Arts et Lettres

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Citations d'Amiel


[La France] a toujours cru qu'une chose dite était une chose faite.
Journal intime, 23 mai 1873.

Plus on aime, plus on souffre. La somme des douleurs possibles pour chaque âme est proportionnelle à son degré de perfection.
Journal intime, 26 décembre 1868.

Un paysage quelconque est un état de l'âme.
Journal intime, 31 octobre 1852.

Le beau est supérieur au sublime parce qu'il est permanent et ne rassasie pas ; tandis que le sublime est relatif, passager et violent.
Journal intime, 6 décembre 1870.

Le dégoût est une chose curieuse. Il fait prendre en grippe jusqu'à la raison et au bon sens, par antipathie pour la vulgarité.
Journal intime, 20 janvier 1866.

On estime beaucoup les femmes bonnes, mais sans esprit, [...] mais on finit par bâiller auprès d'elles.
Journal intime, 12 juillet 1866.

Les vilains caractères aiment à déprimer le prochain et s'en font un devoir, presque une vocation.
Journal intime, 24 janvier 1866.

Les poètes célibataires sont une peste publique ; ils troublent, sans le savoir et le vouloir, tous les cours féminins sans emploi.
Journal intime, 12 juillet 1866.

On devient charlatan sans le savoir, et comédien sans le vouloir.
Journal intime, 8 septembre 1866.

Dis-moi de quoi tu te piques et je te dirai ce que tu n'es pas.
Journal intime, 8 septembre 1866.

Nous ne sommes jamais plus mécontents des autres que lorsque nous sommes mécontents de nous. La conscience d'un tort nous rend impatients, et notre coeur rusé querelle au-dehors pour s'étourdir au-dedans.
Journal intime, 24 septembre 1857.

Chaque vie se fait son destin.
Journal intime, 16 décembre 1847.

Le devoir est la nécessité volontaire.
Journal intime, 5 mai 1848.

La plus légère économie de mauvaise humeur a son prix.
Journal intime, 13 septembre 1866.

On se lasse d'être quarante ans dans sa propre compagnie ; on finit par se subir comme un ennui et se traîner comme un boulet.
Journal intime, 20 septembre 1866.

Une erreur est d'autant plus dangereuse qu'elle contient plus de vérité.
Journal intime, 26 décembre 1852.

Si nationalité, c'est contentement, État, c'est contrainte.
Journal intime, 4 décembre 1863.

Dis-moi de quoi tu te piques et je te dirai ce que tu n'es pas.
Journal intime, 8 septembre 1866.

Que vivre est difficile, ô mon coeur fatigué !
Journal intime, dernière page, 23 mai 1873.

La femme nue est belle une fois sur vingt, et trois ans sur soixante et dix. C'est-à-dire qu'il y a quatre cent soixante-dix à parier contre un qu'en photographiant une femme sans voile on fait une indécence, sans arriver à un effet esthétique.
Journal intime, 28 juillet 1866.

L'héroïsme est un luxe qui n'est pas à la portée des faibles et des gens de petite foi.
Journal intime, 27 novembre 1866.

Respecter dans chaque homme l'homme, sinon celui qu'il est, au moins celui qu'il pourrait être, qu'il devrait être.
Journal intime, 10 février 1846.

Ce que l'homme redoute le plus

Ce que l'homme redoute le plus, c'est ce qui lui convient.
Journal intime, 31 mars 1857.

L'inachevé n'est rien.
Journal intime, 25 novembre 1861.

L'inconstance perd tout, en ne laissant mûrir aucune semence.
Journal intime, 8 septembre 1866.

Revois deux fois pour voir juste, ne vois qu'une pour voir beau.
Journal intime, 26 décembre 1852.

Il est dangereux de se laisser aller à la volupté des larmes ; elle ôte le courage et même la volonté de guérir.
Journal intime, 29 décembre 1871.

Les vilains caractères aiment à déprimer le prochain et s'en font un devoir, presque une vocation.
Journal intime, 24 janvier 1866.

Nous ne sommes jamais plus mécontents des autres que lorsque nous sommes mécontents de nous. La conscience d'un tort nous rend impatients, et notre coeur rusé querelle au-dehors pour s'étourdir au-dedans.
Journal intime, 24 septembre 1857.

La misère me fait plus peur que la solitude, parce qu'elle est l'humiliation et l'abaissement, et que celle-ci est seulement l'ennui ou la tristesse.
Journal intime, 5 janvier 1866.

Si nationalité, c'est contentement, État, c'est contrainte.
Journal intime, 4 décembre 1863.

Il y a deux degrés d'orgueil : l'un où l'on s'approuve soi-même ; l'autre où l'on ne peut s'accepter. Celui-ci est probablement le plus raffiné.
Journal intime, 27 octobre 1853.

Plus on aime, plus on souffre. La somme des douleurs possibles pour chaque âme est proportionnelle à son degré de perfection.
Journal intime, 26 décembre 1868.

Les poètes célibataires sont une peste publique ; ils troublent, sans le savoir et le vouloir, tous les cours féminins sans emploi.
Journal intime, 12 juillet 1866.

Le beau est supérieur au sublime parce qu'il est permanent et ne rassasie pas ; tandis que le sublime est relatif, passager et violent.
Journal intime, 6 décembre 1870.

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Commentaire de Pascale Eyben le 25 juillet 2011 à 20:19

"Revois deux fois pour voir juste, ne vois qu'une pour voir beau."
Journal intime, 26 décembre 1852.

 

Merci pour cette page, Robert!

