Arts et Lettres

Le réseau des Arts et des Lettres en Belgique et dans la diaspora francophone

Voici, en résumé mais pas en bref (le texte est assez long), ma conception personnelle du monde et de l'Homme.

Qu'en pensez-vous, quelle est votre conception personnelle?

 

Le monde est formidablement vaste et diversifié.

 

La nuit est limpide, il fait bon. Je suis là à regarder le ciel bourré d'étoiles. C'est fou ce qu'il y en a des choses dans l'univers. Et encore je n'en vois qu'une infime partie si je peux en croire les astronomes. Une telle multitude me donne un peu le tournis. Et c'est la même chose quand je regarde la nature autour de moi. Qu'est-ce qu'il y en a des sortes de plantules et de bestioles. Et on me dit qu'on en trouve encore toujours des nouvelles. Et si j'écoute certains scientifiques, il y a toujours eu plein de sortes d'êtres vivants qui se sont formées et qui, pour beaucoup, ont déjà disparu depuis longtemps.

Je suis là à contempler le ciel de nuit et j'essaie de prendre conscience de cette multitude d'objets célestes et d'être vivants. Est-ce vraiment possible en fait? D'autant qu'on me dit que ça ne s'arrête pas. Le monde est tout le temps en train de prendre de l'expansion disent certains astrophysiciens, et il paraît que celui qui est fort bien équipé, et il faut s'y connaître un peu aussi, peut voir que les galaxies s'éloignent de plus en plus les unes des autres. Celui-là peut aussi voir que certains corps célestes se transforment ou finissent par disparaître tout en créant parfois de nouveaux astres.

C'est la même chose en ce qui concerne le vivant. Il y a plus d'un naturaliste qui a constaté que les espèces vivantes changent régulièrement, et, même s'ils ne sont pas toujours d'accord sur ce qui fait changer les espèces, lesdits naturalistes semblent s'accorder sur le fait que, ici aussi, l'évolution ne s'arrête pas.

 

L'entendement humain n'épuise pas l'entièreté du monde.

 

Ainsi donc le monde est formidablement vaste et diversifié. Et ça ne s'arrête pas, et apparemment, ça ne s'arrêtera jamais. C'est peut-être ça qui me donne le tournis finalement : cette sensation que ça ne s'arrêtera pas, ni dans l'espace, ni dans le temps, ni dans la diversité. Me voilà donc face à l'infinitude. Si je vais à pied, si je prends un bateau rapide, une voiture de course, dans tous les cas, je n'en finirai jamais d'aller à l'horizon. Et non seulement je n'y arriverai jamais, mais je ne m'en approcherai même pas. Aller à l'horizon, trouver le bout d'une simple bille de billard, voilà des notions humaines qui finalement se révèlent parfois être des non-sens.

Ca me fait penser que finalement les notions humaines n'épuisent pas forcément l'entièreté du monde et que celui peut très bien "contenir", pour autant que ce mot ait ici un sens, des choses qui dépassent tout simplement mon entendement d'Etre humain.

 

 

 

Plein d'espoirs restent permis

 

Je dois donc m'en faire une raison : le monde est plus vaste et plus diversifié que ce que je peux imaginer à l'aide de mes concepts d'homme. Ca me frustre un peu quand même, moi qui pensais que  la science finirait bien un jour par tout éclairer. D'un autre côté, cela me rassure aussi d'une certaine façon car, ainsi, tous les espoirs me restent permis. Mais là je vois bien que je me fais des illusions en disant ça.  Il ne faut pas exagérer, je n'aurai jamais l'espoir, en tant que simple Etre humain physique, de pouvoir, d'un seul bond arriver sur la lune. Je vais donc plutôt me limiter à dire que plein d'espoirs me restent permis.

Comme beaucoup, j'ai toutes sortes d'espoirs auxquels je peux éventuellement travailler, même si c'est de façon modeste. Espérer par exemple que l'environnement sera sauvé à temps, qu'il n'y aura plus de guerre, que je resterai en bonne santé jusqu'à la fin, etc. Mais à côté de cela, pour ce qui concerne la "partie" du monde qui dépasse mon entendement humain, quels espoirs puis-je formuler? Difficile, par nature, dans cette partie du monde d'avoir des espoirs clairs et accessibles. N'est-ce pas là aussi une sorte de non-sens, n'est-ce pas là ce que d'aucun appelle "l'espérance"? Dans ma position d'Etre limité, je crois que je vais plutôt oublier les grandes notions et dire seulement que tous les espoirs de découverte et de création me sont encore permis.

