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Histoire de la littérature belge
I. 1830-1880 : Le romantisme embourgeoisé
II. 1880-1914 : Un bref âge d’or.
III. 1914-1940 : Avant-gardes et inquiétude
IV. 1940-1960 : Une littérature sans histoire
V. 1960-1985 : Entre hier et demain
La révolution belge en 8 chapitres
Histoire de la révolution belge de 1830: chapitre 1: Préludes aux combats
Histoire de la révolution belge de 1830: chapitre 2: Du côté de La Haye
Histoire de la révolution belge de 1830: chapitre3: Les divisions dans les camps des patriotes
Histoire de la révolution belge de 1830 -Chapitre 4: Le glas du régime
Histoire de la révolution belge de 1830 Chapitre 5: L'aube d'un Etat
Histoire de la révolution belge de 1830 Chapitre 6: Le soulèvement national
Histoire de la révolution belge de 1830 Chapitre 7: La Révolution de septembre et l'Europe
Histoire de la révolution belge de 1830: Chapitre 8: Conclusion
La littérature belge d'expression française
Le livre fondateur de la littérature belge: La légende D'ulenspiegel par Charles de Coster
"Devoir de mémoire": une bibliographie complète des poètes belges
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Commentaire de MICHAUX michel le 10 février 2011 à 11:48 L'art moderne en Belgique
À la césure du XIXème et du XXème siècle, l'avant-garde artistique a essaimé partout en Europe, en un foisonnement de mouvements, d'écoles, de tendances modernistes.
L’art moderne belge reste marqué par cette même diversité féconde. Si la réputation de certains de ses artistes, comme Ensor, Magritte ou Delvaux, a largement dépassé les frontières, on ne connaît pas assez en France l’importance et l’intérêt de cette période en Belgique.
Entre 1880 et 1885, tout un groupe de peintres va constituer une première vague impressionniste, un impressionnisme « autochtone », autour du tachisme. James Ensor est son chef de file. Autour de lui, Willy Finch, Fernand Khnopff, Guillaume Vogels, Théo Van Rysselberghe qui font partie de ces peintres progressistes travaillant, avec une touche libre et essentiellement au couteau, une matière pâteuse aux rehauts de teintes vives et pures. Ces peintres appartiennent au groupe Les Vingt.
L’avant-garde européenne s’exprime alors, à Bruxelles, dans des cercles comme la Chrysalide et l’Essor. C’est après la disparition de l’Essor que se crée le groupe Les Vingt en 1883, qui va accompagner le développement de l’art moderne en Belgique durant 10 ans. Il rassemble un ensemble très hétérogène d’artistes dont le point commun est de réagir contre l’académisme et le conservatisme artistique. Ses membres, qui s’interdisent tout préjugé – outre les peintres déjà évoqués, on peut citer Georges Lemmen, Henry Van de Velde, et Toorop - choisissent en plein accord les invités aux expositions qu’ils organisent. Les premières sont consacrées à la peinture impressionniste française et anglaise, notamment de l’Américain James Mc Neill Whistler (en 1884, 86 et 88) qui va d’abord les influencer.
En 1886, ils invitent Monet et Renoir, en 1887 Berthe Morisot et Pissaro puis, en 1888, notamment Caillebotte.
L’influence de l’impressionnisme français devient alors notoire, la représentation de la sensation visuelle va dominer la recherche d’un groupe de peintres. C’est le cas d’Adrien-Joseph Heymans, membre de l’Ecole de Termonde, tempérament impressionniste depuis déjà plusieurs années et d’Emile Claus qui, après une période de réalisme clair, s’investit dans une technique impressionniste systématique et un chromatisme luministe. Le luminisme – dont Claus devient le chef de file dès la moitié des années 1890 - se définit comme « toute expression subissant l’ascendant de l’impressionnisme français et combinant une touche lâche et irrégulière à une gamme chromatique ensoleillée. » Il est plus traditionaliste que le néo-impressionnisme, notamment par son imprégnation réaliste. En 1904, les luministes, dont Heymans, Georges Buysse, Anna de Weert et Lemmen dès 1895, se regroupent autour de Claus au sein du cercle Vie et Lumière. Le luminisme est particulièrement apprécié dans la région de Gand et l’influence de Claus est importante.
Impressionnisme, Luminisme, Néo-impressionnisme
Pendant ce temps, à partir de 1886-90, une autre avant-garde se fait jour, le néo-impressionnisme. Découvertes à Paris par Emile Verhaeren, « importées » par les Vingt dans leur salon de 1887 à Bruxelles, les œuvres pointillistes de Seurat - et notamment le tableau emblématique de ce mouvement, Un dimanche à la Grande Jatte - influencent essentiellement Finch, Van de Velde et Lemmen (au moins pour un temps).
