Arts et Lettres

Le réseau des Arts et des Lettres en Belgique et dans la diaspora francophone

Choses qui émeuvent un 8 mars

 


 

Un vent d’Est, un vent d’Ouest,

Un vent d’Arabie, un vent de Laponie,

Un parfum de tête, un parfum de cœur,

Un peuple migrateur qui s’abat sur un champ labouré,

Une tasse de thé et un livre ouvert,

Une écriture qui trace sur la page blanche,

Un calligraphie sur un tableau noir,

Une voix contre mille silences.

 

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Les hommes en décousent? Patientes, les femmes recousent

« Le coeur cousu suit une lignée de femmes aux pouvoirs et aux dons étranges, reçus dans une boîte transmise de mères en filles. Soledad, la dernière héritière de ce coffret, conte l'histoire familiale et les incroyables et douloureux épisodes vécus par sa mère, Frasquita, la couturière aux doigts d'or. » Ce qui attache c’est l’émancipation de ces femmes, de génération en génération.  Ce qui cloue d’étonnement, c’est ce merveilleux de l’histoire, qui soudain prend son envol au détour d’une page très sage et qui vous jette en plein conte, entraîné dans l’imaginaire, per amore o per forza. La force de l'écriture.  Ce qui émeut, c’est la vérité de la condition humaine inévitablement liée à la condition de la femme.  Ce qui bouleverse c’est la capacité  d’amour et d’oubli de soi, qui fait tout le tissu magique de cette fresque de l’histoire espagnole sous la guerre civile. L’art de conter aidant, les tableaux  évoqués sont saisissants de beauté et parfois de cruauté, comme la nature humaine. On est au bord d’une poésie lyrique façon Heredia.  On voudrait convier un peintre prestigieux  à s’en enivrer et ensuite  à déposer sur la toile ces livrées de l’âme humaine, digne, courageuse, libre et visionnaire. Patiente, la femme grave l'âme dans la vie! Un livre qui vous agrippe et se grave dans  l’âme, à petits points, pour toujours, pour la vie.

"Le coeur cousu"                    de Carole Martinez



Deashelle a dit :



Annie Jourdain a dit :

du fil

qui se tend

une aiguille

qui perce

un canif

qui coupe

un cri

qui transperce

le dieu Mars

pour les siècles

des siècles

 

Le coeur cousu, l'histoire de Frasquita, jeune et belle couturière, un peu sorcière, née dans un village andalou écrasé de soleil.
Frasquita qui sublime les chiffons, coud les êtres ensemble, reprise les hommes effilochés, suture les mondes entre eux.

 

vous faites bien de dévoiler la clé de ce poème qui hurle de douleur!

on n'ose pas penser à une chose pareille, dans nos contrées douillettes!

Une voix contre mille silences suffira à les briser .
Merci Deashelle  pour ces lignes .
Belle soirée

Une voix contre mille silences suffira à les briser .
Merci Deashelle  pour ces lignes .
Belle soirée

Une voix contre mille silences suffira à les briser .
Merci Deashelle  pour ces lignes .
Belle soirée

que j'aime cette chute, ... et cette élévation!
 
Solen Eve Lemonnier a dit :

Une voix contre mille silences suffira à les briser .
Merci Deashelle  pour ces lignes .
Belle soirée

Merci beaucoup Deashelle .
Je suis confuse de m'apercevoir avoir déposée mon post à trois reprises .
Pas encore très bien habituée .
Merci de votre compréhension .

Deashelle a dit :

que j'aime cette chute, ... et cette élévation!
 
Solen Eve Lemonnier a dit :

Une voix contre mille silences suffira à les briser .
Merci Deashelle  pour ces lignes .
Belle soirée

 S E N S A T I O N

Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,

Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :

Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.

Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :

Mais l'amour infini me montera dans l'âme,

Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,

Par la Nature, - heureux comme avec une femme.

 

Mars 1870. Arthur Rimbaud 

http://artsrtlettres.ning.com/profiles/blogs/s-u-n-d-e-r-l-a-n-d-u-...

Un auteur masculin qui n'a pas froid aux yeux, une comédie sociale digne de Ken Loach et des comédiens et comédiennes de Paris. Le coeur vous en dit? C'est cette semaine au centre culturel d'Auderghem

Une journée de la Femme? Bien plus, on l'espère! 

On résiste à tout, sauf à son enfant!