 

Croire en ayant pensé

 

J'ai quand même une petite frayeur tout en contemplant mon ciel étoilé : ne suis-je pas en route tout droit vers toutes sortes de croyances? "Heureux ceux qui ont cru sans avoir vu" a un jour dit un Fondateur religieux. J'en connais plein d'autres qui, comme ce bon vieux Saint Thomas, pourtant lui-même disciple de ce même Fondateur, ne croient que ce qu'ils ont vu. Pour moi, je vois ce monde, j'ai eu le plaisir d'étudier dans une certaine mesure la description qu'en ont fait les scientifiques de toutes sortes de disciplines, et finalement je pense quand même que des choses sont au-delà de mon entendement humain. Quand je dis que je le pense, je devrais plutôt dire que je le conclus.

Comme ça, je pense pouvoir dire que je crois en ayant pensé, et je ne voudrais jamais faire autrement. Puis-je pour autant franchir un pas supplémentaire et dire que celui qui a vraiment pensé va, forcément, croire?

 

Le monde est habité d'une dynamique interne

 

Ainsi donc, face à mon ciel limpide, j'ai conclu à deux caractéristiques du monde, il est vaste et il est diversifié, et cela au-delà de ce que je peux imaginer.

En fait, il y a aussi une autre chose, que je ressens, mais que je ne pense pas pouvoir directement observer de mes cinq sens : une certaine dynamique interne hante ce monde. Bien entendu je vois bien que les astres, le soleil et la lune notamment, ne sont pas figés dans leur ciel. Mais si j'en reste à mon expérience sensuelle personnelle, je n'irai pas beaucoup plus loin, à moins d'avoir ici et là des flashes mystiques. Mais ça, je ne pense pas que ça m'arrivera un jour, et je ne compte pas trop là-dessus.

Je vais ici me tourner vers des gens, disons des scientifiques, qui sont mieux équipés et qui se sont montrés plus malins que moi. C'est le cas de celui-là qui a mis en évidence que les galaxies, non seulement se meuvent les unes par rapport aux autres, mais aussi qu'elles suivent un mouvement constant d'expansion de l'univers entier. Mais on reste ici dans le domaine de la matière inanimée.

J'ai lu chez certains naturalistes que les espèces vivantes se transforment régulièrement en créant de temps à autre des espèces franchement nouvelles, l'espèce humaine notamment. Ils notent aussi que ces transformations sont, pour ainsi dire, aussi vieilles que le vivant lui-même, et que ce n'est pas prêt de s'arrêter. Ce sont les théories de l'évolution du vivant en général. Bien entendu, les naturalistes ne sont pas toujours d'accord sur ce qui fait que ces espèces évoluent, ni pourquoi elles évoluent vers telle ou telle nouvelle espèce. Il n'empêche que je vois dans cette constance de l'évolution l'effet d'une certaine dynamique interne au monde.

Et ce n'est pas tout, si j'en crois le très éminent scientifique qu'était Teilhard de Chardin, l'organisation du monde elle-même évoluerait elle aussi. Il disait en effet constater que le monde évolue régulièrement vers des états de plus en plus complexes, et donc de plus en plus improbables. Je pense, tout comme lui, que l'évolution régulière vers des états de plus en plus improbables ne permet pas de penser que le hasard est seul en cause. Ca me conforte dans ma sensation d'une dynamique interne au monde.

 

L'homme est habité d'une dynamique interne

 

Finalement, je me dis que, puisque l'homme est plongé jusqu'au cou dans un monde animé d'une dynamique interne, ça me semble assez naturel que lui-même soit animé d'une forme de dynamique interne. C'est là un caractère de la nature humaine que je ne peux vraiment pas ignorer.

Que serait l'homme (et la femme) sans ses illusions? Et j'ajouterais : sans ses souvenirs et ses images d'enfance. Mon image d'enfance qui m'intéresse ici, c'est celle-ci : une Institutrice (Dieu ait son âme) montrant deux groupes d'images. Un des groupes présentait un oiseau sur son nid, et, en regard, une sorte d'affreux homme de Cro-Magnon gardant l'entrée de sa grotte favorite, massue au poing. L'autre groupe d'image présentait le même oiseau sur le même nid, avec en regard, cette fois, une cité moderne.

C'est ce qui me fait penser à une forme de dynamique interne propre à l'être humain. En pratique, cette dynamique interne, c'est ce qui pousse l'être humain à toujours essayer "d'aller plus loin".

Est-on pour autant plus heureux dans une cité moderne que dans la grotte de Cro-Magnon, ou que l'oiseau sur son nid? Il y a sans doute autant de réponses qu'il y a d'individus, car chacun a sa conception de ce qu'est être heureux. Pour ce qui me concerne ici, je vais juste me borner à constater que la dynamique interne, le souci de toujours aller plus loin, est un caractère naturel de l'être humain.