Van Ruysselbergue est son principal représentant en Belgique à partir de 1887-88 et au moins jusque dans les années 90, quand il commence à s’évader de la contrainte du « pointillé ». Membre fondateur des Vingt , il vit à Paris où il est très intégré dans le milieu artistique à partir de 1898. Après 1910, il s’éloigne du néo-impressionnisme pour revenir à une touche plus libre et ensuite « à un réalisme plus conventionnel ».
Le néo-impressionnisme sera pour beaucoup de ces peintres une transition vers l’expressionnisme ou le symbolisme.
Parallèlement à ces avant-gardes, le symbolisme, qui a inspiré toute l’Europe, s’illustre particulièrement en Belgique, notamment grâce à La Libre Esthétique
Pour ses adeptes, « peintres de l’âme », l’art doit révéler ce qui se cache sous la réalité apparente, loin de « la sensualité superficielle » des impressionnistes. Ils travaillent souvent au crayon ou à la craie, au pastel et à l’aquarelle, mieux adaptés à l’atmosphère anti-réaliste de leurs œuvres, particulièrement William Degouve de Nuncques et Léon Spilliaert. Ses principaux représentants –parmi eux Fernand Khnopff, et Ensor - ont été exposés chez les Vingt et au cercle Pour l’Art.
A cette tendance, on peut rattacher Le premier groupe de Laethem-Saint-Martin, créé vers 1898, au bord de la Lys, sous l’impulsion du sculpteur Georges Minne. Retirés dans un village à l’écart de Gand en réponse à un besoin de ressourcement, ses membres viennent chercher la paix , le recueillement, « une sensation d’éternité ». Le mysticisme , la simplicité de portraits sensibles et de scènes de la vie rurale empreints de réalisme minutieux caractérisent l’art des membres de ce cercle parmi lesquels Valérius De Saedeleer et surtout, Gustave van de Woestijne, tous deux très proches des nabis, qui vont faire le lien avec l’expressionnisme flamand.
Jan Toorop, symboliste hollandais le plus réputé, fait également partie des artistes exposés .
Commentaire de Beuzard Jeanne-Marie le 24 janvier 2011 à 11:52 Heureuse de retourner à mes racines profondes .... Belgique, faites de tant de richesses linguistiques, culturelles et d'histoire.
Merci Monsieur Robert Paul
Jeanne-Marie
Commentaire de sylviane josephine tirez le 24 janvier 2011 à 10:49 "schild en vriend"....
fait partie de notre histoire,
mais certains semblent l'avoir oublié....
Nous sommes leur mémoire.
merci R.Paul
Commentaire de Bénédicte Lecat le 24 janvier 2011 à 8:40 
Commentaire de Olivier Lamboray le 24 janvier 2011 à 6:23 Avec grand plaisir de joindre le groupe, et de passer au dessus de nos ségrégations linguistiques,car la Belgique c'est avant tout un patriomoine commun
merci pour l'invitation
olamboray.com
Commentaire de sylviane josephine tirez le 21 janvier 2011 à 10:47 
Commentaire de Nicole Duvivier le 18 janvier 2011 à 17:02
Commentaire de Willems Marie-Claire le 17 janvier 2011 à 22:51
Merci pour l'invitation.
Ceci me touche particulièrement.
Née et élevée dans une campagne superbe...là où tous nous étions bilingues, plus ce savoureux patois...nous vivions en harmonie...jusqu'a ce que..l'histoire des Fourons commence ...Non, ces bagarres, ces dimanches de "batailles" n'étaient pas non plus le désir des fouronnais.
Amicalement.
Marie-Claire
Commentaire de Pascale Eyben le 17 janvier 2011 à 22:30 Merci pour l'invitation à rejoindre le groupe Notre Pays.
Notre pays a déjà traversé d'autres épreuves, et s'en est remis chaque fois, plus ou moins bien, selon les circonstances.
Il est si riche de son patrimoine littéraire et historique, artistique, architectural, musical...
Grand merci pour ces articles intéressants sur la littérature et l'histoire de notre beau pays, Cher Robert!
A nous de faire connaître ces richesses autour de nous, chacun selon ses talents, surtout auprès des jeunes, pour qu'ils se rendent compte de l'importance de ce patrimoine qui nous constitue.
Bien amicalement,
Pascale Eyben
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