Les chants les plus désespérés sont les chants les plus beaux. A ce titre, le roman  de Carole  Martinez est très, très beau. Troquant son voile de mariée contre son gré, contre celui de nonne murée vivante dans une chapelle, en plein temps des croisades, la jeune Esclarmonde se donne à Dieu pour l’éternité et  garde sa dignité et sa liberté d’être. Quitte à se trancher une oreille, pour mieux entendre. Pure et sainte par le sacrifice  de la réclusion pour les autres, elle acquiert des pouvoirs quasi magiques. On retrouve le souffle épique du « Cœur cousu » très approprié à une histoire du Moyen-Âge. Est-ce son rôle de bouc émissaire ou sa capacité  d’écoute et de compassion qui  la rendent capable d’arrêter la Mort en personne ? De transfigurer un homme qui déflorait en série  les jeunes filles dans les bois en un paisible ménestrel accompli? La langue est belle et enluminée comme déjà ellel'était dans "Cœur cousu". Puis  cette broderie d’Epinal est soudain fracassée par une réalité humaine qui dépasse de loin le mysticisme! C’est violent, sauvage, charnel, plus puissant même, que Gauvain, le cheval mythique qui hante l'imaginaire des villageois comme celui des preux chevaliers. Cela incarne la révolte de la vie. Cela met en scène l’amour inconditionnel que (seule)  la femme peut éprouver dans sa chair et dans son âme, cependant que l’homme guerroie ici et là. La souffrance de la femme est plus  incandescente que toutes les tortures de l’enfer. La méchanceté des manants est incommensurable. Foule, assoiffée de sang et de bûchers, comme je vous hais!  Mais la puissance poétique de la conteuse nous ouvre le paradis des mots.

"Du domaine des murmures"

Roman Carole Martinez              ( chez   Gallimard)

Prix Goncourt des lycéens 2011

ISBN : 9782070131495

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Focus sur les précieux billets d'Art de François Speranza, attaché critique d'art du réseau Arts et Lettres. Ces billets sont édités à l'initiative de Robert Paul.