 

La dynamique interne de l'homme se met en œuvre dans trois domaines

 

Je regarde les gens autour de moi, et plus loin aussi, et je constate que certains produisent des montagnes de toutes sortes de choses, alors que d'autres s'envolent vers la lune, et que d'autres encore créent des œuvres d'art mémorables. 

A l'évidence, la dynamique interne de l'être humain s'exprime dans divers domaines. Pour ce qui m'intéresse ici, je vais retenir trois domaines dans lesquels la dynamique interne humaine est censée s'appliquer : l'action, l'exploration et l'expression.

Je vais dire brièvement ce que j'entends ici par ces mots. L'action, c'est bien sûr ce qui concerne la production de biens et de services, mais aussi tout ce qui consiste à travailler l'environnement pour le rendre plus adapté aux souhaits humains.

L'exploration a un sens traditionnel évident d'aller voir ce qui se passe soit plus loin sur terre, soit au-delà de la planète terre. Mais je lui vois aussi un sens d'étude du monde, au sens le plus large, en vue de le comprendre jusque dans son fonctionnement.

Quant à l'expression, elle ne comprend pas seulement l'expression de sentiments, via l'art ou via autre chose, mais aussi l'expression de la pensée dans des développements philosophiques ou religieux.

 

L'équilibre entre l'activité et la prise de conscience

 

"Que sert à l'homme de gagner l'univers s'il vient à perdre son âme", c'est là une sentence que j'ai un jour entendue, même si je suis bien en peine de dire où et par qui. Je voudrais transformer un peu cette maxime en disant "que sert à l'homme de s'activer, d'aller plus loin, s'il ne peut en prendre conscience".

Parce que je prends cela pour une évidence parmi d'autres : en plus d'être un Etre biologique avec tout le cortège inhérent de besoins et de sensations, l'homme est aussi un Etre conscient.

D'un autre côté, avoir conscience, mais de rien, ça n'a pas l'air génial non plus. La conscience ne trouve à s'appliquer que si on a de quoi, dans l'action, dans l'exploration ou dans l'expression.

C'est là que prend toute sa mesure l'importance de la conscience humaine. Elle est vraiment, pour moi, ce qui valorise toute activité humaine. Mais d'un autre côté, elle a aussi besoin de ces activités humaines pour, elle-même, prendre tout son sens.

Quoi de mieux, dans ce cas, que d'envisager un équilibre entre la prise de conscience et l'activité? C'est ce que je vais appeler ici l'équilibre entre contemplation et activité, quelle qu'elle soit. Je vois dans cet équilibre une réelle condition sine qua non pour vivre une vie humaine en toute plénitude.

 

 

Et la religion?

 

Il y a des gens, déclarés Saints ou non, qui ont connu l'expérience mystique. Cela les place évidemment au-delà du domaine de la pensée rationnelle. Au-delà des cas de supercherie pure et simple, l'illumination : réel événement supra-matériel ou simple avatar d'une maladie mentale? Voilà un fameux os à ronger en perspective pour les psychiatres. Et moi, comment me positionner, vu ma conception de l'homme et du monde? De par ma conception d'un monde où les notions humaines ne sont pas en mesure d'appréhender tous les aspects de ce monde, je ne peux certes pas exclure que des cas de réelle illumination de type "mystique" se produisent parfois.

D'un autre côté, j'ai aussi le souci de penser avant de croire. Et je compte bien sur cette attitude pour m'éviter de me laisser impressionner par l'aspect extraordinaire, ou autrement dit l'aspect "merveilleux", de tels événements.

 

 

Et la politique?

Je me dis que, le plus souvent, les débats politiques m'ennuient plutôt. Alors, je me demande avec effroi si mes réflexions ne vont pas forcément m'entraîner à être adepte de l'un ou l'autre système politique tel qu'on en connaît actuellement? Voilà une question qui se pose tout naturellement, elle est même pour ainsi dire inévitable. Allons voir dans ma conception de base du monde, la réponse devrait normalement s'y trouver. En effet, dans ce monde infiniment vaste et diversifié que j'imagine, il serait assez incroyable qu'il puisse exister l'un ou l'autre système de gestion de société entièrement adapté à une telle diversité. Face à un tel monde, tirer une ligne directrice est le mieux que l'on peut faire. Comment vais-je bien pouvoir concrétiser cette ligne directrice en quelques mots? Voilà ce qui me vient à l'esprit : "le seul mauvais système de gestion de la société, c'est : un seul système".

