FAUVE DES REVES

LE SURREALISME ANCESTRAL DE WILLIAM KAYO

CLARA BERGEL : DE L’EXISTENCE DU SUJET



GERT SALMHOFER OU LA CONSCIENCE DU SIGNE

ALFONSO DI MASCIO : D’UNE TRANSPARENCE, l’AUTRE

 

LESLIE BERTHET-LAVAL OU LE VERTIGE DE L’ANGE


TINE SWERTS : L’EAU ENTRE L’ABSTRAIT ET LA MATIERE


ELODIE HASLE : EAU EN COULEURS


RACHEL TROST : FLOATING MOMENTS, IMPRESSIONS D’INSTANTS


VILLES DE L’AME : L’ART DE NATHALIE AUTOUR


CHRISTIAN LEDUC OU LA MUSIQUE D’UNE RENAISSANCE


CHRISTIGUEY : MATIERE ET COULEUR AU SERVICE DE L’EXPRESSION


HENRIETTE FRITZ-THYS : DE LA LUMIERE A LA LUMINESCENCE


LA FORME ENTRE RETENUE ET DEVOILEMENT : L’ART DE JEAN-PAUL BODIN


L’ART DE LINDA COPPENS : LA COULEUR ET LE TRAIT DANS LE DIALOGUE DES SENS


CLAUDE AIEM : OU LA TENTATION DU SIGNIFIE


BOGAERT OU L’ART DE LA MYSTIQUE HUMAINE


MICHEL BERNARD : QUAND L’ART DANSE SUR LES EAUX


PERSONA : DE L’ETAT D’AME AU GRAPHISME. L’ŒUVRE D’ELENA GORBACHEVSKI


ALEXANDRE SEMENOV : LE SYMBOLE REVISITE


VERONICA BARCELLONA : VARIATIONS SUR UNE DEMARCHE EMPIRIQUE


FRANCOISE CLERCX OU LA POESIE D’UN MOMENT


XICA BON DE SOUSA PERNES: DIALOGUE ENTRE DEUX FORMES DU VISIBLE


GILLES JEHLEN : DU TREFONDS DE L’AME A LA BRILLANCE DE L’ACHEVE


JIM AILE - QUAND LA MATIERE INCARNE LE DISCOURS


DIMITRI SINYAVSKY : LA NATURE ENTRE L’AME ET LE TEMPS


FRANÇOISE MARQUET : ENTRE MUSIQUE ET LEGENDE


CLAUDINE CELVA : QUAND LA FOCALE NOIE LE REGARD


LES COULEURS HUMAINES DE MICAELA GIUSEPPONE


MARC JALLARD : DU GROTESQUE A L’ESSENTIEL


JULIANE SCHACK : AU SEUIL DE L’EXPRESSIONNISME MYSTIQUE


ROSELYNE DELORT : ENTRE COULEUR ET SOUVENIR


BETTINA MASSA : ENTRE TEMPS ET CONTRE-TEMPS

XAVI PUENTES: DE LA FACADE A LA SURFACE : VOYAGE ENTRE DEUX MONDES

MARYLISE GRAND’RY: FORMES ET COULEURS POUR LE TEMPS ET L’ESPACE

MARCUS BOISDENGHIEN: ETATS D’AME…AME D’ETATS : EMOTIONS CHROMATIQUES

 

JUSTINE GUERRIAT : DE LA LUMIERE

 

BERNADETTE REGINSTER : DE L’EMOTION A LA VITESSE

 

ANGELA MAGNATTA : L’IMAGE POUR LE COMBAT

 

MANOLO YANES : L’ART PASSEUR DU MYTHE

 

PIERRE-EMMANUEL MEURIS: HOMO LUDENS

 

MICHEL MARINUS: LET THE ALTARS SHINE

 

PATRICK MARIN - LE RATIONNEL DANS L’IRRATIONNEL : ESQUISSES D’UNE IDENTITE

 

CHRISTIAN VEY: LA FEMME EST-ELLE UNE NOTE DE JAZZ?

 

SOUNYA PLANES : ENTRE ERRANCE ET URGENCE

 

JAIME PARRA, PEINTRE DE L’EXISTENCE

Bruxelles ma belle. Et que par Manneken--Pis, Bruxelles demeure!

Menneken-Pis. Tenue de soldat volontaire de Louis-Philippe. Le cuivre de la statuette provient de douilles de balles de la révolution belge de 1830.

(Collection Robert Paul).

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