QUAND 

SURREALISME ET HUMANISME EXPRIMENT L’ŒUVRE D’ALVARO MEJIAS

UN THEATRE DE COULEURS ET DE FORMES : L’UNIVERS D’EDOUARD BUCHANIEC

CHRISTINE BRY : CAVALCADES AU CŒUR DE L’ACTE CREATEUR

QUAND LE MYTHE S’INCARNE DANS L’ART : L’ŒUVRE D’ODILE BLANCHET

D’UN SURREALISME L’AUTRE : LES FLORILEGES DE MARC BREES

DE LA TRANSPARENCE DE L’AME : L’ŒUVRE DE MARIE-CLAIRE HOUMEAU

VERS UN AUTRE SACRE : L’ŒUVRE DE RODRIGUE VANHOUTTE

traduit en espagnol via le        lien en bas de page

     http://bit.ly/29pxe9q

LE SIGNE ENTRE LA CULTURE ET LE MOI : L’ŒUVRE DE LYSIANE MATISSE

DE LA MATIERE ENTRE LES GOUTTES DE L’ESPACE : L’ŒUVRE DE FRED DEPIENNE

FREDERIQUE LACROIX-DAMAS - DU PALEOLITHIQUE AU CONTEMPORAIN : RETOUR SUR L’ORIGINE DU MONDE

ENTRE SURREALISME ET METAPHYSIQUE : L’ŒUVRE DE GHISLAINE LECHAT

LA FEMME CELEBREE DANS LA FORME : L’ŒUVRE DE CATHERINE FECOURT

LA LIGNE ENTRE COULEURS ET COSMOS : L’ŒUVRE DE VICTOR BARROS 

CHRISTIAN BAJON-ARNAL : LA LIGNE ET LA COULEUR : L’ART DE L’ESSENCE

LE ROMAN DE LA ROSE : L’ECRITURE PICTURALE DE JIDEKA


MARTINE DUDON : VOYAGE ENTRE L’ESPACE ET LA FORME

TROIS MOMENTS D’UNE CONSCIENCE : L’ŒUVRE DE CATHERINE KARRER

CHRISTIAN KUBALA OU LA FORME DU REVE

L’ŒUVRE DE JACQUELINE GILBERT : ENTRE MOTS ET COULEURS

TROIS VARIATIONS SUR UN MEME STYLE : L’ŒUVRE D’ELIZABETH BERNARD

ISABELLE GELI : LE MOUVEMENT PAR LA MATIERE

L’ART, MYSTIQUE DE LA NATURE : L’ŒUVRE DE DOROTHEE DENQUIN

L’AUTRE FIGURATIF : l’ART D’ISABELLE MALOTAUX

CLAUDINE GRISEL OU L’EMOTION PROTAGONISTE DU MYTHE

VOYAGE ENTRE LYRISME ET PURETE : L’ŒUVRE ABSTRAITE DE LILIANE MAGOTTE

GUY BERAUD OU L’AME INCARNEE DANS LA FORME

LA FEERIE DE L’INDICIBLE : PROMENADE DANS L’ŒUVRE DE MARIE-HELENE FROITIER

JACQUELINE KIRSCH OU LES DIALOGUES DE L’AME

DU CORPS ET DU CODE : L’HERITAGE PICTURAL DE LEONARD PERVIZI

JACQUES DONNAY : ITINERAIRES DE LA LUMIERE

MIREILLE PRINTEMPS : DIALOGUE ENTRE L’ESPACE ET LE SUJET

STEPHAN GENTET: VOYAGE ENTRE LE MASQUE ET LE VISAGE

MARC LAFFOLAY : LE BOIS ET LE SACRE

FLORENCE PENET OU LA COULEUR FAUVE DES REVES

LE SURREALISME ANCESTRAL DE WILLIAM KAYO

CLARA BERGEL : DE L’EXISTENCE DU SUJET



GERT SALMHOFER OU LA CONSCIENCE DU SIGNE

ALFONSO DI MASCIO : D’UNE TRANSPARENCE, l’AUTRE

 

LESLIE BERTHET-LAVAL OU LE VERTIGE DE L’ANGE


TINE SWERTS : L’EAU ENTRE L’ABSTRAIT ET LA MATIERE


ELODIE HASLE : EAU EN COULEURS


RACHEL TROST : FLOATING MOMENTS, IMPRESSIONS D’INSTANTS


VILLES DE L’AME : L’ART DE NATHALIE AUTOUR


CHRISTIAN LEDUC OU LA MUSIQUE D’UNE RENAISSANCE


CHRISTIGUEY : MATIERE ET COULEUR AU SERVICE DE L’EXPRESSION


HENRIETTE FRITZ-THYS : DE LA LUMIERE A LA LUMINESCENCE


LA FORME ENTRE RETENUE ET DEVOILEMENT : L’ART DE JEAN-PAUL BODIN


L’ART DE LINDA COPPENS : LA COULEUR ET LE TRAIT DANS LE DIALOGUE DES SENS


CLAUDE AIEM : OU LA TENTATION DU SIGNIFIE


BOGAERT OU L’ART DE LA MYSTIQUE HUMAINE


MICHEL BERNARD : QUAND L’ART DANSE SUR LES EAUX


PERSONA : DE L’ETAT D’AME AU GRAPHISME. L’ŒUVRE D’ELENA GORBACHEVSKI


ALEXANDRE SEMENOV : LE SYMBOLE REVISITE


VERONICA BARCELLONA : VARIATIONS SUR UNE DEMARCHE EMPIRIQUE


FRANCOISE CLERCX OU LA POESIE D’UN MOMENT


XICA BON DE SOUSA PERNES: DIALOGUE ENTRE DEUX FORMES DU VISIBLE


GILLES JEHLEN : DU TREFONDS DE L’AME A LA BRILLANCE DE L’ACHEVE


JIM AILE - QUAND LA MATIERE INCARNE LE DISCOURS


DIMITRI SINYAVSKY : LA NATURE ENTRE L’AME ET LE TEMPS


FRANÇOISE MARQUET : ENTRE MUSIQUE ET LEGENDE


CLAUDINE CELVA : QUAND LA FOCALE NOIE LE REGARD


LES COULEURS HUMAINES DE MICAELA GIUSEPPONE


MARC JALLARD : DU GROTESQUE A L’ESSENTIEL


JULIANE SCHACK : AU SEUIL DE L’EXPRESSIONNISME MYSTIQUE


ROSELYNE DELORT : ENTRE COULEUR ET SOUVENIR


BETTINA MASSA : ENTRE TEMPS ET CONTRE-TEMPS

XAVI PUENTES: DE LA FACADE A LA SURFACE : VOYAGE ENTRE DEUX MONDES

MARYLISE GRAND’RY: FORMES ET COULEURS POUR LE TEMPS ET L’ESPACE

MARCUS BOISDENGHIEN: ETATS D’AME…AME D’ETATS : EMOTIONS CHROMATIQUES

 

JUSTINE GUERRIAT : DE LA LUMIERE

 

BERNADETTE REGINSTER : DE L’EMOTION A LA VITESSE

 

ANGELA MAGNATTA : L’IMAGE POUR LE COMBAT

 

MANOLO YANES : L’ART PASSEUR DU MYTHE

 

PIERRE-EMMANUEL MEURIS: HOMO LUDENS

 

MICHEL MARINUS: LET THE ALTARS SHINE

 

PATRICK MARIN - LE RATIONNEL DANS L’IRRATIONNEL : ESQUISSES D’UNE IDENTITE

 

CHRISTIAN VEY: LA FEMME EST-ELLE UNE NOTE DE JAZZ?

 

SOUNYA PLANES : ENTRE ERRANCE ET URGENCE

 

JAIME PARRA, PEINTRE DE L’EXISTENCE

Bruxelles ma belle. Et que par Manneken--Pis, Bruxelles demeure!

Menneken-Pis. Tenue de soldat volontaire de Louis-Philippe. Le cuivre de la statuette provient de douilles de balles de la révolution belge de 1830.

(Collection Robert Paul).

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