 

Voilà donc ma position qui découle tout naturellement de ma réflexion : aucun système politique ne sera jamais une panacée. Mais quand même, il faut bien qu'une ligne directrice soit donnée dans la gestion de la société, et ça, quels que soient les systèmes politiques présents. Allons voir cette fois dans ma conception de l'homme : un être conscient animé d'une dynamique interne. Ce qui correspond le mieux ma façon de voir, c'est donc de permettre à chacun d'exprimer sa dynamique interne dans les domaines qui lui conviennent le mieux, et cela au sein d'un équilibre entre activité et contemplation. Mais malgré cette ligne directrice, ici aussi, l'infinie diversité fait qu'une solution unique ne pourra sans doute jamais exister. Ainsi, au sein d'une société bien conçue, chacun devrait disposer d'une réelle liberté pour exprimer sa nature dynamique de la façon qui lui est la mieux adaptée.

 

Voilà un grand mot : "liberté". Un analphabète est-il libre de lire le journal? Ca, c'est une forme de question non-sens. Etre libre de lire le journal implique d'avoir d'abord fait l'effort d'apprendre à lire, ça me semble évident. Dans son souci naturel d'aller voir ce qui se passe dans le monde, et d'essayer de comprendre ce monde, l'homme dynamique tel que je le conçois sera plus que vraisemblablement confronté un jour ou l'autre à une situation de ce type. Et donc, sa devise pourrait alors être du genre : "la liberté, ça doit parfois se travailler".

Vues : 384

Y répondre

Réponses à cette discussion

Bonjour Serge,

Je tombe par hasard sur votre message qui date de mars 2013 et constate que votre texte très long et très développé n'a même pas droit à une petite réponse de rien du tout alors que partout ailleurs sur ce site , on se débat joyeusement dans la poésie et dans l'art et que l'on s'échange à qui mieux mieux de gentils messages!

Je me dis qu'il n'est pas possible qu'aucun des 3900 membres de ce site n'ait l'envie de débattre des sujets très sérieux que vous exposez; certes la vie n'est évidemment pas faite pour se torturer les méninges ...sur la vie et ceux qui se hasardent à ce genre d'exercice sont bien seuls dans leur masturbation intellectuelle pour leur seul plaisir, ce qui n'est déjà pas si mal(!). Voyez la quasi solitude d'un Daniel Moline qui s'expose depuis bien longtemps autour du thème de la modernité et de la création artistique!

Après lecture de votre texte qui touche finalement beaucoup de domaines parcourus depuis bien longtemps par la science et la philosophie et que vous abordez avec plus ou moins de connaissances et parfois avec une certaine naïveté, on a envie de vous dire, voyez tel auteur, voyez tel autre et puis réanalysez votre point de vue à la lumière de ceux-ci.

Le vrai problème pour nous tous, c'est que nous devrions être à même d'appréhender tous les domaines de la connaissance,devenir en quelque sorte une ceinture noire du savoir avant de porter la ceinture blanche de l'innocence et de poser de nouvelles vraies questions.

Hélas, les Pic de la Mirandole ne sont pas de ce siècle!

Donc osons nous aventurer avec le peu de connaissances que l'on a !

une certaine dynamique sous-tendant la vie me parait être un fil rouge ...sous-tendant votre exposé. Dieu est évidemment le premier concept auquel on pense pour dynamiser l'univers; un philosophe comme Spinoza n'a cependant pas hésité à assimiler la nature à Dieu : Deus sive natura. Un scientifique comme Miller a démontré qu'à partir d'une "soupe" constituée d'éléments minéraux primitifs existant sur la terre "canardés"par des décharges électriques ressemblant aux orages du début de la terre,on pouvait faire apparaître les premiers éléments constituant la vie.

Je vous propose ces deux seuls points de vue l'un philosophique, l'autre scientifique pour vous inviter à penser qu'il est très possible d'envisager une dynamique de l'univers qui se construit aussi bien dans sa matérialité que dans sa spiritualité autour de la Nature et de l'Homme,sa pensée et ses activités sans aller vers des formes de pensées anciennes du type animisme ou créationnisme.

Je pourrais poursuivre ma réflexion mais je préfère laisser la porte ouverte aux 3898 autres membres d' A et L.!

Au moins j'aurai lancé une certaine dynamique autour de votre écrit qui le mérite bien!

Jean-Marie Cambier

Bonjour Monsieur Lesens,

Tout comme Monsieur Cambier je viens de lire votre texte à l'instant même et je suis entièrement d'accord avec ce qu'il vous répond.

