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Adrian Jurado (Mexico, DF)
Adrián Jurado est un plasticien mexicain naturalisé espagnol. Il se présente actuellement comme un artiste-arrangeur de différentes voix du Temps qui débouchent sur l’aspect tragico-violent de l’abandon.
C’est un créateur qui pénètre les énigmes de l’Être, agit et procède comme un archéologue, explore des signes-lieux du passé proche pour dévoiler l’histoire de sites détruits. Il prend les autres en compte pour affirmer l’humanité face à la polarisation marginale qui court au désastre.
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Adrian Jurado (Mexico, DF) is a Mexican artist who several years ago became a Spanish citizen. He currently creates and articulates time’s many voices, all of which flow into a violent-tragic state of oblivion. He is a creator who penetrates the enigmas of human existence; he acts and processes like an archeologist, and explores signs and contexts from the near past to detangle the history of destroyed places. He assumes others’ identities to reinterpret humanity vis-à-vis the polarization that is leading us inexorably towards disaster.
In Adrian’s work, time’s movement is emphasized vis-à-vis life’s absences,
interpreting everyday occurrences as if they were the building blocks that make up each scenes where death navigates and painfully accentuates the feeling of oblivion and misery.He both meditate on life, always trying to find its true meaning. This is how he app...roach his work and remind us of our indifference.
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Adrian Jurado (México, D.F. Artista plástico mexicano naturalizado español, quien en estos momentos se presenta como un artífice-articulador de diversas voces del tiempo, que desembocan en lo violento-trágico del abandono. Es un creador que penetra en enigmas del ser; actua y procesa como un arqueologo, explora signos-lugares del pasado cercano para desentrañar la historia de sitios destruidos . Asumiendo a los otros para replantear lo humano frente a la polarización marginal que marcha hacia el desastre.
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Les intérieurs dévastés d’Adrián Jurado
Article publie au magazine Panoramica 26

Adrián Jurado, peintre mexicain résidant à Bruxelles, ébauche la profondeur grâce à la figure de fond et donne à la matière la possibilité de contourner les esquisses qui portent la toile. La matière prend possession de l’œuvre d’art à travers des superpositions qui ne se voient pas à l’œil nu mais qui trouvent dans l’espace une disposition originale des plans.
Les figures se séparent en profondeur grâce à la projection d’interférences associées à des symétries diagonales. Les distances produisent une tension visuelle comparable à un point qui se perdrait dans l’horizon en donnant à la ligne droite une perception courbée. L’aspect tridimensionnel entraîne un effet visuel permettant à la figure de se libérer de sa propre image et de générer une espèce de déconstruction, ce qui amène le spectateur à discerner la lumière des objets s’infiltrant dans différents plans et produisant une transparence entre les différentes couches des textures obtenues par dégradation.
Découverte de la matière
La matière se découvre telle un fait signifiant, loin de toute prétention de livrer un message. Les deux premières étapes de la réalisation picturale semblent définies par les contours des dessins qui adhèrent à la couleur des surfaces. Il y a ainsi une propension du fond vers la surface, comme des figures sous-marines se détachant de leur contexte par effet de transparence.
Le bleu d’une table de billard permet de voir le violet montant le long d’escaliers où des coups de pinceau rouge ont laissé des taches proposant des dégradations visuelles tendant vers un monde compartimenté. Les figures décomposées à première vue cherchent à donner une unité structurelle dans un autre contexte. Si nous transposions la peinture d’Adrián Jurado à la forme que prend une équation pour structurer ses résultats, ses simplifications, ses réductions, ses fractions et ses facteurs, ses monômes à l’intérieur de polynômes, nous aurions une explication à l’échelle visuelle de la façon dont les dimensions spatiales se comportent.

Les dégradations chromatiques sont ici de la luminosité et du contraste, c’est-à-dire de la couleur limitée par des formes soumises à des taches contextuelles. Ces formes sont à leur tour les symboles d’objets qui tentent d’échapper à leur nature première afin de gagner dans l’espace ce qui dans leur ressemblance leur fait être autre chose que leur propre essence. Dans un des tableaux, le corps, étant sur le point d’uriner, s’adapte à une machine grâce à laquelle l’eau et la matière sont évacuées. La circulation est dans ces conditions une double vision : l’image sera à la fois devant et derrière le support et donnera au contenant un aspect de contenu. Elle se libèrera ainsi de la forme en tant que support.

La peinture d’Adrián Jurado regorge de trapèzes et d’équilibres bidimensionnels, ce qui incite l’observateur à changer de place : ici, c’est la parallaxe spatiale des images qui est à l’origine de l’aspect tridimensionnel.
Adrián Jurado a souvent recours aux degrés de profondeur ainsi qu’à des contractions de la perspective à travers des croquis de figures transparentes dont les apparences se désagrègent, se détruisent, reproduisent leurs fragments dans leurs propres ombres où d’autres objets abritent à leur tour leurs propres ombres.
Un univers de réductions
Cette peinture nous offre un univers de réductions. Les objets dissolvent leur opacité, se revêtent, se maquillent et se déguisent pour déplacer le pouvoir de la métaphore visuelle vers une figuration qui traverse l’espace en provoquant l’impression de mondes qui se soutiennent l’un l’autre, grâce à l’équilibre de la couleur et d’esquisses de figures juxtaposées.
L’art est ici une forme d’interpellation. Le monde dans son chaos transforme la surabondance en magie des artifices face à un équilibre menacé par de possibles ruptures, de nouveaux engrenages et de nouvelles disparitions. L’abondance des signes fait partie d’une machinerie qui modèle, détruit, reconstruit, construit encore, rase, déforme et génère une inquiétude constante face à la réorganisation d’un monde fragilisé à l’affût de lieux et de réceptacles où s’abriter.
Dans les espaces de cette peinture viennent habiter des personnages insinués que meublent un monde apparemment logique. Le passage de l’éphémère sur les quais du métro requiert des personnages qui ne sont pas transcendantaux.

