Le réseau des Arts et des Lettres en Belgique et dans la diaspora francophone
Groupe pour favoriser l'échange et le partage de ce que vous avez de plus précieux: la lecture. (Romans, essais, théâtre et poésie).
A vos plumes.
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Activité la plus récente : samedi
C’est ici le moment de rappeler le célèbre mot de Proust: “En réalité, chaque lecteur est, quand il lit, le propre lecteur de soi-même. L’ouvrage d’un écrivain n’est qu’une espèce d’instrument optique qu’il offre au lecteur afin de lui permettre de discerner ce que sans le livre il n’eût peut-être pas vu en soi-même.”
“ La lecture est une amitié ”: le propre des livres est de “nous donner des désirs”.
La lecture n’est pas une fin, mais un commencement. Elle n’est pas une fuite, mais une rencontre. Si vous désirez proposer des livres à la recension, vous pouvez les envoyer à Robert Paul à l’adresse de l'Espace Art Gallery : 35 rue Lesbroussart 1050 Bruxelles. Nous ferons tout notre possible pour donner suite.
Écrire est un acte d'amour. S'il ne l'est pas, il n'est qu'écriture. Jean Cocteau
Démarrée par Béatrice Joly. Dernière réponse de Elide Montesi 21 févr.. 9 Réponses 9 J'aime
Je viens timidement vous parler de Marie-Noël, elle, dont Valériane D 'Alizée a presque tout aussi timidement évoquée un jour, presqu'une nuit de nos heures sur ce site, osé nous rappeler sa disgrâce dans cet oubli qui nous ferait…Continuer
Démarrée par Deashelle. Dernière réponse de Joelle Diehl 27 avr.. 4 Réponses 2 J'aime
Le mot scrupule, du latin scrupulus qui veut dire "petit caillou pointu", désigne ce petit caillou pointu qui, confortablement niché dans la sandale d'un légionnaire, peut mettre en péril la progression de toute l'armée. Ce vocable évoquait à…Continuer
Balises : futur, société, livre, résistance
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Collection d'entrechats rythmiques
Je voudrais citer Patrick Chemin pour une définition de ce que peut être selon moi un poète : « C'était un collecteur de mots. Il allait par les rues du village et devant chaque porte demandait des phrases, des images, des silences. Oui des silences car il pensait que les mots étaient posés dans le vase des silences. Il allait dans les jardins et caressaient les plantes et susurrait des secrets aux différentes fleurs. C'était un secret différent pour chacune. Il était amoureux des ruisseaux et à chaque période de l'année il comparait leurs courants aux variations de la parole. Et parfois la sécheresse le faisait tantôt pleurer, tantôt rire aux éclats car il n'est rien qui demeure. C'était un collecteur de mots, il avait de grands trésors, un peu partout dans la vaste poche de son pantalon-mémoire. Pourtant il ne gardait rien pour lui, il était follement épris du partage. Il partageait les plus précieux, les plus rares mais aussi les mots de tous les jours. Il ne parlait pas au nom des autres, non les autres parlaient par sa voix et se reconnaissaient. C'était un collecteur des mots, un diseur de bonne aventure, un conteur de la vie dans la tristesse ou la joie. On pensait qu'il était un peu fou mais il avait sa place au sein du village. Un soir il est monté dans une étoile et c'est pourquoi il est fréquent certaines nuits d'entendre tomber des mots du ciel. Des phrases, des fragments, des poèmes, des silences. Peu importe, il faut tendre l'oreille dans l'obscurité. Il y a toujours suffisamment d'espoir et de vertiges dans cette nuit des mots…»
© Patrick Chemin (2011) Extrait du livre « Les écrits dans l’arbre » Paru aux Editions Epingle à Nourrice Le 17 avril 2013 © Droits réservés Editions Epingle à Nourrice
Et voilà que se présente un autre collecteur de mots, Jean-Pierre Verheggen avec son nouveau recueil de jeux langagiers : « Un jour je sera prix Nobelge ! » Je me précipite. Tendons l'oreille:
Auteur, entre autres, de « Frites l’amour, pas la guerre » ou de « Votez verres, votez alcoolos » Jean-Pierre Verheggen, alchimiste verbal a estimé qu’il méritait de se voir attribuer le «Prix Nobelge». Il n’a pas mal à la langue comme d’aucuns le prétendent ! D’où ce dossier de candidature comprenant le rappel des distinctions qu’il a déjà reçues, réelles ou imaginaires. Son dossier, cadre indigeste à dessein (à ne pas confondre avec son « Ridiculum Vitae » dont Bernard Damien fit un spectacle savoureux au théâtre du grand Midi) contient des textes inédits qu'il entend soumettre à l’examen des membres du jury imaginaire. Il aime Devos, bien que sans doute trop classique, Coppens… et autres artisans du verbe.
Provocateur, il se gargarise de citations et références érudites. C’est un auteur de préciosité qui mélange les terminologies, recherche les mots rares, en fabrique de nouveaux à tour de plume, poivre le tout de vulgarismes et fait preuve d’une force créatrice radicale. Peut-être à ne pas lire d’une traite pour ne pas être saoûlé par les pitreries, il n’y a de toutes façons pas de trame ou de fil conducteur malgré le cadre administratif qu’il semble s’imposer avec malice. A comme apparemment aigre, acerbe, amer, mordant, piquant, discordant comme James Ensor. Vous connaissez sans doute l’histoire du hareng sort ?