Je ne pourrai en dire plus. Etant moi-même une disciple de Teilhard de Chardin, le seul, qui, à une certaine période de ma vie pouvait répondre aux questions lancinantes que je me posais. Grâce à son exemple, je suis restée dans cette Eglise qui, pourtant l'a bien fait souffrir. J'étais prête à tout quitter et je me suis dit que moi, petite larve qui n'arrivait pas à sa cheville, je deviendrai "infidèle" ??? J'y suis donc restée tout en y adhérant, non plus comme une béni ou oui, mais avec du recul et, également, une étude approfondie de la religion et, surtout, de la personne du Christ. Que, finalement je connaissais bien mal  après des années de catéchisme et divers. Les Mystiques m'ont toujours attirée et les Saints également. J'aime lire leurs vies. J'ai aussi quelques préférences évidemment.

J'ai vécu ce que l'on appelle communément deux états proches de la mort ou NDE ou EMI. Sans doute en avez-vous entendu parler.

Puis-je me permettre de vous inviter sur mon blog chez Arts et Lettres et, si vous en avez le temps, de lire mes derniers textes car, enfin, j'ai décidé une fois pour toute de témoigner à ce propos en dehors des diverses associations qui s'y emploient et auxquelles j'ai livré mes témoignages  il y a longtemps déjà (vers les années 1980, à l'époque où les langues se sont, enfin, déliées).

Ce serait très aimable de votre part det votre avis m'honorerait.

A bientôt. Rolande Quivron

 Je pense avoir exprimé, en peu de mots, l'essentiel de ce qui s'impose à nous dans la nature et face à l'univers dans mon poème «  Le fascinant univers»  mis sur ma page le 4 février dernier. Ce soliloque n'a pas provoqué de commentaires.

Bonne journée à tous!

                                                                         

Je "tombe" sur cet article par un heureux hasard et bien en est-il que je l'ai lu dans son intégralité , voire plutôt dans son entièreté.  A t'il sa place dans les discussions ou dans les articles publiés, l'essentiel est d'y avoir accès et de s'y confronter avec plaisir.

Article pensé profondément, il pose des questions sans rien affirmer sinon ce qui  peut être confirmé, à savoir que nous sommes placés dans l'univers, dans le monde en qualité d'être , qualité d'humain, d'être pensant,  ce qui n'est plus vérifiable puique nous sommes toujours quelqu'un ici et maintenant,  placé dans le passé qui ne peut plus être et projeté dans l'avenir qui est déjà ce qui signifierait que le présent n'existe pas dans ce mouvement expansif décrit.

Sans vouloir tout commenter, je relèverai cette liberté innée que tout être possède, et son essence dans le pouvoir faire ou non qui relève pour moi davantage de l'acte volontaire que de la liberté aboutie dans son sens philosophique. S'il est d'évidence que la liberté d'acte suppose des pouvoir-faires pour les avoir acquis, il en va autrement de la liberté qui relève de la pensée. Liberté d'agir dans la Liberté de pensée présuppose effectivement la conscience : nous ne pouvons parler vrai que de ce que nous connaissons, tout le reste serait verbiage sans utilité si la conscience n'a pas vendangé les actes..

Un bel article ou une belle discussion de choix.

Bonjour,

J'adore votre texte, entre la métaphysique et la philosophie, assaisonné d'une réflexion du "moi" dans l'univers, je crois que Descartes l'aurait aimé!

Je trouve cette invitation à réfléchir sur certaines essentialités remises dans notre monde actuel et que Sartre et Spinoza avait déjà énoncées, très bénéfique.

Merci à vous

Joëlle

un beau texte, sincère, clair, et non prétentieux, bien pensé mais sans certitudes affirmées ni sentences insupportables

je me suis finalement penchée sur ces divers sujets..trop variés à mon humble avis.Sujet par sujet  demanderait un temps de pose plus long .......philosophe dans l âme je dirais la dynamique de l'univers est nôtre en minuscule....dans un ordonnement parfait si nous ne le bousculions point ici-bas.  le monde a été conçu selon une règle d'Or indéniable que l'homme déstabilise par ignorance malgré tous ces mathématiciens et érudits

Contempler la majesté de ce qui nous entoure....  le mouvement est perpétuel, ACTUELLEMENT les énergies  venant d'en haut sont hyper dynamisantes, accueillons les en toute humilité dans nos silences TOUT bouge ......et tout va changer....mais les étoiles à tout jamais sont fixées  elles nous sourient, se dévoileront peut-être pour guider nos pas pour un meilleur lendemain....y compris les politiques comme la religions L' AMOUR NOUS PORTERA  nous enveloppera...et tout sera rééquilibré.UNE CONSCIENCE NOUVELLE s'ouvre déjà.....CONTINUONS A ADMIRER sa majesté  autour de nous et avec nous  la paix  s'installe et tout se transforme;;;encore et encore en un mouvement perpétuel et éternel.....amitiés.sylviane

Puisqu'il est question de l'infinitude dans mon texte de base, je vais donner ici quelques réflexions en sus sur le sujet.