La vision du monde est ici quelque chose de seulement passager. Nous sommes des spectateurs de la vitesse et c’est pour cela qu’Adrián Jurado nous présente des figures que sont sur le point de se créer : elles sont déjà d’une certaine manière dans le volume qui les contient, ébauchées sous forme d’une ligne à la force expressive indéniable, confondues et façonnées dans leur contexte et leur couleur, et elles font preuve d’une vie propre aux êtres créés par l’intelligence artificielle ou virtuelle, ne mémorisant ni les signes, ni les images.
Dans ces tableaux, on sait que rien de plus n’arrivera, les êtres humains sont dotés d’un certain élément d’invisibilité. Le mort dans la baignoire copule dans un monde qui pourrait être le limbe ou un autre lieu eschatologique avec la partenaire qui l’attendait dans l’au-delà. Les visiteurs entrent et sortent par les bouches d’égouts, traversent les murs, appartiennent à une peinture du monde qui se libère de tous les liens communs afin de vivre dans une sorte de transcendance.

Les artistes mexicains, depuis l’Empire aztèque, sont des spécialistes des figures de la mort, des frayeurs de l’au-delà et de leur impact dans la vie quotidienne. La peinture mexicaine, pleine d’idoles, sait nous annoncer l’inconnu.

Il y a un vocabulaire qui commence à définir la condition humaine à partir d’un être en contexte, comme nous croyons l’entrevoir dans l’œuvre d’Adrián Jurado.
L’homme n’a pas ici de place à occuper, il n’est plus un habitant du monde mais une ombre, un croquis profilé qui nous annonce une nouvelle manière d’appréhender les choses et le monde. Le monde d’aujourd’hui a laissé de l’homme l’idée floue d’un être destiné à la transparence, à l’inassimilable. Si d’une part l’homme est devenu invisible, la réalité s’est transformée, de l’autre, en une sensation abstraite. Le paradoxe proclame dans ces toiles le point de rencontre d’affinités modernes. Les objets découvrent une autre façon d’être dans la dynamique des profondeurs et le spectateur se voit poussé, dans cette vision plastique, vers une conscience qui émerge peu à peu de la provocation.
Nous pourrions ainsi affirmer que l’informel s’est évanoui dans l’apparence, permettant par là même la naissance d’un geste qui ordonne, comme dans la musique symphonique, les espaces rythmiques et le destin de l’œuvre par un coup de baguette/pinceau. L’intériorité est précaire, sur le point de ne plus exister, et l’homme est un être accédant à une nouvelle possibilité de démarcation, de figure ou bien un être dansant au milieu des ruines, sans pour autant toucher à l’essence de son propre mystère.
L’art d’aujourd’hui, comme le dit René Huyghe, laisse de côté les formes afin d’exprimer son énergie.

En sortant de l’exposition, on ne peut s’empêcher de penser que le côté terrible de la peinture mexicaine a été passé en revue. La profondeur et l’apparence ont trouvé un point de contact, le langage nous révèle la forme d’existence des possibles. Accéder à l’essentiel, connaissant les illusions qui nous menacent, nous permet de participer avec les autres aux changements de la condition humaine et de sa perception dans les derniers temps.
Heriberto López, écrivain colombien, membre de la rédaction de Panorámica latinoamericana.
Traduction : Laure Gauzé
Publié(e) par 20 décembre 2011 à 5:30 0 Commentaires 1 J'aime
Publié(e) par 20 décembre 2011 à 4:10 2 Commentaires 0 J'aime
HiroshimaLos dibujos que los supervivientes hicieron.
Si la primera parte de esta trilogía pretendía ser un reflejo de lo que realmente ocurrió en Hiroshima mostrando fotos reales, esta segunda parte se centra en otra parte mas…
Publié(e) par 9 avril 2011 à 17:12 0 Commentaires 0 J'aime
DISTINCIONES :
1993 Festival cultural EUROPALIA-MEXICO.Bélgica.
1994 “Journées Latino-Américaines», Espace Shengor.Bruselas.
1995 FIAL. Feria Internacional de Arte Latinoamericano, Bruselas.
1996 III Internationales Künstlerpleinair “SEINSICHTEN AUS WELTEN” ,Berlin y Rostock,Alemania.
2001 VI international kùnstlerplair “seisichen aus…
Publié(e) par 9 avril 2011 à 17:08 0 Commentaires 0 J'aime
Adrian Jurado (Mexiko-Spanien)
Adrian Jurado studierte an der Akademie Saint Carlos in Mexiko Malerei, Skulptur, Kunstgeschichte. Zwischen 1992 und 1993 wirkte er als Gründer und Direktor einer Galerie für zeitgenössische Kunst in Mexiko. Darüber hinaus war er bei einem Kultursender der EG tätig und beschäftigte sich mit Grafikdesign…
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© 2013 Créé par Robert Paul.
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Vos ouvres me réchauffe le cœur et l’âme, ce cœur qui reste fidele au Mexique ou j’ai grandi, cette âme qui vague jusqu’au moment ou je retrouve ma terre adoptive, (Querétaro).
Merci pour les moments que j’ai passeé avec vos œuvres.
Amicalement, Cherny.
j'ai vu votre travail place Flagey a la maison de l'Amérique Latine.
Cela fait quelques années déjà.
Très bien l'évolution.
A bientôt.