L’amuseur public nous mène dans une aventure linguistique (j’adore) qui nous fait voyager dans un paysage sonore baroque aux saveurs raides comme la gnole, râpeuses, (sa)tanniques, plutôt que fruitées… ou porteuses de rêves. Il joue avec les masques et les procédés et livre un combat de Don qui chotte au "politically correct", aux convenances et aux zeux-phémismes. A la fin de l’envoi, c’est peut-être du Phébus! Figure de style!

Le premier mai: jour de partage... http://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/petit-peuple-joyeux-fa...




Format : Roman (134x204)
Nombre de pages : 424
Date de publication : 22 janvier 2013
ISBN : 9782332536471
L'île joyeuse
Le titre évoque la musique, avant toute chose. Mais c’est une fausse piste en ce qui concerne Debussy. Tchaikowsky est à l’honneur et Mozart qui ravit Tim, un orphelin courageux en recherche de filiation qui déborde de savoir-faire musical et se tient aux abords de de la gare de Lyon à Paris. Tout se joue dans la lumière du 12é et 13 e arrondissement, autant dire dans une Asian City qui évoque Singapour à part le climat. Les frères Tang, vous connaissez ? Les innombrables restaus aux noms de rêves lointains?
Les personnages sont de jeunes adultes à la vie facile que confronte un destin farceur. Tous sont en quête de la musique du cœur, celle dont les ados raffolent. La clarinette de Chloé répond au violon de Mélanie, la flûte de Lucien s'ébat avec le piano de Yin. L’atmosphère est celle d’une classe imaginaire où le prof veut faire plus fort que prof. Délicates relations prof-élève, au bord de la séduction. Rêve du chef d’orchestre? l’auteur omniscient qui en vient à décrire le tsunami du 26 décembre 2004 et ses candides répercussions dans la vie sentimentale de héros jeunes et beaux. Yin vient du pays des tsunamis et c’est de tsunamis sentimentaux que TM Delaunois parle en connaissance de cause dans un style hybride, mi-érudit, mi-ado, ne reniant pas son patrimoine et sa sensibilité belgo-belge, alors qu’il situe l’action en plein Paris. Sûrement de quoi ébaudir les lecteurs made in France. Le thème du voyage et des horizons du Sud-Est asiatique opèrent leur magie infaillible. Il y a aussi ce couple de parents d’ados qui lutte entre fantasmes et jalousie bon teint. C’est fantaisiste, fantasmé, porté sur des musiques qui amplifient l'urgence de s’échapper de la réalité quotidienne. L’auteur se plaît à bombarder son récit de bons mots, question de prendre distance avec le bouillonnement des affects qui le traversent. 424 pages d’émotion difficile à taire ou travail de rédemption personnelle?
Thierry-Marie est membre du réseau d'Arts et Lettres
Commentaire de Josette Gobert le 11 avril 2013 à 9:52 La cage dorée de Shirin Ebdi
en Iran en compagnie de 2 amies qui voient leur vie totalement bouleversée par l’avènement de la République islamique. La chute du shah, l’arrivée de l’ayatollah Khomeiny. La cage dorée se referme. Shirin évoque le destin de Pari et ses 3 frères qui ont choisi des camps opposés. Abad général du Shah contraint de fuir aux Etats-Unis, Javad activiste communiste et Ali, héros de la guerre contre l’Irak.
Prix Nobel de la paix pour cette écrivain Shirin Ebadi que je découvre avec un vrai plaisir.
Commentaire de Josette Gobert le 7 avril 2013 à 11:08
Commentaire de Josette Gobert le 4 avril 2013 à 11:26 L’équation africaine (extrait)
C’est vrai que nous sommes peu de choses. Mais, dans ce corps parfait que l’âge désarticule au gré des saisons et que le moindre microbe terrasse, il existe un territoire magique où il nous est possible de nous reprendre en main. C’est à cet endroit dérobé que sommeille notre force véritable, c’est-à-dire notre foi dans ce que nous pensons être bon pour nous. Si nous parvenons à croire, nous surmonterons n’importe quelle déconvenue. Car rien, aucune puissance, aucune fatalité ne nous empêcherait de nous relever et de nous réaliser si nous avions pleinement foi dans ce qui nous fait rêver. Bien sur, nous serons appelés à négocier des épreuves farouches, à livrer des combats titanesques, hautement dissuasifs. Mais si nous ne cédons pas, si nous continuons d’y croire, nous triompherions des impasses….
Yasmina Khadra
Commentaire de Josette Gobert le 4 avril 2013 à 11:26
Commentaire de Marie-Claire Touya le 26 mars 2013 à 15:34 Ah! Oscar et la dame rose! que du bonheur. Pas de pathos mais les mots justes, juste ceux qu'il faut; Une belle émotion sans se répandre, tout ce que j'aime!
Si vous ne l'avez pas lu, faîtes le d'urgence!
Commentaire de Josette Gobert le 26 mars 2013 à 15:21 Chantez le
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