L’infini, c’est pour ainsi dire la vitre contre laquelle l’abeille de la pensée humaine s’épuise.  Prenons par exemple le cas de la description du monde en termes d'espace-temps : on finit toujours par devoir introduire la notion d'infini pour se tirer d'affaire au-delà d'un certain point. Prenons aussi le cas de la description du monde, et du monde humain en particulier, au moyen du langage : on retombe rapidement dans la spirale des définitions allant à l'infini. Et puis prenons le cas de la description de l'homme, avec sa conscience et sa pensée, en termes de système de traitement de l'information : on finit par retomber sur le problème de l'explosion combinatoire, à l'infini, de la quantité des données.

Comment alors appréhender l’infini ? L'infini peut se penser, ou se réfléchir. Prenons l’exemple assez classique : je pense que si je vole toute ma vie dans une des plus rapides fusées, je ne parcourrai qu'une petite partie de la distance à l'étoile la plus proche, qui n'est elle-même qu'à une distance infime par rapport à la plus proche galaxie, etc. Cela peut donner une idée de l'infini. L'infini peut aussi être ressenti : si je m'assieds au sommet d'une colline isolée, ou au voisinage de la mer, je peux ressentir d'une certaine façon l'infinitude du monde. Et enfin, l'infini peut aussi être compris en tant que non-sens : si j'observe une boule de billard, qui n'a certainement rien de gigantesque, je constaterai vite la vanité de vouloir en trouver le bout. Point n'est besoin pour cela de tourner la boule entre mes doigts jusqu'à l'infini.

Peut-on aller jusqu’à dire que le recours à la notion de l’infini est un aveu d’impuissance de l’esprit humain? Pour moi, le recours à l'infini doit plutôt être considéré comme un signe d'inadéquation, au moins partielle, des concepts utilisés dans telle ou telle situation. N’est-ce pas par exemple le cas de l’explosion « à l’infini » des textes juridiques et réglementaires que nous connaissons actuellement ?

Bonjour ,

J'ai enfin eu le temps et le calme de lire votre texte, hélas pas sous un ciel étoilé tel que le vôtre!!!

Votre texte est empreint, et je m'excuse déjà de le dire, de vérités presque fondamentales, mais pas assez développées! Or chaque thème amorcé le mériterait amplement...Vos pensées voguent entre la métaphysique, l'éthique et l'esthétique.

Je reste sur ma soif, sentant que vous en avez beaucoup plus à dire....Mais ce petit brin de naïveté me fascine, vous gardez une certaine croyance en l'humain mais l'avez- vous encore en l'humanité?

Pour répondre à votre citation, Jésus disait qu'on ne pouvait perdre que son âme...

J'aimerais vous lire encore...une sensibilité entre Descartes, Kant, Freud et Jésus-Christus

Merci à vous

Joëlle

L'esprit du temps.

« Il n’y a pas lieu de plaisanter avec l’esprit du temps » disait C.G.Jung. C’est sans doute lui, l’esprit du temps, qui fait que les mannequins présentant les défilés de mode actuels tirent systématiquement la tronche alors que leurs homologues d’il y a quelques dizaines d’années étaient tout sourire. Le résultat recherché était pourtant le même et très pragmatique : plaire à un maximum d’acheteurs. Est-ce aussi cet esprit du temps qui fait que ma période de naissance dans l’année m’a donné une tendance à tel ou tel trait de caractère ? Est-ce qu’il y a un même « mécanisme » sous-jacent qui règle ces deux phénomènes ?

Voilà une question intéressante pour les scientifiques de tout poil.

Ce serait sans doute très utile de savoir pourquoi, au fond, nous avons migré tout naturellement de l’esprit « cool » des années soixante à l’esprit de compétition exacerbée actuel. Mais le savoir permettrait-il d’éviter des dérapages incontrôlés ? Rien n’est moins sûr à mon avis, mais rien que pour le plaisir de savoir, ça vaut la peine de se poser la question.