Amitiés,

Pascale

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COULEURS DE MUSIQUE, MUSIQUE DES COULEURS : L’ART DE HOANG HUY TRUONG

REFLETS D’UNE AME QUI SE CHERCHE : L’ŒUVRE DE MIHAI BARA

LE SIGNE ENTRE PLEINS ET VIDES : L’ŒUVRE DE CHRISTIAN GILL

ENTRE LES SPHERES DE L’INFINI : L’ŒUVRE D’OPHIRA GROSFELD

PAR-DELA BÉATRICE : LE DIALOGUE DE CLAUDIO GIULIANELLI

DE L’ESTHETIQUE DU SUJET : L’ART DE JIRI MASKA

 

 ENTRE REVE ET FEMINITE : L’ŒUVRE DE CHRISTIAN CANDELIER

DE L’ORDINAIRE COMME ESTHETIQUE : L’ŒUVRE DE YVONNE MORELL

QUAND 

SURREALISME ET HUMANISME EXPRIMENT L’ŒUVRE D’ALVARO MEJIAS

UN THEATRE DE COULEURS ET DE FORMES : L’UNIVERS D’EDOUARD BUCHANIEC

CHRISTINE BRY : CAVALCADES AU CŒUR DE L’ACTE CREATEUR

QUAND LE MYTHE S’INCARNE DANS L’ART : L’ŒUVRE D’ODILE BLANCHET

D’UN SURREALISME L’AUTRE : LES FLORILEGES DE MARC BREES

DE LA TRANSPARENCE DE L’AME : L’ŒUVRE DE MARIE-CLAIRE HOUMEAU

VERS UN AUTRE SACRE : L’ŒUVRE DE RODRIGUE VANHOUTTE

traduit en espagnol via le        lien en bas de page

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LE SIGNE ENTRE LA CULTURE ET LE MOI : L’ŒUVRE DE LYSIANE MATISSE

DE LA MATIERE ENTRE LES GOUTTES DE L’ESPACE : L’ŒUVRE DE FRED DEPIENNE

FREDERIQUE LACROIX-DAMAS - DU PALEOLITHIQUE AU CONTEMPORAIN : RETOUR SUR L’ORIGINE DU MONDE

ENTRE SURREALISME ET METAPHYSIQUE : L’ŒUVRE DE GHISLAINE LECHAT

LA FEMME CELEBREE DANS LA FORME : L’ŒUVRE DE CATHERINE FECOURT

LA LIGNE ENTRE COULEURS ET COSMOS : L’ŒUVRE DE VICTOR BARROS 

CHRISTIAN BAJON-ARNAL : LA LIGNE ET LA COULEUR : L’ART DE L’ESSENCE

LE ROMAN DE LA ROSE : L’ECRITURE PICTURALE DE JIDEKA


MARTINE DUDON : VOYAGE ENTRE L’ESPACE ET LA FORME

TROIS MOMENTS D’UNE CONSCIENCE : L’ŒUVRE DE CATHERINE KARRER

CHRISTIAN KUBALA OU LA FORME DU REVE

L’ŒUVRE DE JACQUELINE GILBERT : ENTRE MOTS ET COULEURS

TROIS VARIATIONS SUR UN MEME STYLE : L’ŒUVRE D’ELIZABETH BERNARD

ISABELLE GELI : LE MOUVEMENT PAR LA MATIERE

L’ART, MYSTIQUE DE LA NATURE : L’ŒUVRE DE DOROTHEE DENQUIN

L’AUTRE FIGURATIF : l’ART D’ISABELLE MALOTAUX

CLAUDINE GRISEL OU L’EMOTION PROTAGONISTE DU MYTHE

VOYAGE ENTRE LYRISME ET PURETE : L’ŒUVRE ABSTRAITE DE LILIANE MAGOTTE

GUY BERAUD OU L’AME INCARNEE DANS LA FORME

LA FEERIE DE L’INDICIBLE : PROMENADE DANS L’ŒUVRE DE MARIE-HELENE FROITIER

JACQUELINE KIRSCH OU LES DIALOGUES DE L’AME

DU CORPS ET DU CODE : L’HERITAGE PICTURAL DE LEONARD PERVIZI

JACQUES DONNAY : ITINERAIRES DE LA LUMIERE

MIREILLE PRINTEMPS : DIALOGUE ENTRE L’ESPACE ET LE SUJET

STEPHAN GENTET: VOYAGE ENTRE LE MASQUE ET LE VISAGE

MARC LAFFOLAY : LE BOIS ET LE SACRE

FLORENCE PENET OU LA COULEUR FAUVE DES REVES

LE SURREALISME ANCESTRAL DE WILLIAM KAYO

CLARA BERGEL : DE L’EXISTENCE DU SUJET



GERT SALMHOFER OU LA CONSCIENCE DU SIGNE

ALFONSO DI MASCIO : D’UNE TRANSPARENCE, l’AUTRE

 

LESLIE BERTHET-LAVAL OU LE VERTIGE DE L’ANGE


TINE SWERTS : L’EAU ENTRE L’ABSTRAIT ET LA MATIERE


ELODIE HASLE : EAU EN COULEURS


RACHEL TROST : FLOATING MOMENTS, IMPRESSIONS D’INSTANTS


VILLES DE L’AME : L’ART DE NATHALIE AUTOUR


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CHRISTIGUEY : MATIERE ET COULEUR AU SERVICE DE L’EXPRESSION


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Bruxelles ma belle. Et que par Manneken--Pis, Bruxelles demeure!

Menneken-Pis. Tenue de soldat volontaire de Louis-Philippe. Le cuivre de la statuette provient de douilles de balles de la révolution belge de 1830.

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