Répondre à la discussion

RSS

       CONSULTEZ LE           PREMIER VOLUME DE  LA COLLECTION D'ART       "ETATS D'AMES                   D'ARTISTES"

    http://bit.ly/22T5z0Q

Les rencontres littéraires de Bruxelles

Le projet est lancé le 28 mars 2017. J'y ai affecté les heureux talents de Gérard Adam pour mener ce projet à bonne fin

Billets culturels de qualité
     BLOGUE DE              DEASHELLE

Quelques valeurs illustrant les splendeurs multiples de la liberté de lire

Focus sur les précieux billets d'Art de François Speranza, attaché critique d'art du réseau Arts et Lettres. Ces billets sont édités à l'initiative de Robert Paul.

ENTRE LES SPHERES DE L’INFINI : L’ŒUVRE D’OPHIRA GROSFELD

PAR-DELA BÉATRICE : LE DIALOGUE DE CLAUDIO GIULIANELLI

DE L’ESTHETIQUE DU SUJET : L’ART DE JIRI MASKA

 

 ENTRE REVE ET FEMINITE : L’ŒUVRE DE CHRISTIAN CANDELIER

DE L’ORDINAIRE COMME ESTHETIQUE : L’ŒUVRE DE YVONNE MORELL

QUAND 

SURREALISME ET HUMANISME EXPRIMENT L’ŒUVRE D’ALVARO MEJIAS

UN THEATRE DE COULEURS ET DE FORMES : L’UNIVERS D’EDOUARD BUCHANIEC

CHRISTINE BRY : CAVALCADES AU CŒUR DE L’ACTE CREATEUR

QUAND LE MYTHE S’INCARNE DANS L’ART : L’ŒUVRE D’ODILE BLANCHET

D’UN SURREALISME L’AUTRE : LES FLORILEGES DE MARC BREES

DE LA TRANSPARENCE DE L’AME : L’ŒUVRE DE MARIE-CLAIRE HOUMEAU

VERS UN AUTRE SACRE : L’ŒUVRE DE RODRIGUE VANHOUTTE

traduit en espagnol via le        lien en bas de page

     http://bit.ly/29pxe9q

LE SIGNE ENTRE LA CULTURE ET LE MOI : L’ŒUVRE DE LYSIANE MATISSE

DE LA MATIERE ENTRE LES GOUTTES DE L’ESPACE : L’ŒUVRE DE FRED DEPIENNE

FREDERIQUE LACROIX-DAMAS - DU PALEOLITHIQUE AU CONTEMPORAIN : RETOUR SUR L’ORIGINE DU MONDE

ENTRE SURREALISME ET METAPHYSIQUE : L’ŒUVRE DE GHISLAINE LECHAT

LA FEMME CELEBREE DANS LA FORME : L’ŒUVRE DE CATHERINE FECOURT

LA LIGNE ENTRE COULEURS ET COSMOS : L’ŒUVRE DE VICTOR BARROS 

CHRISTIAN BAJON-ARNAL : LA LIGNE ET LA COULEUR : L’ART DE L’ESSENCE

LE ROMAN DE LA ROSE : L’ECRITURE PICTURALE DE JIDEKA


MARTINE DUDON : VOYAGE ENTRE L’ESPACE ET LA FORME

TROIS MOMENTS D’UNE CONSCIENCE : L’ŒUVRE DE CATHERINE KARRER

CHRISTIAN KUBALA OU LA FORME DU REVE

L’ŒUVRE DE JACQUELINE GILBERT : ENTRE MOTS ET COULEURS

TROIS VARIATIONS SUR UN MEME STYLE : L’ŒUVRE D’ELIZABETH BERNARD

ISABELLE GELI : LE MOUVEMENT PAR LA MATIERE

L’ART, MYSTIQUE DE LA NATURE : L’ŒUVRE DE DOROTHEE DENQUIN

L’AUTRE FIGURATIF : l’ART D’ISABELLE MALOTAUX

CLAUDINE GRISEL OU L’EMOTION PROTAGONISTE DU MYTHE

VOYAGE ENTRE LYRISME ET PURETE : L’ŒUVRE ABSTRAITE DE LILIANE MAGOTTE

GUY BERAUD OU L’AME INCARNEE DANS LA FORME

LA FEERIE DE L’INDICIBLE : PROMENADE DANS L’ŒUVRE DE MARIE-HELENE FROITIER

JACQUELINE KIRSCH OU LES DIALOGUES DE L’AME

DU CORPS ET DU CODE : L’HERITAGE PICTURAL DE LEONARD PERVIZI

JACQUES DONNAY : ITINERAIRES DE LA LUMIERE

MIREILLE PRINTEMPS : DIALOGUE ENTRE L’ESPACE ET LE SUJET

STEPHAN GENTET: VOYAGE ENTRE LE MASQUE ET LE VISAGE

MARC LAFFOLAY : LE BOIS ET LE SACRE

FLORENCE PENET OU LA COULEUR FAUVE DES REVES

LE SURREALISME ANCESTRAL DE WILLIAM KAYO

CLARA BERGEL : DE L’EXISTENCE DU SUJET



GERT SALMHOFER OU LA CONSCIENCE DU SIGNE

ALFONSO DI MASCIO : D’UNE TRANSPARENCE, l’AUTRE

 

LESLIE BERTHET-LAVAL OU LE VERTIGE DE L’ANGE


TINE SWERTS : L’EAU ENTRE L’ABSTRAIT ET LA MATIERE


ELODIE HASLE : EAU EN COULEURS


RACHEL TROST : FLOATING MOMENTS, IMPRESSIONS D’INSTANTS


VILLES DE L’AME : L’ART DE NATHALIE AUTOUR


CHRISTIAN LEDUC OU LA MUSIQUE D’UNE RENAISSANCE


CHRISTIGUEY : MATIERE ET COULEUR AU SERVICE DE L’EXPRESSION


HENRIETTE FRITZ-THYS : DE LA LUMIERE A LA LUMINESCENCE


LA FORME ENTRE RETENUE ET DEVOILEMENT : L’ART DE JEAN-PAUL BODIN


L’ART DE LINDA COPPENS : LA COULEUR ET LE TRAIT DANS LE DIALOGUE DES SENS


CLAUDE AIEM : OU LA TENTATION DU SIGNIFIE


BOGAERT OU L’ART DE LA MYSTIQUE HUMAINE


MICHEL BERNARD : QUAND L’ART DANSE SUR LES EAUX


PERSONA : DE L’ETAT D’AME AU GRAPHISME. L’ŒUVRE D’ELENA GORBACHEVSKI


ALEXANDRE SEMENOV : LE SYMBOLE REVISITE


VERONICA BARCELLONA : VARIATIONS SUR UNE DEMARCHE EMPIRIQUE


FRANCOISE CLERCX OU LA POESIE D’UN MOMENT


XICA BON DE SOUSA PERNES: DIALOGUE ENTRE DEUX FORMES DU VISIBLE


GILLES JEHLEN : DU TREFONDS DE L’AME A LA BRILLANCE DE L’ACHEVE


JIM AILE - QUAND LA MATIERE INCARNE LE DISCOURS


DIMITRI SINYAVSKY : LA NATURE ENTRE L’AME ET LE TEMPS


FRANÇOISE MARQUET : ENTRE MUSIQUE ET LEGENDE


CLAUDINE CELVA : QUAND LA FOCALE NOIE LE REGARD


LES COULEURS HUMAINES DE MICAELA GIUSEPPONE


MARC JALLARD : DU GROTESQUE A L’ESSENTIEL


JULIANE SCHACK : AU SEUIL DE L’EXPRESSIONNISME MYSTIQUE


ROSELYNE DELORT : ENTRE COULEUR ET SOUVENIR


BETTINA MASSA : ENTRE TEMPS ET CONTRE-TEMPS

XAVI PUENTES: DE LA FACADE A LA SURFACE : VOYAGE ENTRE DEUX MONDES

MARYLISE GRAND’RY: FORMES ET COULEURS POUR LE TEMPS ET L’ESPACE

MARCUS BOISDENGHIEN: ETATS D’AME…AME D’ETATS : EMOTIONS CHROMATIQUES

 

JUSTINE GUERRIAT : DE LA LUMIERE

 

BERNADETTE REGINSTER : DE L’EMOTION A LA VITESSE

 

ANGELA MAGNATTA : L’IMAGE POUR LE COMBAT

 

MANOLO YANES : L’ART PASSEUR DU MYTHE

 

PIERRE-EMMANUEL MEURIS: HOMO LUDENS

 

MICHEL MARINUS: LET THE ALTARS SHINE

 

PATRICK MARIN - LE RATIONNEL DANS L’IRRATIONNEL : ESQUISSES D’UNE IDENTITE

 

CHRISTIAN VEY: LA FEMME EST-ELLE UNE NOTE DE JAZZ?

 

SOUNYA PLANES : ENTRE ERRANCE ET URGENCE

 

JAIME PARRA, PEINTRE DE L’EXISTENCE

Bruxelles ma belle. Et que par Manneken--Pis, Bruxelles demeure!

Menneken-Pis. Tenue de soldat volontaire de Louis-Philippe. Le cuivre de la statuette provient de douilles de balles de la révolution belge de 1830.

(Collection Robert Paul).

© 2017   Créé par Robert Paul.   Sponsorisé par

Badges  |  Signaler un problème  |  Conditions d'utilisation